Un nouveau rapport canadien révèle que les évaluations de cours faites par les étudiants – le fléau de beaucoup de professeurs universitaires – sont des outils pertinents et utiles. Par contre, le rapport révèle aussi que des « obstacles importants » empêchent leur utilisation efficace, à savoir :

• des mythes et des idées fausses sur les éléments qui font varier les résultats des évaluations;
• des définitions et des concepts obscurs de ce qu’est un enseignement efficace;
• le manque d’information concernant les objectifs des évaluations de cours, leur utilisation et leur pertinence pour les étudiants, les professeurs et les administrateurs;
• une piètre présentation et un manque de contextualisation des données des évaluations;
• des politiques et des pratiques incohérentes et inéquitables en ce qui touche l’application des résultats et l’administration des évaluations de cours.

Le rapport, Évaluations des cours : recherche, modèles et tendances, est publié par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur. Vous pouvez consulter la version anglaise en ligne intitulée Student Course Evaluations: Research, Models and Trends, mais la version française ne pourra être téléchargée à partir du site Web du Conseil qu’à compter du 9 décembre prochain. Dans l’intervalle, pour obtenir une copie du rapport, faites-en la demande par courriel à info@heqco.ca.

Les auteures sont Pamela Gravestock, codirectrice du Bureau de promotion de l’enseignement (Office of Teaching Advancement) de l’Université de Toronto, et Emily Gregor-Greenleaf, candidate au doctorat du groupe sur l’éducation supérieure de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto.

Les auteures soulignent que le rapport constitue « le premier examen et compte rendu canadien des recherches actuelles sur les évaluations de cours par les étudiants ». Il comprend une longue annexe sur les outils d’évaluation utilisés dans 10 universités canadiennes.

Le nombre de sièges décrochés par chaque parti fédéral à l’occasion des élections du 14 octobre étant connu, il est désormais possible d’évaluer la justesse des prévisions de l’Election Stock Market de la University of British Columbia et du Federal Election Tracker du Laurier Institute for the Study of Public Opinion and Policy (LISPOP) de la Wilfrid Laurier University, qui se sont intéressés au scrutin. Précisons que les sites de l’un et l’autre sont exclusivement en anglais. L’Election Stock Market permet à ses acteurs d’investir leurs propres fonds dans l’achat de titres financiers représentant les partis politiques, qu’ils peuvent ensuite revendre. Le Federal Election Tracker du LISPOP procède d’une façon plus classique, dressant ses prévisions à partir des derniers sondages d’opinion. Les deux ont surestimé les gains des libéraux et sous-estimé ceux des conservateurs. Leurs prévisions se sont par contre révélées plus justes en ce qui concerne le NPD et le Bloc Québécois. Au total, le LISPOP s’est trompé de 30 sièges et la University of British Columbia de presque autant, soit 29. Lors des élections fédérales de 2006, par contre, le premier s’était trompé de 50 sièges, mais la seconde de seulement 15. Il semblerait donc que le fait que de l’argent soit en jeu contribue à l’efficacité des prévisions électorales.

Élection fédérale : évaluation des prévisions - Chart
Election posters you’ve never seen
Affiche : Josianne Paris, Pierre-Olivier Seguin, UQAM

Vous n’en pouvez plus? Amusez-vous à jeter un coup d’œil à ces affiches qui ont été conçues pour la campagne électorale fédérale par des étudiants en design graphique à l’Université du Québec à Montréal. Le projet a été réalisé dans le cadre du cours de troisième année du professeur Nelu Wolfensohn, qui avait déjà fait cet exercice lors d’élections précédentes. M. Wolfensohn est également le directeur du projet mené par des étudiants Concepts for All qui consiste en une banque d’images en ligne portant sur des concepts liés à des causes humanitaires et qui a fait l’objet d’un article rédigé par notre collaboratrice Josée Descôteaux.