Une récente controverse mettant en cause l’Université Trinity Western a soulevé des questions pertinentes par rapport à la liberté universitaire. L’Université, de confession chrétienne, est située à Langley, en Colombie-Britannique.
La controverse a été déclenchée l’an dernier lorsque l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), a mis sur pied un Comité d’enquête spécial « chargé de déterminer si l’obligation de subir un test de foi imposée comme condition d’embauche porte atteinte à la liberté académique à l’Université Trinity Western ».
Les deux professeurs qui ont effectué l’examen, William Bruneau de l’Université de la Colombie-Britannique et Tom Friedman de l’Université Thompson Rivers, ont conclu dans leur rapport en octobre dernier que la déclaration de foi, l’énoncé sur les responsabilités liées à l’adhésion et les politiques relatives à la liberté universitaire de l’Université Trinity Western « portent atteinte à la liberté universitaire de manière injustifiée et inacceptable ».
Jonathan Raymond, recteur de l’Université, prend cette affaire très au sérieux : « Une telle allégation peut entacher la réputation d’une université et semer le doute relativement à la rigueur de l’activité savante de son corps professoral », écrit M. Raymond dans sa réponse au rapport de l’ACPPU.
Je ne sais pas trop pourquoi l’ACPPU a soulevé la question à ce moment précis. Il n’y a rien de nouveau : l’Université Trinity Western s’affiche comme établissement confessionnel depuis sa création en 1962, et l’Association des universités et collèges du Canada lui a accordé l’adhésion en 1984.
Affaires universitaires a récemment fait paraître un article d’opinion de John G. Stackhouse, Jr sur cette controverse. Je ne minimiserai pas le fait qu’il s’agit d’une question complexe et épineuse. On s’attend, de manière générale, à ce que les universitaires remettent toutes les hypothèses en question et, pour ma part, je ne me sentirais pas à l’aise de fonctionner dans un cadre où existent un ensemble de vérités présumées et inaltérables. Toutefois, je crois que M. Stackhouse a raison lorsqu’il avance qu’il est possible, pour un groupe d’universitaires engagés, de « prendre certaines suppositions (comme la foi) pour acquis sans que cela ne les empêche de se pencher ensemble sur une grande variété de sujets importants ».
Il y a un autre facteur à ne pas négliger : Personne ne force les professeurs et les étudiants à enseigner ou à étudier à l’Université Trinity Western. Ils y sont de leur plein gré, ils sont sans doute au courant des conditions qui leur sont imposées et ils les ont acceptées.
Comme de nombreux Canadiens, je suis troublé par la décision du premier ministre Stephen Harper de proroger le Parlement. Cela me semble une atteinte à notre démocratie parlementaire.
Cette décision entraîne également des conséquences concrètes pour l’éducation postsecondaire. Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a entrepris l’automne dernier des audiences sur l’accessibilité aux études postsecondaires au Canada. Au 10 décembre dernier, le Comité avait tenu quatre réunions, et il prévoyait se réunir jusqu’à 20 fois au total.
À la lecture des procès-verbaux de ces quatre premières rencontres, je conclus qu’elles étaient très productives et instructives (voir les liens ci-dessous). Mais en raison de la prorogation du Parlement, tous les comités (y compris ceux du Sénat) sont dissous, et leurs travaux, interrompus.
Beaucoup s’attendent à ce que le premier ministre affecte sous peu des candidats conservateurs à cinq sièges libres au Sénat, donnant à sa formation une majorité de voix à la Chambre haute (51 conservateurs, 49 libéraux et cinq progressistes-conservateurs ou indépendants). Il se peut que je me trompe, mais puisque la balance penchera alors en faveur des conservateurs, l’examen de la situation de l’éducation postsecondaire ne sera probablement pas ramené lorsque les activités du Sénat reprendront (les paramètres de l’étude ont été établis par Catherine Callbeck, sénatrice libérale pour l’Île-du-Prince-Édouard, et le Comité était présidé par le sénateur libéral de Toronto Art Eggleton). Quel dommage!
Pour que les travaux n’aient pas été effectués en vain, voici, en ordre chronologique, les liens vers les comptes rendus des délibérations du défunt Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie en ce qui concerne l’accessibilité à l’éducation postsecondaire.
7 oct. (Témoins : Paul Cappon, président-directeur général, Conseil canadien sur l’apprentissage; Paul Davidson, président-directeur général, Association des universités et collèges du Canada (AUCC); Herb O’Heron, directeur, Division de la recherche, AUCC; Patrice de Broucker, chef, Indicateurs de l’éducation, Statistique Canada.)
8 oct. (Témoins : Marc Frenette, Division de l’analyse sociale, Statistique Canada; Richard E. Mueller, professeur d’économie, University of Lethbridge; Ross Finnie, professeur, École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa.)
5 nov. (Témoins : Ben Levin, professeur, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de la University of Toronto et ancien sous-ministre ontarien de l’éducation.)
10 déc. (Témoins : Kathleen Keenan, directrice générale de l’éducation, Affaires indiennes et du Nord Canada; Roberta Jamieson, présidente-directrice générale, Fondation nationale des réalisations autochtones (FNRA); Noella Steinhauer, FNRA; Jaden Keitlah, président, Caucus national des Autochtones de la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants.)
Je me souviens de 14 femmes

Le ruban blanc, symbole dénonciateur de la violence faite aux femmes.
Ce dimanche, 6 décembre, marquera le 20e anniversaire de l’assassinat de 14 femmes à l’École Polytechnique, l’école d’ingénierie affiliée à l’Université de Montréal. L’École soulignera cet anniversaire par une cérémonie privée à l’intention des membres des familles des victimes, des personnes qui ont subi des blessures dans la tragédie, et des professeurs, des employés et des étudiants de l’École.
L’Université de Montréal, soulignera à sa manière le triste anniversaire par une exposition spéciale sur le campus, intitulée Vingt ans d’action, et par la remise annuelle de la Bourse du 6 décembre. Plusieurs sur le campus porteront aussi le ruban blanc, symbole dénonciateur de la violence faite aux femmes.
À l’époque où le drame s’est produit, je vivais à Montréal et je me souviens d’avoir suivi les événements à la télévision nationale, pourtant bien conscient du fait que la scène se déroulait à quelques pas de chez moi.
Je n’ai rien à ajouter qui n’ait pas déjà été dit depuis la tragédie, mais j’aimerais simplement dire que je me souviens.
Je me souviens de Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Barbara Klucznik Widajewicz, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault et Annie Turcotte.
La coupe Vanier échappe à Laval
L’édition papier de décembre du magazine présente un article fascinant – aussi disponible en ligne ici – sur la puissante équipe de football de l’Université Laval, le Rouge et Or. Comme l’explique si bien Mark Cardwell dans cet article de fond, le Rouge et Or a été au sommet du classement du football universitaire canadien pendant cinq ans. Il a remporté cinq fois la Coupe Vanier (l’équivalent universitaire de la Coupe Grey) et tous s’attendaient à ce qu’il soit cette année du championnat disputé ce samedi, 28 novembre.
En outre, comme c’est Québec qui est l’hôte du championnat de la Coupe Vanier cette année, l’équipe aurait pu vivre l’expérience exaltante de remporter cette victoire à domicile, devant un public conquis.
Nick Taylor-Vaisey, un collègue qui a collaboré à Affaires universitaires l’été dernier, et qui a été journaliste sportif lorsqu’il était étudiant, a trouvé l’article très intéressante lorsqu’il a lu l’ébauche au début de l’automne, mais il n’était pas si sûr de la victoire : rien n’est gagné d’avance dans le sport universitaire. Il y a plusieurs bonnes équipes dans la ligue, et il suffit que l’une d’entre elles joue une excellente partie en finales pour que Laval soit éliminé.
Prémonition? Samedi dernier, (malgré un record de 9-1 cette saison, avec des scores écrasants comme 73-7, 50-0 et 63-1), le Rouge et Or a dû s’avouer vaincu devant les Golden Gaels de Queen’s lors du Mitchell Bowl, disputé à Kingston. Une défaite cuisante pour Laval à qui la victoire a échappé de justesse, 33-30.
Ce sont les Dinosaurs de l’Université de Calgary qui affronteront les Golden Gaels à Québec. L’équipe, classée deuxième, a battu le Huskies de l’Université Saint Mary’s 38‑14 lors du Uteck Bowl disputé à Halifax.
Les Québécois se déplaceront-ils pour le match de la Coupe Vanier quand même? « Ce sera difficile, a admis le quart arrière Benoît Groulx au quotidien Globe and Mail, je ne sais même pas si je vais regarder la partie. »
Le Globe and Mail a qualifié la victoire de Queen’s de « triomphe des programmes de football à petit budget au Canada », et j’ajouterais, une défaite contre le destin.
Que vaut un recteur?
Le 6 novembre dernier, le Journal de Montréal a publié un article dans lequel il relate que la principale de l’Université McGill, Heather Munroe-Blum, gagne trois fois plus que le premier ministre du Québec, Jean Charest (587 000 $ pour Mme Munroe-Blum, comparativement à 175 000 $ pour M. Charest. L’article se trouve ici.).
Ces chiffres peuvent toutefois être trompeurs. Dans le cas de Mme Munroe-Blum, le montant comprend le salaire de base de 358 000 $ plus 229 000 $ en avantages, alors que dans le cas de M. Charest, le montant de 175 000 $ représente uniquement son salaire de base. Je suppose qu’il reçoit aussi des avantages; je serais même prêt à parier qu’ils sont plus élevés que ceux que reçoit Mme Munroe-Blum.
Je ne veux pas m’aventurer ici à évaluer lequel des deux vaut le plus cher. Je veux simplement souligner que, dans un marché concurrentiel où on recrute les gens les plus compétents, il serait juste de dire que la valeur de Mme Munroe-Blum équivaut à ce que l’établissement est prêt à lui verser. Autrement dit, elle dispose du salaire et des avantages que l’établissement qu’elle dirige croit qu’elle mérite en fonction de son expérience, de ses connaissance et de son talent.
Bien sûr, il faut tenir compte du fait qu’elle travaille pour un établissement financé par le secteur public, car les contribuables paient une partie de son salaire. Et comme les universités (et les étudiants) éprouvent des difficultés financières, je conviens qu’il peut être problématique de concevoir un salaire si élevé.
Il faut dire que le poste de recteur d’une université de grande taille est très exigeant. Par conséquent, je ne reproche pas aux chefs d’établissement leurs salaires élevés. Comparés à ceux des dirigeants d’entreprises de taille semblable, ces salaires me paraissent somme toute assez raisonnables. (Les revenus de fonctionnement de McGill se chiffraient à 600 millions de dollars en 2008-2009.)
Reste à savoir si les avantages que reçoit un recteur (comme une résidence, une auto) sont excessifs. Je ne le sais pas. Je laisserai donc à d’autres le soin d’en juger.
Voici les salaires de base des recteurs d’autres grandes universités québécoises, toujours selon le Journal de Montréal :
- Judith Woodsworth, Université Concordia, 350 000 $
- Luc Vinet, Université de Montréal, 339 000 $
- Bruno-Marie Béchard (recteur sortant), Université de Sherbrooke, 278 327 $
- Denis Brière, Université Laval, 270 000 $
- Claude Corbo, Université du Québec à Montréal, 176 871 $
Il semble y avoir eu une importante rotation à la tête des universités au cours des dernières années. Selon l’information que je reçois de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), éditeur d’Affaires universitaires, 53 chefs d’établissement (recteurs et principaux) remplissent un premier mandat dans leur actuel établissement et 28 d’entre eux ont été nommés depuis le début de 2008.
Si je vous dis que 96 changements à la direction ont eu lieu au cours des cinq dernières années dans les universités canadiennes, et que 29 établissements n’ont connu aucun changement, les changements sont donc tous survenus dans 65 établissements, puisque l’AUCC compte 94 établissements membres.
Vous me suivez? Quatre-vingt-seize changements à la direction de 65 établissements membres de l’AUCC (universités et collèges universitaires) sont survenus au cours des cinq dernières années.
Pour tout dire, je ne sais pas si une telle succession de recteurs est habituelle ou non; si elle reflète simplement le changement de génération qui s’effectue à la tête des universités canadiennes, ou plutôt la difficulté du rôle que les recteurs sont appelés à jouer aujourd’hui. Un sujet qui a été abordé en 2007 dans l’article « Temps durs pour les recteurs ».
L’AUCC organise, presque annuellement, des ateliers afin de guider les recteurs dans leurs nouvelles fonctions. En janvier 2010, en collaboration avec le Centre for Higher Education Research and Development de la University of Manitoba, elle offrira une version remaniée de ces ateliers, intitulée Programme professionnel pour les recteurs des universités canadiennes.
Une étude attendue depuis longtemps (du moins par moi) a été rendue publique le 29 octobre par Graham Fraser, commissaire fédéral aux langues officielles. En examinant les possibilités d’apprentissage en langue seconde offertes dans les universités canadiennes, il a conclu qu’elles étaient insuffisantes.
M. Fraser reconnaît que les universités offrent certains cours de langue seconde – que l’on pourrait classer parmi les « services » car on y enseigne aux étudiants les rudiments d’une autre langue, la conversation anglaise, par exemple. Il trouve toutefois qu’il y a un manque flagrant de possibilités d’apprentissage « intensif », pour les étudiants qui souhaitent approfondir leurs connaissances en langue seconde dans une discipline particulière comme le génie, la gestion des affaires ou les soins infirmiers.
Le rapport s’intitule Deux langues, tout un monde de possibilités : L’apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes. L’étude se penche sur 84 universités et « cerne d’importantes lacunes qui empêchent les étudiants de parfaire leurs compétences en langue seconde pendant qu’ils poursuivent leurs études supérieures et se préparent à intégrer le marché du travail ». Outre l’étude, le Commissariat aux langues officielles a publié sur son site Web une carte interactive pour aider les étudiants à repérer les établissements universitaires qui offrent des programmes et des possibilités d’apprentissage intensif de langue.
L’étude a pris forme lorsque M. Fraser et d’autres intervenants se sont rendu compte du fait que, bien que les programmes d’immersion française connaissent une grande popularité auprès des étudiants des niveaux primaire et secondaire, très peu d’entre eux poursuivent leurs études universitaires dans une langue seconde. « La possibilité d’acquérir des compétences en langue seconde et de perfectionner celles-ci doit être offerte au-delà des niveaux primaire et secondaire », explique M. Fraser.
Il existe d’excellents programmes d’apprentissage d’une langue seconde au Canada, comme le régime d’immersion de l’Université d’Ottawa, le programme du Collège Glendon affilié à l’Université York et le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta. Il est toutefois vrai que la plupart des universités ne considèrent pas l’apprentissage d’une langue seconde comme une priorité.
J’ai abordé ce sujet en 2008 dans un article intitulé « Un sujet qui délie les langues ». La deuxième partie de cet article est consacrée à l’apprentissage en langue seconde et cite intégralement les propos de M. Fraser.
M. Fraser, par l’entremise du ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, demande au gouvernement fédéral « de convoquer les représentants des universités, des organisations à caractère éducatif et des gouvernements, ainsi que des spécialistes de l’apprentissage linguistique, afin de discuter des moyens d’améliorer les possibilités d’apprentissage en langue seconde dans les universités et de déterminer l’investissement requis, afin de garantir que les jeunes Canadiens et Canadiennes puissent tirer pleinement profit de la dualité linguistique de notre pays ».
Les Journées du Savoir

Une image qui vaut mille mots.
Pendant quatre jours, du mercredi 4 au samedi 7 novembre, les 16 universités du Québec proposent une cinquantaine d’activités à la grandeur du Québec dans le cadre du programme Les Journées du Savoir.
Sous le thème « Le savoir fait grandir », l’événement vise à illustrer l’importance et l’impact du rôle des universités québécoises dans le développement économique, social et culturel. Il est organisé par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).
En passant, j’adore l’illustration du site Web : Un point d’interrogation qui se transforme en point d’exclamation (ci-dessus). De toute évidence, une image qui vaut mille mots pour illustrer le thème. Infopresse publie ici un article sur la conception de la campagne publicitaire.
Voici un extrait du site Web Les Journées du Savoir, où on retrouvera la programmation détaillée:
Les thématiques abordées iront de l’aérospatiale aux langues en passant, entre autres, par le commerce postcrise, les enjeux environnementaux et les maladies infectieuses. Ces activités gratuites proposées à la population québécoise, sont très variées dans leur formule : programmes « Étudiant d’un jour », sorties sur le terrain, visites guidées, nombreuses conférences publiques, etc.
Les Journées du Savoir s’inscrivent dans le cadre de la campagne Il faut le savoir qui a été lancée par la CREPUQ au printemps 2008.
Les prix Gairdner ont 50 ans
Ce sera toute une fête! Pour célébrer le cinquantième anniversaire de remise de ses prestigieux prix, la Fondation Gairdner organise, la semaine prochaine, une première au Canada : une rencontre à laquelle sont conviés les plus grands noms du milieu scientifique international.
Pendant trois jours, soit du 28 au 30 octobre prochain, plus de 60 lauréats du célèbre prix seront à Toronto pour participer à des conférences, à des groupes de discussion, à des forums et autres activités, ouverts au public pour la plupart. L’horaire complet se trouve ici.
La Fondation Gairdner a été créée en 1957 pour reconnaître et récompenser les chercheurs du domaine médical dont les travaux « contribuent de manière significative à améliorer la qualité de la vie humaine ». Les premiers prix ont été décernés en 1959.
La notoriété des prix Gairdner se mesure au fait que, parmi les presque 300 lauréats (dont 42 sont Canadiens), 75 ont par la suite remporté un prix Nobel. Les deux derniers, qui ont reçu la prestigieuse récompense ce mois-ci, sont Elizabeth Blackburn et Carol Greider, corécipiendaires avec Jack W. Szostak du prix Nobel de médecine pour 2009. Les Drs Blackburn et Greider avaient reçu le prix Gairdner en 1998.
Pour souligner le cinquantième anniversaire des prix, le gouvernement fédéral a offert à la Fondation Gairdner 20 millions de dollars qui serviront à porter le montant que reçoit chaque lauréat à 100 000 $, et aussi à instituer un nouveau prix individuel en santé mondiale, le Canada Gairdner Global Health Award. En outre, à compter de cette année, les récompenses ont officiellement été renommées les prix internationaux Canada-Gairdner. Finalement, la Fondation remet chaque année à un Canadien le Canada Gairdner Wightman Award.
J’essaie de ne pas accorder trop d’importance aux classements, mais le Canada se retrouve avec 11 universités parmi les 200 meilleurs établissements au monde, selon le Times Higher Education-QS World University Rankings de 2009, publié hier.
Quelques commentaires intéressants de la part des parrains : Les établissements des États-Unis et du Royaume-Uni occupent les 10 premières places au palmarès et on note une baisse « spectaculaire » du nombre d’universités nord-américaines parmi les 100 premières; elles étaient 42 en 2008, et elles ne sont plus que 36 en 2009. « Cette chute traduit la présence croissante et l’impact des universités asiatiques et européennes sur la scène universitaire mondiale. »
Personnellement, je ne crois pas que ce genre de palmarès puisse renseigner sur un établissement en particulier. Mais, pour ce que cela vaut, l’Université McGill peut se vanter d’occuper la première place parmi toutes les universités canadiennes, au 18e rang, et d’avoir gagné deux places depuis le dernier classement. L’Université de Montréal, au 107e rang, est le seul établissement de langue française au Canada à s’être classé parmi les 200 meilleurs.


