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CONSEILS CARRIÈRE

Peaufiner sa thèse ou son mémoire

Un programme de révision offre un service essentiel à un nombre croissant d’étudiants étrangers aux cycles supérieurs.

par DEBBY WALDMAN | 09 SEP 15

Quand l’Université de l’Alberta m’a embauchée pour réviser les thèses et mémoires des étudiants aux cycles supérieurs en août 2011, j’ai reçu des directives strictes : corriger la grammaire, la ponctuation et la syntaxe, et enseigner l’autorévision à mes clients. En aucun cas ne devais-je reformuler les textes.

Ces directives me convenaient parfaitement. La plupart des documents traitaient d’asphalte, de béton et de remise en état des zones d’exploitation des sables bitumineux, des sujets qui de toute façon dépassaient mon champ d’expertise. N’empêche qu’une phrase boiteuse demeure boiteuse, quel que soit le domaine d’études. C’est ce qui a en grande partie motivé la création et le succès du programme ACE (Academic Copy Editing), un service de révision universitaire offert par le Writing Resources Centre, une division du Student Success Centre de l’Université de l’Alberta.

Le centre propose divers ateliers payants, notamment des cours particuliers et des cours non crédités portant entre autres sur l’utilisation adéquate des sources et la rédaction de propositions de thèse. Contrairement aux cours ordinaires et particuliers, le programme ACE ne s’adresse qu’aux professeurs et aux étudiants aux cycles supérieurs.

Le programme ACE offre des services de révision pour les projets de fin d’études, les articles de revue et les chapitres d’ouvrages publiés. Grâce au bouche à oreille, des étudiants et des professeurs des domaines de l’économie, de la psychologie, de l’éducation, des beaux-arts, des études anglaises et de l’agriculture ont manifesté de l’intérêt pour nos services.

Stephen Kuntz, directeur adjoint de la division, a créé le programme ACE pour répondre aux besoins d’un nombre croissant d’étudiants étrangers aux cycles supérieurs qui se tournaient vers le Student Success Centre afin d’obtenir de l’aide visant des documents à soumettre dans des délais serrés, parfois le jour même. Il aurait fallu des jours, voire des semaines pour examiner les pages une à une avec ces étudiants.

« J’ai constaté le besoin criant, explique M. Kuntz. Les étudiants consacrent des années et des dizaines de milliers de dollars à leurs études. Le mémoire est l’ultime épreuve. Nous les aidons donc à franchir cette étape plus rapidement. »

  1. Kuntz souligne que la thèse ou le mémoire détermine la réussite ou l’échec de l’étudiant. « Il fallait trouver un moyen d’aider ces étudiants, de réduire leurs coûts et d’assurer le respect du code de conduite universitaire. »

Au moment d’élaborer le programme, il était conscient du fait que les centres universitaires d’aide à la rédaction n’offraient pas de service de révision et que certains l’affichent même en toutes lettres sur leur site Web. Cela dénote, selon lui, un certain manque de vision. « Les étudiants poursuivent un cheminement naturel. Nous offrons une gamme de services qui s’échelonnent de l’inscription à la collation de grades. Sur le plan pédagogique, il me semblait totalement illogique de les laisser tomber en fin de parcours. »

Les documents doivent toutefois satisfaire à une norme. Quand les erreurs sont trop nombreuses et entravent considérablement la communication, M. Kuntz recommande la tenue de séances particulières pour améliorer le document, avant de le soumettre à une révision. On avise alors le directeur que l’étudiant travaille avec l’équipe du centre.

Les frais du programme sont calculés selon le temps à consacrer aux travaux et incluent une séance d’une heure après révision. Un devis est préalablement remis au client, établi selon un tarif d’environ 4,50 $ par page. Ce tarif est sensiblement moins élevé que celui des services de révision en ligne qui, pour la plupart, facturent au mot et ajustent le tarif en fonction de l’échéance. Ils exigent habituellement des frais de 115 à 500 $ pour réviser un document de 5 000 mots. Pour replacer ces montants dans leur contexte, j’ai récemment livré un document de 5 000 mots, dans un délai de 24 heures, en facturant à l’étudiant des frais de 95 $.

Hooman Askari, professeur adjoint de génie civil et environnemental né en Iran, a été l’un des premiers à adopter le service de révision ACE. Son laboratoire produit jusqu’à 30 documents par année. « L’anglais est une langue seconde pour moi, comme pour la plupart de mes étudiants aux cycles supérieurs, indique M. Askari. Je sais que leurs textes comportent beaucoup d’erreurs. J’estime qu’ils apprendront beaucoup en faisant appel à un réviseur. »

En 2005, tandis qu’il rédigeait son propre mémoire à l’Université de l’Alberta, M. Askari n’avait pu compter que sur l’autorévision et l’aide ponctuelle de son conseiller. « Ce service représente une nette amélioration », conclut-il.

Debby Waldman exerce les fonctions de conseillère en rédaction au Writing Resources Centre de l’Université de l’Alberta. Les directeurs de centres d’aide à la rédaction qui envisagent la mise en œuvre de services semblables à ceux du programme ACE peuvent communiquer avec M. Kuntz au skuntz@ualberta.ca.

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