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CONSEILS CARRIÈRE

Carrière universitaire au féminin : cinq conseils pour réussir

Ce que toute femme doit savoir pour obtenir un poste universitaire

par MARLENE POMRENKE | 24 OCT 08

Après avoir examiné les difficultés auxquelles se heurtent les étudiantes au doctorat, il est temps de se pencher sur une stratégie susceptible de les aider à décrocher un poste universitaire.

Après avoir examiné auxquelles se heurtent les étudiantes au doctorat, il est temps de se pencher sur une stratégie susceptible de les aider à décrocher un poste universitaire.

Les titulaires de doctorat qui optent pour une carrière dans le secteur privé, dans la fonction publique ou au sein d’organismes à but non lucratif parviennent souvent à des postes de haute direction. Elles bénéficient d’une crédibilité accrue grâce à leur diplôme d’études supérieures. En revanche, les femmes qui se tournent vers une carrière universitaire se heurtent à toute une série d’obstacles sexospécifiques.

Plus une femme prend conscience des problèmes qui l’attendent, plus elle sera ensuite en mesure de les contourner. Que vous entrepreniez à peine vos études supérieures ou que vous approchiez de la fin de votre doctorat, les cinq conseils qui suivent vous aideront, en tant que femme, à réussir dans le milieu universitaire et à atteindre vos objectifs professionnels.

Soyez prête à déménager

  • Pour réussir à obtenir un poste universitaire, il faut être prête à déménager, à déménager encore, et à redéménager.

Or, les femmes ont souvent des problèmes de mobilité géographique, particulièrement celles qui intègrent le milieu universitaire tardivement après une réorientation professionnelle. Compte tenu des contraintes de la vie familiale, il leur est souvent impossible de déménager pour accéder à un emploi. Un grand nombre des femmes qui aspirent à une carrière universitaire ne mesurent pas à quel point ce handicap peut leur nuire.

Vos chances d’obtenir un emploi universitaire dépendent directement de votre mobilité géographique. Prenez le temps de vous interroger : êtes‑vous prête, ou non, à déménager au besoin? Ce témoignage d’une universitaire en dit long : « Je n’étais pas consciente de la concurrence qui règne pour accéder au moindre poste universitaire. Si j’avais su, j’aurais sans doute envisagé un autre choix de carrière. »

La vérité, si regrettable soit‑elle, est la suivante : une femme jeune, sans enfant et dont le conjoint est prêt à déménager pour lui permettre de faire carrière est nettement avantagée par rapport à une femme plus âgée contrainte de prendre soin de ses enfants et dont le conjoint occupe un emploi qui lui interdit toute mobilité.

En somme, plus votre mobilité géographique sera grande, plus vos possibilités de carrière seront nombreuses. L’impossibilité de déménager est le premier facteur qui force les femmes à renoncer à une carrière universitaire.

Soyez réaliste par rapport aux possibilités

  • S’il vous est impossible de déménager, soyez prête à faire des concessions.

Si vous tenez absolument à accéder à un poste universitaire sans avoir à déménager, vous devrez faire preuve de réalisme. La meilleure stratégie consiste à bien cerner le marché de l’emploi local avant même d’arrêter votre choix sur un domaine de spécialisation. Efforcez-vous de privilégier un domaine dans lequel il y aura des emplois à la fin de vos études.

Si vous envisagez un poste au sein de l’établissement où vous étudiez, renseignez-vous sur ses politiques officielles et non écrites à l’égard de ses propres diplômés. En règle générale, les universités engagent rarement leurs anciens étudiants.

Si, par contre, vous prévoyez chercher un emploi au sein d’un autre établissement, tentez de connaître les postes qui pourraient s’ouvrir au moment où vous entrerez sur le marché du travail, car ils seront probablement peu nombreux. L’obtention de ce type d’information est souvent difficile et peut exiger de votre part une certaine connaissance du fonctionnement interne du département auquel vous souhaitez vous joindre. Parlez aux gens que vous connaissez au sein du département pour tenter de prévoir, avec réalisme, si le poste dont vous rêvez sera accessible ou non au moment voulu. Dans la négative, mieux vaut sans doute envisager un autre parcours professionnel ou opter pour un autre domaine de spécialisation.

Sachez vous adapter à votre rôle d’universitaire

  • Apprenez à gérer vos obligations avec efficacité.

La femme qui accède à un poste universitaire tout en devant continuer de prendre soin de sa famille – qu’il s’agisse de ses enfants ou, comme c’est souvent le cas, de ses parents vieillissants – doit parvenir à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Une femme a parfaitement résumé la question à se poser : « Est-il possible de réussir à la fois en tant qu’universitaire et en tant que mère? »

La réponse est oui, pourvu que vous déterminiez avec réalisme les obligations que vous êtes en mesure de gérer. Si vous êtes tenus de prendre soin de votre famille, il vous faudra sans doute plus de temps que la moyenne pour terminer vos études doctorales. Concilier études et obligations familiales demande en effet par ailleurs une gestion très rigoureuse de votre emploi du temps, et ce, en permanence. Ne vous découragez pas; mettez plutôt à profit votre sens de l’organisation.

Parallèlement, discutez du partage des obligations familiales et des tâches ménagères avec votre conjoint et vos enfants ainsi qu’avec les autres personnes susceptibles de vous aider. Pensez, par exemple, à faire appel à des auxiliaires familiaux pour vos parents âgés ou encore à un homme ou à une femme de ménage, si vous en avez les moyens.

Créez-vous un solide réseau de soutien

  • Il faut pouvoir compter sur un véritable réseau pour entreprendre une carrière universitaire.

Le fait de pouvoir compter sur l’appui de votre famille immédiate, sur un solide réseau de soutien notamment composé d’amis et de membres de votre famille élargie, sur l’appui de vos collègues de travail et sur un soutien financier grâce à des bourses d’études multipliera vos chances de terminer vos études sans retard.

Avant d’entreprendre vos études, discutez avec vos amis et avec les membres de votre famille. Expliquez-leur que vos relations avec eux risquent d’évoluer et que vous aurez sans doute davantage besoin d’eux au moment où vous entreprenez votre carrière universitaire. Ils seront probablement heureux de vous apporter leur soutien.

Si vous occupez déjà un emploi, discutez avec votre supérieur ou avec le service des ressources humaines d’un réaménagement de votre poste ou d’une réduction de vos heures de travail. Cela vous permettra de disposer du temps et de l’énergie nécessaires pour vous concentrer sur vos études.

Enfin, renseignez-vous sur l’aide financière – bourses doctorales et autres – proposée par votre établissement et par les diverses organisations de financement.

Trouvez un mentor universitaire

  • Suivez les conseils d’universitaires qui ont emprunté un parcours semblable au vôtre.

Le fait de pouvoir compter sur un mentor expérimenté constitue un atout déterminant, pendant vos études doctorales et dans le cadre de la recherche d’un poste universitaire.

Pour trouver le bon mentor, demandez-vous de quel type de conseils et de soutien vous avez le plus besoin. Souhaitez-vous avant tout, par exemple, qu’on vous aide à apprendre comment poursuivre des recherches et comment en publier les résultats? Désirez-vous plutôt qu’on vous guide à travers les processus nécessaires à l’obtention de votre doctorat? Quels que soient vos besoins, trouvez le mentor qui vous semble le plus apte à vous aider.

Certains départements d’études supérieures trouvent des mentors aux étudiants, ou les aident à trouver le mentor qui leur convient. Si tel n’est pas le cas de votre département, sachez qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à forger des liens avec les personnes déjà en place dans le milieu universitaire. Les meilleures relations de mentorat naissent tout naturellement du partage des mêmes intérêts et des mêmes objectifs, que ce soit, par exemple, avec un directeur de thèse ou avec une personne rencontrée dans le cadre d’une conférence.

Si vous ne parvenez pas à trouver le mentor qui vous convient, tournez-vous vers vos pairs, à savoir vers les étudiants de votre propre département. Ils peuvent vous apporter un précieux soutien et des connaissances très utiles. N’oubliez pas qu’ils se heurtent aux mêmes obstacles que vous et que, tout comme vous, ils travaillent dur pour en venir à bout. En apprenant à mettre en commun leurs expériences respectives et à s’entraider, les étudiants d’un même département ne peuvent que réussir.

En route pour la réussite

Toute réorientation professionnelle constitue un défi important et stimulant pour vous et pour vos proches. Les cinq conseils énoncés ci-dessus vous aideront à atteindre plus facilement votre objectif ultime : obtenir un poste universitaire permanent. Avec un peu de chance et un plan d’action efficace, vous réussirez.

Titulaire d’un doctorat en travail social, Marlene Pomrenke est professeure et conseillère au Student Counselling and Career Centre de l’Université du Manitoba. Carolyn Peters et Rose Barg ont coréalisé l’étude sur laquelle est fondé le présent article. L’étude en question a été partiellement financée par le Social Work Endowment Fund de l’Université du Manitoba.

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