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Actualités

COVID-19 : nouvelles des universités canadiennes

Vous trouverez ici des nouvelles que nous publions régulièrement en ce qui concerne les mesures prises par les universités canadiennes pour faire face à la pandémie de COVID-19.

par AFFAIRES UNIVERSITAIRES | 22 SEP 21

Note du rédacteur : consultez régulièrement cette page pour plus de mises à jour.

Mercredi 22 septembre

Prévoir les prochaines variations du virus

Une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal est désormais en mesure de simuler par ordinateur plus de 17 000 mutations possibles du virus responsable de la COVID-19. Grâce à cette technique de modélisation, les chercheurs arrivent donc à prévoir les mutations avant même qu’elles apparaissent dans la nature et d’anticiper leur virulence chez l’humain.

Si le modèle a déjà réussi à prévoir l’apparition de certains variants, notamment le B117 (« britannique »), le B1351 (« sud-africain ») et le BR-P1 (« brésilien »), ces prévisions comportent cependant des limites. Par exemple,le variant Delta ne serait pas plus contagieux que les autres selon le modèle. « Comme nous voulions faire des prévisions à haut débit, nous avons simplifié notre modèle. Cette simplification fait que nous n’arrivons pas à capturer les autres processus biologiques et moléculaires qui aident le virus à être plus infectieux », précise Rafaël Najmanovich, responsable du projet et professeur au Département de pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal.

Les universités albertaines repassent au virtuel

Les universités de l’Alberta, MacEwan, de Lethbridge, Mount Royal et de Calgary ont temporairement annulé leurs cours en présentiel afin de s’adapter aux nouvelles restrictions sanitaires imposées mercredi dernier par le gouvernement albertain, rapporte Radio-Canada.

Ces nouvelles règles visent à freiner la propagation de la COVID-19 dans la province. Le gouvernement impose donc désormais une limite de personnes pour les rassemblements sociaux et la distanciation physique de deux mètres dans les espaces intérieurs.

Une fête qui soulève des questions à Trois-Rivières

Selon Radio-Canada, le service policier de Trois-Rivières procède actuellement à des vérifications liées à une vidéo captée lors d’une fête survenue le 15 septembre dernier au bar étudiant La chasse-galerie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. En fonction de ce que l’enquête révélera, un constat général d’infraction pourrait être transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui pourrait remettre une amende pour non-respect des mesures sanitaires.

Selon les diverses informations qui circulent, dans cette vidéo, on voyait des étudiants qui dansaient sans masque à l’intérieur du bar étudiant. Au lendemain de ces événements, la décision de fermer les portes du bar étudiant à 19 h les soirs de semaine (plutôt qu’à 1 h) a été prise et cette mesure sera en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

L’Université de Montréal précise les règles à observer sur son campus

Le passeport vaccinal sera nécessaire pour prendre part à certaines activités non essentielles sur le campus de l’Université de Montréal. Sur la page Web que l’Université dédie à cette question, on trouve la liste des activités non essentielles qui requerront le passeport vaccinal, telles que le fait de participer ou d’assister à une compétition sportive ou pour toute activité organisée de socialisation ou de réseautage. On trouve au même endroit la liste des activités considérées essentielles et pour lesquelles le passeport vaccinal ne sera pas exigé.

D’ailleurs, l’établissement a tenu à préciser un peu plus tôt cette semaine dans un message envoyé à tous les étudiants qu’« il n’y a pas de distanciation à observer durant les cours entre les étudiants et étudiantes : la consigne s’applique actuellement dans tout le milieu de l’enseignement supérieur au Québec ». Dans le même message, les étudiants étaient invités à éviter de s’asseoir à la première rangée des salles de classe afin de permettre une distance de 2 mètres entre l’enseignant, qui est autorisé à retirer son masque, et les étudiants. L’Université rappelle également qu’« il est strictement interdit de manger ou de boire pendant les cours ».

De plus, dans un autre message envoyé aux étudiants étrangers, l’Université de Montréal invite ceux qui ont été vaccinés à l’extérieur du Québec à inscrire leur vaccination dans le Registre de vaccination du Québec afin de pouvoir obtenir une preuve de vaccination électronique. Il sera exceptionnellement possible d’inscrire le tout dans le Registre sur le campus de Montréal les 23 et 24 septembre. Après ces deux jours, les étudiants devront se déplacer dans les cliniques désignées pour le faire.

Mercredi 15 septembre

Davantage de plagiat durant la pandémie

La Presse rapporte que la pandémie a engendré une recrudescence des cas de plagiat dans les universités québécoises. Une demande d’accès à l’information soumise par le média a en effet permis à celui-ci de démontrer que les universités avaient vu leurs cas de plagiat doubler pendant la pandémie.

À l’Université de Montréal seulement, plus de 500 cas ont été enregistrés entre les mois de mars 2020 et juin 2021. Toutes les facultés de l’établissement ont été touchées par ce fléau.

Selon Julie Rinfret, chargée de cours en linguistique à l’Université du Québec à Montréal, il pourrait y avoir encore plus de cas de plagiat dans les universités. « Ce qui est pénible avec les cas de tricherie, c’est que ça demande de monter un solide dossier. C’est vraiment chronophage. Je crains que certains de mes collègues se soient fermé les yeux », déplore-t-elle.

Le président de l’Union étudiante du Québec, Samuel Poitras, souligne toutefois que l’augmentation des cas de plagiat pourrait en partie être due à l’utilisation de logiciels de surveillance. « S’il y a du bruit derrière l’étudiant parce qu’il est en colocation, ou encore qu’un enfant passe en arrière-plan pendant un examen, c’est automatiquement placé [par le logiciel] dans les soupçons de plagiat », expose-t-il. Celui-ci juge que pour remédier à la situation, il faudrait inciter les professeurs à utiliser des méthodes limitant le plagiat, comme des examens à livre ouvert ou des exposés oraux.

Collation des grades à Trois-Rivières

Les diplômés de l’Université du Québec à Trois-Rivières pouvaient participer jusqu’au 14 septembre dernier à une cérémonie de collation des grades, indique Radio-Canada. Au total, 1 000 des 6 000 diplômés de 2020 et 2021 ont participé à la cérémonie, qui était seulement accessible à ceux-ci en raison de la COVID-19. L’événement était toutefois diffusé en ligne pour les familles des participants. « Les gens ont l’impression qu’une toge et [un] mortier, c’est cute, mais ça va au-delà, a souligné une finissante. Avoir la possibilité de le porter vient couronner la fierté qu’on a. »

L’Université Laval prêche par l’exemple en matière de vaccination

Pas moins de 92 % des étudiants de l’Université Laval ont reçu leur première dose de vaccin, tandis que 86 % sont maintenant complètement vaccinés. Selon le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale, cela en fait l’une des communautés universitaires les plus vaccinées de la province.

Cas de COVID-19 à l’Université Laurentienne

Radio-Canada rapporte qu’un étudiant de l’Université Laurentienne a reçu un diagnostic positif à la COVID-19. L’établissement juge toutefois le risque d’éclosion peu élevé, alors qu’il a eu peu de contacts avec des personnes ne faisant pas partie de sa cohorte.

La politique de vaccination de l’Université Laurentienne impose que toute personne souhaitant se rendre sur le campus soit complètement vaccinée ou bénéficie d’une exemption à partir du 15 octobre.

Mercredi 8 septembre

Un retour sur les campus qui ne réjouit pas tout le monde

Si certains étudiants jubilaient à l’idée du retour en présentiel, d’autres éprouvent de l’anxiété face à cette réalité, expose Le Devoir. L’idée de se retrouver dans des espaces clos sans distanciation cause en effet du stress à beaucoup d’étudiants et membres du personnel.

À sa plus récente assemblée générale, le Syndicat général des professeures et professeurs de l’Université de Montréal (SGPUM) a adopté à l’unanimité des résolutions réclamant l’installation de lecteurs de CO2 et des tests de ventilation dans les salles de classe, ainsi que des détails sur les travaux effectués en lien avec la qualité de l’air en prévision de la rentrée. Les professeurs désirent également avoir la possibilité de choisir entre des formats de cours en présentiel ou hybrides.

« Le gouvernement a fait un bon travail pour sensibiliser les gens aux dangers de la maladie, souligne la présidente du SGPUM, Audrey Laplante. L’idée de se retrouver dans une classe ou dans un amphithéâtre avec 50, 100, 200 ou 400 étudiants fait peur à bien des gens. »

De son côté, l’Université de Montréal soutient qu’elle demeure à l’écoute de ses professeurs et de ses étudiants. « Des mesures d’accommodement ont été offertes aux professeurs et aux chargés de cours dont la condition médicale présente un risque particulier […] Nous avons aussi entendu les préoccupations des étudiants, qui sont majoritaires à souhaiter un retour sécuritaire au présentiel », soulève Julie Gazaille, attachée de presse de l’Université de Montréal. Celle-ci ajoute que 90 % des salles de classe ont présentement un système de ventilation mécanique, tandis qu’il demeure possible d’avoir recours à la ventilation naturelle pour le 10 % restant.

À l’Université du Québec à Montréal, une pétition lancée par des étudiants désirant le retour de l’enseignement comodal a recueilli 3 700 signatures.

L’Association étudiante de l’Université McGill réclame de son côté la vaccination obligatoire sur le campus en plus de la possibilité de suivre leurs cours à distance pour les étudiants, rapporte La Presse. « Il y a des gens qui ne se sentent pas en sécurité sur le campus en ce moment. Personnellement, je ne me sentirais pas en sécurité dans une classe pleine, sans distanciation », souligne la vice-présidente de l’Association, Claire Downie.

Soulignons que dans les universités québécoises, les masques sont obligatoires en tout temps, sauf pour manger.

Le Parti libéral du Québec réclame la vaccination obligatoire dans les universités

La porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et des services sociaux, Marie Montpetit, et la porte-parole en matière d’enseignement supérieur, Hélène David, estiment qu’il est « impératif que le gouvernement étende rapidement la vaccination obligatoire dans les milieux d’enseignement supérieur ».

Elles soulignent que des étudiants et des professeurs ont fait part de leurs inquiétudes quant à la rentrée sur les campus et réclament également le déploiement massif des tests rapides.

« Aujourd’hui, nous avons tous les moyens nécessaires disponibles pour protéger les étudiants et tout le personnel des cégeps et universités, a souligné Mme David. Le gouvernement a le devoir de prendre les mesures qui s’imposent pour préserver leur sécurité afin de ne pas mettre en péril le retour des étudiants sur les campus. »

Le point sur la vaccination dans les universités

Il sera obligatoire d’avoir obtenu une dose de vaccin d’ici le 20 septembre et deux d’ici le 24 octobre prochain pour accéder au campus de l’Université de Saint-Boniface, rapporte Radio-Canada. Autrement, les personnes qui souhaitent s’y rendre devront montrer un test négatif récent. La décision a été saluée par l’Association étudiante et l’Association des professeurs et professionnels de l’Université.

À l’Université Bishop’s, il sera obligatoire d’avoir une preuve vaccinale pour participer aux activités d’intégration, selon Le Journal de Montréal. L’établissement devient ainsi le premier au Québec à imposer une telle mesure. « On parle des activités comme le bar qui est sur le campus, les soirées de jeux de société et plus. Hier, un spectacle était donné sur le campus et il fallait la preuve vaccinale pour y assister », souligne Enzo Evangelisti, président de l’Association étudiante de l’Université Bishop’s.

En ce qui concerne l’Université de la Colombie-Britannique, il sera également nécessaire d’avoir une preuve vaccinale pour accéder aux campus, sans quoi il faudra se soumettre régulièrement à des tests de dépistage, rapporte Radio-Canada. Un passeport vaccinal sera en vigueur à partir du 13 septembre prochain dans la province.

Pour ce qui est de l’Université du Québec en Outaouais, qui accueillera selon Le Droit 6 600 étudiants sur ses campus cette année, la rectrice Murielle Laberge n’ose pas encore se positionner sur la vaccination obligatoire. « C’est difficile de se positionner. Il y a toujours la question du respect des droits individuels, aussi, souligne-t-elle. Mais quand je vois le taux de vaccination, je me dis que sur une base volontaire, avec les campagnes de promotion, les gens répondent dans une très grande proportion. Je pense qu’on a beaucoup plus de succès avec ces appels que par la coercition. »

Clinique de vaccination à l’Université de Moncton

L’Université de Moncton a annoncé qu’elle ouvrirait une clinique de vaccination sur son campus d’Edmundston le 15 septembre. Celle-ci desservira les membres du personnel enseignant et non enseignant, les élèves, les étudiants et les collégiens du regroupement Édupôle et de la Saint Mary’s Academy. La clinique sera sans rendez-vous, mais il sera nécessaire de s’inscrire en ligne.

Retour sur les campus en Atlantique

Des milliers d’étudiants sont de retour sur les campus dans les provinces de l’Atlantique, indique Radio-Canada. À l’Université de Moncton, où les étudiants et les membres du personnel doivent fournir une preuve de vaccination ou se soumettre à des tests de dépistage, les modalités de la rentrée sont bien reçues par les étudiants. « Je suis contente de voir que l’Université de Moncton prend les bonnes restrictions comme porter ton masque. Et ils ont aussi les places assignées pour chaque personne, je pense qu’ils ont mis de bonnes mesures », a témoigné une étudiante venue de l’Ontario.

À Halifax, ce sont environ 30 000 étudiants qui sont revenus sur les campus. Comme pour leurs collègues de Moncton, ceux-ci doivent se plier à un protocole, ce qui ne les contrarie toutefois pas vraiment. « Il y a [beaucoup de règlements], mais c’est pour nous garder en sécurité », a souligné une étudiante.

Requête particulière pour les étudiants de l’Université de Victoria

À la suite de célébrations sur son campus rassemblant des centaines de personnes, dont plusieurs ne portant pas de masque, l’Université de Victoria a demandé à ses étudiants de ne pas participer à des fêtes, rapporte Radio-Canada. Si la fête était techniquement permise selon la réglementation de la Colombie-Britannique, qui ne limite pas le nombre de participants pour les rassemblements extérieurs, la propagation du virus inquiète l’administration de l’Université, et ce, d’autant plus que la rentrée universitaire approche.

L’arrivée d’étudiants étrangers retardée

Radio-Canada rapporte que des milliers d’étudiants étrangers aux prises avec des difficultés avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pourraient voir leur arrivée au pays être retardée. Les délais de traitement des permis d’étude des étudiants, nécessaires pour leur séjour en sol canadien, sont à la source de cette situation.

Le ministère évoque notamment la pandémie et la crise afghane pour expliquer les retards. « Nous comprenons que les demandeurs de permis d’études dans les pays où d’importantes restrictions liées à la COVID-19 sont en vigueur peuvent avoir rencontré des difficultés à présenter une demande complète au 15 mai, car ils n’ont peut-être pas été en mesure de fournir leurs données biométriques, leurs certificats de police ou leur preuve d’études, ou alors de subir un examen médical aux fins de l’immigration à temps », avance le porte-parole Rémi Larivière.

Mercredi 1er septembre

Le point sur la rentrée universitaire

La rentrée universitaire s’est entamée cette semaine dans plusieurs établissements québécois. Tour d’horizon de ces universités.

À l’Université Laval, ce sont 62 % des étudiants inscrits qui retourneront sur le campus, indique Radio-Canada. Selon le vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, Robert Beauregard, la proportion d’étudiants qui étudieront en présentiel représente donc environ 75 % du pourcentage habituel. Ce sont donc près de 40 % des étudiants qui étudieront en ligne cette session.

Si 86 % des étudiants de l’établissement ont reçu deux doses de vaccin, le passeport vaccinal sera toutefois imposé pour certaines activités. « Ce qu’on veut surtout pour nos étudiants, c’est une stabilité. Donc, de mettre des mesures comme le passeport vaccinal pour les activités qui ne sont pas essentielles ou le port du masque obligatoire en tout temps, selon nous, ce sont les meilleures façons d’éviter des éclosions », a déclaré la présidente de la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), Cyndelle Gagnon.

L’Université stipule qu’il n’y aura pas de renvoi à la maison si des cas de COVID-19 venaient à être déclarés dans une classe. « Si on a une personne qui est atteinte de la COVID-19 en portant le masque, les personnes dans l’entourage ont un risque minimum. Elles doivent surveiller leurs symptômes, mais elles vont pouvoir quand même aller à leurs cours », souligne M. Beauregard. Les tests rapides seront donc privilégiés en cas d’éclosion.

L’Université aurait enregistré une hausse d’inscription de 7 %, comparativement à l’automne dernier. En ce qui concerne les étudiants internationaux, leur nombre a augmenté de 20 % par rapport à la même période de référence.

Pour ce qui est de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), le recteur, François Deschênes, se dit « confiant que l’établissement puisse avoir une session d’automne complète en présentiel », selon Le Journal le soir. En date du 30 août, 90 % des étudiants de l’établissement avaient reçu une première dose et 82,6 % de ceux-ci étaient complètement vaccinés.

À l’Université de Montréal, des cliniques de vaccination seront ouvertes sur les campus de Montréal et de Laval pendant la semaine de la rentrée. Les étudiants pourront recevoir leur première ou leur deuxième dose, alors que l’établissement encourage fortement sa communauté à aller se faire vacciner.

En ce qui concerne l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, l’établissement a annoncé qu’il exigerait des tests de dépistages fréquents à sa communauté non vaccinée, indique Radio-Canada. Cette politique s’appliquera aux cinq campus de l’Université et sera en vigueur dès le 15 octobre.

Les universités refusent la vaccination obligatoire

Le Devoir rapporte qu’alors que 86 % de leurs étudiants sont complètement vaccinés, les universités québécoises refusent l’imposition du vaccin sur leurs campus, puisque cela « représenterait [notamment] un véritable casse-tête pour les établissements, qui devraient surveiller les allées et venues de milliers de personnes ».

« La rentrée est déjà commencée à plusieurs endroits. On est prêts. Il faut se concentrer sur l’accueil de nos étudiants, ce n’est pas le temps de changer les règles du jeu », a insisté Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke et président du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI).

Certaines universités imposeront toutefois le passeport vaccinal pour certains étudiants, comme les étudiants-athlètes, ceux qui habitent en résidence ou ceux qui veulent accéder à certains lieux.

Des professeurs souhaitent le maintien des cours en ligne

Le Devoir rapporte que 272 professeurs et chargés de cours ont signé une lettre dans laquelle ils réclament d’avoir la liberté de donner ou de suivre des cours en ligne. La présence du variant Delta justifie en partie cette prise de position.

« Les universités du Québec regroupent environ un demi-million de personnes qui ont des liens familiaux et d’amitié ou professionnels hors du milieu académique. Cette situation pourrait transformer nos universités en formidables milieux de culture du variant Delta et favoriser les probabilités de nouvelles mutations plus dangereuses, car plus infectieuses ou plus virulentes. Nous sommes tous impatients de retourner à l’université, mais cette impatience accompagnée d’un plan laxiste expose le Québec à un confinement général dans les prochains mois », peut-on lire dans la lettre.

Les signataires réclament notamment l’imposition d’un passeport vaccinal dans les universités, l’imposition des tests rapides aux personnes non vaccinées et de laisser aux professeurs la liberté d’offrir des cours en ligne ou en format hybride.

L’annulation du vote sur certains campus fait réagir

La décision d’Élections Canada d’annuler la possibilité de voter sur le campus de l’Université d’Ottawa déçoit la communauté estudiantine, rapporte Radio-Canada. Celle-ci craint que cette annonce fasse en sorte que certains étudiants n’exercent pas leur droit de vote. Il était possible depuis 2015 de voter sur le campus de l’Université.

« Le seul mandat d’Élections Canada est de rendre le vote aussi fluide, simple et facile que possible. […] L’absence du programme de vote sur le campus fait exactement le contraire », déplore le commissaire à la défense des droits au sein du Syndicat des étudiants de l’Université d’Ottawa, Armaan Singh Kheppar.

De son côté, Élections Canada justifie sa décision en évoquant des raisons logistiques, donnant comme exemple la pandémie et « le déclenchement rapide des élections ». L’organisation ajoute qu’il demeure possible de voter par la poste pour les étudiants.

Dans les provinces de l’Atlantique, la décision déçoit aussi, selon Radio-Canada.

« Disons qu’on comprend le contexte, le raisonnement, les raisons [pour] lesquelles Élections Canada a décidé de ne pas avoir le programme de vote sur les campus cette année, mais ça ne va pas enlever notre frustration par rapport à la décision », souligne la présidente de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton, Mathilde Thériault.

« Le vote sur les campus, c’est un choix naturel et intuitif pour plusieurs étudiants et étudiantes depuis que ç’a été mis en place il y a quelques années, dont moi-même. La première fois que j’ai voté, c’était sur un campus. C’est sûr qu’Élections Canada doit retrousser ses manches et redoubler d’efforts pour faciliter le vote de la masse étudiante. »

L’Université de Calgary met au point une application pour dépister la COVID-19

Une application développée par l’Université de Calgary pourrait permettre de savoir si une personne est infectée par la COVID-19 simplement en toussant dans le micro de son téléphone, rapporte Radio-Canada.

« Cette méthode pourrait être une première étape pour savoir si une personne est possiblement infectée. Le test se fait en quelques secondes sans être invasif. Comme premier outil de dépistage, cela réduirait le nombre d’écouvillons nécessaires », explique le professeur d’ingénierie à l’Université de Calgary, Behrouz Far.

L’application pourrait permettre de déceler la maladie même chez les personnes asymptomatiques. Pour le moment, il serait possible de dépister environ 70 % des cas positifs. L’application n’est toutefois pas encore prête à être rendue publique à l’heure actuelle.

Jeudi 26 août

Le point sur la vaccination au Canada

À l’approche de la rentrée universitaire dans les différentes provinces canadiennes, les exigences liées à la vaccination se précisent dans les universités.

Dans les provinces de l’Atlantique, la vaccination obligatoire dans certaines universités est bien perçue par les associations étudiantes, relève Radio-Canada. À l’heure actuelle, la vaccination des étudiants et des membres du personnel sera exigée dans quatre universités au Nouveau-Brunswick ainsi qu’à l’Université Memorial à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Université Mount Saint Vincent en Nouvelle-Écosse et à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Le port du masque et la distanciation physique devraient toutefois toujours être de mise à la rentrée.

La vaccination sera également obligatoire à l’Université de l’Ontario français, soulève Radio-Canada. Les personnes souhaitant se rendre sur le campus de l’établissement devront présenter une preuve de vaccination ou le résultat négatif d’un test de dépistage réalisé il y a au plus 72 heures. « Nous sommes d’avis que le respect des recommandations émanant de la santé publique nous permet d’offrir à l’ensemble de la population étudiante, au personnel et à nos partenaires l’environnement stimulant et sécuritaire dont elles et ils sont en droit de s’attendre au quotidien », a déclaré le recteur de l’Université, Pierre Ouellette.

À l’Université de Montréal, la double vaccination sera exigée pour les membres des équipes sportives, les étudiants en résidence et les étudiants et membres du personnel œuvrant dans les cliniques universitaires de santé humaine de l’établissement. Le port du masque sera également obligatoire sur le campus, sauf quelques exceptions.

Centre de dépistage rapide au Campus Saint-Jean

Au grand plaisir des étudiants du Campus Saint-Jean, l’Université de l’Alberta a annoncé qu’elle y installerait un centre de dépistage rapide, rapporte Radio-Canada. Une annonce préalable faisant mention de la mise en place de telles infrastructures excluait le Campus des lieux visés.

« Ce n’était pas du tout acceptable d’avoir oublié ou ignoré le Campus Saint-Jean et ses étudiants », déplore Chiara Concini, vice-présidente externe de l’Association des universitaires de la Faculté Saint-Jean. « Il faut assurer la sécurité de tous les étudiants. Donc, on est très contents que le Campus soit maintenant inclus. »

Rentrée sous le signe des retrouvailles en Abitibi-Témiscamingue

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) accueillait ses étudiants en présentiel lors de la rentrée lundi. Selon Radio-Canada, autant les élèves que les professeurs étaient heureux de l’événement, bien différent de l’an dernier.

« On est vraiment très heureux de revoir nos étudiants. Oui, il y en a certains qu’on a pu voir l’année dernière, mais c’était les exceptions. Là, on peut vraiment tous les accueillir. Les étudiants avec qui j’ai parlé aujourd’hui et hier sont très, très heureux de revenir en présentiel et de revoir leurs collègues et professeurs », s’est réjouie la vice-rectrice à l’enseignement, à la recherche et à la création de l’établissement, Manon Champagne.

Comme le taux de vaccination de l’UQAT est supérieur à 75 %, les étudiants n’ont pas à porter le masque en tout temps que dans les aires communes. « Ce que ça implique pour nos étudiants, c’est que quand le deux mètres ne peut être respecté, ils doivent porter leur masque en tout temps. Quand il y a de plus petits groupes et que le deux mètres peut être respecté, ils peuvent se permettre de le retirer », a souligné Mme Champagne.

Lundi 23 août

Vaccination exigée dans des universités du Manitoba

Radio-Canada rapporte que l’Université du Manitoba, l’Université de Winnipeg, la Canadian Mennonite University, le Collège Red River et le Collège universitaire du Nord exigeront de leurs étudiants et de leur personnel qu’ils soient vaccinés à la prochaine rentrée.

Pour leur part, si elles « encouragent fortement la vaccination », l’Université de Saint-Boniface, l’Université de Brandon et le Collège universitaire Providence n’ont pas encore pris de décision quant à la vaccination obligatoire.

Dans les universités concernées par la vaccination obligatoire, peu d’exceptions seront permises, alors que l’Université de Winnipeg ne permettra qu’aux personnes dotées d’une « raison médicale vérifiée » d’entrer sur son campus et que l’Université du Manitoba « accommodera les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées pour des raisons médicales et […] travaillera avec [les] individus qui demandent une exemption pour d’autres raisons ».

Plus de détails sur la prochaine rentrée de l’Université de Moncton

L’Université de Moncton a annoncé qu’à partir du 15 octobre prochain, la double vaccination serait obligatoire sur ses trois campus. Les personnes ne répondant pas à cette exigence auront à se soumettre à des tests rapides fréquents. L’établissement répond ainsi à la recommandation du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

« Les personnes actuellement atteintes de la COVID-19 dans la province sont, en très grande majorité, des gens qui ne sont pas pleinement vaccinés. C’est la preuve que la vaccination fonctionne, a déclaré Denis Prud’homme, recteur de l’Université de Moncton. C’est donc pour protéger les membres de notre communauté universitaire, mais aussi les enfants, les aînés et les personnes immunosupprimées que nous côtoyons toutes et tous, que nous devons participer à l’effort collectif pour atteindre un taux de vaccination très élevé. »

Par ailleurs, l’Université a annoncé le 19 août être en période de transition jusqu’au 15 octobre, à moins d’avis contraire de la Santé publique de la province. Si la rentrée s’amorcera en présentiel à partir du 7 septembre, le masque demeurera obligatoire dans les salles de classe et les espaces communs jusqu’au moins cette date butoir. Certaines mesures, comme l’utilisation des locaux à seulement 50 % de leur capacité et une distanciation physique d’un mètre entre les individus dans les locaux devraient ensuite continuer d’être appliquées jusqu’à la fin de la session.

Jeudi 19 août

Masques obligatoires pour la rentrée au Québec

TVA Nouvelles rapporte que, pour faire face à la montée du variant Delta, le masque sera obligatoire dans les universités au cours de la rentrée d’automne.

« Étant donné que les étudiants arrivent de partout au Québec et même de l’étranger, la santé publique recommande maintenant que le masque soit obligatoire », a expliqué le premier ministre du Québec, François Legault. Il a ajouté que cette mesure pourrait ne durer que quelques semaines, tout dépendamment de l’évolution de la situation épidémiologique. « Mais le virus nous réserve toujours des surprises », a toutefois tenu à rappeler le premier ministre.

Les universités canadiennes mal préparées à la rentrée, selon une experte

Dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir, Joanne Liu, professeure à l’École de santé des populations et de santé mondiale de l’Université McGill, déplore que les universités canadiennes se fient presque uniquement aux couvertures vaccinales exigées par les provinces pour préparer la rentrée. Elle juge notamment que la cible de vaccination du Québec, se chiffrant à 75 % des jeunes âgés de 19 à 29 ans, devant permettre le retour en présentiel sur les campus est trop basse, compte tenu de la montée en puissance du variant Delta.

La Dre Liu estime qu’une vaccination complète de ce groupe d’âge serait plus avisé afin de réduire le risque de transmission sur les campus. Elle recommande également le port du masque dans les endroits fermés, comme les salles de classe ou les bibliothèques.

Probable perte de revenus pour les universités canadiennes pour 2020-2021

Selon une récente étude de Statistique Canada mettant de l’avant plusieurs scénarios, les universités canadiennes auraient subi une perte de revenus liée à la COVID-19 pour l’année 2020-2021. Le résultat envisagé le plus pessimiste projette une perte de revenus de 2,5 milliards de dollars, causée principalement par une diminution des inscriptions des étudiants étrangers et canadiens.

Les syndicats liés à l’enseignement supérieur veulent être consultés

À quelques semaines de la rentrée universitaire, les syndicats représentant le personnel des établissements d’enseignement supérieur québécois veulent davantage avoir leur mot à dire concernant le retour en classe, rapporte Radio-Canada.

« On entame une session avec des cohortes qui ont été fragilisées par 18 mois de télé-enseignement ou en alternance télé-enseignement et présentiel pour certains », souligne la présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), Lucie Piché. Selon celle-ci, les travailleurs du milieu de l’enseignement supérieur sont « épuisés par la dernière année et demie ». Certaines décisions prises depuis le début de la pandémie sans que ceux-ci aient été consultés n’ont pas eu les effets escomptés, déplore-t-elle également.

Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras, tient de son côté à ce que les employés des universités soient consultés, si des aménagements supplémentaires en viennent à être nécessaires au cours de la prochaine rentrée. « C’est là souvent qu’il y a un problème : c’est quand ces aménagements-là ne sont pas traités en collaboration avec le personnel, et c’est ça qu’on veut éviter », insiste-t-il.

Le point sur la vaccination dans les universités ontariennes

Si plusieurs universités ontariennes avaient déjà annoncé qu’elles exigeraient de leurs étudiants et de leur personnel qu’ils soient vaccinés pour la prochaine rentrée (voir la mise à jour du lundi 16 août), le gouvernement ontarien a annoncé qu’il rendrait la mesure obligatoire, selon TVA Nouvelles.

Radio-Canada rapporte d’ailleurs que le Bureau de santé publique de Toronto a lancé une campagne nommée #VaxTOCampus visant à encourager la vaccination dans les universités « afin de contribuer à la sécurité et à la santé de la communauté ».

Lundi 16 août

Le retour au présentiel tarde pour des étudiants de l’Université Laval

Des étudiants de l’Université Laval devront une fois de plus suivre une session majoritairement à distance à l’automne, rapporte TVA Nouvelles. Certains étudiants devront même suivre une session entièrement en ligne.

La présidente de la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), Cyndelle Gagnon, estime que 35 % des cours de l’établissement seront offerts à distance cette session, comparativement à une proportion de 25 % avant la pandémie. Si elle demeure déçue de ce pourcentage, Mme Gagnon juge que l’Université a agi de la bonne façon, en ne modifiant pas son approche depuis le dévoilement des modalités de la rentrée d’automne à la mi-juin. « Ça n’aurait pas été agréable pour des étudiants [qui avaient prévu étudier à distance] de se faire dire qu’ils doivent revenir à Québec et se trouver un logement à quelques semaines de la rentrée. Ça aurait créé un stress », reconnaît-elle

Du côté de l’Université Laval, on qualifie la rentrée à venir de « session de transition vers la normale », tandis qu’on veut « rendre possible le retour d’une large part des activités d’enseignement sur le campus ».

Le point sur l’exigence de vaccination dans les universités

De plus en plus d’universités canadiennes exigeront la vaccination de leurs étudiants, enseignants et membres du personnel à la rentrée, indique Radio-Canada.

En Ontario, l’Université de Windsor, l’Université Queen’s à Kingston, l’Université de Guelph et l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario à Oshawa sont les derniers établissements à avoir adopté la vaccination obligatoire pour la rentrée d’automne. L’Université de Toronto, l’Université Western à London et l’Université d’Ottawa avaient déjà annoncé leurs intentions la semaine dernière (voir la mise à jour du jeudi 12 août).

« Nous savons, grâce à la science médicale, qu’assurer des taux de vaccination élevés est le moyen le plus efficace d’atténuer une quatrième vague et de protéger au mieux notre retour complet prévu sur le campus », a déclaré le principal et vice-chancelier de l’Université Queen’s, Patrick Deane.

Même si le Conseil des universités et collèges de l’Ontario réclame une politique provinciale concernant la vaccination des étudiants, du personnel et du corps professoral de niveau postsecondaire, du côté du premier ministre Doug Ford, on écarte pour l’instant l’idée d’un système de certificats de vaccination.

En Saskatchewan, l’Université de Regina et l’Université de la Saskatchewan ont annoncé qu’il serait obligatoire de fournir une preuve de vaccination pour circuler sur leurs campus à l’automne, selon Radio-Canada.

À l’Université de Regina, à partir du 1er octobre, les deux doses de vaccin devront avoir été reçues. « L’Université de Regina est convaincue qu’en rendant les vaccins obligatoires, nous pouvons réduire la transmission de la COVID-19 sur nos campus et dans nos communautés », a déclaré le recteur et vice-chancelier de l’établissement, Jeff Keshen.

L’Université de Saskatchewan, quant à elle, exigera que les membres de sa communauté souhaitant participer à des activités en présentiel aient reçu deux doses de vaccin à partir du 18 octobre.

Jeudi 12 août

Les universités annoncent leurs couleurs pour la rentrée

La rentrée universitaire approchant à grands pas, plusieurs établissements commencent à émettre leurs directives concernant la vaccination.

L’Université d’Ottawa rendra la vaccination obligatoire pour tous ses étudiants, enseignants, membres du personnel et pour le public désirant se rendre sur son campus. Cette directive sera applicable à partir du 7 septembre pour la première dose et du 15 octobre pour la deuxième dose.

« La vaccination obligatoire aidera à assurer la sécurité de notre communauté et à contrer la propagation du virus et de ses variants, a déclaré l’Université via un communiqué. Nous demandons donc à chaque membre de la population étudiante, du corps professoral et du personnel de contribuer à sa propre protection, de même qu’à celle de ses proches, de ses camarades de classe et de l’ensemble de notre communauté. »

Les personnes non vaccinées devront se soumettre à des tests de dépistage fréquents, au port du masque ainsi qu’à « des mesures qui pourraient être annoncées plus tard ».

Des exceptions seront toutefois permises pour des raisons médicales ou pour « tout autre motif valable en vertu du Code des droits de la personne de l’Ontario ».

La vaccination sera également obligatoire sur le campus de l’Université de Toronto, indique TVA Nouvelles. Les étudiants, enseignants et membres du personnel devront ainsi déclarer leur statut vaccinal sur une application développée par l’Université, UCheck. Les personnes non vaccinées devront se soumettre à des tests de dépistage deux fois par semaine.

À l’Université Laurentienne, si la vaccination est encouragée, la rendre obligatoire n’est pas envisagé, selon Radio-Canada. Le port du masque sera toutefois exigé en classe et lorsqu’il sera impossible d’observer une distance de deux mètres. Un dépistage systématique des étudiants, enseignants et membres du personnel est également écarté, alors qu’il sera demandé à ceux-ci d’observer « vérifier eux-mêmes la présence de symptômes ».

L’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s, quant à elles, n’imposeront pas la vaccination obligatoire à leurs communautés respectives, exception faite des étudiants souhaitant habiter dans les résidences de cette dernière, rapporte La Tribune. De son côté, l’Université de Sherbrooke prévoit à nouveau proposer des cours à l’extérieur.

D’après La Presse, le port du masque demeurera obligatoire en tout temps à l’Université de Montréal, que ce soit en classe, à la bibliothèque ou à la cafétéria. « On veut assurer la sécurité et la santé du plus grand nombre. On a une conseillère en santé publique et le port du masque en tout temps, c’était dans ses recommandations », a déclaré la porte-parole de l’Université, Geneviève O’Meara.

L’Université McGill a annoncé qu’elle exigerait également le port du masque en tout temps.

Lors d’un point de presse tenu le 6 août dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, avait soutenu que le port du masque ne serait pas exigé dans les salles de classe, les bibliothèques et les aires de restauration des universités. La ministre avait toutefois écarté l’idée de rendre la vaccination obligatoire dans les universités québécoises.

Pour ce qui est des Maritimes, les universités ne prévoient pas obliger la vaccination sur leurs campus, rapporte Radio-Canada.

Mesures plus strictes demandées en Colombie-Britannique

Le Faculty Union de l’Université Simon Fraser réclame au gouvernement britanno-colombien des mesures sanitaires plus strictes, indique Radio-Canada. « Le danger du variant Delta n’a pas été pris en compte par l’administration dans son plan décidé il y a quelques semaines. La situation a changé et ce plan n’est plus approprié », soutient un professeur agrégé de sciences politiques de l’établissement, Laurent Dobuzinskis.

La médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, a toutefois annoncé qu’aucune restriction supplémentaire ne devrait être annoncée.

Le Faculty Union de l’Université Simon Fraser réclame notamment le port du masque et la création de centres de vaccination sur le campus.

Lundi 9 août

Difficultés pour les étudiants étrangers à l’approche de la rentrée

Certains étudiants étrangers voient leur arrivée au Québec retardée ou en péril en raison de délais dans le traitement de leurs permis d’étude, rapporte Le Devoir. Les retards seraient notamment occasionnés par le temps de traitement des données biométriques des étudiants par les autorités canadiennes.

Pour avoir une réponse aux alentours du 9 août, Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada avait suggéré aux étudiants de soumettre leur dossier complet avant le 15 mai. « Dans le contexte de la pandémie et des nombreuses difficultés qu’elle engendre, nous voulions fournir une date cible aux personnes qui se préparent à commencer leurs études à l’automne », a expliqué une porte-parole du ministère. Celui-ci en serait présentement à traiter les demandes reçues entre le 1er et le 8 mai.

À l’Université de Sherbrooke, sur les 1300 étudiants étrangers prévus, entre 700 et 1100 pourraient entrer au Canada. En ce qui concerne l’Université de Montréal et l’Université McGill, les établissements pourraient procéder à des aménagements pour accommoder les étudiants.

Selon Radio-Canada, certains étudiants étrangers ont également de la difficulté à faire reconnaître leur vaccination. En effet, certains vaccins, comme le vaccin russe Spoutnik V, ne sont pas reconnus par Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé.

Si certaines universités ont assoupli leurs délais, cela demeure néanmoins un obstacle pour les étudiants cherchant à habiter en résidence.

D’après la consultante en immigration Roya Golesorkhi, des étudiants ayant déjà reçu une série de vaccin n’étant pas approuvée au Canada sont inquiets à l’idée de mélanger différents vaccins. « C’est une préoccupation valable. Ils se considèrent comme complètement vaccinés et ils ne veulent pas se faire vacciner à nouveau ici », souligne-t-elle.

Une rentrée conventionnelle au Québec

Selon Le Devoir, la prochaine rentrée universitaire devrait se dérouler sans masque et sans distanciation au Québec. Si les étudiants n’auront pas à porter le masque en classe dans certains établissements, ils devront cependant le faire lors de leurs déplacements.

Une distanciation de deux mètres devra également être observée dans les salles d’entraînement, entre les tables dans les aires de restauration et au cours de certaines activités.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, a souligné que toutes les universités avaient atteint un taux de vaccination de 75 pour cent. Le port du masque en classe pourrait toutefois être adopté à nouveau si la situation épidémiologique en venait à se détériorer dans certaines régions.

Le passeport en vaccinal sera toutefois en vigueur en ce qui concerne les activités parascolaires.

Inquiétudes pour la rentrée à Trois-Rivières

La rentrée sans distanciation inquiète le syndicat des professeurs et des professeures de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), rapporte Radio-Canada. Le président du syndicat, Gilles Bronchti, soutient que la situation épidémiologique peut rapidement se détériorer et que le risque d’éclosion reste élevé.

« On espère tous que ça ira mieux et qu’on pourra faire des cours, moi le premier. Faire des cours en présence, c’est ce qu’il y a de mieux, mais d’un autre côté, [ce n’est pas] eux qui subiront, je parle des politiciens qui font ces annonces, [ce n’est pas] eux qui subiront les conséquences s’il y a une éclosion de cas », souligne M. Bronchti.

« L’université, oui, c’est de l’apprentissage, c’est des classes, mais c’est aussi tout un milieu bouillonnant, un milieu où il y a des rencontres qui se font, des activités sociales, sportives et tout ça », avance de son côté le porte-parole de l’UQTR, Jean-François Hinse.

Réjouissance à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Le recteur de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Vincent Rousson, se réjouit de l’annonce d’une rentrée en présentiel, indique Radio-Canada.

« En fait, la surprise, c’est la distanciation, parce que nous, on avait déjà annoncé au printemps dernier que nous serions en présentiel, donc ça, c’était déjà quelque chose sur lequel on avait travaillé à l’université, explique M. Rousson. On travaillait sur différents scénarios, du 1 mètre, du 2 mètres, mais le scénario le plus optimiste, c’était sans distanciation, alors là on est très contents aujourd’hui de l’annonce du ministère. »

L’établissement encourage tout de même ses étudiants à aller se faire vacciner.

Vaccination obligatoire demandée au Manitoba

Selon Radio-Canada, la Fédération des associations des professeurs universitaires du Manitoba (FAPUM) réclame la vaccination obligatoire des étudiants et du personnel des universités de la province.

Le président de la Fédération, Scott Forbes, déplore que le gouvernement provincial ait imposé des restrictions à certains rassemblements, comme dans les salles de cinéma ou les restaurants, mais pas sur les campus universitaires.

« Cela n’a vraiment aucun sens d’exclure les universités et les collèges lorsqu’on exige la vaccination ailleurs, et d’un point de vue légal, c’est très clair qu’une telle mesure est permise, souligne-t-il. Avec la menace d’une quatrième vague et le variant Delta hautement transmissible dans la communauté, une politique de vaccination obligatoire est une mesure prudente. »

Les universités manitobaines prévoient une rentrée hybride, avec des cours à distance et en présentiel.

Jeudi 29 juillet

Confirmation du retour en présentiel au Québec

Même si l’objectif de vaccination de 75 % des 16-29 ans n’est pas en voie d’être atteint pour le mois de septembre, la rentrée universitaire en présentiel pourra toujours avoir lieu, confirme La Presse. Avec une situation épidémiologique favorable, il s’agissait de l’une des conditions imposées par le gouvernement pour autoriser le retour des étudiants sur les campus.

« La Santé publique nous confirme que les chiffres sont très bons pour les étudiants dans les cégeps et les universités. On dépasse largement les chiffres du groupe d’âge visé si on regarde seulement la classe étudiante », a déclaré le directeur de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Nicolas Descroix.

Pour l’instant, ce sont 70,6 % de ce groupe d’âge qui ont reçu une première dose de vaccin. Le pourcentage s’élève toutefois à 80 % si on ne tient compte que des étudiants collégiaux et universitaires, tandis que la majorité de ceux-ci ont déjà reçu une deuxième dose ou ont pris rendez-vous pour l’obtenir.

Si la distanciation sociale risque d’être abandonnée dans le cadre d’une rentrée en présentiel, il est encore trop tôt pour statuer si ce sera aussi le cas du port du masque.

Du côté du Journal de Montréal, on avance également que « la Santé publique devrait autoriser le retour en classe à 100 % cet automne ». D’après le média, ce seraient 83 % des étudiants universitaires qui devraient être pleinement vaccinés d’ici à la rentrée.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, a confié au Devoir se réjouir de l’engagement des étudiants des établissements métropolitains. « Du côté des cégeps et des universités, on a de très bonnes couvertures de vaccination, Il reste quelques efforts [à faire] », a-t-elle soutenu.

Lundi 26 juillet

L’heure de vérité approche pour une rentrée sans distanciation au Québec

Selon Le Soleil, le gouvernement québécois envisagerait toujours que la prochaine rentrée ait lieu en présentiel. Pour ce faire, deux conditions avaient été déterminées au préalable : une situation épidémiologique favorable et un minimum de 75 pour cent des personnes de 16 à 29 ans ayant été vaccinés à deux reprises.

Le porte-parole du ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, Bryan St-Louis, explique que les universités ont toujours comme directive de se préparer à une rentrée sans distanciation physique à l’automne.

Pour l’instant, ce sont 33 pour cent des membres de ce groupe qui ont été complètement vaccinés. Si l’atteinte de cet objectif devient alors peu probable, le gouvernement québécois n’a pas pour autant changé son fusil d’épaule et maintient qu’une mise à jour devrait avoir lieu bientôt.

Les universités ont dû concevoir des plans de repli à mettre en œuvre si les conditions imposées par le gouvernement n’étaient pas atteintes pour la rentrée, mais il n’est pas encore question de passer au plan B.

« Il a toujours été mentionné que le scénario qui sera retenu pour la rentrée scolaire tiendra compte du statut vaccinal complet en fonction des recommandations des experts ainsi que de la situation épidémiologique qui prévaudra », explique Noémie Vanheuverzwijn, une porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

M. St-Louis soutient également qu’une telle décision relèverait en partie de la Santé publique. « Nous suivons attentivement l’évolution de la situation épidémiologique ainsi que l’avancement de la campagne de vaccination », maintient-il.

Des étudiants inquiets pour la prochaine rentrée en Ontario

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ) est inquiète au sujet de la prochaine rentrée et réclame davantage de détails de la part du gouvernement ontarien, indique Radio-Canada.

L’imposition d’une limite d’accueil dans les classes et une meilleure ventilation dans les établissements se retrouvent parmi les revendications du groupe. « Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat », soulève la porte-parole de la FCÉÉ, Kayla Weiler.

De son côté, la médecin hygiéniste de la région de Waterloo, Hsiu-Li Wang, soutient que la vaccination obligatoire dans les résidences universitaire serait un bon pas en avant. « La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire », souligne-t-elle d’ailleurs.

Vaccination obligatoire aux résidences de McMaster

Le Journal de Montréal rapporte qu’il sera obligatoire d’être vacciné pour habiter dans les résidences de l’Université McMaster lors de la prochaine rentrée.

« Exiger la vaccination adéquate nous permettra de créer une expérience de résidence plus normale qui est si importante pour les étudiants », a déclaré le directeur du logement de l’Université, Kevin Beatty. Celui-ci avance que selon un sondage mené par l’établissement, 97 pour cent des étudiants comptaient déjà se faire vacciner.

Les étudiants souhaitant habiter en résidence devront avoir reçu deux doses de vaccin 14 jours avant d’emménager. Des exceptions pour des raisons médicales seront toutefois applicables, tandis que les étudiants internationaux pourront se faire vacciner sur place.

Nouvelle FAQ pour l’Université de Montréal

Il est désormais possible pour les étudiants de l’Université de Montréal de retrouver toutes les informations concernant la rentrée et les exigences liées à la vaccination au même endroit. L’établissement a en effet mis en ligne une Foire aux questions (FAQ) regroupant tous les détails disponibles au sujet du retour sur les campus en septembre.

Jeudi 22 juillet

Pas de passeport vaccinal pour les universités québécoises

Selon Le Devoir, le premier ministre du Québec, François Legault, écarte pour l’instant l’idée d’imposer un passeport vaccinal dans les universités québécoises pour la prochaine rentrée. La situation pourrait toutefois changer si l’immunité collective n’était pas atteinte en septembre.

La décision revient donc aux établissements ce qui explique que l’Université de Montréal, l’Université McGill, l’Université Laval et l’Université de Sherbrooke ont fait savoir qu’elles ne comptent pas imposer de passeport vaccinal à la rentrée non plus, sauf indication contraire du gouvernement.

Vaccination sans rendez-vous pour les étudiants à Québec

Les étudiants collégiaux et universitaires de la Capitale-Nationale peuvent désormais bénéficier de la vaccination sans rendez-vous au pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval, rapporte Le Droit.

Pour l’instant, 73 pour cent des 18 à 30 ans de la Ville de Québec ont reçu une première dose de vaccin alors que la cible est de 75 pour cent. Environ 2 100 vaccins resteraient à être distribués pour atteindre cet objectif.

« Notre clientèle étudiante n’est pas contre la vaccination, soutient la directrice de la vaccination au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale, Patricia McKinnon. Ils ont tellement un emploi du temps chargé, animé et dynamique, ça fait en sorte qu’ils ne viennent pas prendre rendez-vous. »

Rentrée en présentiel pour l’Ontario

Les établissements postsecondaires ontariens pourront préparer une rentrée automnale en présentiel et sans limite d’accueil, rapporte Radio-Canada. Le ministère des Collèges et Universités leur a toutefois intimé de préparer des plans de repli d’urgence en cas d’éclosion de COVID-19 d’ici au mois de septembre.

Les universités devront toutefois continuer à observer les règles de santé publique et de travail à l’intérieur et imposer le port du masque à l’intérieur si nécessaire. La distanciation physique sur les campus pourrait toutefois ne pas être exigée.

Les établissements qui le souhaitent pourront continuer à proposer un enseignement à distance ou comodal.

Peu d’enthousiasme pour l’enseignement comodal à l’Université d’Ottawa

Des professeurs, membres du personnel de soutien et étudiants de l’Université d’Ottawa critiquent « une augmentation importante de l’offre de cours donnés virtuellement et en présentiel, simultanément », rapporte Radio-Canada.

Ceux-ci sont inquiets à l’effet que les étudiants suivant des cours à distance bénéficient d’un enseignement de moins bonne qualité que leurs collègues. Le syndicat étudiant de l’université soutient également que l’enseignement virtuel a eu un impact négatif sur la santé mentale des étudiants. Le syndicat affirme qu’en payant les mêmes droits de scolarité, tous les étudiants devraient avoir accès à la même qualité d’enseignement.

Il est également relevé que les universités ayant recours à l’enseignement « bimodal » le font généralement avec des groupes de 15 à 30 étudiants, tandis que l’Université d’Ottawa pourrait le faire avec des groupes réunissant jusqu’à 500 étudiants. Pour l’instant, au moins 444 cours à l’automne et 535 cours à l’hiver pourraient être offert selon cette formule.

« Il semble qu’en suivant des motivations financières, l’administration centrale profite de la pandémie pour mettre en œuvre un nouveau modèle d’apprentissage sans s’assurer que les ressources nécessaires sont en place pour garantir une expérience d’apprentissage de haute qualité pour tous », déplore le vice-président de la mobilisation des membres à l’Association des professeurs à temps partiel de l’Université d’Ottawa, Luc Angers par communiqué. Celui-ci indique également que les professeurs n’ont pas reçu de formation pour enseigner de façon comodale.

Vaccination obligatoire demandée à l’Université Western

Par le biais de leur association, les professeurs de l’Université Western ont demandé à l’administration de leur établissement de rendre obligatoire la vaccination sur le campus, indique Radio-Canada. Cette requête vise les professeurs, les étudiants, les bibliothécaires, le personnel et les archivistes, mais comprend des exceptions pour des raisons médicales ou religieuses.

« Tout le monde a droit à un environnement de travail et d’apprentissage sûr, et cela ne peut être réalisé que si la grande majorité des personnes sur le campus sont entièrement vaccinées et que des mesures strictes de santé et de sécurité sont en place, comme une ventilation intérieure adéquate », peut-on lire dans le communiqué envoyé par l’Association des professeurs de l’Université.

Pour l’instant, l’administration, qui indique ne pas pouvoir en demander davantage à ses étudiants, exige que ceux désirant habiter en résidence aient reçu au moins une dose de vaccin lors de leur emménagement, ou qu’il la reçoive dans un délai de 14 jours après leur arrivée. Aucun échéancier n’est encore établi pour la deuxième dose.

Cette inquiétude de la part des professeurs s’explique en partie par la progression du variant Delta dans la province.

Lundi 19 juillet

Une professeure de l’Université de Montréal à la barre d’un balado

La professeure de l’Université de Montréal Vardit Ravitsky a récemment animé sept capsules du balado de la Fondation Pierre Elliott Trudeau Espaces de courage, qui porte sur les répercussions de la COVID-19.

Dans cette série, la professeure de bioéthique reçoit des membres de la Fondation, dont elle est présidente du Comité sur les impacts de la COVID-19, afin de discuter notamment d’inégalités sociales, d’accès à la justice et de désinformation.

Le balado peut être écouté sur le site web de la Fondation.

Des plans de vaccination différents dans les Maritimes

Radio-Canada indique que les étudiants de l’Université du Cap-Breton souhaitant habiter en résidence cet automne devront recevoir deux doses de vaccin. Les étudiants pourront emménager même s’ils n’ont reçu qu’une dose, mais devront planifier la deuxième aussitôt que possible.

Des exceptions pourraient être faites pour les étudiants ne pouvant recevoir le vaccin pour des raisons médicales ou religieuses.

L’Association étudiante de l’Université, qui aide déjà les étudiants étrangers à obtenir leurs rendez-vous de vaccination (voir la mise à jour du 28 juin), a salué cette annonce.

Si elles encouragent leurs étudiants à aller se faire vacciner, les universités Sainte-Anne, Dalhousie, Saint-François-Xavier et Acadia ne rendront pas le vaccin obligatoire pour habiter en résidence. Même son de cloche pour l’Université de Moncton.

Une loterie pour relancer la vaccination

Deux millions de dollars seront tirés parmi les Québécois vaccinés afin de donner un second souffle à la campagne de vaccination, rapporte Le Devoir. Au total, quatre lots de 150 000 dollars seront tirés au cours d’un mois d’août pour ceux ayant reçu une première dose et un lot d’un million de dollars sera tiré le 3 septembre pour ceux ayant reçu deux doses.

Les moins de 18 ans ayant reçu une dose courront la chance de gagner deux bourses d’études de 10 000 dollars lors de tirages hebdomadaires en août et 16 bourses d’études de 20 000 dollars seront également remises le 3 septembre à des personnes ayant reçu les deux doses.

Appel à la vaccination à l’Université de Montréal

Dans une publication émise le 15 juillet, à près de six semaines de la rentrée, l’Université de Montréal incite sa communauté étudiante à aller se faire vacciner.

L’établissement rappelle du même coup aux étudiants étrangers ayant reçu une première dose à l’extérieur du pays qu’il est possible de recevoir leur deuxième dose au Québec.

Jeudi 15 juillet

Pas de vaccination obligatoire pour accéder aux classes des universités ottaviennes

CTV News rapporte qu’il ne sera pas obligatoire d’être vacciné pour assister aux cours des universités d’Ottawa et Carleton. Par contre, les étudiants souhaitant demeurer aux résidences de l’Université d’Ottawa devront avoir reçu au moins une dose de vaccin avant d’emménager.

Pour ce qui est de l’Université Carleton, l’établissement propose des cliniques de vaccination et recommande à tous ses membres de « se faire vacciner aussitôt que possible ».

Maintien de la distanciation à l’Université de Montréal

L’Université de Montréal a annoncé qu’elle maintiendrait la distanciation de deux mètres jusqu’au plus tard au mois d’août, malgré la récente permission du gouvernement provincial de passer à une distance d’un mètre.

Le port du masque dans les endroits publics demeure également obligatoire, à l’exception de certains lieux comme les bureaux et les espaces de travail si une distance de deux mètres est observée.

Lundi 12 juillet

Vaccination : un défi pour les 18-29 ans

À la fin de la semaine dernière, seulement 66 pour cent des jeunes âgés de 18 à 29 ans avaient reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, ce qui risque de mettre en danger la prochaine rentrée, rapporte Le Devoir.

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Samuel Vaillancourt, déplore qu’il soit impossible pour le moment de modifier la région administrative de sa deuxième dose, ce qui nuit à certains étudiants étant retournés dans leur région d’origine pour l’été.

Pour sa part, le président de l’Union étudiante du Québec, Samuel Poitras, souligne que les cours en ligne ont été « excessivement difficiles » pour la santé psychologique des étudiants et juge « préoccupante » l’éventualité d’une rentrée à distance advenant un pourcentage de vaccination trop bas chez les 18-29 ans.

Avec l’annonce d’un passeport vaccinal prévu pour septembre, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, entend toutefois convaincre davantage de jeunes d’aller se faire vacciner. Une telle mesure ferait en sorte que seules les personnes vaccinées auraient accès à certaines activités en cas d’éclosion de COVID-19.

Étude sur la COVID-19 à Montréal-Nord

Le groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 (GTIC) du Canada mènera une étude afin de savoir pourquoi l’arrondissement de Montréal-Nord a été l’un des plus touchés par la pandémie au pays. Simona Bignami, professeure agrégée au Département de démographie de l’Université de Montréal, agira à titre de chercheuse principale pour l’étude.

« En comparant les données que nous recueillerons auprès des habitants de Montréal-Nord avec celles obtenues dans d’autres quartiers montréalais, nous tenterons de comprendre comment certaines spécificités de la communauté, combinées avec des caractéristiques et comportements individuels, pourraient avoir fait augmenter le risque de contracter la COVID-19 dans cet arrondissement […] », explique Mme Bignami.

Pour mener cette étude, l’équipe de chercheurs tentera de recruter 4 000 habitants de Montréal-Nord et 4 000 habitants provenant de divers autres quartiers de Montréal afin de comparer leurs anticorps contre la COVID-19.

« Le [projet de recherche] permettra de mieux comprendre les facteurs de risque associés à l’infection au SRAS-CoV-2, dit Grégoire Autin, chercheur à l’organisme Paroles d’exclues. C’est une étude importante pour Montréal-Nord, qui a subi très durement la pandémie. Ses résultats contribueront à mieux orienter les interventions des services publics et communautaires pour soutenir la communauté dans sa lutte contre la pandémie. »

À noter que Montréal-Nord est l’un des arrondissements les plus densément peuplés et diversifiés de la métropole québécoise et que de nombreux habitants travaillent dans le secteur de la santé.

Jeudi 8 juillet

Québec souhaite une rentrée sans distanciation, malgré une vaccination lente

Le Journal de Montréal rapporte que la rentrée universitaire devrait avoir lieu sans distanciation physique, et ce, même si le Québec n’est pas en voie de réaliser l’objectif d’avoir pleinement vacciné 75 pour cent des 16 à 29 ans.

Si, au départ, cette cible était conditionnelle à une rentrée sans distanciation, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, a déclaré que le gouvernement allait « tout faire pour qu’il y ait une rentrée sans distanciation ». Son homologue de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a d’ailleurs annoncé que l’intervalle entre les deux doses de vaccination allait passer de huit semaines à quatre semaines, notamment pour permettre aux étudiants d’être pleinement vaccinés pour la rentrée.

Pour l’instant, 67 pour cent des jeunes de 18 à 29 ans sont vaccinés. Québec écarte pour l’instant l’idée d’exiger une preuve vaccinale sur les campus.

Pas de carte d’immunisation pour les étudiants étrangers au Manitoba

Les étudiants étrangers n’ayant pas accès à la carte de santé au Manitoba, leur accès à la carte d’immunisation s’avèrera impossible, indique Radio-Canada. La carte d’immunisation est sensée permettre aux personnes vaccinées de compter sur certains privilèges.

« Si [les étudiants étrangers] ne peuvent même pas avoir cette carte-là qui leur permet de prouver qu’ils ont eu le vaccin et qui leur permet de se déplacer, ça risque de ralentir le rythme auquel ces étudiants vont prendre le vaccin », déplore le directeur général de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface, Beydi Traoré.

Le gouvernement manitobain a annulé en 2018 l’accès des étudiants étrangers à l’assurance-maladie.

« Personne ne devrait être pénalisé pendant cette période pandémique », insiste Bintou Sacko, directrice générale de l’Accueil Francophone.

Modes d’enseignement pour les cours disponibles à l’Université de Montréal

Dans un récent communiqué, l’Université de Montréal a annoncé que le mode d’enseignement de tous les cours était désormais disponible.

L’établissement rappelle du même coup l’importance d’atteindre la cible de vaccination de 75 pour cent et d’une situation épidémiologique favorable pour une rentrée en présentiel.

Lundi 5 juillet

Changement pour les permis d’étude des étudiants étrangers

Un étudiant étranger de l’École de technologie supérieure s’est vu obligé de quitter son emploi en santé à la suite d’une modification apportée à son permis d’étude, indique Le Devoir. Celui qui travaillait dans un Centre d’hébergement de soins longue durée (CHSLD) a dû quitter son poste puisqu’il n’était plus éligible à travailler dans le milieu de la santé « à moins de repasser un deuxième examen médical en moins de deux ans ».

Les examens médicaux sont nécessaires dans plusieurs programmes d’immigration et sont valides 12 mois. Les personnes devant s’y soumettre doivent payer les honoraires du médecin ou du radiologiste, pour tous les examens, analyses ou traitements particuliers requis et pour les honoraires des spécialistes qu’ils doivent consulter. Les travailleurs et étudiants étrangers sont les seuls travailleurs à devoir passer ces examens.

Rappelons que les étudiants étrangers peuvent travailler à temps partiel durant leurs sessions et à temps plein entre celles-ci.

Pas de vaccination obligatoire au Manitoba

Radio-Canada rapporte qu’au Manitoba, l’Université de Brandon, l’Université de Winnipeg, l’Université de Saint-Boniface et le Collège universitaire du Nord n’imposeront pas les vaccins pour accéder à leurs campus. La vaccination demeure toutefois fortement encouragée chez les étudiants et les membres du personnel par les administrations.

« Nous ne pouvons pas imposer à qui que ce soit d’obtenir le vaccin. Ça ne fait pas partie de nos pouvoirs ni des pouvoirs de la province, a déclaré le recteur de l’Université de Brandon, David Docherty. Il y a des limites concernant la vie privée et des questions de droits qui préoccupaient la province […] Je suis certainement d’accord avec celles-ci. »

Les établissements concernés prévoient tous une rentrée hybride, avec à la fois des cours à distance et des cours en présentiel.

Ailleurs au Canada, l’Université de Toronto et l’Université Western, en Ontario, ont choisi de rendre la vaccination obligatoire, tandis que l’Université McGill, l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université de Calgary, l’Université de l’Alberta et l’Université de Régina ne recourront pas à cette pratique.

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  1. Marie-Soleil / 7 April 2020 at 20:09

    Bonjour, je suis étudiante à l’université de Moncton. J’ai quitté mon appartement le 14 mars, pour revenir à la maison familiale au Québec (Gaspésie) en attendant la « pause de 2 semaines », suite au mesure de la fermeture de mon université le jour précédent, à cause de la covid-19. Présentement, la frontière inter-provinciale est fermée à toute circulation, dites non-essentiel, dû à la pandémie. Je dois libérer mon appartement pour la fin avril, mais les déplacements ne sont pas permis. Que puis-je faire afin de récupérer mes biens personnels, mes effets scolaires et mes meubles. Puis-je être admisse a une « allocation-fond » pour payer mon appartement de mai, vu l’impossibilité de me déplacer. Que doit-je faire ou vers qui je peux me tourner pour avoir des réponses.
    Merci beaucoup

  2. Paulo / 9 September 2020 at 09:27

    Je suis inquiet puisque jusqu’à date sans le permis on ne sait pas ce qu’il va arriver a noter qu’IRCC dit que c’est a nos risque de commencer les etudes en ligne, que les agents ne vont pas prendre en compte que tu as commencer les etudes etc…
    Te voila pas inscrit a aucune universite de ton pays et qu’il refuse ta demande là tu perdra l’année academique‍… mieux vaut avoir le permis et etre rassure que l’on continuera les etudes et avec une ouverture de frontière on ira la bas que d’etre sur stress en attendant si on va t’approuver ou te refuser et meme quand tu as l’approbation de principe qu’IRCC dit qu’est là pour rassurer les etudiants etranger, la lettre elle meme ne rassure pas et fait peur puisque dans son contenu on trouve le fameux peut etre approuver ou refuser… la on est sur de rien et c’est le vrai probleme en soit, c’est pas entrer au Canada pour le moment mais c’est de perdre une annee academique parce qu’on a passer le temps a etudier en ligne et qu’IRCC ne nous a pas encore approuvé pendant qu’on paie des frais eleve de scolarité et boom un refus‍ alors tu vois‍ ca peut arreter le coeur de certains gens. Et on ne peut se donner a l’etudes a 100% puisqu’on se soucie de la reponse tant attendu d’IRCC, depuis juillet on a des lettre de pré-approbation qu’IRCC dit de remplir les autres conditions (Biometrie, visite medicale, certificat de police) pour une reponse finale rapide, or on a tout envoyer et depuis Juillet plus rien, c’est pas serieux, on nous met en doute et nous force a faire des etudes en ligne pour payer de forte somme pour des etudes non rassurés…