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À MON AVIS

Les étudiants tiennent à trouver un emploi dans leur domaine pendant leurs études

Les participants au sondage proposent des façons dont les établissements pourraient les aider à intégrer le marché du travail.

par NICHOLAS DION | 16 MAR 16

La transition vers le marché du travail s’est transformée en domaine de recherche d’intérêt croissant pour le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) au cours des dernières années, alors que l’on continue de parler de diplômés n’ayant pas acquis les compétences et les connaissances requises pour obtenir l’emploi recherché. Or, ces préoccupations sont-elles justifiées? Est-il vrai que les étudiants ne possèdent pas les compétences requises, ou leur faut-il simplement apprendre à mieux faire valoir leurs expériences? En quoi les établissements peuvent-ils les aider?

Ces questions occuperont l’avant-scène de la conférence annuelle du COQES intitulée Transitions : L’apprentissage par-delà les frontières, les secteurs et les cloisonnements qui se tiendra à Toronto les 23 et 24 mars. Cette conférence portera sur les diverses transitions qui marquent le parcours étudiant. L’objectif consiste à lever quelques-uns des obstacles artificiels qui caractérisent le système d’éducation en sollicitant la participation des milieux de l’enseignement primaire, secondaire et postsecondaire, et de l’éducation aux adultes.

Pour préparer le terrain en vue de la conférence, le COQES a demandé à l’Academica Group de réaliser un sondage auprès des étudiants et des nouveaux diplômés sur leur transition vers les études postsecondaires (EPS) et à la fin de celles-ci. Parmi les 1 612 participants au sondage en ligne, les deux tiers suivaient encore des cours à l’université.

Les réponses aux questions sur la motivation à faire des EPS étaient largement axées sur la carrière, l’objectif des étudiants étant de se préparer à leur parcours professionnel, ce qui semble favoriser leur participation à d’autres activités pendant leurs études universitaires. Les étudiants ont eu le mérite d’avoir tiré parti des diverses occasions qui se sont présentées pendant les études : apprentissage par l’expérience, réseautage ou ateliers professionnels. Ceux qui n’avaient pas encore participé à de telles activités comptaient souvent le faire avant la fin de leurs études. Les étudiants ont également déclaré avoir participé à des activités favorisant le développement de compétences recherchées sur le marché du travail, comme des travaux de recherche personnels, des activités parascolaires en équipe et du bénévolat dans leur domaine d’études.

Dans l’ensemble, les participants se sont dits satisfaits de leur préparation au marché du travail. La plupart des étudiants estiment que leurs études les préparent entièrement (27 %) ou assez bien (38 %) à entrer sur le marché du travail, bien qu’ils soient nombreux à vouloir obtenir un diplôme aux cycles supérieurs (38 %) ou un grade professionnel (19 %). Ceux qui étaient sur le point d’obtenir un diplôme aux cycles supérieurs ou un grade professionnel étaient plus susceptibles d’avoir utilisé des services d’orientation professionnelle que les étudiants au premier cycle, ce qui suggère que c’est à ce moment que les étudiants commencent réellement à planifier leur transition vers le monde du travail.

Enfin, bien que les étudiants soient plutôt optimistes à propos de leurs perspectives d’emploi après l’obtention de leur diplôme, ils ont proposé de nombreuses façons dont les établissements pourraient les aider dans leur transition vers le marché du travail. Ils proposent ainsi aux établissements d’offrir des possibilités d’apprentissage par l’expérience et d’apprentissage intégré au travail qui leur fourniraient un plus vaste réseau de contacts et de l’expérience, ainsi que des ateliers axés sur la carrière et la possibilité d’acquérir des compétences professionnelles et pratiques en classe. Ils demandent aussi à leur établissement de façon plus générale de les aider à trouver des emplois.

Le sondage révèle donc que les étudiants s’inscrivent à l’université pour obtenir un emploi. Sans être leur unique motivation, cette raison a beaucoup de poids. Ils profitent également de toutes les possibilités qui s’offrent à eux sur le campus, qu’il s’agisse d’un stage pratique dans leur domaine, de réseautage avec des professionnels du secteur, d’ateliers sur la recherche d’emploi ou d’acquisition de compétences transférables par le bénévolat ou les activités parascolaires. Ils aimeraient toutefois disposer de possibilités accrues et, comme le COQES le soutient, ils ont besoin d’outils plus efficaces pour les aider à faire valoir leurs expériences auprès des employeurs. Mais c’est un autre débat.

Nicholas Dion est coordonnateur principal de la recherche et des programmes au sein du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur.

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