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Le gouvernement fédéral entame les démarches pour recruter un conseiller scientifique en chef

Les candidats ont jusqu’au 27 janvier pour postuler.

par LÉO CHARBONNEAU | 07 DÉC 16

La ministre des Sciences, Kirsty Duncan a annoncé le 5 décembre le début du processus de recrutement d’un conseiller scientifique en chef. La création de ce poste était l’une des grandes priorités figurant dans la lettre de mandat du premier ministre Justin Trudeau à la ministre à l’automne 2015.

« Notre gouvernement a créé ce poste afin d’avoir des avis sur la manière de veiller à ce que les travaux scientifiques menés au sein du gouvernement soient accessibles à la population, à ce que les scientifiques soient en mesure de parler librement de leurs travaux et à ce que les analyses scientifiques soient prises en compte dans le processus décisionnel du gouvernement », a affirmé Mme Duncan lors d’une conférence de presse annonçant le recrutement d’un conseiller scientifique en chef. Le conseiller scientifique en chef sera également « chargé de donner des conseils indépendants au premier ministre, à la ministre des Sciences et aux membres du Cabinet », a-t-elle ajouté.

Le Ministre Kirsty Duncan le 5 décembre 2016. Photo par Photo Helen Murphy, Universités Canada.
La ministre des Sciences Kirsty Duncan le 5 décembre 2016. Photo par Helen Murphy, Universités Canada.

Les candidatures doivent être soumises d’ici le 27 janvier 2017. Mme Duncan précise que les candidats doivent avoir une expérience notable de praticien de la recherche scientifique, être un chef de file dans le milieu de l’éducation et dans le domaine des politiques publiques et avoir une excellente compréhension de l’environnement des sciences et de la recherche au Canada ». Les candidats doivent être titulaires d’un doctorat et idéalement maîtriser l’anglais et le français. Mme Duncan indique que le conseiller scientifique en chef sera appuyé par une équipe de scientifiques et d’experts des politiques.

« C’est une très bonne nouvelle », affirme Mehrdad Hariri, président du Canadian Science Policy Centre, lors de la conférence de presse. Le monde aujourd’hui doit relever d’énormes défis dont la complexité ne fait qu’augmenter et « il est très important que les instances politiques les plus élevées aient accès aux meilleurs avis scientifiques. » Selon M. Hariri, le poste de conseiller scientifique en chef donne la possibilité au Canada de collaborer avec des conseillers nationaux des sciences d’autres pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et Israël, qui ont commencé à collaborer et à réaliser des projets. « Il est important que le Canada puisse s’y intégrer », ajoute-t-il.

Mme Duncan précise que lorsque le poste sera pourvu, elle a « l’intention d’examiner les démarches législatives qui permettraient d’assurer la stabilité et la permanence de ce poste. » L’ancien premier ministre Paul Martin avait créé le poste de conseiller scientifique en chef en 2004, mais le poste avait été éliminé par le gouvernement conservateur en 2008.

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