Les Journées du Savoir

Une image qui vaut mille mots.
Pendant quatre jours, du mercredi 4 au samedi 7 novembre, les 16 universités du Québec proposent une cinquantaine d’activités à la grandeur du Québec dans le cadre du programme Les Journées du Savoir.
Sous le thème « Le savoir fait grandir », l’événement vise à illustrer l’importance et l’impact du rôle des universités québécoises dans le développement économique, social et culturel. Il est organisé par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).
En passant, j’adore l’illustration du site Web : Un point d’interrogation qui se transforme en point d’exclamation (ci-dessus). De toute évidence, une image qui vaut mille mots pour illustrer le thème. Infopresse publie ici un article sur la conception de la campagne publicitaire.
Voici un extrait du site Web Les Journées du Savoir, où on retrouvera la programmation détaillée:
Les thématiques abordées iront de l’aérospatiale aux langues en passant, entre autres, par le commerce postcrise, les enjeux environnementaux et les maladies infectieuses. Ces activités gratuites proposées à la population québécoise, sont très variées dans leur formule : programmes « Étudiant d’un jour », sorties sur le terrain, visites guidées, nombreuses conférences publiques, etc.
Les Journées du Savoir s’inscrivent dans le cadre de la campagne Il faut le savoir qui a été lancée par la CREPUQ au printemps 2008.
Les prix Gairdner ont 50 ans
Ce sera toute une fête! Pour célébrer le cinquantième anniversaire de remise de ses prestigieux prix, la Fondation Gairdner organise, la semaine prochaine, une première au Canada : une rencontre à laquelle sont conviés les plus grands noms du milieu scientifique international.
Pendant trois jours, soit du 28 au 30 octobre prochain, plus de 60 lauréats du célèbre prix seront à Toronto pour participer à des conférences, à des groupes de discussion, à des forums et autres activités, ouverts au public pour la plupart. L’horaire complet se trouve ici.
La Fondation Gairdner a été créée en 1957 pour reconnaître et récompenser les chercheurs du domaine médical dont les travaux « contribuent de manière significative à améliorer la qualité de la vie humaine ». Les premiers prix ont été décernés en 1959.
La notoriété des prix Gairdner se mesure au fait que, parmi les presque 300 lauréats (dont 42 sont Canadiens), 75 ont par la suite remporté un prix Nobel. Les deux derniers, qui ont reçu la prestigieuse récompense ce mois-ci, sont Elizabeth Blackburn et Carol Greider, corécipiendaires avec Jack W. Szostak du prix Nobel de médecine pour 2009. Les Drs Blackburn et Greider avaient reçu le prix Gairdner en 1998.
Pour souligner le cinquantième anniversaire des prix, le gouvernement fédéral a offert à la Fondation Gairdner 20 millions de dollars qui serviront à porter le montant que reçoit chaque lauréat à 100 000 $, et aussi à instituer un nouveau prix individuel en santé mondiale, le Canada Gairdner Global Health Award. En outre, à compter de cette année, les récompenses ont officiellement été renommées les prix internationaux Canada-Gairdner. Finalement, la Fondation remet chaque année à un Canadien le Canada Gairdner Wightman Award.
Onze universités canadiennes se classent parmi les 200 premières au monde
J’essaie de ne pas accorder trop d’importance aux classements, mais le Canada se retrouve avec 11 universités parmi les 200 meilleurs établissements au monde, selon le Times Higher Education-QS World University Rankings de 2009, publié hier.
Quelques commentaires intéressants de la part des parrains : Les établissements des États-Unis et du Royaume-Uni occupent les 10 premières places au palmarès et on note une baisse « spectaculaire » du nombre d’universités nord-américaines parmi les 100 premières; elles étaient 42 en 2008, et elles ne sont plus que 36 en 2009. « Cette chute traduit la présence croissante et l’impact des universités asiatiques et européennes sur la scène universitaire mondiale. »
Personnellement, je ne crois pas que ce genre de palmarès puisse renseigner sur un établissement en particulier. Mais, pour ce que cela vaut, l’Université McGill peut se vanter d’occuper la première place parmi toutes les universités canadiennes, au 18e rang, et d’avoir gagné deux places depuis le dernier classement. L’Université de Montréal, au 107e rang, est le seul établissement de langue française au Canada à s’être classé parmi les 200 meilleurs.
Peu d’appui au projet de loi 38 sur la gouvernance universitaire
La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a présenté, le 29 septembre dernier dans le cadre des consultations de la Commission de la culture et de l’éducation, une position consensuelle à l’égard du projet de loi n° 38 sur la gouvernance universitaire. Treize chefs d’établissement étaient présents pour faire entendre leur message, qui se lit comme suit dans leur communiqué de presse :
Les établissements universitaires sont fermement convaincus que l’application des principes de bonne gouvernance ne sera efficace que si elle est modulée en fonction des valeurs, des traditions et de la culture propres à chacun des établissements, comme le recommandent les auteurs du Rapport du groupe de travail sur la gouvernance des universités du Québec de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques. La voie législative ne permet pas d’atteindre ce but.
Heather Munroe-Blum, principale de l’Université McGill et actuelle présidente de la CREPUQ, a affirmé :
« Au moment où d’autres sociétés, notamment en Europe, tentent avec beaucoup de difficulté de faire évoluer leur propre système dans le sens de l’autonomie et de la décentralisation, le Québec amorce un mouvement inverse, alors que rien ne démontre que cette approche soit de nature à favoriser la qualité de la recherche et de l’enseignement universitaires, l’accessibilité aux études supérieures, ni même une plus saine gestion des fonds publics. »
La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, qui présentait son propre mémoire, s’est aussi farouchement opposée au projet de loi. La Fédération soutient que le projet de loi contient « plusieurs éléments dangereux et indéfendables » et a souligné les problèmes majeurs que poserait son adoption.
La Fédération a signé avec d’autres groupes syndicaux un communiqué de presse daté du 21 septembre, dans lequel on peut lire :
[L]e gouvernement persiste à proposer un changement dans les pouvoirs et dans la composition des conseils d’administration (CA) des universités en dépit de la réprobation généralisée du milieu universitaire. Ces changements centraliseront les pouvoirs entre les mains des représentants externes qui ignorent les réalités vécues au sein des universités. Les membres de la Table des partenaires universitaires ne partagent pas cette vision de l’université. Au contraire, ils croient essentiel de renforcer la collégialité et la transparence. Pour ce faire, tous les membres de la communauté universitaire doivent être représentés au conseil d’administration afin de prendre part aux décisions qui concernent leur université. C’est cette collégialité qui assure la légitimité et la transparence nécessaires à la bonne gouvernance et au sentiment d’appartenance.
Vous trouverez ici la couverture médiatique du sujet réalisée par Affaires universitaires avant le début des audiences.


