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Actualités

COVID-19 : mises à jour archivées – Janvier 2021

par AFFAIRES UNIVERSITAIRES | 31 JAN 21

Jeudi 28 janvier

Des journées de consultation pour améliorer la santé mentale des étudiants

La ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, a tenu deux journées de consultation, les 26 et 27 janvier. Celles-ci visaient à trouver des moyens d’améliorer la santé mentale des étudiants.

Au total, plus de 140 personnes ont été invitées à participer à cette consultation. Des discussions sur comment rendre les milieux d’enseignement plus aptes à composer avec cet enjeu et la mise en place de programmes de prévention, promotion et intervention en santé mentale étaient notamment au programme de ces journées.

« Plusieurs affirment vivre des symptômes de détresse psychologique ou d’anxiété durant leurs études collégiales et universitaires, a déclaré Mme McCann. Ces symptômes ont été exacerbés par la crise sanitaire. Plus que jamais, il s’avère essentiel d’offrir à chaque étudiante et étudiant le soutien nécessaire au développement de son plein potentiel. »

Ces journées de consultation s’inscrivent dans l’élaboration du Plan d’action sur la santé mentale étudiante à l’enseignement supérieur, qui devrait entrer en vigueur à l’automne 2021.

Les étudiants québécois appelés à donner un coup de main

Les étudiants universitaires sont invités à se porter volontaire afin de devenir tuteur qui pourront aider des élèves québécois éprouvant des difficultés scolaires en raison de la pandémie de COVID-19. Selon Radio-Canada, les personnes intéressées devront s’inscrire via Répondez présent, la nouvelle plateforme Web développée par le gouvernement du Québec. L’objectif de cette initiative est d’offrir de l’aide aux élèves dans le besoin en dehors des heures de classe. On prévoit que le programme de tutorat soit fonctionnel jusqu’en juin 2022. Le ministère de l’éducation a d’ailleurs précisé que « les tuteurs seront rémunérés ».

La colchicine pour traiter la COVID-19

L’Institut de cardiologie de Montréal (affilié à l’Université de Montréal) a démontré via une étude lancée en mars dernier que la colchicine serait à même de traiter et limiter certains symptômes de la COVID-19, souligne La Presse.

L’anti-inflammatoire, qui a été testé sur 4 488 participants, aiderait notamment à réduire les hospitalisations, le besoin de ventilation et les décès. Le chercheur principal de l’étude et directeur de l’Institut, Jean-Claude Tardif, avance que cette découverte s’avère être une « percée majeure » dans la lutte contre le coronavirus.

Il revient maintenant au gouvernement du Québec, aux différents départements de santé publique et aux médecins de décider s’ils se tourneront vers ce traitement.

De nouveaux cas de COVID-19 dans les résidences de l’Université McGill

L’Université McGill a annoncé avoir resserré ses mesures sanitaires après qu’une éclosion de COVID-19 a été recensée dans ses résidences, rapporte Radio-Canada.

L’Université indique que ces 44 nouveaux cas seraient dus à des rassemblements entre étudiants, et ce, malgré les sanctions et/ou les amendes auxquels ils s’exposaient.

Les étudiants susceptibles d’avoir été contaminés ont été placés en isolement, tandis que tous ceux habitant la résidence du Collège Royal Victoria ont été invités à passer des tests de dépistage.

L’INRS contribue à la recherche sur la COVID-19

À travers son programme de soutien financier interne, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS)  financera cinq projets de recherche sur la COVID-19 à hauteur de 100 000 dollars pour un an, avec la possibilité de renouvellement pour une seconde année. Ces projets portent notamment sur le traitement, la détection et les tests diagnostiques rapides du coronavirus, son incidence dans les communautés et sur la société en général et sur ses potentielles transformations. « Avec cette initiative, l’INRS fournit à ses équipes de recherche un levier financier supplémentaire et renforce son appui aux projets novateurs et intersectoriels », a déclaré la directrice scientifique de l’INRS, Pascale Champagne.

Augmentation d’inscriptions à l’UQTR

Selon Le Nouvelliste, les inscriptions à l’Université du Québec à Trois-Rivières seraient actuellement en hausse pour la session d’hiver, session au cours de laquelle 14 199 étudiants fréquenteraient l’établissement. L’augmentation la plus significative se ferait ressentir au sein des programmes de deuxième cycle, qui affichent une hausse de 7,99 pour cent comparativement à la session d’automne. Ce sont les programmes d’administration, de santé, d’éducation et de sciences humaines qui attirent le plus d’intéressés.

lundi 25 janvier

Anxiété accrue chez les professeurs aussi

Environ 70 pour cent des répondants à une étude qui brosse un portrait des conséquences de la pandémie sur les enseignants du secteur postsecondaire se disent préoccupés ou anxieux au moins la moitié du temps. Selon un article du journal Le Soleil, pour recueillir ces données, les professeures Nathalie Loye (Université de Montréal) et Carle Barrosso da Costa (Université du Québec à Montréal) ont fait circuler un questionnaire auquel 331 professeurs du cégep et de l’université ont répondu entre le 22 septembre et le 26 novembre 2020.

On rapport que « la montée du stress est généralisée chez les professeurs »  et que l’enseignement à distance divise les répondants. Les résultats préliminaires confirment, entre autres, la difficulté à concilier vie professionnelle et vie familiale dans un contexte numérique. Mme Loye souligne que le sentiment d’impuissance ou l’impression de se sentir dépassé par l’accumulation des tâches ont été soulevés dans les réponses au questionnaire.

Certains éléments plus positifs sont également ressortis, notamment que percevant le lot de défis associés à la COVID-19 comme des obstacles à franchir, les enseignants sont motivés par la recherche de solutions. De plus, des professeurs estiment se sentir plus soudés qu’avant et travailleur davantage en équipe.

Les universités Laval et McGill tentent de détecter la COVID-19 dans les eaux usées

Les Fonds de recherche du Québec ont annoncé un peu plus tôt ce mois-ci un investissement d’un million de dollar pour la recherche sur la COVID-19 dans les eaux usées. Le projet CentrEau-COVID : Dépistage de la COVID-19 dans les eaux usées comme outil de vigie et de gestion est piloté par les professeurs-chercheurs Peter Vanrolleghem de l’Université Laval et Dominic Frigon de l’Université McGill. La Fondation familiale Trottier, la Fondation Molson et le Centre national en électrochimie et en Technologies Environnementales contribuent également au projet dont le budget total est de 1,7 million de dollars.

« Cette recherche d’une durée de six mois a pour principal objectif d’analyser les eaux usées de grands centres urbains et de plus petites municipalités du Québec afin d’y détecter la présence du coronavirus SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19. Inclure la vigie des eaux usées dans la gestion de la crise permet une détection précoce et géolocalisée de la présence du virus, aidant ainsi à briser les chaînes de transmission et à éviter les éclosions. Les terrains à l’étude sont Montréal, Québec et Laval, ainsi que le Bas-Saint-Laurent et la Mauricie-Centre-du-Québec. »

Journée internationale de l’éducation

L’Université du Québec à Montréal célèbre le 25 janvier la Journée internationale de l’éducation, organisée cette année sous le thème « Relancer et redynamiser l’éducation pour la génération COVID-19 ». Ce faisant, l’Université rend disponible aux médias certains de ses professeurs afin de discuter des impacts de la pandémie sur les étudiants et sur la façon de faire progresser l’éducation malgré ces circonstances.

Pas assez de temps à consacrer à la recherche à l’Université de Sherbrooke

Si l’Université de Sherbrooke se démarque sur le plan de l’enseignement en présentiel (voir mise à jour du 21 janvier), cela ne fait pas le bonheur de l’ensemble du corps enseignant, rapporte Radio-Canada. C’est que l’alternance entre les cours en ligne et en présentiel a considérablement alourdi leur planification de cours, empêchant ainsi certains d’accorder le temps nécessaire à leurs recherches.

Cette situation peut être problématique pour certains, alors que la recherche est primordiale pour les professeurs en début de carrière, qui cherchent à établir leur crédibilité. Le vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’Université, Jean-Pierre Perreault, avance toutefois que l’établissement a reçu davantage de financement à la recherche que l’année précédente, ce qui serait « rassurant » selon lui.

Les étudiants de l’Université Laval auront droit à la mention succès ou échec

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé au départ, l’Université Laval autorisera ses étudiants à recourir à la mention succès ou échec, rapporte Radio-Canada. Cette mesure sera autorisée pour les sessions d’automne 2020 et d’hiver 2021.

L’Université a renversé la vapeur dans ce dossier alors qu’elle refusait encore de permettre cette disposition en date du 18 décembre dernier. À ce moment, l’établissement avait précisé que sa décision s’appuyait sur un sondage de satisfaction de la communauté universitaire.

25 M$ pour les universités de la Nouvelle-Écosse

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé le 12 janvier dernier son intention d’investir une somme de 25 millions de dollars afin de soutenir les 10 universités de la province, privées de certains revenus en raison de la COVID-19. « Nous avons entendu les requêtes de nos universités et nous savons que ces dernières connaissent de nouvelles difficultés de fonctionnement à cause de la COVID-19, a déclaré Lena Metlege Diab, ministre du Travail et de l’Éducation postsecondaire. Ce financement soulagera certaines de ces difficultés et aidera à répondre à leurs besoins immédiats. » Soulignons que la part de l’Université Sainte-Anne s’élèvera à 364 600 dollars.

Des cours à distance appelés à rester à l’Université Concordia

L’Université Concordia entend garder les bonnes pratiques acquises pendant la pandémie lorsque celle-ci sera terminée. Dans un article du journal Le Devoir, la vice-rectrice principale aux affaires académiques, Anne Whitelaw, explique que certaines activités à distance seront intégrées à la vie universitaire à l’avenir. « À la fin du premier semestre, plusieurs professeurs nous ont dit qu’ils voulaient intégrer plus de formation à distance dans leurs cours », raconte-t-elle.

De plus, elle prévoit le retour du programme pilote Home Room, soit une classe virtuelle où une vingtaine d’étudiants se rencontrent chaque semaine sous la supervision du doyen des étudiants. « C’est une occasion pour eux, notamment les étudiants de premier cycle, d’avoir des conversations, de parler de leur expérience universitaire ou d’échanger des conseils, décrit Mme Whitelaw. On le continuera en présentiel, mais aussi en ligne; on a remarqué que les étudiants timides se sentent plus à l’aise dans ces rencontres virtuelles. »

 Des bibliothèques publiques ouvertes à tous

Après avoir annoncé que les bibliothèques publiques du Québec seraient accessibles uniquement aux élèves et aux étudiants (voir mise à jour du 14 janvier), Le Devoir rapporte que celles-ci seront finalement ouvertes à tous.

Jeudi 21 janvier

Les étudiants de l’UQTR réclament la mention réussite ou échec

Le Nouvelliste rapporte que l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) demande à ce que la mention réussite ou échec soit à nouveau appliquée pour la session en cours.

La vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l’Association, Carolane Beaudoin, insiste sur le fait qu’avec un nouveau confinement, les étudiants sont soumis à beaucoup de stress et qu’une telle mesure pourrait les apaiser. Elle ajoute que certaines circonstances provoquées par les mesures sanitaires, comme la perte d’emploi ou la solitude, rendent la session plus difficile pour les étudiants.

La démarche se bute toutefois jusqu’à présent à une porte close. Le responsable des relations avec les médias à l’UQTR, Jean-François Hinse, indique que, contrairement à la première vague de la pandémie, l’Université et les étudiants ne sont plus en terrain inconnu. L’Université n’est d’ailleurs pas d’avis qu’un allègement de la notation règlerait le problème des étudiants et préfère offrir un soutien pédagogique accru.

Dans une entrevue accordée à l’émission Toujours le matin de Radio-Canada, le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, a ainsi précisé que « des services psychosociaux sont en place pour aider la communauté étudiante ».

Face au refus de l’Université de proposer la mention réussite ou échec, l’Association a mis en ligne sur son site Web une pétition demandant « l’attribution du barème de notation succès/échec pour les étudiants souhaitant s’en prévaloir à la session d’automne 2020 et d’hiver 2021 ».

 L’Université Sherbrooke prête pour l’enseignement en présentiel

L’Université Sherbrooke n’attend qu’une autorisation de la Santé publique avant de dispenser plus d’enseignement en présentiel, a assuré le recteur de l’établissement, Pierre Cossette, à La Presse.

M. Cossette a indiqué que pour la période comprise entre le 17 août et le 12 décembre 2020, sa population universitaire avait été moins infectée que la moyenne québécoise. Depuis l’automne, l’Université a enregistré six éclosions. Pourtant, 60 pour cent des cours donnés par l’établissement se déroulaient en présentiel, un pourcentage éclipsant celui des autres universités de la province. Depuis le passage de la ville de Sherbrooke en zone rouge, cette proportion est passée à 15 pour cent.

Pour rendre ce phénomène possible, l’Université a pris plusieurs arrangements, comme l’aménagement de certains espaces extérieurs, la réorganisation de son centre culturel et la location de sous-sols d’églises, par exemple.

  1. Cossette souligne que si plusieurs programmes universitaires peuvent être enseignés à distance, le présentiel représente toujours la meilleure solution. Les contacts en personne avec les camarades de classe et les enseignants peuvent difficilement être remplacés.

Rappelons que le 16 janvier dernier, François Legault avait publié sur sa page Facebook un message de soutien aux étudiants, affirmant notamment qu’il était « en discussion avec la Santé publique pour voir comment on pourrait permettre plus de présence sur les campus des cégeps et des universités de manière sécuritaire ». Pour plus de détails sur ce message, voir la mise à jour du 18 janvier.

Des tests de COVID-19 par gargarisme pour des étudiants de l’Université Bishop’s

Les étudiants habitant dans les résidences de l’Université Bishop’s peuvent depuis lundi se soumettre à des tests de dépistage de COVID-19 par gargarisme, rapporte Radio-Canada. Cette campagne de dépistage a lieu dans la foulée du retour des étudiants sur le campus.

Le test par gargarisme, qui doit se faire à jeun, dure environ six minutes, alors que les sujets doivent se gargariser avec une gorgée d’eau pendant cinq minutes, l’avaler, attendre une minute, puis émettre un millilitre de salive.

Ces tests viseront des groupes de 20 étudiants habitant la même résidence. Si des échantillons se révèlent être positifs, les étudiants devront ensuite aller se faire tester dans un centre de dépistage afin de déterminer avec précision quels sont les individus infectés.

Si l’Université Bishop’s réserve pour l’instant cette campagne de dépistage aux résidences universitaires, elle pourrait toutefois également permettre aux équipes sportives et aux autres étudiants d’y prendre part. La participation à la campagne n’est pas obligatoire pour le moment.

Des étudiants en soins infirmiers disposés à prêter main-forte

Comme l’indiquait Radio-Canada le 19 janvier, à l’aube du dernier jour du deuxième appel pour que les étudiants en soins infirmiers soumettent leurs candidatures afin d’épauler le réseau de la santé, 139 étudiants se sont montrés intéressés par cette invitation du gouvernement du Québec (voir la mise à jour du 5 janvier). Le Nouvelliste rapporte que 12 étudiantes supplémentaires en soins infirmiers à l’Université du Québec à Trois-Rivières ont signifié leur intérêt avant la fin de cette deuxième période de recrutement.

Rappelons que le gouvernement espérait convaincre jusqu’à 2 000 étudiants d’interrompre leurs études en échange de bourses d’études s’élevant à 13 500 dollars ou 6 750 dollars, dépendamment de s’ils sont aux études à temps plein ou à temps partiel.

Il n’est pas assuré que les candidats retenus travaillent dans la région de leur université. Ce n’est qu’après avoir terminé leur passage au sein du réseau de la santé que les participants toucheront les bourses auxquelles ils ont droit.

Un nouvel outil pour rembourser les dépenses relatives au télétravail

Le gouvernement du Québec a mis en ligne mardi un nouvel outil permettant aux travailleurs de calculer pour leurs déclarations de revenus leurs dépenses relatives au télétravail (voir mise à jour du 21 décembre).

Deux options de calcul sont disponibles : la méthode à taux fixe temporaire et la méthode détaillée selon les dépenses réelles. La méthode à taux fixe temporaire se résume à calculer deux dollars par jour travaillé de la maison jusqu’à concurrence de 400 dollars tandis que la méthode détaillée requiert l’évaluation des diverses dépenses reliées au télétravail, telles qu’une fraction d’une facture pour des services Internet ou de téléphonie qui est attribuable au télétravail.

« Avec ce calculateur, nous voulons simplifier la vie des citoyens qui se sont retrouvés en télétravail afin qu’ils puissent s’assurer d’obtenir une juste compensation pour les dépenses engagées dans ce contexte particulier », a déclaré le ministre des Finances, Éric Girard, dans un communiqué.

Lundi 18 janvier

Des scientifiques réclament l’utilisation des tests rapides de dépistage

Plus de 200 scientifiques et professionnels de la santé ont cosigné une lettre ouverte, publiée par La Presse, dans laquelle ils demandent au gouvernement du Québec de diversifier sa stratégie de dépistage afin d’y inclure les tests rapides.

Malgré les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement du Québec, telles que le couvre-feu et le prolongement du confinement, « les cas, les hospitalisations et les décès ont continué d’augmenter ». Ils formulent donc cette recommandation dans un but précis : « Pour que ce confinement soit le dernier. »

Pour les signataires, l’utilisation de tests rapides « permettant d’obtenir un résultat en quelques minutes pourrait changer la donne, en particulier dans les lieux de propagation du virus », plus particulièrement en ce qui concerne la propagation communautaire. Ils conseillent que ces tests soient notamment disponibles « dans les pharmacies, les groupes de médecine de famille, les CHSLD et les résidences pour personnes âgées, chez les professionnels de la santé et dans les bureaux de santé des entreprises ainsi que dans tous les milieux fréquentés que l’on souhaite garder ouverts, comme les écoles et les milieux de travail ».

Congrès de l’Acfas : inscriptions ouvertes

Il est désormais possible de s’inscrire pour participer au Congrès de l’Acfas qui aura lieu du 2 au 7 mai prochains. En raison de la pandémie, les hôtes, l’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s, ont repensé la formule de l’événement et proposent un événement hybride, « soit sur place et en ligne simultanément ». Ainsi, « la capacité d’accueil sur place sera de 1 000 à 1 500 congressistes réparti.e.s sur cinq jours ».

Dans les lignes directrices du 88e Congrès de l’Acfas, on précise que « la formule hybride entraînera des ajustements dans la programmation des activités scientifiques et non scientifiques du Congrès ». D’ailleurs, la période d’inscription prendra fin une semaine avant le Congrès et il sera impossible de s’inscrire sur place. De plus, si la situation sanitaire devait se dégrader, l’Acfas mettrait au point un plan d’action pour tenir les colloques en webdiffusion.

Soulignons que de son côté, la Fédération des sciences humaines a annoncé en octobre dernier que le Congrès des sciences humaines 2021 prévu du 27 mai au 4 juin aura lieu virtuellement.

L’UQAM réduit le nombre de détenteurs d’attestation

Après avoir été critiquée la semaine dernière par certains de ses professeurs (voir la mise à jour du 14 janvier) et par la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) fait marche arrière au sujet de l’attestation remise à tous ses professeurs et à certains chargés de cours leur permettant ainsi de se déplacer pendant que le couvre-feu est en vigueur. Selon un article de Radio-Canada, l’UQAM a pris la décision de plutôt offrir cette attestation uniquement aux « membres du personnel enseignant ayant des cours du soir en présentiel ». Les personnes concernées auraient dû recevoir ce deuxième document le vendredi 15 janvier. En cas d’interpellation, le personnel enseignant devra présenter les deux documents reçus de l’établissement.

Le premier ministre du Québec cherche à accroître l’accès aux campus

La Presse rapporte que le premier ministre du Québec, François Legault, s’est adressé aux étudiants des cégeps et des universités samedi via sa page Facebook. Dans ce message, il leur demande de poursuivre leurs efforts pour respecter les mesures sanitaires. Il affirme que la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, et lui-même discutent avec la Santé publique dans le but de « permettre plus de présence sur les campus ».

Il a notamment tenu à préciser qu’il pense souvent aux étudiants qu’il a qualifiés de « formidables » depuis le début de la crise. « Je sais que vous êtes tannés, mais il faut garder espoir. Si on étouffe la contagion maintenant, la situation dans nos hôpitaux va s’améliorer en même temps que le vaccin va commencer à vraiment changer les choses. Vous pourrez retrouver graduellement vos amis. Vous pourrez recommencer les sports, les arts. Vous pourrez recommencer à mordre dans la vie, comme on le fait à votre âge », conclut M. Legault, en remerciant au passage les étudiants pour leur résilience.

Cette sortie n’aura toutefois pas empêché le Parti Québécois de réclamer que le gouvernement dépose un plan « visant à garantir la qualité de l’enseignement dans les établissements d’enseignement supérieur », ainsi qu’une « bonification de l’aide en santé mentale offerte aux étudiants », tel que le rapporte TVA Nouvelles sur son site Web. Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, invite également le gouvernement à se pencher sur la possibilité de mettre sur pied des classes hybrides.

Je pense souvent aux étudiants des cégeps et des universités.

Je pense souvent à vous, parce que vous avez été…

Posted by François Legault on Saturday, January 16, 2021

Polytechnique Montréal fait son bilan de l’automne

Malgré les critiques qu’a dû essuyer Polytechnique Montréal quant à sa décision de tenir une partie des examens finaux de l’automne en personne (voir mise à jour du 26 novembre et du 10 décembre), l’établissement dresse un bilan positif de l’expérience. Dans un texte mis en ligne sur son site Web, Polytechnique Montréal « remercie ses étudiantes et ses étudiants, ses enseignantes et ses enseignants, ses associations étudiantes et syndicales, ses directions départementales, ses services ainsi que les membres de son personnel pour leur coopération individuelle et collective face à une situation sans précédent ».

L’établissement précise avoir tenu « quelque 17 000 examens finaux […] durant le mois de décembre. Environ 7 100 examens ont été tenus à distance et environ 9 900 examens ont été réalisés en personne au Palais des congrès de Montréal et à Polytechnique ».

« Certes, il y a eu un lot de défis et d’inquiétudes, ce qui est normal en situation anormale. Mais la communauté de Polytechnique a démontré des valeurs communes telles que la collaboration, la créativité, l’intégrité et le respect. Tant la coopération du personnel et des entités de notre établissement que la persévérance de nos étudiantes et nos étudiants ont été fort remarquables. »

Masque de procédure obligatoire à l’Université de Montréal

Dans un message envoyé à sa communauté universitaire, l’Université de Montréal a annoncé qu’à partir du 19 janvier, le port du masque de procédure sera obligatoire. Ainsi, les personnes « se trouvant dans les lieux intérieurs des campus, incluant les salles de cours et les laboratoires d’enseignement et de recherche » ne pourront plus porter le couvre-visage de leur choix tel que c’était le cas jusqu’à présent. Ce changement fait suite au resserrement des mesures sanitaires du Québec. L’établissement explique que « le masque de procédure est plus efficace que le couvre-visage pour protéger les personnes dans l’entourage contre la projection de gouttelettes, en plus d’être généralement plus confortable ». L’Université distribuera gratuitement des masques de procédure à des points d’entrée de certains bâtiments.

Jeudi 14 janvier

Des étudiants et des professeurs sur les campus après 20 h

Malgré le couvre-feu qui est en vigueur au Québec entre 20 h et 5 h, on apprend dans un article de la Tribune que certains étudiants auront des cours en personne en soirée, incluant après 20 h. Le décret du gouvernement du Québec n’interdit pas la tenue des cours en soirée.

L’Université de Sherbrooke ne compte pas produire une attestation supplémentaire pour les étudiants inscrits à ces cours en soirée et souligne que s’ils sont interpellés par un agent, « comme convenu avec les services policiers, les étudiants pourront montrer leur carte étudiante et leur horaire ». Dans la foire aux questions sur son site Web, l’établissement précise que « la Sécurité publique autorise les déplacements durant la période du couvre-feu pour les personnes qui doivent tenir tout type d’activités essentielles en présence à l’Université (sur présentation d’une preuve) ».

De son côté, Radio-Canada rapporte que l’Université du Québec à Montréal « a fourni une lettre à ses 1148 professeurs et à des chargés de cours pour les autoriser à circuler dehors après 20 h, même si l’enseignement se fait surtout à distance ». Certains professeurs ont critiqué cet envoi massif qualifiant cette attestation de « sauf-conduit non sollicité ».

L’Université de Montréal a quant à elle avisé le corps professoral par courriel qu’une telle attestation ne sera remise qu’aux membres du personnel dont la présence sur le campus « pourrait, de manière exceptionnelle, être nécessaire entre 20 h et 5 h ».

 Santé mentale et pandémie

Afin de réduire le stress des étudiants, la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants réclame plus de compassion envers ceux-ci au moment d’établir leur classement, leur succès ou leur échec. Dans un article de Radio-Canada, la présidente de la section néo-écossaise de la Fédération, JoAnna Clark, soutient que « les étudiants universitaires connaissent des problèmes de santé mentale sans précédent à cause de la pandémie ».

Celle-ci estime que « la consigne d’éloignement physique nuit à l’esprit communautaire qui régnait habituellement sur les campus avant l’arrivée de la COVID-19 et la situation est particulièrement difficile pour ceux qui ont connu la vie universitaire avant la pandémie ». Mme Clark interpelle également la population et lui demande « de cesser d’accuser les étudiants d’être responsables de certaines éclosions de COVID-19 dans la province ».

Ailleurs au pays, l’Université de Sudbury a mis à la disposition des étudiants de sa résidence une salle où ils pourront pratiquer du yoga et s’étirer. Selon un texte de Radio-Canada, cette initiative vise à « contrer le manque d’espaces propices à la détente et aux activités qui favorisent l’équilibre mental ».

Des espaces pour les étudiants dans les bibliothèques publiques

Selon un texte de Radio-Canada, les bibliothèques publiques du Québec « peuvent offrir des espaces d’études ainsi qu’un accès aux postes informatiques aux étudiants du primaire à l’université ». Quoique les bibliothèques puissent également offrir le service de prêt sans contact, l’accès aux collections ou à tout autre espace demeure toutefois interdit.

« C’est une demande que nous avions faite cet automne en réponse aux besoins des étudiants qui n’ont pas facilement accès à un Internet de qualité », explique Ève Lagacé, directrice générale de l’Association des bibliothèques publiques du Québec.

Les bibliothèques et les municipalités choisiront de se prévaloir ou non de cette autorisation et elles détermineront les mesures à respecter pour accéder à ces espaces. D’ailleurs, elles devront fermer leurs portes au plus tard à 19 h 30 afin de respecter le couvre-feu qui entre en vigueur dès 20 h.

Inscriptions à la hausse à l’UQAT

Quoique l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ait annoncé quelques changements pour répondre aux nouvelles mesures du gouvernement du Québec, le recteur Denis Martel estime que la session d’hiver ne sera pas si différente de la session d’automne. Un article de Radio-Canada fait notamment mention du port du masque obligatoire en tout temps et du couvre-feu en vigueur comme étant les « principaux changements » pour l’Université.

M. Martel souligne également une « importante hausse d’inscriptions » à la session d’hiver. Il note toutefois que les étudiants ont tendance à réduire le nombre de cours à leur horaire et choisissent de suivre trois ou quatre cours pendant la session plutôt que cinq.

Sessions d’immersion printemps et été annulées à l’Université Sainte-Anne

Dans un communiqué, l’Université Sainte-Anne annonce que ses sessions d’immersion, initialement prévues au printemps et à l’été 2021, n’auront pas lieu en raison de la pandémie. « C’est une décision difficile, mais nécessaire. Les sessions d’immersion nécessitent une planification et une logistique considérable et avec tant d’inconnus en raison de la pandémie, la décision prudente est d’annuler. Nos priorités restent la santé et la sécurité de notre communauté universitaire et de limiter la propagation du virus », a affirmé Allister Surette, recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne. Les personnes déjà inscrites recevront un remboursement complet aux cours des prochaines semaines.

Lundi 11 janvier

Lueur d’espoir pour les étudiants étrangers qui aspirent à la résidence permanente

La situation des étudiants étrangers qui tentent de rencontrer toutes les conditions liées à l’obtention de la résidence permanente évolue. Dans la mise à jour du 30 novembre dernier, on mentionnait que certains d’entre eux craignaient de ne pouvoir remplir toutes les conditions, et ce, en raison de la pandémie. Dans un article signé par La Presse canadienne le 8 janvier, on apprend que le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino, a indiqué que « les anciens étudiants étrangers qui sont ou étaient titulaires d’un permis de travail postdiplôme (PTPD) pourront désormais demander un permis de travail ouvert ».

Règle générale, le programme de permis de travail existant permet aux étudiants étrangers de troisième cycle de rester au Canada pour travailler jusqu’à trois ans après avoir terminé leurs études. Toutefois, la pandémie a compromis leurs chances d’acquérir l’expérience de travail nécessaire à l’appui d’une demande de résidence permanente. Le ministre estime que cette mesure permettra aux étudiants de rester 18 mois supplémentaires au Canada afin de trouver un emploi et s’installer au pays.

Cette mesure pourrait s’appliquer à près de 52 000 diplômés dont le permis de travail a expiré ou devait bientôt expirer. Ceux-ci pourront soumettre leur demande à partir du 27 janvier.

Des améliorations seront apportées à l’Université de Moncton

Alors que les étudiants de l’Université de Moncton reprennent les cours, principalement en ligne, la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) attend toujours un retour de l’administration quant à la liste de propositions qu’elle lui a soumise. Selon un texte de Radio-Canada, la Fédération « demande notamment que les cours en direct soient enregistrés ».

Le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’Université de Moncton, Gilles Roy, se veut rassurant et soutient que l’établissement « a appris de l’expérience de 2020 et la vie universitaire devrait s’en trouver enrichie en ce début de session. Les professeurs vont faire des ajustements à leur mode d’enseignement, par exemple pour essayer de rendre l’expérience étudiante encore plus positive, encore plus intéressante à la session d’hiver ».

Une session hivernale davantage à distance que prévu à l’Université de Sherbrooke

La Tribune rapporte dans un article que l’Université de Sherbrooke a révisé à la baisse le nombre de cours que l’établissement offrira en personne pendant la session hivernale. Dans un message envoyé à sa communauté universitaire, la direction de l’établissement sherbrookois explique que ce changement est nécessaire en raison des mesures annoncées par le gouvernement du Québec la semaine dernière. Ainsi, l’ensemble des cours seront offerts en ligne jusqu’à ce que les mesures en vigueur soient levées.

La vice-rectrice des études de l’Université, Christine Hudon, précise que les activités essentielles pourront tout de même avoir lieu. « On va faire sensiblement ce qu’on a fait à partir du 13 novembre, on va tenir uniquement les activités essentielles. On s’était aligné pour avoir plus d’activités en présentiel en janvier, mais compte tenu du contexte sociosanitaire, on va revenir à la situation en zone rouge », a-t-elle souligné.

Si certaines modalités pour accéder au campus devront être déterminées, pour le moment l’Université définit les activités essentielles comme étant « les activités de recherche si la nature le nécessite, tout comme les évaluations qui le commandent également. Les laboratoires d’enseignement, les apprentissages pratiques, les activités de simulation clinique et certains exercices dirigés pourront aussi se tenir sur place ».

D’ailleurs, selon un texte de Radio-Canada, l’établissement accueille des dizaines d’étudiants étrangers pour la session d’hiver. Devant obligatoirement s’isoler pendant 14 jours, ces étudiants sont jumelés à des mentors afin de faciliter leur intégration. « Nous essayons de prendre cette vie sociale et la transposer un peu de façon virtuelle. C’est difficile, mais on n’a pas le choix. C’est le meilleur qu’on puisse faire », souligne Fredy Wassamba, l’un des mentors.

Jeudi 7 janvier

Prolongement du confinement et couvre-feu au Québec

Le premier ministre du Québec, François Legault, a mis fin au suspense et a annoncé le resserrement des mesures visant à freiner la propagation de la COVID-19 dans la province. Comme l’explique Le Devoir dans un article, le confinement des Québécois, qui devait être levé le 11 janvier, se poursuivra plutôt jusqu’au 8 février.

De plus, M. Legault a d’ailleurs pris la décision d’imposer un couvre-feu quotidien entre 20 h et 5 h à partir du 9 janvier. La seule exception pour le couvre-feu s’appliquera aux gens qui doivent sortir dans ce laps de temps pour leur travail. Le gouvernement est en train d’élaborer un formulaire que devront utiliser les personnes qui voudront justifier leur présence dans un lieu public à ces heures. La dernière fois qu’une telle mesure a été mise en place, c’était en 1918 alors qu’on tentait de freiner la grippe espagnole.

Malgré tout, le retour en classe des élèves du primaire aura tout de même lieu comme prévu le 11 janvier. Quant à celui des élèves du secondaire, il est reporté d’une semaine pour s’établir au 18 janvier.

M. Legault impute aux « nombreux petits rassemblements que se sont permis les Québécois au cours du temps des Fêtes, en contradiction avec les directives de la santé publique » l’actuel rythme de propagation du virus et, par conséquent, la nécessité d’imposer ces nouvelles mesures.

Mardi 5 janvier

Possible prolongement du confinement au Québec

Alors que la date de fin de confinement approche au Québec, des voix s’élèvent pour demander qu’il soit reconduit. Dans un article publié dans Le Devoir, trois universitaires recommandent de prolonger de deux semaines le confinement en raison de l’augmentation du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19. Le 15 décembre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé une mise sur pause de la province entre le 17 décembre et le 10 janvier inclusivement (voir mise à jour du 21 décembre 2020).

Pour Marina Klein, professeure de médecine à l’Université McGill, spécialisée dans les maladies infectieuses et virales, des mesures de confinement strictes doivent être mises en place dès que possible. « Notamment en retardant le retour à l’école, en maintenant toutes les entreprises, sauf les plus importantes, fermées et en limitant les voyages. Nous devons être sur l’offensive, plutôt que d’attendre pour réagir », soutient-elle.

Presque le même son de cloche du côté de Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (U de M), qui plaide aussi pour un prolongement du confinement pendant deux semaines après le 11 janvier. Pour sa part, elle suggère d’exclure les enfants fréquentant l’école primaire, pour ensuite réévaluer la situation si nécessaire.

Même s’il n’est pas convaincu que ça pourrait avoir des retombées positives et rapides, Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’École de santé publique de l’U de M, invite également le gouvernement de prolonger le confinement de deux semaines. « Il n’y a rien de garanti, mais ça pourrait davantage marcher cette fois-ci. Il n’y aura pas de party de bureau de fin d’année à la mi-janvier, ni de réunion de famille prévue au calendrier. Peut-être que, là, on vivrait un vrai confinement, suffisant pour inverser la tendance », espère-t-il.

Dans un autre article du même quotidien, on apprend que le premier ministre du Québec, François Legault, a pris rendez-vous avec les Québécois ce mercredi 6 janvier à 17 h afin de faire le point sur la situation.

Mettre sur pied une université pendant une pandémie

En entrevue avec le journal Le Droit, le recteur de l’Université de l’Ontario français (UOF), André Roy, revient sur les obstacles que l’établissement a dû surmonter ces derniers mois. Présentement en construction, l’UOF devrait ouvrir ses portes en septembre prochain. « Des murs commencent à être montés, on voit la place qui commence à prendre forme. J’avoue qu’on se croise les doigts, on ne sait jamais avec la COVID-19, mais à ce jour, ça va bien », affirme le recteur qui soutient que l’échéancier initial est jusqu’à maintenant respecté.

M. Roy reconnaît toutefois que sur le plan du recrutement des étudiants, « c’est plus difficile, parce qu’on crée nos pratiques au fur et à mesure ». Il estime que l’esprit d’équipe en prend aussi pour son rhume dans ce contexte où la spontanéité brille par son absence. « Tout doit être planifié. J’essaie de rencontrer les membres de mon équipe, par Zoom, au téléphone, et faire cette construction d’équipe pendant la COVID-19. Ce n’est pas évident. »

Étudiants en sciences infirmières appelés au front

Le gouvernement du Québec invite les étudiants au baccalauréat en sciences infirmières à suspendre temporairement leurs études afin de prêter main-forte au réseau de la santé pour lutter contre la pandémie. Selon un texte de Radio-Canada, en plus d’être rémunérés pour leur travail, les 2 000 étudiants que le gouvernement espère recruter recevront une bourse de 13 500 dollars pour les étudiants à temps plein ou de 6 750 dollars pour les étudiants à temps partiels au moment de reprendre leurs études.

Pour toucher cette somme, ils devront « s’engager à travailler à temps complet dans un établissement public ou privé conventionné du réseau de la santé du 17 janvier au 8 mai ». La date limite pour soumettre sa candidature est le 11 janvier 2021 et seuls les titulaires d’un diplôme collégial en soins infirmiers seront sélectionnés.

Un total de 35 millions de dollars seront investis dans cette mesure. Le ministère de la Santé et des Services sociaux évalue que les bourses offertes se chiffreront à 27 millions de dollars, les autres huit millions de dollars sont destinés aux établissements d’enseignement pour « couvrir la perte de revenus des universités ».

Le point sur les vaccins en Saskatchewan

Un texte de Radio-Canada rapporte que l’Université de Regina a mis deux de ses congélateurs à la disposition de la province afin que celle-ci puisse y entreposer le vaccin élaboré par Pfizer et BioNTech. Celui-ci doit être conservé à une température de –70 degrés Celsius et il y aurait peu d’endroits en Saskatchewan en mesure d’offrir ce service. D’ailleurs, l’établissement était en décembre dernier en pourparlers avec le ministère de la Santé de la province dans le but de venir un pôle de distribution du vaccin pour le reste de la Saskatchewan.

Par ailleurs, un autre texte de Radio-Canada souligne que le candidat au vaccin contre la COVID-19 conçu par le Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO-InterVac) de l’Université de la Saskatchewan a reçu l’autorisation de Santé Canada d’amorcer la première phase des essais clinique sur des humains.

Plus d’étudiants fréquentent les banques alimentaires

Un article du Journal de Montréal démontre que depuis le début de la pandémie, davantage d’étudiants font appel aux banques alimentaires pour se nourrir. Selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec, au mois de mai dernier, près de 24 pour cent des jeunes adultes âgés entre 18 et 24 ans vivaient de l’insécurité alimentaire.

Le contexte dans lequel on vit depuis mars dernier a d’ailleurs accéléré la création d’une nouvelle banque alimentaire à l’Université du Québec à Montréal. Elle a été inaugurée en octobre. « C’était un projet qu’on voulait faire bien avant la pandémie, mais la COVID-19 a accéléré le processus de réalisation considérant qu’on a vu une demande grandissante et plus importante des étudiantes à ce niveau-là », raconte la présidente de l’Association étudiante de l’École des sciences de la gestion (AéESG), Thalie Monette.

À l’origine du Bac alimentaire, l’AéESG estime que « l’insécurité alimentaire a toujours existé chez leurs étudiants, mais que la pandémie a exacerbé le problème. Plus de 950 personnes ont profité des services du Bac alimentaire depuis sa création ».

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