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Actualités

COVID-19 : mises à jour archivées – Décembre 2020

par AFFAIRES UNIVERSITAIRES | 31 DÉC 20

Lundi 21 décembre

Seconde pause forcée au Québec

Depuis le 17 décembre, le Québec est en pause et le restera jusqu’au 10 janvier inclusivement. Le premier ministre du Québec, François Legault, a pris cette décision alors que le nombre de cas de COVID-19 et que les hospitalisations y étant liées sont en hausse. Dans le communiqué émis par le gouvernement, on explique que l’objectif de cet arrêt est « de freiner la hausse préoccupante des nouveaux cas, qui est observée depuis plusieurs jours ».

Cette pause signifie que « les commerces considérés comme non prioritaires, incluant les services de soins personnels (ex. : coiffure, manucure, massage et spa), seront fermés. […] Seuls les commerces prioritaires, notamment les épiceries, les pharmacies, les quincailleries et les animaleries, pourront demeurer ouverts ». Une liste complète des commerces prioritaires a été dressée. D’ailleurs, les magasins à grande surface ne devront vendre que « des biens essentiels, soit ceux qui sont généralement vendus dans les commerces prioritaires ».

Autre mesure pendant cette période, le « télétravail sera obligatoire » plutôt que « fortement recommandé » tel que c’était le cas jusqu’au 16 décembre. Seules les personnes dont « la présence est jugée nécessaire par l’employeur pour la poursuite des activités » pourront se rendre dans leurs bureaux.

« Il faut profiter du ralentissement qui a lieu, lors du temps des Fêtes, pour casser la deuxième vague. Le but, c’est de commencer 2021 du bon pied, pour qu’on arrive tous ensemble à la ligne d’arrivée », a soutenu M. Legault. Cette pause avait notamment été réclamée par plus de 75 universitaires qui avaient signé une lettre ouverte à cet effet le 7 décembre dernier (voir mise à jour du jeudi 10 décembre).

Accès restreint à l’Université de Montréal pendant les Fêtes

L’Université de Montréal a annoncé que la plupart de ses pavillons seraient fermés pendant la période des Fêtes 2020. Entre le 24 décembre et le 4 janvier, l’accès aux campus de la montagne (Montréal), MIL et Laval ainsi qu’aux pavillons de l’avenue du Parc sera donc restreint. Il ne sera possible d’y accéder que pour donner des soins aux animaux, entretenir ou faire fonctionner de l’équipement essentiel ou une plateforme pour la recherche, entretenir ou faire fonctionner tout équipement essentiel aux installations de l’Université ou en cas de situation exceptionnelle. Un agent donnera accès au lieu aux usagers qui doivent accéder à l’un des pavillons après qu’ils ont

procédé à l’autoévaluation de leur état de santé et sur présentation d’une carte d’employé ou d’étudiant.

Crédit d’impôt relatif au télétravail

L’Agence de revenu du Canada a précisé les paramètres entourant le crédit d’impôt pour le télétravail pouvant atteindre 400 dollars pour l’année 2020. Cette mesure fiscale a été annoncée par le gouvernement fédéral dans l’Énoncé économique d’automne présenté le 30 novembre dernier. Selon le site Web de l’Agence de revenu, « vous pouvez utiliser cette nouvelle méthode si vous avez travaillé à partir de la maison plus de 50 pour cent du temps pendant une période d’au moins 4 semaines consécutives en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19 ». Le processus a été simplifié, ainsi pour s’en prévaloir, l’employé n’aura pas à calculer les détails de son espace de travail ou à conserver ses reçus et l’employeur n’aura pas à remplir le formulaire T2200 ou le formulaire T2200S. Tous les détails au sujet de ce crédit d’impôt sont disponibles sur la page Web du ministère.

Une cinquantaine d’étudiants s’isoleront en janvier à Moncton

En comptant les étudiants étrangers, 53 étudiants de l’Université de Moncton (campus de Moncton) ont soumis un plan d’isolement à l’établissement puisqu’ils ont l’intention de voyager à l’extérieur de la province ou du pays pendant le congé des Fêtes. Dans un article de l’Acadie Nouvelle, on apprend que « tous les cours seront donnés en ligne pendant la première semaine de la session, à compter du 11 janvier ». Le chargé des communications de l’Université, Jean-Luc Thériault, précise que « les cours en présentiel reprendront à partir du 18 janvier, permettant à celles et ceux qui ont besoin de s’isoler de commencer leur période d’isolement après le jour de l’An ».

Les cours à distance n’ont pas que des mauvais côtés

Dans un article de La Presse, Sylvie Viola, professeur de didactique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), fait part de ses impressions au sujet du trimestre d’automne. « Je me demandais comment j’allais faire pour garder mes 60 étudiants impliqués, pour qu’ils soient présents. À ma grande surprise, ils étaient toujours plus d’une cinquantaine présents », explique-t-elle.

Loin de représenter une charge de travail allégée, Mme Viola soutient qu’« enseigner à distance a été une expérience très stressante, parce qu’on se demande toujours si la technologie va lâcher, mais je l’ai vécue comme une occasion de découvrir des outils technologiques. J’ai travaillé fort – facilement 50 heures par semaine – pour adapter les cours ».

Si elle a hâte de retrouver la vie universitaire et de voir les étudiants en personne, la professeure considère qu’elle n’enseignera plus de la même façon. « Pour moi, après 30 ans à l’UQAM, ç’a été une révélation. À part la surcharge de travail, je ne suis pas certaine qu’il y ait tant d’inconvénients à rester à la maison, parce que j’ai réussi malgré tout à créer des liens. »

Pas de notation humanitaire à l’Université Laval cet automne

Contrairement à de nombreux établissements d’enseignement postsecondaire, l’Université Laval ne modifiera pas sa méthode de notation pour la session d’automne. Selon un texte de Radio-Canada, la décision de l’Université s’appuie sur un sondage de satisfaction de la communauté universitaire.

Dans un message envoyé à la communauté universitaire vendredi, le vice-recteur aux études de l’Université Laval, Robert Beauregard, a tué dans l’œuf l’espoir nourrit par les associations étudiantes. « Afin d’éviter toute iniquité, nous maintenons la notation initialement prévue à vos cours. »

M. Beauregard explique que la qualité de l’enseignement semble au rendez-vous et que la majorité des étudiants sont satisfaits de leur cheminement lors de la session d’automne. « Un sondage récent nous indique aussi que plus de 77 pour cent des étudiantes et des étudiants trouvent que la session d’automne se déroule de “bien” à “vraiment bien” », précise-t-il.

L’Université Laval a refusé de partager les résultats complets du sondage à Radio-Canada, un porte-parole a souligné qu’« il s’agit d’un sondage interne dont les détails ne seront pas présentés publiquement ».

Les répercussions de la COVID-19 pour les citoyens de Parc-Extension et Côte-des-Neiges étudiées

Plusieurs organismes communautaires et publics ont uni leurs forces pour offrir à la population des quartiers montréalais Parc-Extension et Côte-des-Neiges des services de proximité adaptés à la situation pandémique. Voisins des campus MIL et de la montagne de l’Université de Montréal (U de M), ces deux quartiers affichent des taux particulièrement élevés de contamination à la COVID-19.

Ainsi, selon un texte publié sur le site Web de l’université, une équipe de recherche pluridisciplinaire qui est sous la supervision de la vice-rectrice aux partenariats communautaires et internationaux de l’U de M, Valérie Amiraux, tentera de comprendre la façon dont les citoyens de Parc-Extension et Côte-des-Neiges ont vécu la COVID-19.

« Le projet de recherche mené par l’équipe de la vice-rectrice est élaboré en coconstruction avec le milieu communautaire. Dans cette enquête qualitative, l’équipe ira à la rencontre des gens pour dresser le tableau des répercussions de la COVID-19 et du confinement sur eux et leurs proches, à partir du récit de leurs expériences et de leur vécu. »

Il est prévu que les connaissances acquises au cours de cette recherche soient rendues disponibles de manière visuelle et interactive au début de 2021.

L’étude FOCUS à la recherche de jeunes participants

Une équipe multidisciplinaire de chercheurs canadiens et français mènent une enquête visant à déterminer comment les mesures sociales, politiques et de santé publique liées à la pandémie de COVID-19, qui évoluent dans le temps, affecte la vie des jeunes vivant au Canada et en France. Pour ce faire, ils sont à la recherche de personnes d’entre 18 et 29 ans qui vivent au Canada ou en France et qui accepteraient de répondre à deux questionnaires en ligne à un intervalle de six mois.

Sachant qu’à l’échelle mondiale, les jeunes de moins de 30 ans ne sont généralement pas considérés comme une population prioritaire dans les nombreuses réponses sociales et économiques apportées lors de la pandémie de COVID-19, les chercheurs veulent mieux cerner les conséquences économiques, psychologiques, sociales et sanitaires des personnes de ce groupe d’âge.

Plus de détails sont disponibles sur la page Web dédiée à l’étude.

Lundi 14 décembre

Santé mentale : l’Université de Montréal propose des solutions

À l’instar de nombreux établissements d’enseignement postsecondaires, l’Université de Montréal souhaite améliorer les services offerts aux étudiants sur le plan de la santé psychologique. Dans une publication sur son site Web, l’U de M décrit la santé mentale des étudiants comme étant « préoccupante dans le contexte actuel de la pandémie ». On estime que la santé psychologique des étudiants a été « fragilisée par la pandémie et l’enseignement à distance qui durent depuis mars ».

En plus d’avoir recruté des professionnels, dont des travailleurs sociaux, pour répondre aux besoins des étudiants, l’U de M a proposé d’autres mesures pour réduire le stress, entre autres, en ce qui concerne le barème de notation. La vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études, Louise Béliveau, cite également qu’à partir de janvier, il sera possible de faire une psychothérapie de groupe. Cette option vise à permettre de réduire la durée d’attente des étudiants avant d’avoir accès à un professionnel.





Notation humanitaire

L’université Laurentienne a pris la décision d’opter pour la notation humanitaire. Ainsi, les étudiants pourront choisir la mention « Réussite » ou « Échec » sur les relevés de notes des cours individuels plutôt qu’une note précise. Dans le texte publié sur son site Web, l’Université Laurentienne mentionne que de nombreux établissements ont fait de même, notamment l’Université Concordia, l’Université de Toronto et l’Université d’Alberta. Le recteur et vice-chancelier de l’Université Laurentienne, Robert Haché, affirme que : « La population étudiante est au centre de notre prise de décision, et cette décision offrira de la latitude à un moment où elle est la plus nécessaire. C’est une mesure inhabituelle qui, à notre avis, aura un effet positif sur la réussite de la population étudiante. »

Sur une note plus festive

Dans un communiqué, l’Université du Québec à Montréal rappelle que le 18 décembre est la Journée internationale du pull de Noël. Dans ce texte, l’établissement retrace les faits saillants de cette journée thématique. « Populaire à la télé américaine des années 1980, abandonné dans les années 1990, le pull de Noël est réapparu, pour rire, dans des groupes étudiants et au cinéma (entre autres dans Le Journal de Bridget Jones). Depuis 2011, on le célèbre officiellement lors de cette Journée devenue pour plusieurs la Journée du pull moche! »

Caractérisé par sa composition, le pull de Noël est généralement un chandail orné d’un renne au nez rouge, de flocons ou d’un sapin illuminé. Dans le contexte de la pandémie, l’UQAM laisse entendre que les adeptes du pull de Noël pourront s’en donner à cœur joie sans avoir à se préoccuper des critiques à essuyer.

Le vaccin apporte une lueur d’espoir pour les étudiants

Dans un article du Journal de Montréal, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, a laissé sous-entendre que l’approbation d’un vaccin contre la COVID-19 pourrait signifier qu’un plus grand nombre d’étudiants puissent retourner sur les campus au cours de la session d’hiver.

« Il faut voir comment ça va se déployer, mais effectivement, si on voit qu’on a une diminution de la pandémie et une amélioration de la situation, et si on est capable de faire des assouplissements en cours de session, on va le faire, c’est sûr », a-t-elle ajouté.

Le média cite également une étude effectuée par le ministère, à laquelle 600 étudiants des cégeps et des universités québécoises ont participé, dont les résultats démontrent que 63 pour cent d’entre eux estiment que leur santé psychologique s’est détériorée. Cette étude fait également état d’un manque de motivation pour 71 pour cent des répondants, 67 pour cent affirment que l’apprentissage est plus difficile cette année et 45 pour cent disent avoir pris du retard cette année.

Malgré ces constats, l’étude permet également d’apprendre que 60 pour cent des répondants sont satisfaits de la session d’automne en général et qu’entre 66 et 71 pour cent d’entre eux se montrent satisfaits de la qualité des cours à distance.

Souplesse réclamée à l’Université de Sherbrooke

La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Syndicat des professeures et professeurs (SPPUS) du même établissement dénoncent la décision de l’Université d’offrir le plus de cours possible en personne pour le trimestre d’hiver. Dans un article de la Tribune, le président de la FEUS, Alexandre Guimond, a fait connaître son mécontentement. « L’Université de Sherbrooke n’arrête pas de répéter que ça va bien. C’est un gros mensonge. »

Dans le texte, on explique que « les étudiants réclament de pouvoir avoir accès à des modalités comodales, qui permettraient de l’enseignement en présence et des enregistrements pouvant être vus en direct ou non ou un rendez-vous sur Teams par exemple ».

Quant à la présidente de la SPPUS, Julie Myre Bisaillon, elle tient à préciser que le syndicat et ses membres ne sont pas contre les cours en personne, mais aimeraient plus de souplesse. Le texte se poursuit avec les précisions suivantes : « Avec les cas qui ne font qu’augmenter en Estrie, certains membres souhaiteraient pouvoir passer en ligne : ils ne se sentent plus à l’aise de le faire en personne. L’offre de cours pourrait même être meilleure qu’en formule hybride, plaident certains. Or, les professeurs ne sentent pas l’écoute de la direction sur ce point. »

Soulignons que l’U de Sherbrooke a confirmé jeudi, dans un message destiné aux membres du personnel, avoir toujours l’intention d’offrir le plus grand nombre possible d’activités pédagogiques en personne pour le trimestre d’hiver.

Jeudi 10 décembre

Plus de 75 universitaires recommandent la mise sur pause du Québec

Dans une lettre ouverte publiée dans La Presse, plus de 75 universitaires invitent le gouvernement québécois à profiter « du congé des fêtes de Noël pour mettre en pause le Québec et pour repartir sur de nouvelles bases en janvier afin d’affronter les prochains mois d’hiver ».

Ils soulignent que règle générale, les fêtes de fin d’année riment avec congé pour de nombreux travailleurs, les enfants qui vont à l’école et les étudiants. Ils voient dans ces congés « une occasion inédite à saisir pour réduire le taux de propagation de la COVID-19 ». Ils préconisent « un arrêt complet, qui ne garderait ouverts que les services essentiels pendant deux semaines ». Ils estiment que cette pause forcée permettrait d’essouffler la propagation du virus.

L’effet de la crise sur notre quotidien documenté

La professeure de psychologie sociale à l’Université de Montréal, Roxanne de la Sablonnière, a récemment lancé le premier d’une série de rapports de recherche sur les répercussions psychologiques de la COVID-19. Dans une entrevue publiée sur le site de l’université, Mme de la Sablonnière explique s’être d’abord penchée sur les messages officiels provenant du gouvernement et la réaction qu’ils ont suscitée chez les gens. Son premier constat est que « la perception d’un message clair et cohérent a conduit les individus à percevoir que leur entourage adhérait à ces mesures ». Elle a par la suite remarqué qu’« un fort soutien normatif a eu un effet sur l’adhésion réelle aux mesures gouvernementales ».

Elle prévoit publier cinq autres rapports au cours des prochains mois. Ceux-ci porteront, entre autres, sur l’évolution du respect des mesures gouvernementales dans le temps au sein de la population canadienne, l’entraide entre les demandeurs d’asile et les Canadiens ainsi que l’effet de la crise sur les émotions des individus.

Les examens et le plagiat soulèvent des questions

Pour éviter le plagiat lors des examens finaux, les universités adoptent des stratégies qui diffèrent d’un établissement à l’autre. Ni la décision de Polytechnique Montréal de regrouper des centaines d’étudiants au Palais des congrès ni la façon dont l’Université de Montréal gère les examens à distance ne font l’unanimité auprès des étudiants. Du côté de l’Université de Sherbrooke, les examens en personne sont privilégiés, mais diverses formes d’évaluation (examens oraux ou travaux pratiques) sont recommandés pour les examens faits à distance.

Selon un article de La Presse, pour la porte-parole de l’Université de Montréal, Geneviève O’Meara, « il y aura toujours des gens satisfaits et d’autres qui ne le sont pas. L’Université a la responsabilité que la note soit intègre, valide et qu’il y ait un traitement équitable pour tous les étudiants ».

Quant à la porte-parole de Polytechnique Montréal, Annie Touchette, elle défend la formule choisie par son établissement en précisant que pour des examens à « caractère scientifique », il est « particulièrement facile de contourner certaines règles ». Celle-ci confirmait d’ailleurs dans le même texte, que comparativement aux années antérieures, cette année, les cas de plagiat recensés par l’université montréalaise atteignent un sommet.

Tel que le rapporte TVA Nouvelles, de nombreux étudiants de Polytechnique Montréal craignent pour leur santé, notamment puisque certains d’entre eux devront emprunter les transports en commun pour se rendre au lieu d’examen. L’étudiant en génie aérospatial, Louis-Félix Meunier, qualifie la décision de tenir les examens en personne d’« irresponsable ».

Bourse de 750 $ en Nouvelle-Écosse pour les étudiants

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé qu’il verserait 750 dollars aux 13 000 étudiants qui bénéficient, en 2020-2021, du programme provincial d’aide aux étudiants de la Nouvelle-Écosse. Cette somme unique visant à couvrir une partie des dépenses des étudiants sera distribuée en janvier sans qu’ils aient à en faire la demande pour l’obtenir.

Lundi 7 décembre

L’Université de la Saskatchewan contribue a fabriqué des respirateurs

Les 20 premiers respirateurs fabriqués en Saskatchewan seront livrés aujourd’hui (7 décembre). Selon un texte de Radio-Canada, un total de 100 respirateurs, mis au point par l’entreprise RMD Engineering, en partenariat avec l’Université de la Saskatchewan et l’Autorité de la santé de la Saskatchewan, seront rendus disponibles afin d’aider à « répondre aux besoins de la population de la province ».

Dans ce texte, la directrice générale du programme provincial de l’Autorité de la santé, Lori Garchinski, affirme que « l’innovation permet de soulager les équipes sur la ligne de front ». Ces 100 ventilateurs supplémentaires feront passer le nombre de respirateurs dans le système de la santé saskatchewanais de 650 à 750.

De son côté, Karen Chad, vice-présidente de la division de recherche à l’Université de la Saskatchewan, « se réjouit de savoir que cette invention génère des emplois dans la province, alors que de nombreux secteurs de l’économie sont mis à mal pendant la crise sanitaire ».

« Nous sommes ravis d’avoir joué un rôle clé en soutenant la conception de cette technologie qui contribuera à sauver des vies et à créer des emplois en Saskatchewan », a précisé Mme Chad.

Un report de trois jours qui déçoit à l’Université McGill

La décision de l’Université McGill de reporter le début du trimestre d’hiver de trois jours ne fait pas l’unanimité. Selon un texte de CTV news, les étudiants et les professeurs de l’université montréalaise n’ont pas caché leur déception. Pour Blair Jackson, étudiant de première année, « si le report n’est que de trois jours, la mesure est inutile ».

Avant que l’Université ne fasse connaître sa décision, près de 10 000 personnes, entre autres des étudiants et membres du personnel, avaient signé une pétition via laquelle ils demandaient que l’établissement repousse le début des cours d’au moins une semaine tout comme plusieurs autres universités canadiennes l’avaient déjà annoncé.

L’Université a donc officialisé que les cours commenceront le 7 janvier, plutôt que le 4 janvier initialement prévu. Ainsi, ce changement n’aura pas d’impact sur la fin du trimestre d’hiver, dont le dernier jour est toujours prévu à la même date, soit le 30 avril.

L’Université Laval dresse son bilan et se prépare pour la session d’hiver

Depuis le début de la pandémie, l’Université Laval a amassé plus de 1,2 million de dollars afin de les offrir en bourses aux étudiants qui peinent à subvenir à leur besoin pendant cette crise sanitaire. Dans un texte de Radio-Canada, on apprend que cette somme provient principalement de dons faits par la population.

L’Université a également profité du moment où elle a dressé son bilan pour l’année 2020 pour revenir sur sa décision de « raccourcir la session d’hiver, qui se tiendra sur une période de 14 semaines, du vendredi 15 janvier au vendredi 23 avril 2021 ». Sophie D’Amours, rectrice de l’établissement, affirme « qu’un comité d’expert a déterminé que cette option permettrait autant aux étudiants qu’aux membres du personnel de recharger les batteries avant la reprise des cours ».

L’Université Laval rapporte également une augmentation de cinq pour cent de son effectif étudiant pour l’automne 2020.

Modification de notation dans certaines universités

Dans une pétition mise en ligne sur son site Web, le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) demande à l’Université d’Ottawa d’instaurer « une notation de réussite et d’échec modifiée et fondée sur la compassion ». Le SÉUO aimerait que les étudiants puissent se prévaloir d’une mesure qui permettrait « la conversion facultative d’un cours de trois unités par semestre à la désignation “satisfaisant”, pour les semestres d’automne 2020 et d’hiver 2021 ». Dans un texte de CTV News, le Syndicat soutient que près de 5 000 étudiants ont signé la pétition.

D’ailleurs, dans un texte de Radio-Canada, on apprend que l’Université Concordia permettra aux étudiants de « remplacer leur note finale par une mention “succès” ou “échec” pour un de leurs cours à la session d’automne ». Rappelons que pour les cours de la session d’hiver de 2020, les étudiants pouvaient choisir ce système de notation pour tous leurs cours, mais cette fois, ils ne pourront le faire que pour un seul des cours qu’ils ont suivis.

Une carte interactive sur l’évolution de la COVID-19 au Québec

Mis en ligne le 22 mars dernier, le Tableau de bord sur la distribution géographique et temporelle de la COVID-19 au Québec qui se veut un outil interactif qui génère des cartes permettant de suivre l’évolution quotidienne de la pandémie dans les différentes régions du Québec a été visité plus de 745 000 fois.

Ce Tableau a été créé par Stéfano Biondo, cartothécaire au Centre GéoStat de la Bibliothèque de l’Université Laval, et Benoit Lalonde, géographe de la santé et responsable de travaux pratiques et de recherche au Département de géographie, avec l’aide de Hicham El Hachemi, professionnel de recherche au Département de géographie.

Dans un texte publié par le Quotidien, on apprend que « huit mois après son lancement, le nombre de consultations se maintient à près de 600 visites par jour ».

« Plusieurs médias, de même que l’Institut national de la santé publique du Québec, ont maintenant leur propre outil pour présenter les données quotidiennes sur la COVID-19. Ces outils sont bien faits et ils répondent aux besoins de la plupart des gens, constate Benoit Lalonde. Par contre, notre tableau de bord est encore très utile pour ceux qui veulent obtenir des informations géographiques plus fines sur la COVID-19 au Québec. C’est le cas de plusieurs professionnels de la santé, de la santé publique, des ministères et des municipalités. »

D’ailleurs, l’équipe compte continuer à peaufiner son Tableau, notamment en y ajoutant des données relatives à la vaccination lorsque celles-ci seront disponibles.

Jeudi 3 décembre

Les effets psychosociaux de la pandémie se font sentir au Québec

Mélissa Généreux, professeure-chercheuse à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et médecin-conseil à la Direction de santé publique de l’Estrie, met la touche finale à la deuxième phase de l’étude québécoise sur les impacts psychosociaux de la pandémie. Celle qui a pu comparer les données recueillies du 6 au 18 novembre auprès de 8 500 adultes provenant de toutes les régions du Québec à celles de la phase 1 conduite en septembre dernier estime qu’« il faut agir, dès maintenant! ».

Dans le communiqué publié par l’établissement postsecondaire, on identifie quelques faits saillants de l’étude. « Les jeunes de 18 à 24 ans forment, comme il y a deux mois, le groupe le plus susceptible de présenter des symptômes significatifs d’anxiété ou de dépression majeure (46 pour cent). Les travailleurs de la santé ont toujours eux aussi une prévalence élevée d’anxiété ou de dépression probable (31 pour cent). Les personnes en télétravail s’ajoutent maintenant au lot des personnes affectées psychologiquement par la pandémie dans une proportion de 27 pour cent », précise Dre Généreux.

Une fois les données des deux phases ayant été comparées, Dre Généreux remarque également que :

  • Un adulte sur quatre (un jeune adulte sur deux) rapporte des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure. Ce phénomène est en hausse, surtout chez les hommes et les jeunes.
  • Les idées suicidaires sérieuses sont deux fois plus fréquentes qu’avant.
  • Les troubles psychologiques sont nettement plus présents à Montréal.
  • Les travailleurs essentiels et les télétravailleurs sont davantage touchés.
  • Tant la pandémie que l’infodémie influencent la santé psychologique.
  • Le sentiment de cohérence demeure un facteur protecteur très important.
  • La consommation abusive d’alcool est en hausse chez les 35 ans et plus.
  • Seuls six adultes sur dix seraient prêts à recevoir un vaccin (en baisse).
  • Les consignes sont perçues comme étant exagérées et peu claires par plus du quart de la population.

Des mesures ont déjà été prises par le gouvernement du Québec pour atténuer les effets psychosociaux de la pandémie. Le ministère de la Santé et des Services sociaux a notamment annoncé au début de novembre un investissement de 100 millions de dollars en santé mentale. De plus, « le ministère s’est adjoint les services de la Dre Généreux qui a coordonné avec la communauté de Lac-Mégantic des projets contribuant à renforcer la résilience des individus et des collectivités. Elle agira comme conseillère sur le déploiement de l’organisation pour tout le Québec, d’équipe d’éclaireurs en santé mentale ».


À lire aussi: Des conséquences psychosociales de la pandémie identifiées par des chercheurs canadiens


La ministre de l’Enseignement supérieur invite à la patience

Répondant, via TVA Nouvelles, à des propos écrits dans une lettre ouverte signée par Aurélie Christina Pierre, étudiante à HEC Montréal, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, a demandé aux étudiants québécois d’être patients en prévision de la session d’hiver.

Dans sa lettre, l’étudiante a soutenu que « nous, la relève, sommes les grands oubliés de cette pandémie ». Elle poursuit en braquant les projecteurs sur ce qu’elle estime être une contradiction : « Pourquoi se fait-il que lorsque les étudiants veulent retrouver leurs amis, en classe, la réponse est non, mais que lorsqu’il s’agit d’un examen, celui-ci doit s’effectuer en présentiel? La lutte à la tricherie est-elle devenue plus importante que notre santé mentale? »

Refusant de donner raison à Mme Pierre à l’effet que la santé mentale des étudiants n’était pas prise en considération, la ministre a rappelé que « des fonds sont disponibles pour aider les jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale liés à la pandémie ».

La ministre McCann a reconnu que « c’est vraiment difficile ». Elle a ensuite tenté de rassurer les étudiants en affirmant qu’« il y a de la lumière au bout du tunnel. Je pense qu’en 2021, ça va se rétablir ».

 Un 3e cas à l’Université de Moncton

En fin de journée le 30 novembre dernier, l’Université de Moncton a confirmé qu’une troisième personne de la communauté universitaire était atteinte de la COVID-19. Dans un avis publié sur son site Web, l’établissement indique que « la personne est présentement en isolement. Les responsables de la Santé publique ont déjà communiqué directement avec ceux qui devront prendre des précautions supplémentaires ». L’Université a par la même occasion confirmé que « à quelques exceptions près, le plan d’enseignement pour la session d’hiver 2021 sera semblable à celui de la session d’automne ».

Énoncé économique du gouvernement fédéral

Le gouvernement fédéral a présenté lundi dernier son Énoncé économique de l’automne pour l’année en cours. Ce document déposé par la ministre des Finances, Chrystia Freeland, porte en grande partie sur les différentes mesures financières déployées par les Libéraux pour atténuer les effets de la pandémie sur le portefeuille des Canadiens. Dans cet énoncé, on apprend que le gouvernement évalue à 381,6 milliards de dollars le déficit du pays d’ici la fin du mois de mars 2021. Celui-ci pourrait continuer à se creuser si le Canada devait faire face à d’autres défis reliés à la COVID-19.

En plus de tout ce qui touche la pandémie, soit les tests de dépistage, la distribution du vaccin et le maintien des fonds d’urgence pour les entreprises et les individus, les principaux éléments de cet énoncé tournent autour de l’appui pour les familles ayant des enfants, l’énergie renouvelable et les soins de longue durée.

Quelques mesures intéresseront davantage le secteur universitaire, celles-ci concernent principalement les étudiants et les jeunes. Le gouvernement a notamment l’intention :

  • d’éliminer les intérêts sur le remboursement de la partie fédérale des Prêts d’études canadiens et des Prêts canadiens aux apprentis pour 2021-2022;
  • d’améliorer le financement d’Emplois d’été Canada, en y injectant 447,5 millions de dollars additionnels afin de créer 40 000 nouveaux stages pratiques pour l’été prochain dans le but d’atteindre un total de 120 000 stages pratiques pour les jeunes de 15 à 30 ans; et
  • d’investir dans la Stratégie emploi et compétences jeunesse en y consacrant 575 millions de dollars sur deux ans à compter de 2021-2022, pour aider à maintenir et à augmenter les placements professionnels.

Dans un communiqué, l’Alliance canadienne des associations étudiantes a dans son ensemble favorablement accueilli l’Énoncé et les dispositions prévues pour les étudiants. Toutefois, l’Alliance a également tenu à rappeler l’importance d’étendre les investissements du gouvernement pour inclure les étudiants étrangers et les apprenants plus âgés, qui, selon l’organisme, ont été exclus jusqu’ici dans les programmes financiers visant à contrecarrer les effets de la pandémie.

Soulignons d’ailleurs que les Canadiens auront droit à un allègement fiscal pouvant atteindre 400 dollars pour le travail à domicile, celui-ci sera calculé en fonction des heures travaillées à la maison. Selon l’Énoncé, aucune pièce justificative supplémentaire devrait être demandée pour l’obtention du crédit.

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