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Actualités

COVID-19: nouvelles des universités canadiennes

Vous trouverez ici des nouvelles que nous publions régulièrement en ce qui concerne les mesures prises par les universités canadiennes pour faire face à la pandémie de COVID-19.

par ANDRÉANNE APABLAZA | 28 MAI 20

Note du rédacteur : consultez régulièrement cette page pour plus de mises à jour.

Jeudi 28 mai

Laval dit pouvoir atteindre la cible de 30%

Le gouvernement du Québec a demandé aux universités plus tôt cette semaine de se préparer à trois différents scénarios pour la rentrée 2020. Selon ces scénarios établis par Québec, les établissements devront accueillir au moins 30 pour cent des étudiants sur les campus en septembre. Selon le Journal de Montréal, l’Université Laval accueille favorablement la demande du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) et se dit prête à accueillir 30 pour cent des étudiants. « Cette idée que les étudiants puissent revenir sur le campus, on l’espère et on travaille dans cette optique-là. (…) On va respecter pleinement les directives de la santé publique et je suis pas mal convaincue qu’on va pouvoir, je l’espère si les conditions sont favorables, rencontrer les objectifs qui sont annoncés», a expliqué la rectrice Sophie D’Amours au Journal.

Selon le Journal, « des investissements importants ont été consentis au cours des dernières semaines afin de pouvoir doubler l’offre de cours offerts en formule hybride cet automne. Présentement, une trentaine de classes sont dotées d’équipement permettant la diffusion des cours en ligne, en direct. »

L’Université Laval assure avoir tous les outils nécessaires pour offrir les cours en présentiel et à distance. L’établissement prévoit aussi une nouvelle formule pour offrir tous les services aux étudiants cet automne, en tenant compte des nouvelles mesures sanitaires.

Budget provisoire et déficit prévu à Concordia

L’Université Concordia a adopté la semaine dernière un budget provisoire jusqu’en octobre afin de s’adapter au contexte actuel de la pandémie. Dans un message adressé à la communauté universitaire, le recteur Graham Carr explique qu’habituellement, le conseil d’administration de l’université adopte en mai le budget pour l’année à avenir, mais qu’il est présentement « impossible de procéder ainsi en raison de l’incertitude financière sans précédent dans laquelle nous nous trouvons ». Dans cette lettre, le recteur avoue avoir plus de questions que de réponses face aux revenus de l’exercice financier 2020-2021. Mais il explique que le conseil a approuvé une autorisation de dépenser de 325 millions de dollars valable jusqu’au 31 octobre, en guise de pont financier jusqu’à ce que la planification normale soit possible. À elle seule, la pandémie a engendré un coût net de 12 millions de dollars pour l’université.

Cette mesure spéciale comporte deux volets : « 300 millions de dollars pour assumer les coûts de fonctionnement de base (salaires et autres dépenses), et un fonds de réserve de 25 millions pour couvrir les coûts imprévus liés à la COVID-19 et permettre le rétablissement des activités de l’Université. »

Le chef de la direction financière, Denis Cossette explique dans son message que le conseil compte présenter un budget de fonctionnement plus classique en octobre. « D’ici là, nous devrions avoir une meilleure idée de la valeur de nos deux principales sources de fonds : le financement du gouvernement du Québec (notre subvention annuelle de fonctionnement et tout soutien spécial lié à la COVID-19), et les revenus tirés des droits de scolarité. » Ces revenus représentaient respectivement 51,3 et 33,2 pour cent des revenus totaux de Concordia l’an passé.

Jusqu’au mois d’octobre, l’établissement prévoit produire des rapports financiers mensuels plutôt que trimestriels pour faciliter la planification. M. Cossette ajoute qu’un budget déficitaire est à prévoir en octobre : « À mesure que la pandémie évoluera, les Services financiers de Concordia continueront de préparer divers scénarios financiers à moyen et à long terme. Il est à prévoir que dans la plupart de ces scénarios, nous enregistrerons un déficit pour l’exercice 2020-2021. »

La perte d’odorat et de goût, signes de la COVID-19 selon des chercheurs de l’UdeS

Une équipe de recherche de l’Université de Sherbrooke et du CIUSSS de l’Estrie – CHUS a observé qu’environ deux tiers des personnes atteintes de la COVID-19 participant à leur étude éprouvaient une perte partielle ou complète d’odorat et/ou de goût. Selon le groupe de chercheurs, ces symptômes sont importants et doivent être considérés comme étant des caractéristiques de la COVID-19 et donc servir d’indicateur pour administrer un test de dépistage de la maladie.

Dans un article publié dans le journal de l’Association médicale canadienne, les chercheurs soutiennent que ce test devrait être répété chez les personnes présentant une perte de goût/odorat et pour qui le premier résultat du test s’était avéré négatif. « La majorité des usagers n’arrivaient plus à sentir des odeurs assez marquées tels les parfums, les poubelles, le café ou la fumée. Notre étude vient donc renforcer le lien entre la perte d’odorat et de goût et la COVID-19», explique Alex Carignan, professeur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’UdeS et au Centre de recherche du CHUS, et responsable de l’étude.

Mercredi 27 mai

Québec veut au moins 30% des étudiants présents sur les campus cet automne

Le gouvernement du Québec demande aux universités de se préparer à accueillir au moins 30 pour cent de leurs étudiants en personne pour la rentrée 2020. Dans un document présenté aux membres du secteur, dont plusieurs médias comme La Presse ont obtenu copie, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) présente trois scénarios envisagés pour septembre :

  • Formation hybride : la moitié de l’enseignement se ferait à distance, l’autre en présentiel.
  • Formation hybride : 30 à 35 pour cent de l’enseignement se ferait en présentiel.
  • Retour en classe pour la quasi-totalité des étudiants, comme c’était le cas pré-pandémie.

Dans tous les cas, tout le personnel aurait accès aux établissements des campus.

Plusieurs établissements québécois ont déjà annoncé que l’enseignement sera offert en majorité à distance cet automne. C’est le cas de l’Université de Montréal, l’Université McGill, Concordia et l’Université Laval.

Le ministère demande à toutes les universités de mettre en place des mesures sanitaires très strictes, de se préparer à de nouvelles directives provenant de la Santé publique d’ici la rentrée et de se préparer à un confinement « rapide d’une partie ou de l’ensemble des membres de la communauté » si une éclosion de COVID-19 survient.

Le ministre Jean-François Roberge demande aussi aux établissements de mettre en place des mesures spécifiques pour les étudiants en situation de handicap, ceux qui sont en fin de parcours ou de stage, les étudiants nouvellement admis, ceux qui ont de l’anxiété et ceux qui ont des contraintes technologiques ou matérielles.

McGill poursuit son essai clinique de l’hydroxychloroquine

Contrairement à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a suspendu plus tôt cette semaine ses essais cliniques de l’hydroxycloroquine dans le traitement de la COVID-19, l’Université McGill poursuit ses essais, selon ce que rapporte Le Devoir. C’est à la suite d’un article publié la semaine dernière dans The Lancet démontrant des résultats décevants du traitement face à la COVID-19 que l’OMS a suspendu son essai clinique Solidarity mené à travers le monde.

La Dre Emily McDonald, directrice de l’Unité d’évaluation des pratiques cliniques du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) explique que l’étude publiée dans The Lancet comporte plusieurs faiblesses, notamment du côté de sa méthodologie. Plusieurs facteurs de l’étude menée par le CUSM sont différents de celle décrite dans l’article du Lancet, comme la population de patients. Dans l’étude du CUSM, les patients sont plus jeunes, ne souffrent d’aucune maladie chronique, ne prennent aucun médicament qui pourrait intervenir avec l’hydroxychloroquine et ont des symptômes légers de la maladie.

L’Université de Calgary et l’Université de l’Alberta qui menaient l’étude Alberta HOPE COVID019, similaire à celle du CUSM, ont décidé de suspendre les essais afin de réviser certains aspects de la démarche.

La contagion serait la plus élevée au cours des 8 jours suivant les premiers symptômes

Des chercheurs de Winnipeg ont obtenu des résultats qui pourraient être d’une grande utilité dans la lutte contre la COVID-19. Une étude menée par le Laboratoire national de microbiologie, le Laboratoire provincial de Cadham et l’Université du Manitoba suggère que les personnes atteintes de la COVID-19 sont plus infectieuses au cours des huit jours suivant l’apparition de leurs premiers symptômes.

L’équipe a analysé des échantillons de 90 Manitobains ayant été déclarés positifs pour la COVID-19 au cours du 12 mars jusqu’au début avril. Les chercheurs n’ont trouvé aucune croissance virale dans les échantillons prélevés sur ces patients plus de huit jours après qu’ils soient devenus symptomatiques. Leurs observations confirment les résultats partagés par des chercheurs d’Allemagne et de Chine.

Mardi 26 mai

Les étudiants étrangers pourront commencer la session à l’extérieur du pays

Le gouvernement du Québec permettra aux étudiants internationaux de commencer leurs cours cet automne même s’ils sont physiquement à l’étranger. Selon Radio-Canada, « le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES)  est prêt à permettre que la formation des étudiants internationaux puisse débuter même s’ils étaient dans l’impossibilité de quitter leur pays ». Les conditions de cette nouvelle mesure n’ont pas encore été précisées par Québec.

À la fin avril, le MEES avait annoncé que les certificats d’acceptation du Québec (CAQ), documents nécessaires pour obtenir un permis d’étude au Québec, seront prolongés automatiquement de plusieurs mois. Cela permet aux étudiants étrangers de présenter une demande de prolongation de leur permis d’études au gouvernement fédéral sans avoir à y joindre un nouveau CAQ et ainsi, de maintenir un statut de résident temporaire valide et de compléter leur programme d’études à la reprise des cours.

L’Université Laval a annoncé la semaine dernière que les étudiants internationaux inscrits ou désirant s’inscrire dans un programme régulier, qu’ils soient physiquement au Québec ou à l’étranger, pourront tout de même suivre leur formation à distance.

Deux ex-juges se joignent à COVI Canada

Deux sommités en matière de droit au Canada se joignent au projet d’application mobile COVI, une application de traçage des contacts développée par l’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila). L’ancienne juge à la Cour suprême du Canada et Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Louise Arbour a été nommée présidente honoraire de COVI Canada, l’organisme derrière l’application. La professeur à la Faculté de droit de l’Université McGill et ancienne juge à la Cour d’appel du Québec, Louise Otis, devient, quant à elle, présidente du conseil d’administration de l’organisme.

L’application conçue par le chercheur en intelligence artificielle Yoshua Bengio et ses collaborateurs du Mila vise à formuler des recommandations sanitaires aux utilisateurs de l’application grâce au signal Bluetooth de leur téléphone cellulaire. L’initiative a soulevé des questions face à la protection des données et de la vie privée des utilisateurs.

« COVI Canada a une mission bien définie de protection de la santé, de la vie privée et de la dignité des citoyens. L’application offre des outils aux citoyens pour leur donner un pouvoir d’action sur leur bien-être personnel et celui de notre société », écrit Mme Arbour dans le communiqué publié par COVI Canada. « Je me sens très interpellée par ce projet et suis heureuse de m’y joindre pour soutenir la lutte contre la COVID-19. »

Nouveau financement de la FCI pour des projets de recherche

La Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) a lancé le concours du Fonds des occasions exceptionnelles – COVID-19 ouvert aux projets de recherche de toutes les disciplines en lien avec la COVID-19. La FCI souhaite investir jusqu’à 25 millions de dollars en subvention pour faire face à la pandémie actuelle qui a « une incidence importante sur les coûts du système de santé, les décès et les turbulences économiques ».

« Les établissements admissibles peuvent soumettre des demandes de financement allant de 200 000 dollars à 1,5 million de dollars. À titre exceptionnel par rapport à ses autres concours, la FCI couvrira jusqu’à 100 pour cent des coûts admissibles d’un projet. Cependant, la FCI invite les établissements à solliciter, dans la mesure du possible, du financement auprès d’autres partenaires afin d’élargir la portée de l’initiative », écrit la FCI sur son site Web.

Le concours se déroule du 1er au 15 juin. Tous les détails et le formulaire de demande se trouvent ici.

Lundi 25 mai

Plus d’étudiants en médecine au Québec

Alors que la pandémie de COVID-19 frappe durement le Québec, et particulièrement la région de Montréal, le gouvernement provincial a annoncé vendredi une augmentation du nombre d’admissions dans les programmes de médecine. Au total, 139 nouveaux étudiants pourront intégrer les programmes de formation doctorale en médecine sur les trois prochaines années. Lors de la première année, les nouvelles inscriptions passeront de 830 à 901 (+71), et à 915 inscriptions (+14) pour la seconde année puis 969 pour la dernière (+54).

« Nous faisons face à un manque de personnel au sein du réseau de la santé et des services sociaux. Le contexte du vieillissement accéléré de la population, doublé en ce moment d’une pandémie, nous démontre l’importance de corriger cette situation afin de maintenir un niveau adéquat de services », écrit la ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann.

La décision tient compte de divers facteurs, notamment la capacité de formation des facultés de médecine, la réorganisation du réseau de la santé et les projets de campus délocalisés. Le ministère de la Santé n’a pas précisé comment ces nouvelles admissions seront distribuées à travers les différentes facultés de médecine de la province.

Une meilleure évaluation des applications de traçage des contacts est demandée

Lors de son point de presse quotidien vendredi, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué que le gouvernement fédéral approuverait bientôt l’utilisation d’une application pour retracer les cas de COVID-19. Il a déclaré qu’avec la levée des restrictions de voyage et la réouverture des entreprises et des lieux de travail, le pays devra non seulement augmenter sa capacité de dépistage des personnes infectées, mais également instaurer un système robuste pour identifier les points chauds de l’épidémie et pour suivre les personnes qui auraient pu être en contact avec une personne infectée. Justin Trudeau a dit qu’une application à cet effet sera bientôt disponible.

Les applications de traçage des contacts utilisent le signal Bluetooth d’un appareil mobile de façon anonyme pour enregistrer les signaux des autres utilisateurs à proximité. L’application compare ces signaux à une base de données d’utilisateurs enregistrés et vous envoie une notification si l’un de ces signaux a été associé à un cas de COVID-19.

À la suite du point de presse, 71 chercheurs en cybersécurité de 17 universités canadiennes ont publié une déclaration commune demandant aux gouvernements de soumettre toute application de traçage de contacts à un examen technique approfondi par des experts indépendants en matière de sécurité et de protection de la vie privée. « De tels examens permettent d’identifier les failles potentielles et apportent une contribution indispensable à un débat public sur l’équilibre entre la santé, la protection de la vie privée et la sécurité. Ces examens peuvent renforcer la confiance dans le déploiement des applications et contribuer à en favoriser une plus large adoption. Les évaluations devraient être publiques, car des spécifications techniques publiques renforceront la confiance et l’acceptation. »

La déclaration comprend 10 principes que le gouvernement et les entreprises technologiques devraient suivre pour développer une application de traçage des contacts :  des évaluations indépendantes, une conception simple, une fonctionnalité minimale, ainsi que des règles strictes pour la collecte, la conservation, la divulgation et la destruction des données.

Au Québec, une première application de traçage a été conçue par l’Institut québécois d’intelligence artificielle (MILA) dont le fondateur est le professeur et sommité en matière d’intelligence artificielle Yoshua Bengio. L’application, nommée COVI, serait prête dès juin selon le MILA.

Préoccupations face aux placements en milieu de travail

Statistique Canada a publié lundi, les résultats d’une collecte de donnée à laquelle ont participé plus de 100 000 étudiants du niveau postsecondaire. L’enquête vise à mieux comprendre les répercussions de la pandémie sur les placements en milieu de travail des étudiants canadiens. Plusieurs étudiants ont perdu leur placement, et ceux-ci, une majorité se sent préoccupée professionnellement et financièrement.

Les données révèlent que plus du tiers (35 pour cent) des participants ont vu leur placement en milieu de travail annulé ou reporté en raison de la pandémie de COVID-19. Les pourcentages varient d’un domaine d’études à l’autre.

Parmi ces étudiants qui se trouvent dans cette situation et qui sont des finissants potentiels, 52 pour cent ont dit être très ou extrêmement préoccupés par l’idée que leur titre de compétence puisse être considéré comme étant de moindre valeur par rapport à celui d’un diplômé qui n’a pas été touché par la COVID-19. En comparaison, 37 pour cent de ceux qui n’ont pas eu un placement en milieu de travail annulé ou reporté se sont dits très préoccupés à cet égard.

Environ 86 pour cent des participants dont le placement en milieu de travail a été annulé ou reporté ont déclaré être très ou extrêmement préoccupés des répercussions de la pandémie sur leurs finances personnelles, comparativement à 72 pour cent des participants qui n’ont pas eu un placement en milieu de travail annulé ou reporté.

Statistique Canada précise que l’enquête a été menée au moyen d’une approche participative qui ne repose pas sur les principes d’échantillonnage. « Par conséquent, les résultats présentés ci-après ne peuvent s’appliquer à l’ensemble de la population étudiante du niveau postsecondaire au Canada. Cependant, compte tenu du grand nombre de participants, les résultats offrent de précieux renseignements sur ce que vivent les étudiants ayant participé à l’initiative. »

Un masque biodégradable testé à l’UBC

Des chercheurs de l’Institut BioProducts de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont conçu un masque composé uniquement de matériaux biodégradables. Le cadre est en fibre de bois compostable de la Colombie-Britannique, comme le pin, l’épinette et le cèdre. Les chercheurs ont conçu différents prototypes. Une version du masque est équipée d’un filtre N95 commercial et une autre d’un filtre conçu par UBC fabriqué à partir de produits à base de bois. L’équipe prévoit demander la certification de Santé Canada après leur période de test.

« Avec des millions de masques et de gants jetables qui polluent déjà les trottoirs des villes et qui pénètrent potentiellement dans nos rivières et nos océans, nous avons un besoin urgent d’une option biodégradable pour éviter d’avoir un impact massif sur notre environnement », explique Johan Foster, professeur agrégé de génie chimique et biologique à la Faculté des sciences appliquées de l’UBC qui a participé à la conception du masque.

Vendredi 22 mai

François Legault souhaite une rentrée en personne en septembre

Le gouvernement du Québec a dévoilé jeudi son Plan pour la rentrée automne 2020 qui établit différents scénarios pour la rentrée des élèves du primaire, du secondaire, de la formation professionnelle et de la formation générale des adultes.

Selon Radio-Canada, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre, François Legault a déclaré qu’il est probable que tous les élèves puissent rentrer à l’école en septembre. « Compte tenu d’où on est rendu dans la pandémie, je pense qu’on peut, si on respecte les consignes, avoir bon espoir que tous les étudiants vont pouvoir physiquement être à l’école, au cégep, à l’université à la rentrée au mois de septembre. Et c’est ce qu’il faut viser », a-t-il affirmé.

Plusieurs universités québécoises ont déjà annoncé leur plan d’offrir les cours de la session d’automne en ligne et à distance. C’est le cas de plusieurs établissements montréalais, comme l’Université de Montréal, l’UQAM, McGill et Concordia, ainsi que l’Université Laval et l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

En entrevue avec La Presse, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a dit que des balises seraient bientôt présentées aux établissements d’enseignement supérieur. Il ajoute que les universités font la bonne chose en se préparant au pire, mais que le gouvernement « espère le mieux ».

Un modèle «hybride» pour les universités cet automne en Ontario

Le premier ministre ontarien Doug Ford et le ministre des Collèges et Universités Ross Romano ont dévoilé jeudi la liste des projets de recherche choisis pour recevoir du financement du Fonds ontarien de recherche pour l’intervention rapide contre la COVID-19. Après l’annonce, un journaliste a demandé au ministre s’il envisageait d’émettre une directive aux établissements postsecondaires de la province afin de procéder à des options d’apprentissage strictement en ligne cet automne. M. Romano a répondu: « Nous envisageons un certain nombre d’options différentes. »

Le ministre a ajouté qu’il avait « des conversations très fréquentes » avec les présidents des institutions et l’approche qu’ils adoptent collectivement est « d’espérer le meilleur, mais de se préparer au pire ». Le meilleur scénario, a-t-il dit, serait un modèle hybride impliquant à la fois des cours en ligne et en personne. M. Romano a déclaré que l’accent dans ces conversations a été d’assurer « que les programmes qui peuvent être livrés en ligne le sont virtuellement ».

Jeudi 21 mai

Grand rendez-vous de la santé

La Faculté de médecine de l’Université Laval et le Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval organisent, le 27 mai, une conférence virtuelle sur la COVID-19 et les virus respiratoires épidémiques. La conférence, intitulée le Grand rendez-vous en santé sera offerte par le Dr Guy Boivin, professeur au Département de microbiologie-infectiologie et immunologie, médecin infectiologue et chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval et animée par Serge Bonin, directeur de la Chaire publique de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures.

M. Boivin souhaite améliorer la compréhension de ce que sont ces virus et les objectifs de ses recherches. Il fera un bref tour d’horizon de la situation actuelle et répondra à des questions du public.

Le tout prendra la forme d’une diffusion en direct sur Facebook, le mercredi 27 mai à 11h.

Discussion avec Graham Carr

L’organisme à but non lucratif Printemps numérique organise depuis la fin mars des discussions en direct sur Facebook pour parler du numérique en temps de pandémie. Chaque mardi et jeudi à 15h, un nouvel invité s’entretient avec la responsable de production de l’organisme Émilie Vion dans cette série d’entrevues intitulée IntersectionsX : le numérique à l’ère du coronavirus. Ce jeudi, ce sera au tour du recteur et vice-chancelier de l’Université Concordia, Graham Carr de prendre la parole. La discussion portera principalement sur la question suivante : comment la crise a-t-elle accéléré la transformation numérique dans le milieu de l’éducation et de la formation ?

Les intéressés peuvent se connecter sur la page de Printemps numérique à 15h.

Portail Covid19resources.ca

Dans une mise à jour précédente, on vous a présenté le portail en ligne covid19resources.ca

qui venait d’être conçu pour aider les personnes impliquées dans la recherche et le développement sur la COVID-19 au Canada à localiser l’expertise et l’équipement rapidement. À ce jour, quelques semaines plus tard, la base de données a maintenant un répertoire de 389 chercheurs canadiens travaillant en collaboration sur la COVID-19. Il est maintenant possible de faire une recherche par établissement ou par domaine d’expertise. Les instigateurs du projet demandent aux chercheurs de s’inscrire et les invitent à utiliser le portail.

Le site web offre également une base de données des bénévoles à travers le pays. Grâce à une carte, il est possible de trouver facilement des personnes disponibles à travailler bénévolement par ville ou province ou de s’inscrire en tant que volontaire. Des statistiques sur les bénévoles sont également disponibles sur la même page.

Restez en forme à la maison

La pandémie a changé plusieurs aspects de nos vies, dont notre routine. Pour plusieurs, cela signifie que nous devons trouver à nouveau le temps et la motivation de s’entraîner chez soi. C’est pourquoi le Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CÉPSUM) a publié une vingtaine de vidéos sur sa chaîne YouTube d’entraînements à faire à la maison. Les instructeurs du CÉPSUM, qui ne peuvent plus offrir leurs cours en personne, ont conçu différentes vidéos pour offrir une variété d’activités comme des étirements, de la musculation, des échauffements pré-course, de la relaxation, etc. Et puisque ce contenu est sur YouTube, tous peuvent y avoir accès, membre ou non du centre. Bon entraînement!

Mercredi 20 mai

L’UQAM aussi à distance cet automne

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) a annoncé que sa session d’automne se tiendra majoritairement à distance et en ligne. Dans un communiqué, la direction précise que « certaines activités de formation pourront se dérouler en présentiel si elles ne peuvent être offertes autrement ». D’autres universités situées à Montréal, l’épicentre de la pandémie de COVID-19 au pays, ont également annoncé une session d’automne à distance, comme l’Université de Montréal, McGill et Concordia.

L’UQAM a mis en place les lignes directrices suivantes pour sa session d’automne :

  • « Tous les cours de type magistral seront tenus en ligne et à distance.
  • Les séminaires, ateliers, travaux pratiques et toute autre activité d’enseignement ne requérant aucun aménagement particulier ni équipement spécialisé seront également tenus à distance.
  • Seules les activités exigeant un aménagement particulier ou un équipement spécialisé et qui ne peuvent être offertes autrement qu’en présentiel pourront se donner sur le campus. L’Université s’assurera de mettre en place les conditions propices au respect des directives de la santé publique, notamment en matière de distanciation physique.
  • Les contenus des cours seront accessibles en ligne de manière asynchrone dans la mesure du possible.
  • Les activités de stages seront analysées par les directions de programme, en collaboration avec les milieux de stage notamment. Les stages seront réalisés à distance lorsque possible et, sauf exception, seront également supervisés à distance. »

L’UQAM ajoute que les échanges de mobilité étudiante et les déplacements à l’international demeurent suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Session en ligne et en personne à l’UQAR

L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a annoncé mercredi que la majorité de ses cours seront offerts à distance, mais que « de nombreuses activités de formation pratique sur le terrain et en laboratoires seront maintenues en formule présentielle, en respectant des règles d’accès, de distanciation physique et d’hygiène inspirées de celles mises en place pour la reprise des activités de recherche depuis le 4 mai ». L’UQAR assure également pouvoir offrir l’ensemble des services en soutien aux étudiants et à la formation (aide aux besoins particuliers, soutien psychosocial, Centre d’aide à la réussite, Service des technologies de l’information, bibliothèques, didacthèques, etc.) en adoptant les mesures sanitaires nécessaires.

Pas d’échanges ni de mobilité étudiante cet automne à Laval

L’Université Laval a annoncé mardi l’annulation de tous ses séjours de mobilité étudiante à l’international ainsi que l’accueil d’étudiantes et d’étudiants internationaux dans le cadre des échanges étudiants pour la session d’automne. L’établissement dit avoir pris cette décision après une évaluation approfondie du contexte international actuel et à la suite de la suspension des échanges des établissements partenaires pour l’automne 2020.

L’Université souligne que « des exceptions sont faites pour les cheminements bidiplômants et les cheminements intégrés à la maîtrise, les cotutelles et les séjours de recherche qui devront néanmoins se soumettre aux règles générales de l’Université Laval en vigueur pour les voyages et déplacements ». Les déplacements internationaux demeurent interdits et l’accueil d’invités internationaux est suspendu jusqu’au 31 juillet 2020.

Les étudiants internationaux inscrits ou désirant s’inscrire dans un programme régulier, qu’ils soient physiquement au Québec ou à l’étranger, pourront tout de même suivre leur formation à distance.

Le Centre d’étude de vaccins se prépare à tester des vaccins

Le Centre d’étude de vaccins du Centre universitaire de santé McGill (CUSM)a commencé à recruter des participants afin de tester des vaccins potentiels contre la COVID-19. Selon la Montreal Gazette, le Centre d’étude a envoyé un courriel vendredi à des personnes qui souhaitaient être tenues informées des études à venir portant sur le nouveau coronavirus. Depuis quelques semaines, le Centre publie sur sa page Facebook des avis de recrutement de participants à des études.

Toujours selon la Gazette, le Centre a écrit dans son courriel : « Ce sont des moments difficiles et beaucoup d’entre nous, qui ne sommes pas en première ligne, pensons que nous pourrions en faire plus et nous voulons aider… Être un participant à d’importantes recherches cliniques sur la COVID-19 en fait partie. » Le Centre débutera ses essais cliniques d’un vaccin potentiel sur des humains à la fin juin ou au début juillet, selon le directeur Brian Ward.

Lundi 19 mai

Vers une action collective contre 15 universités québécoises?

Une demande d’autorisation pour intenter une action collective contre 15 universités du Québec a été déposée vendredi dernier. Selon ce que rapportent quelques médias, dont La Presse, une étudiante de l’Université Laval a déposé la demande afin que « les étudiants puissent ravoir une partie des frais de scolarité versés pour la session d’hiver 2020, abruptement interrompue par la COVID-19 ». Alors que certains cours universitaires ont été offerts à distance, d’autres ont simplement dû être annulés. La demande d’autorisation des étudiants réclame un remboursement de 30 dollars pour chaque crédit universitaire. Un cours compte habituellement trois crédits.

L’avocate qui représente les étudiants prenant part à l’action collective Me Élodie Drolet-French souligne également que la qualité de l’enseignement et les services offerts par l’université ont été grandement réduits, comme l’accès à la bibliothèque ou des activités académiques de formation, de stage et de réseautage.

« L’action collective en est au stade de la demande d’autorisation. Un juge étudiera cette demande et déterminera dans les prochains mois si l’action collective peut aller de l’avant. » Les établissements visés sont : HEC Montréal, l’École nationale d’administration publique (ENAP), l’École de technologie supérieure (ÉTS), l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), Polytechnique Montréal, l’Université Bishop’s, l’Université Concordia, l’Université Laval, l’Université de Montréal, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec en Outaouais, l’Université du Québec à Rimouski et l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Depuis plusieurs semaines, des étudiants de différentes provinces demandent le remboursement de frais à la suite de l’interruption de certains services sur les campus. Quelques établissements ont émis des remboursements partiels pour les services de résidence et de cafétéria. Cette demande semble être la première action en justice intentée par des étudiants canadiens en lien avec la pandémie. Aux États-Unis, des groupes d’étudiants ont intenté plus de 75 recours collectifs contre leurs établissements.

Des établissements universitaires francophones menacés

L’Université de Saint-Boniface (USB), l’Université Sainte-Anne, et le Campus Saint-Jean, de l’Université de l’Alberta craignent pour la survie de leurs établissements et programmes francophones, selon ce que rapporte Radio-Canada. Les responsables des établissements notent que cette situation est causée par les impacts économiques de la pandémie de COVID-19 et les compressions budgétaires des gouvernements provinciaux.

Le recteur de l’Université Sainte-Anne dit prévoir déposer un budget déficitaire pour l’année 2020-2021, une première pour lui en plus de 20 ans de carrière d’administrateur au niveau postsecondaire. L’établissement a annulé ses sessions d’été et d’automne du programme d’immersion.

Le campus Saint-Jean et l’Université Saint-Boniface disent faire face aux compressions budgétaires de leurs gouvernements respectifs en plus d’une baisse prévue du nombre d’inscriptions.

« En une année, l’Université de l’Alberta a perdu 17 pour cent de son budget de fonctionnement, soit 110 millions de dollars. L’Université a imposé 8,6 pour cent de réduction budgétaire aux facultés, et 12,5 pour cent aux unités centrales. » Au Manitoba, le gouvernement procèdera à des compressions selon une «géométrie variable», après avoir d’abord demandé aux universités de réduire leur budget de 30 pour cent sur quatre mois et ensuite être revenu sur sa décision.

Webinaire de l’Acfas sur la passion de la recherche

L’Acfas offre un dîner-causerie virtuel le lundi 25 mai ayant pour thème : la passion, l’outil pour surmonter les épreuves. Le professeur au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal, Robert J. Vallerand, discutera du maintien d’une passion saine en situation de stress. Il abordera également des notions pour mieux comprendre les variations du niveau de bien-être psychologique, et en quoi la passion permet de poursuivre la recherche dans ces moments plus difficiles. La causerie sera animée par Antoine Zboralski, étudiant au doctorat en sciences de la vie à l’Université de Moncton et est présentée en collaboration avec la section Acfas-Acadie. Pour s’inscrire au webinaire, visitez cette page.

L’ACPPU offre des lignes directrices pour la réouverture des campus

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) a publié un ensemble de lignes directrices pour faciliter la réouverture des campus universitaires canadiens pour la prochaine année universitaire. Le groupe demande que les comités mixtes de santé et de sécurité des établissements ainsi que les associations de personnel académique soient inclus dans les processus décisionnels en lien avec la réouverture. L’ACPPU demande également que ces comités et associations examinent une série de mesures possibles à adopter : la distanciation physique sur le campus, les équipements de protection individuelle (EPI) pour le personnel et les étudiants, et les procédures pour atténuer les risques en cas d’infection sur le campus.

Le groupe proposer aussi les mesures suivantes : que les établissements offrent des mesures d’adaptation raisonnables aux membres du personnel et dans la mesure du possible les autoriser à rester en télétravail; que des changements aux méthodes d’enseignement soient négociés avec les associations de professeurs; et que le personnel enseignant soit rémunéré de manière adéquate pour les préparatifs supplémentaires ou le temps de préparation nécessaire à l’enseignement à distance.

Vendredi 15 mai

Financement pour protéger les emplois dans les laboratoires de recherche

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé vendredi un investissement de 450 millions de dollars pour aider les chercheurs et les établissements de recherche à poursuivre leurs travaux pendant la pandémie. Alors que le pays priorise les travaux de recherche pour lutter contre le nouveau coronavirus, des milliers de chercheurs et techniciens de laboratoire ont vu leur travail interrompu.

« Ces fonds serviront à maintenir les salaires de ceux qui font de la recherche pour qu’ils puissent continuer leur travail essentiel », a expliqué le premier ministre pendant son point de presse quotidien. Cet argent ira aux universités et aux instituts de recherche affiliés afin d’aider à maintenir temporairement le salaire des professionnels d’établissements touchés par la pandémie.

Cette aide couvrira jusqu’à 75 pour cent du salaire de chaque employé jusqu’à concurrence de 847 dollars par semaine. Elle couvrira également jusqu’à 75 pour cent des coûts des activités de recherche comme l’entreposage sécuritaire de matières dangereuses.

Cette mesure vient s’ajouter aux investissements déjà annoncés pour soutenir la recherche pour lutter contre la COVID-19 (auxquels des milliers de chercheurs n’ont pas accès).

Assouplissement du PPTPD pour étudiants étrangers

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a annoncé jeudi soir un assouplissement des règles sur les permis de travail postdiplôme des étudiants internationaux. Après avoir entendu les préoccupations des établissements postsecondaires canadiens et celles des étudiants étrangers face à la session d’automne, IRCC permettra à ces étudiants d’être admissibles au Programme de permis de travail postdiplôme (PPTPD) même s’ils doivent suivre leur cours en ligne cet automne.

« Dans des circonstances normales, les critères du PPTPD limitent la capacité d’un étudiant étranger de poursuivre un programme à distance, au Canada ou à l’étranger », explique le communiqué d’IRCC. Cette décision s’applique pour les étudiants qui commenceront à fréquenter un établissement d’enseignement désigné cet automne, qui étudient déjà au Canada ou dont le programme a été lancé au printemps ou à l’été. « Les étudiants qui se trouvent dans cette situation peuvent commencer leurs cours à l’étranger et terminer jusqu’à 50 pour cent de leur programme au moyen d’apprentissage à distance s’ils ne peuvent pas se rendre au Canada plus tôt. De plus, le temps ne sera pas déduit de la durée d’un futur permis de travail postdiplôme pour les études terminées à l’étranger, jusqu’au 31 décembre 2020. »

Le ministère explique que cet assouplissement permettra de répondre aux restrictions en matière de santé et de déplacements qui sont en place en raison de la pandémie de COVID-19.

Le ministère évalue la contribution de l’éducation internationale à 21,6 milliards de dollars au PIB du Canada. Les étudiants internationaux ont soutenu la création de près de 170 000 emplois en 2018. « Les étudiants étrangers sont aussi souvent d’excellents candidats pour demander à rester de façon permanente au Canada, près de 54 000 anciens étudiants étant devenus résidents permanents du Canada en 2018. »

Jeudi 14 mai

Campagne de financement à l’UdeM

L’Université de Montréal lance une campagne grand public visant la création d’un fonds de cinq millions de dollars. L’Université souhaite, avec ce fonds, complémenter le financement des gouvernements et des organismes subventionnaires pour favoriser la recherche liée à la COVID-19. « Ce fonds servira à stimuler la recherche sur la COVID-19 et à accélérer la découverte de solutions pour stopper la pandémie ainsi qu’à tirer les leçons de cette crise sanitaire, économique et sociale », explique le recteur Guy Breton dans un communiqué publié jeudi.

Une multitude de recherches seront menées pour étudier les répercussions humaines, sociales, économiques, légales et politiques de la pandémie. Vu l’éventail des secteurs touchés et de l’importance des enjeux, cette campagne sera menée auprès d’un large public. « Nous faisons appel à la solidarité de la grande famille et des amis de l’Université de Montréal ‒ nos diplômés, nos personnels enseignant et non enseignant, nos retraités, de même que toutes les personnes qui s’intéressent à l’éducation supérieure et à l’avancement des connaissances ‒ afin qu’ensemble nous épaulions nos chercheurs et chercheuses dans la quête de solutions durables à cette pandémie », a conclu le recteur Guy Breton.

PULSAR s’associe à MAVIPAN

La plateforme collaborative de recherche PULSAR s’associe au projet Ma vie et la pandémie au Québec (MAVIPAN), une vaste étude portant sur les impacts psychologiques et sociaux de la pandémie COVID-19 sur la population de la région de la Capitale-Nationale et de ses environs. L’étude MAVIPAN est menée par les quatre centres de recherche du CIUSSS de la Capitale-Nationale et appuyée par les directions cliniques du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

La plateforme PULSAR, hébergée à l’Université Laval, est le premier réseau québécois voué à la santé durable qui mise sur la recherche interdisciplinaire, l’engagement citoyen et la valorisation des données. La plateforme permet de disposer des mesures de sécurité les plus élevées, basées sur les meilleures pratiques de gestion des données personnelles.

Le projet MAVIPAN « cherche à documenter et comprendre les conséquences de cette crise sur les personnes, les familles, les communautés et les acteurs du réseau de la santé et des services sociaux. Elle permettra aussi de suivre comment tous s’adaptent à la réalité de la crise au fil de son évolution », explique-t-on sur la page Web du projet.

L’étude est à la recherche de participants (de 14 ans et plus) qui peuvent témoigner de leur expérience au cœur de la crise et après sa résolution dans les mois et années à venir.« Les résultats de cette étude fourniront de l’information sur les actions à mettre en place pour minimiser les conséquences de cette pandémie sur la santé et le bien-être de la population, et aideront à préparer la réponse à d’autres crises qui pourraient avoir lieu dans le futur. »

Mercredi 13 mai

Numéro de mai-juin du magazine

Nous avons récemment envoyé un courriel aux abonnés du magazine Affaires universitaires pour les informer que notre calendrier de publication allait être perturbé ce mois-ci. En raison des complications liées à la pandémie, nous ne produirons pas un numéro de mai-juin du magazine (imprimé et numérique), qui serait arrivé dans les boîtes aux lettres et les boîtes de réception cette semaine. Nous prévoyons revenir à notre publication habituelle du magazine pour le numéro de juillet-août. Nous travaillons fort déjà sur des histoires fascinantes sur la science ouverte, la nouvelle université dans le Nord canadien et, bien sûr, la COVID-19.

Entre-temps, nous poursuivons la publication en ligne régulière de textes d’actualité, d’opinion, de conseils-carrière, d’offres d’emploi, notre revue de presse quotidienne, et ces mises à jour régulières sur la COVID-19. Abonnez-vous à notre bulletin informatique hebdomadaire pour ne rien manquer de notre contenu et abonnez-vous au magazine (c’est gratuit!) pour recevoir le prochain numéro à votre domicile ou à votre bureau. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter, Facebook et LinkedIn. Merci de nous suivre!

Déposez vos demandes pour la PCUE vendredi

Les étudiants canadiens qui font face à des problèmes financiers en raison de la COVID-19 pourront commencer à déposer vendredi leur demande pour obtenir la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE). C’est ce qu’a indiqué le premier ministre Justin Trudeau lors de sa conférence de presse quotidienne mercredi matin.

Plus de détails sur l’aide gouvernementale pour les étudiants se trouvent dans cet article.

Laval en mode virtuel cet automne

Après les annonces de l’UdeM et de McGill il y a quelques jours, c’est au

tour de l’Université Laval d’annoncer que sa session d’automne se déroulera « majoritairement en ligne et à distance ». L’Université dit planifier ce genre d’enseignement dans la plupart des cours afin que tous puissent poursuivre leur parcours universitaire en maintenant la distanciation physique.

« Nous nous appuierons sur notre environnement technopédagogique éprouvé pour offrir une formation complète et de haute qualité. Nous utiliserons les méthodes d’apprentissage qui permettent une grande interaction entre les enseignants et les étudiants, de même qu’entre
pairs. »

L’établissement a cependant espoir que les mesures de confinement s’allègent au fil du temps et de voir un retour prudent et progressif des étudiants sur le campus. « La priorité sera donnée aux activités d’enseignement pour lesquelles l’apprentissage à distance est difficile, voire impossible. »

Effets de la pandémie sur les relations Québec-Canada-États-Unis

L’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal a publié un dossier sur les effets de la COVID-19 sur les relations entre le Québec, le Canada et les États-Unis. Au cours des dernières semaines, sept chercheurs se sont penchés sur divers aspects de la crise pendant la pandémie comme les industries pétrolière, automobile, du homard, touristique, le nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique, les exportations d’hydroélectricités, et les prochaines élections américaines.

Le dossier aborde également l’enjeu des états les plus touchés par le virus :  New York, le New Jersey, le Massachusetts, le Michigan, la Pennsylvanie et l’Illinois comptent le plus grand nombre de cas et de décès dus au virus. « Du point de vue du Canada, ce palmarès révèle une autre réalité : les États américains les plus durement touchés par la COVID-19 sont également ceux avec lesquels les Canadiens ont quelques-unes de leurs relations les plus essentielles à leur prospérité économique. Le cas du Québec en témoigne. Six des États susmentionnés figurent parmi les dix principaux marchés d’exportation de la Belle Province », explique le document.

Colloque virtuel des jeunes chercheurs de l’UOF et l’Acfas

L’Acfas et l’Université de l’Ontario français tiendront un colloque étudiant virtuel pour les jeunes chercheurs les 13 et 14 août prochain. Il aura pour thème le rôle des sciences sociales et humaines dans la redéfinition du vivre-ensemble dans l’après COVID-19. Les deux organisations invitent les étudiants au 2e et au 3e cycle ainsi que les jeunes chercheurs de toutes les disciplines des projets de communication qui portent sur les différentes dimensions du vivre-ensemble. Les propositions doivent être soumises avant le 15 juin. Les intéressés peuvent communiquer avec jade.boivin@uontario.ca.

Mardi 12 mai

Près du tiers des étudiants ont des doutes face à la session d’automne

Un peu plus de 30 pour cent des étudiants de niveau post secondaire disent remettre en question leur retour ou leur entrée à l’université ou au collège cet automne en raison de craintes face à leur santé, leurs finances et l’apprentissage en ligne. C’est ce que révèle un sondage mené par l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ) publié mardi.

Le sondage révèle plusieurs autres données :

  • 70 pour cent des étudiants disent que leurs projets d’emploi d’été ont été compromis par la COVID-19
  • 50 pour cent affirment que la COVID-19 a rendu « le paiement des frais de scolarité plus difficile et le coût de la vie moins abordable »
  • Plus de 66 pour cent déclarent que « leurs finances personnelles et celles de leurs parents ou de leur famille ont été touchées par la pandémie ».

 Selon la FCEE, parmi les étudiants qui songent à ne pas retourner sur les bancs d’école cet automne, 85 pour cent souhaitent une réduction ou la suppression des frais de scolarité pour favoriser leur retour. 1 100 étudiants de 17 ans et plus de niveau secondaire et postsecondaire ont été interrogés au Canada pour ce sondage, du 23 avril au 1er mai.

Résultats du deuxième sondage de Statistique Canada sur les étudiants

Dans le même ordre d’idée, Statistique Canada vient de publier les résultats de son deuxième sondage sur la façon dont les étudiants postsecondaires ont été touchés par la pandémie de COVID-19. Les réponses de plus de 100 000 étudiants suggèrent que plus de la moitié des répondants (57 pour cent) ont connu une perturbation importante des cours et des stages. Plus du quart (26 pour cent) ont déclaré que certains de leurs cours avaient été reportés ou annulés par leur établissement, y compris des activités qui ne pouvaient pas être proposées en ligne, comme les laboratoires.

Environ 17 pour cent des étudiants qui devaient obtenir leur diplôme cette année ont déclaré qu’ils ne seraient pas en mesure d’obtenir graduer comme prévu. Environ 54 pour cent des étudiants diplômés potentiels ont également déclaré « être très ou extrêmement préoccupés par le fait que leur grade, certificat ou diplôme ne serait pas considéré comme l’équivalent de celui des personnes dont les études n’ont pas été touchées par la COVID-19 ».

Les étudiants qui ont répondu ont vu une énorme baisse des possibilités d’emploi. Parmi ceux qui avaient un emploi début mars, 21 pour cent l’avaient perdu alors que 34 pour cent avaient été licenciés deux mois plus tard. Plusieurs d’entre eux ont perdu des heures de travail. Et 31 pour cent qui comptaient sur un emploi à partir de ce printemps ou cet été avaient perdu cette opportunité, tandis que 40 pour cent ont déclaré que leur date de début avait été retardée. Naturellement, de nombreux étudiants ont également fait part de leurs inquiétudes quant aux perspectives d’emploi, face au paiement des frais de scolarité et des frais de subsistance futurs.

L’agence note que le questionnaire destiné aux étudiants, qui s’est déroulé du 19 avril au 1er mai, ne suit pas la méthodologie d’enquête habituelle et n’est donc pas représentatif de l’ensemble de la population étudiante postsecondaire au Canada. « Cependant, les résultats dressent un portrait de l’expérience vécue par les étudiants participants. En raison du nombre élevé de participants, ils fournissent des données utiles. »

Le CNRC s’associe à une entreprise chinoise pour tester un vaccin

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a annoncé la collaboration avec CanSino Biologics Inc., un producteur chinois de vaccins, pour accélérer le développement clinique et la biofabrication d’un vaccin potentiel contre la COVID-19.

« Appelé Ad5-nCoV, ce vaccin candidat a été approuvé par les autorités réglementaires chinoises plus tôt cette année, ce qui a permis à CanSino Biologics d’amorcer des essais cliniques chez l’humain en Chine. Il s’agit de l’un des rares candidats vaccins contre la COVID-19 à avoir été approuvés pour des tests initiaux d’innocuité chez l’humain, et a été le premier candidat vaccin à commencer la phase 2 des essais cliniques », explique un communiqué de presse à cet effet.

La collaboration entre le CNRC et la compagnie chinoise date de 2013 lors du développement d’un vaccin contre le Ebola. Dans le communiqué de presse, le CNRC a expliqué que le partenariat vise à « ouvrir la voie vers des essais cliniques au Canada, en l’occurrence au Centre canadien de vaccinologie, en collaboration avec le Réseau canadien de recherche sur l’immunisation ». CanSinoBIO est en train de déposer une demande auprès de Santé Canada pour mener des essais cliniques du vaccin au Canada.

Lundi 11 mai

L’UdeM aura une session d’automne essentiellement à distance

Le recteur de l’Université de Montréal Guy Breton a annoncé vendredi soir que la session d’automne se tiendra en très grande partie à distance. « Seuls certains cours ou certaines portions de cours pourront se donner sur le campus. » Il explique que la décision a été prise dans l’intérêt de la communauté universitaire et générale ainsi que pour des raisons d’ordre logistique. Il précise que la plupart des partenaires internationaux de l’UdeM ont annoncé qu’aucune activité de mobilité internationale n’aura lieu cet automne.

Le recteur a dévoilé certaines mesures du plan que prendra l’établissement. Ce plan devra respecter trois règles :

  • Tout enseignement qui peut l’être devrait se faire à distance.L’objectif est de réduire la densité de population sur les campus.
  • Les activités de formation qui se dérouleront sur le campus devront être réduites en nombre et choisies minutieusement. Les activités permises en présentiel devront être priorisées et celles difficiles ou impossibles à réaliser à distance seront considérées en priorité, comme les stages cliniques, les laboratoires d’enseignement et certaines évaluations d’apprentissage.
  • Les modalités d’enseignement seront flexibles. Le nombre de séances et de cours en présentiel et à distance pourra varier selon les programmes, les facultés, voire les cours eux-mêmes.

D’ici la fin du mois, les facultés auront déterminé les cours, ou les portions de cours, qui devront se donner sur le campus en présence d’étudiants à l’automne.

Les campus devront respecter la contrainte de distanciation physique. Afin de respecter cette règle, l’UdeM estime seulement pouvoir accueillir 20 pour cent de sa capacité d’accueil. L’établissement se penchera aussi sur les enjeux liés aux déplacements en transports collectifs, à la circulation des personnes sur les campus et au nettoyage des locaux après chaque séance de cours.

Collation des grades virtuelle à Laval

L’Université Laval a annoncé vendredi la tenue des cérémonies de la collation des grades de façon virtuelle. « Si le contexte actuel nous empêche de nous réunir comme le veut notre tradition universitaire, nous avons à cœur de reconnaître vos efforts, votre grande persévérance et votre excellence », explique l’université dans un communiqué.

Les détails seront annoncés au cours des prochaines semaines. Même si l’établissement assure redoubler d’imagination pour que ces cérémonies soient « mémorables pour vous, vos collègues et votre famille », plusieurs étudiants sont mécontents de la décision.

Une pétition en ligne, demandant à ce que les cérémonies soient reportées à une date ultérieure plutôt que de se tenir en ligne. « Nous voulons une vraie cérémonie des grades, sur le campus, en compagnie de nos professeurs, nos amis et nos parents. Nous nous déplacerons peu importe la date et peu importe où nous serons à ce moment », explique l’étudiante Catherine Fournier qui a lancé cette pétition sur la page récoltant les signatures. Lundi matin, 5 800 personnes avaient signé la pétition.

McGill offrira ses cours principalement à distance cet automne

L’Université McGill a annoncé lundi que sa session d’automne débutera comme prévu, mais la plupart des cours seront offerts à distance. L’université étudie des options virtuelles pour l’engagement parauniversitaire, mais elle se prépare également à offrir certaines activités en personne, « au fur et à mesure que les autorités sanitaires lèveront les restrictions sur les rassemblements ». Les activités comme « des séminaires en petits groupes, conférences, tutoriels, ateliers, clubs de lecture, activités de socialisation » pourraient être organisées si elles respectent les protocoles de sécurité rigoureux.

Lundi matin s’est également amorcé le début de la reprise des activités de recherche à McGill. Sylvain Baillet, professeur de neurologie et doyen associé de la recherche à la faculté de médecine de McGill, a publié des photos de ce retour sur le campus.

Seconde mise à jour des IRSC sur la subvention de financement pour la COVID-19

À la suite l’annonce de clarifications pour les demandes de financement de l’initiative sur la COVID-19 jeudi dernier et des nombreuses critiques de candidats potentiels, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont publié une nouvelle mise à jour vendredi.
Le vice-président associé des programmes de recherche, Adrian Mota a d’abord présenté des excuses, soulignant que les IRSC ne cherchaient pas à rendre la situation actuelle encore plus difficile. « L’initiative visait initialement à ce que les demandes remplissent l’ensemble des objectifs énoncés dans la possibilité de financement, mais nous sommes conscients que le descriptif affiché n’était pas parfaitement clair. Néanmoins, nous n’aurions pas dû tenter de clarifier les choses si près de la date limite. »

La date limite pour présenter une demande était initialement lundi, mais les IRSC prolongent celle-ci de 24 heures.

Le vice-président associé précise également que l’évaluation des demandes se fera en fonction de « la compréhension commune des objectifs indiqués dans la possibilité de financement au moment de son lancement ». « Ainsi, toutes les demandes qui répondent aux objectifs, qu’il s’agisse d’un seul objectif ou de toute combinaison des cinq objectifs globaux, seront soumises aux évaluateurs. Comme toujours, nous compterons sur le processus d’évaluation par les pairs pour déterminer quelles demandes doivent être financées; à cette fin, nous nous assurerons que les évaluateurs sont bien au fait de cette clarification. »

Étude sur le bien-être des étudiants

Une étude internationale sur le bien-être des étudiants post secondaires durant la pandémie de COVID-19 a été lancée la semaine dernière au Canada. Des données sont collectées dans 27 pays d’Europe, d’Amérique du Nord et en Afrique du Sud jusqu’au 27 mai. L’équipe qui mène la recherche émet l’hypothèse que les mesures gouvernementales et les mesures des établissements ont un impact significatif sur le bien-être des étudiants universitaires.

« La crise a peut-être aussi un impact important sur votre vie (sur l’endroit où vous vivez, sur qui vous pouvez rencontrer concrètement, comment vous pouvez gagner de l’argent, etc.). Cette étude investigue comment ces changements ont pu affecter votre bien-être et votre santé. Les résultats seront utiles pour votre université/collège, car ils pourront lui fournir des informations sur comment organiser de futurs potentiels confinements. Cette étude étant conduite dans de nombreux pays, nous pourrons aussi évaluer les effets des politiques locales/nationales sur le bien-être et la santé de la population étudiante. »

Au Canada, l’Université McGill, l’Université Laval, l’Université du Québec à Chicoutimi et le Cégep de Jonquière participent à l’étude. À McGill par exemple, 25 000 étudiants ont reçu une invitation pour participer à l’étude, qui prend la forme d’un sondage en ligne d’une dizaine de minutes. Le Réseau de recherche en santé des populations du Québec (RRSPQ) finance le projet dans les établissements québécois pour étudier les différences de genre dans le conflit travail-famille.

L’étude souhaite recueillir un échantillon d’au moins 10% de la population étudiante de chacun des établissements participants.

Vendredi 8 mai

Québec recueillera les données sur l’origine ethnique des malades

Plus d’une centaine de groupes communautaires et de citoyens québécois, dont de nombreux chercheurs et étudiants universitaires, ont demandé au gouvernement du Québec de recueillir des données sur l’origine ethnique, le sexe, le genre, la situation de handicap et le statut économique des patients atteints de la COVID-19. Mercredi, la province a indiqué qu’elle le ferait.

Dans une lettre adressée aux gouvernements fédéral, provincial et municipal (Montréal), les signataires se disaient « gravement préoccupé.e.s de par le fait que, à ce jour, il manque encore des données rigoureuses et de dimension nationale concernant la propagation de la COVID-19 ».

« La collecte de données sociodémographiques est une composante essentielle du travail d’élimination des inégalités dans les soins de santé.[…] Nous ne pouvons pas répondre à ce que nous ne mesurons pas. La collecte et l’analyse de données permettent aux systèmes de mesurer les expériences différentielles, de tenir compte des disparités et de développer des interventions fondées sur des faits », lit-on dans la lettre.

Selon CTV, le directeur national de la santé publique du Québec, Horacio Arruda, a déclaré mercredi aux journalistes que la province avait effectivement l’intention de compiler de telles données. Le directeur a expliqué que les données pourraient être utiles « surtout s’il existe des facteurs de risque dans certaines communautés qui pourraient être liés à la génétique ». M. Arruda n’a pas fourni de détails précis sur la collecte des données.

Clarification des objectifs de la Subvention de fonctionnement des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont annoncé des clarifications sur le processus de demande pour leur « Subvention de fonctionnement: possibilité de financement pour une intervention de recherche rapide contre la COVID-19 (mai 2020) » après que plusieurs candidats potentiels aient posé des questions sur les objectifs du programme. Dans la mise à jour publiée en ligne jeudi, les Instituts ont écrit :

« Les IRSC ont toujours eu l’intention d’exiger que les demandes soient conformes aux cinq objectifs indiqués dans la possibilité de financement, et ce critère sera évalué. Cependant, ils reconnaissent qu’une précision des objectifs en soi s’impose afin de montrer que certains éléments ne se voulaient pas strictement inclusifs. Dans un souci de clarté et de transparence, des modifications ont été apportées aux sections objectifs, évaluation de la pertinence, critères d’évaluation, et présentation d’une demande de la possibilité de financement. »

L’agence a également publié la grille d’évaluation que les juges utiliseront pour évaluer les demandes de subvention. L’agence a ajouté que les candidats devraient définir clairement comment chaque critère est rempli et que « les demandes jugées non pertinentes par rapport à un ou plusieurs des critères dans le tableau seront rejetées ».

La date limite de dépôt des candidatures étant fixée au 11 mai, certains chercheurs se sont tournés vers Twitter pour critiquer les IRSC sur l’échéancier et l’importance des mises à jour, étant donné que les délais de soumission de certaines universités sont déjà dépassés.

Vendredi matin, en réponse aux critiques, les IRSC ont twitté : « Nous constatons que ces précisions sont tombées à plat, et nous réexaminons notre approche. D’autres détails suivront sous peu. »

La subvention offrira jusqu’à 107,9 millions de dollars en financement de projet dans le cadre de la série de fonds d’intervention rapide du gouvernement fédéral en lien avec la pandémie.

Jeudi 7 mai

À quand la prochaine pandémie?

Un groupe de chercheurs canadiens et américains mène présentement une recherche pour tenter de déterminer quand et où pourrait survenir la prochaine pandémie. La recherche est dirigée par Timothée Poisot, professeur au Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal. « Ce n’est pas pour être prophètes de malheur, mais nous estimons que toutes les conditions sont réunies pour que de nouvelles infections apparaissent. Il s’agit de déterminer où et quand », commente le chercheur.

La première étape de leur étude se penche sur la répartition des coronavirus dans la faune, puisque l’origine de la majorité des maladies émergentes, comme la COVID-19, est animale. L’équipe tentera de déterminer au moyen de modèles mathématiques et statistiques, les endroits et les moments où les risques de contamination sont les plus élevés.

Les chercheurs souhaitent livrer des résultats dans moins de six mois, dont une cartographie des risques et des recommandations aux autorités pour mettre en place des mesures préventives.

Les collèges et universités de la Nouvelle-Écosse demandent du soutien

Une alliance d’une quinzaine de groupes représentant étudiants, personnel et professeurs des universités et des collèges de la Nouvelle-Écosse demande aux administrations universitaires et aux gouvernements provincial et fédéral une série de mesure pour faire face aux impacts économiques de la COVID-19. Dans une lettre ouverte publiée sur le site de l’Association des professeurs d’université de la Nouvelle-Écosse, les signataires demandent entre autres  « de réduire les frais de scolarité des étudiants et d’augmenter les bourses d’études, de freiner les licenciements et d’accepter la nécessité des déficits cette année en attendant un retour à la normale après la pandémie ».

« De nombreux étudiants ne seront pas en mesure de réaliser des économies suffisantes pendant l’été emplois et le soutien du revenu fédéral, et beaucoup de leurs familles seront également sous contraintes financières accrues. Par conséquent, l’enseignement postsecondaire doit être rendu plus abordable cette année », demandent les groupes dans une autre lettre adressée aux recteurs et aux représentants des gouvernements.

L’alliance souligne également qu’Ottawa s’est engagé à aider les entreprises en contribuant au salaire des employés et elle demandent que cette mesure soit étendue aux universités et collèges. Finalement, les groupes réclament un arrêt des compressions budgétaires dans le milieu de l’éducation post secondaire. « La baisse des niveaux de soutien à l’enseignement post secondaire a créé une dépendance excessive à l’égard des frais de scolarité, en particulier des frais de scolarité internationaux. Cette solution n’est pas disponible si des baisses importantes des inscriptions internationales sont réalisées dans le cadre de restrictions de voyage continues. »

L’avis des jeunes recherché

La période de confinement a bouleversé la vie de tous : aînés, professionnels de la santé, enfants, chercheurs, parents. Qu’en est-il des jeunes et des adolescents?

Une équipe de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) se penche sur l’expérience des jeunes Québécois pendant la pandémie de la COVID-19 et à ses effets sur eux-mêmes et leurs parents.

Une centaine de jeunes de 7 à 17 ans seront invités à participer à l’étude réalisée par les professeures Christine Gervais, Isabel Côté, Vicky Lafantaisie et Francine de Montigny. « Un des objectifs est d’explorer les représentations des enfants et adolescents des conséquences positives et négatives des mesures de distanciation physique imposées pendant la crise et d’identifier les facteurs qui contribuent et nuisent à leur bien-être en contexte de pandémie », explique-t-on sur le site Web de l’UQO. Les chercheuses interrogeront les jeunes à trois reprises d’ici le retour en classe afin de « mieux soutenir les jeunes et leur famille lors d’une deuxième vague de la COVID-19 ou lors de situations de crise ».

Pour plus d’information ou pour participer, visitez cette page.

Mercredi 6 mai

Début du colloque virtuel de l’Acfas

Alors que le Congrès annuel de l’Acfas devait se tenir cette semaine à l’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s, l’Association tient plutôt un colloque virtuel sur le rapprochement des francophonies canadiennes à travers la recherche et l’enseignement supérieur. Le colloque s’est ouvert mercredi matin et se déroule sur deux jours.

« En vue du Sommet de rapprochement des francophonies canadiennes, qui mènera à la prochaine politique du Québec en matière de francophonie canadienne, ce colloque vise à réfléchir au rôle – actuel et futur – du milieu de la recherche et de l’enseignement supérieur dans le rapprochement des francophonies canadiennes, et à définir comment ce rôle pourrait s’accentuer et quelle est son importance pour assurer la pérennité de la langue française dans le milieu de la recherche et dans les communautés canadiennes », explique l’Acfas. Pour voir la programmation du colloque, visitez cette page.

Le CSPC aura lieu en ligne en novembre

La Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes (CSPC) a annoncé mardi que sa réunion annuelle se tiendra en ligne cette année, du 16 au 20 novembre. Les organisateurs ont pris cette décision six mois avant la date prévue de l’événement à Ottawa. Les organisateurs prolongeront aussi la période d’appel aux propositions et réduiront les frais d’inscription. Voici ce que la CSPC prévoit, en somme :

« L’édition 2020 de la CPSC proposera une variété de séances dynamiques et informatives, incluant des groupes de discussions, des ateliers, des entrevues en direct, des occasions de réseautage en ligne, ainsi que des expositions virtuelles. Les participants inscrits auront l’occasion de regarder les séances en direct et sur demande. Les séances en direct auront lieu tout au long de la journée, permettant ainsi aux participants d’y assister, peu importe leur fuseau horaire. »

Le thème de la conférence de cette année est « Nouvelle décennie, nouvelles réalités: recul, aperçu et prévoyance ».

Nouvelle technologie pour désinfecter les espaces

L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) mène présentement la première évaluation d’un robot qui désinfecte à l’aide de lumière ultraviolette au Canada. L’institut a commandé le robot de désinfection UV alors que le nouveau coronavirus commençait à se répandre en Europe et en Chine. Le robot sera testé dans les salles des patients et d’opérations et sera également évalué pour désinfecter les civières et les masques N-95.

Le robot autonome de fabrication danoise se positionne à proximité de « points chauds infectieux » et émet une lumière ultraviolette concentrée (UV-C) qui décompose la structure de l’ADN de micro-organismes nuisibles tels que les virus, les bactéries et autres maladies infectieuses.

« Il n’est pas nouveau de désinfecter avec des UV-C, mais la combinaison de la lumière ultraviolette et de la robotique rend cette technologie très intéressante, explique le directeur de l’infrastructure et du génie biomédical à l’IR-CUSM Rami Tohme. Il peut apparemment atteindre une efficacité de désinfection plus élevée en moins de temps que les solutions existantes. Cela vaut vraiment la peine de l’évaluer. »

Mardi 5 mai

Différencier les tests de dépistage

La conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, a publié sur Twitter un graphique pour mieux comprendre la différence entre les deux principaux types de test en lien avec la COVID-19.

Le test PCR sert à déterminer si une personne est présentement infectée grâce à un échantillon de mucus ou de salive. Le test sérologique sert à déterminer si une personne a précédemment été infectée mais ne l’est plus grâce à un échantillon de sang.

Un nouveau laboratoire de recherche entre en fonction à Québec

Les premières recherches sur la COVID-19 se sont enclenchées au cours des dernières semaines dans le nouveau laboratoire de niveau de confinement 3 du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval. Inauguré en janvier, le laboratoire attendait l’aval des autorités canadiennes chargées d’assurer la biosécurité de ce type d’installations. Avec cette permission en main depuis quelques jours, le laboratoire peut maintenant étudier les pathogènes vivants.

« Plusieurs chercheurs de l’Université Laval ont reçu du financement des Instituts de recherche en santé du Canada pour étudier le coronavirus. Ils seront les premiers utilisateurs du laboratoire », souligne le professeur à la Faculté de médecine Guy Boivin, instigateur du projet de laboratoire.

Il y a cinq ans, M. Boivin a convaincu des dirigeants d’entreprises et des fondations de l’importance de doter la région de Québec d’un laboratoire permettant d’étudier des pathogènes particulièrement dangereux pour la santé humaine. « Auparavant, le professeur Boivin et les autres chercheurs canadiens actifs dans le domaine des infections respiratoires devaient frapper à la porte d’une poignée de laboratoires situés en Ontario et dans l’ouest du pays pour réaliser leurs travaux sur des pathogènes vivants particulièrement virulents », explique le communiqué.

« Chaque jour, je reçois des demandes de chercheurs et d’entreprises qui veulent utiliser le nouveau laboratoire pour tester des vaccins ou des traitements contre la COVID-19. […] Ça démontre à quel point une installation de la sorte est indispensable en période de pandémie », souligne M. Boivin.

Détecter le virus plus rapidement

Des chercheurs du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) travaillent sur le développement d’un outil diagnostique susceptible d’accélérer le dépistage des porteurs de la COVID-19. Leur outil portatif, qui tiendra dans l’espace d’une valise, n’aurait besoin que de quelques gouttes de salive et d’une vingtaine de secondes pour rendre son verdict.

L’équipe multidisciplinaire est menée par le professeur Frédéric Leblond de Polytechnique Montréal et chercheur au CRCHUM et la Dre Dominique Trude, pathologiste au CHUM et chercheuse au CRCHUM.

Alors que plusieurs provinces canadiennes annoncent leur plan de déconfinement, leur capacité de détecter et de tester devra quant à elle augmenter. L’OMS demande aux États qui relâchent les mesures de confinement d’augmenter le nombre de tests quotidiens.

Les chercheurs tenteront de développer l’outil grâce à l’approche de l’imagerie par spectroscopie Raman. Plus de détails sur cette recherche se trouvent ici.

Partenariat international pour la recherche génomique sur les virus

Le Réseau canadien de génomique COVID (RCanGéCO), créé dans le cadre du plan de recherche COVID-19 de 1,1 milliard de dollars annoncé par le gouvernement fédéral le 23 avril, s’est associé à COG-UK (le COVID-19 Genomics UK Consortium). Les deux groupes partageront des informations, des données et des protocoles qui faciliteront leurs efforts pour séquencer les génomes de jusqu’à 150 000 échantillons viraux et 10 000 patients. Le réseau du Royaume-Uni est une alliance d’organisations universitaires, de soins de santé et de santé publique qui travaillent ensemble pour séquencer et analyser rapidement les génomes du virus SARS-CoV-2.

Lundi 4 mai

Formation gratuite sur l’enseignement à distance

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec et l’Université TÉLUQ ont conclu une entente afin d’offrir à compter du 4 mai, une formation gratuite sur l’enseignement à distance. Cette formation s’adresse aux enseignants des niveaux primaire, secondaire, collégial et universitaire qui souhaitent se familiariser avec l’enseignement à distance ou approfondir leurs connaissances dans le domaine.

Le cours sera offert en français et en anglais pour au moins la prochaine année. Il est composé de quatre volets qui seront mis en ligne progressivement jusqu’au 5 juin : l’accompagnement des élèves à distance, la diffusion des contenus et activités de cours en ligne, l’adaptation de cours pour l’enseignement à distance ainsi que l’évaluation à distance.

« La situation que nous vivons présentement nous force à adapter nos méthodes de travail et nos façons de faire. Le développement d’un cours en ligne visant le soutien au personnel enseignant des niveaux primaire, secondaire et post-secondaire participe à cet effort et permettra d’épauler les enseignants dans leur travail », a déclaré le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge.

Tous les détails de cette nouvelle formation se trouvent sur jenseigneadistance.teluq.ca

Retour sur les campus

Alors que certaines provinces annoncent le début du déconfinement de certains secteurs, certaines universités songent à leur plan de réouverture des campus. Au Québec, les établissements ont obtenu le feu vert du gouvernement pour relancer les activités de recherche.

Dimanche, l’Université McGill a dévoilé les détails de sa première étape de reprise graduelle des activités de recherche sur ses campus qui débutera le 11 mai. L’université commencera par rouvrir six pavillons des campus Macdonald et du centre-ville. Ces pavillons accueillent des laboratoires de recherche dans des domaines tels que la santé, la chimie, les sciences naturelles, l’agriculture, la foresterie et le génie (des domaines actuellement priorisés par le gouvernement du Québec).

McGill demande aux chercheurs de lire et observer le protocole (disponible en anglais) mis en place par l’Université et mis au point par le Centre des opérations d’urgence (COU) de concert avec les facultés, afin d’assurer « une transition sans heurts et sécuritaire ». En plus de décrire les procédures d’autorisation spécifiques ainsi que les mesures de santé et de sécurité, les directives stipulent que les principaux chercheurs qui retournent au travail doivent être préparés à une interruption soudaine des activités (par exemple, si un cas de COVID-19 est signalé dans un laboratoire).

Plusieurs autres universités du Québec commenceront également à accueillir à nouveau des chercheurs cette semaine, comme l’Université du Québec à Montréal, et l’Université du Québec à Trois-Rivières. Certains autres établissements, comme l’Université de Montréal qui est étroitement liée au plus vaste réseau d’établissements de santé au Québec, n’ont toujours pas annoncé de plan de relance des activités de recherche. « Nous envisagerons un redémarrage des activités de recherche sur le campus lorsque nous jugerons la situation sécuritaire. Ce retour, quand il se confirmera, se fera selon une séquence ordonnée et encadrée de façon très stricte : chaque équipe de recherche sera formée et devra satisfaire à toutes les conditions de formation et de respect des consignes sanitaires avant d’être autorisée à reprendre ses activités en présentiel », a écrit le recteur Guy Breton dans un communiqué publié le 1er mai.

Du soutien demandé pour les universités

Dans une lettre adressée au premier ministre Justin Trudeau, la présidente de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), Brenda Austin-Smith, et le directeur général de l’ACPPU, David Robinson, demandent des mesures audacieuses pour renforcer le financement public et maintenir le nombre d’inscriptions. L’Association dit saluer les mesures prises par le gouvernement pour aider les étudiants touchés par la pandémie, mais ajoute que celles-ci ne contreront pas les impacts économiques sur les universités et collèges, dont la moitié des revenus provient de sources autres que le financement public, comme les frais de scolarité des étudiants. L’ACPPU craint une baisse importante des inscriptions, notamment des étudiants internationaux, et donc une baisse des revenus des établissements. Mme Austin-Smith et M. Robinson ont formulé trois recommandations au gouvernement fédéral :

  • « Permettre aux universités et collèges d’accéder à la Prestation salariale d’urgence du Canada. Selon l’ACCPU cette mesure permettrait de préserver des milliers d’emplois.
  • Travailler avec les provinces, les universités et les collèges pour faire en sorte que tous les Canadiens et Canadiennes qualifiés puissent recevoir l’éducation et la formation dont ils ont besoin sans s’endetter davantage;
  • Augmenter les transferts fédéraux aux provinces pour l’éducation postsecondaire, avec la conclusion d’ententes sur des priorités communes pour améliorer l’abordabilité, l’accessibilité et la qualité », explique l’ACCPU dans un communiqué.

« La pandémie a aussi fait ressortir très clairement la non-viabilité du financement actuel de l’éducation postsecondaire au Canada. À l’aide financière aux étudiants doit se greffer un engagement à consentir un financement de base stable et prévisible », ajoutent la présidente et le directeur général.

Vendredi 1ier mai

Certificats d’acceptation prolongés au Québec

Les certificats d’acceptation du Québec (CAQ), documents nécessaires pour obtenir un permis d’étude au Québec, seront prolongés automatiquement de plusieurs mois. Cette mesure adoptée par le gouvernement du Québec, s’applique aux CAQ dont la date d’expiration est à partir du 30 avril. Ceux-ci seront plutôt valides jusqu’au 31 décembre 2020.

Le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) explique sur son site Web, que « le règlement s’applique aux étudiantes et étudiants dont le CAQ n’était pas déjà échu en date du 30 avril 2020 ».

« Cette décision vise à faciliter les démarches requises des étudiantes et étudiants étrangers qui étaient en voie de compléter leur programme d’études mais qui, en raison de l’état d’urgence sanitaire et de la suspension temporaire de leurs cours, doivent prolonger leur séjour au Québec », explique le MIFI.

Ces étudiants peuvent faire la demande de prolongation de leur permis d’études au gouvernement fédéral sans avoir à y joindre un nouveau CAQ. Cela leur permettra de maintenir un statut de résident temporaire valide et de compléter leur programme d’études à la reprise des cours.

Selon Radio-Canada, « Le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) indique vouloir, par cette initiative, répondre “aux préoccupations de ses nombreux partenaires en éducation en ces temps de pandémie”. »

Environ 50 000 étudiants étrangers sont inscrits dans une université du Québec, selon Radio-Canada.

Immersion annulée cet été à l’Université Sainte Anne

En raison de la pandémie de COVID-19, l’Université Sainte-Anne a annoncé l’annulation de la session d’été pour le programme d’immersion. Dans un communiqué publié jeudi, l’établissement indique qu’il s’agit d’une mesure sans précédent.

« Toutes les inscriptions seront annulées et un remboursement complet de 275 dollars sera envoyé aux personnes inscrites dans les prochaines semaines. » Sainte-Anne dit qu’il possible pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs cours de français, de le faire en ligne et que plusieurs options s’offrent à eux. Les étudiants intéressés doivent consulter le site Web du programme.

12 fois plus de cas que ceux signalés, disent des chercheurs

Le Québec compterait 12 fois plus de cas de COVID-19 que le nombre signalé quotidiennement par les autorités. L’Ontario en compterait 18 fois plus. C’est selon une nouvelle technique statistique mise au point par des économistes de l’Université de Montréal, qui démontre que la prévalence de la COVID-19 au Canada est bien plus importante que ce qui est officiellement signalé.

Les chercheurs expliquent cette différence par le dépistage limité au Canada, comme dans de nombreux pays. Le nombre de tests est limité à une petite fraction de la population. « Les gouvernements peuvent donc sous-estimer considérablement l’ampleur réelle de l’infection, puisqu’un grand nombre de personnes asymptomatiques ou présentant des symptômes bénins ne sont pas testées. »

Les différentes capacités de test entre les provinces auraient aussi accentué l’incertitude selon les économistes. « Le Québec compte des milliers de cas confirmés de plus que l’Ontario ‒ 20 965 ici contre 12 245 en Ontario jusqu’au 22 avril ‒, mais a également fait passer beaucoup plus de tests.»

Les chercheurs ont adapté leur étude de la prévalence de la COVID-19 aux États-Unis à la situation canadienne. Les chercheurs ont adapté leur étude de la prévalence de la COVID-19 aux États-Unis à la situation canadienne. Au 22 avril, selon les estimations des économistes, le nombre réel d’infections était de 256 130 au Québec (plus de 12 fois le nombre officiel) et de 220 602 en Ontario (plus de 18 fois).

Jeudi 30 avril

La PCU pour étudiants adoptée aux Communes

Le gouvernement fédéral a franchi un pas de plus vers le paiement de 9 milliards de dollars d’aide d’urgence aux étudiants. Le projet de loi C-15 présenté par le premier ministre Justin Trudeau la semaine dernière pour mettre en place la prestation canadienne d’urgence pour étudiants  a été adopté mercredi par la Chambre des communes. Selon la Presse canadienne, tous les députés ont voté en faveur de cette PCUE pour assurer 1 250 dollars par mois, pendant quatre mois, de mai à août, aux étudiants sans emploi qui correspondent aux critères d’admissibilité. Une prestation de 2 000 dollars (plutôt que 1 750 comme prévu) sera accordée aux étudiants handicapés ou ayant une personne à charge, à la demande des néo-démocrates.

Le projet de loi doit encore être adopté par le Sénat, qui siègera vendredi à midi, et recevoir la sanction royale.

Les données démographiques de la pandémie

À la veille du début du déconfinement progressif au Québec, un groupe de chercheurs universitaires s’inquiète du « manque criant » de données sur la pandémie de coronavirus et demande au gouvernement québécois de dévoiler ses statistiques.

Dans une lettre ouverte transmise à La Presse, l’instigatrice du mouvement, Simona Bignami, professeure au département de démographie de l’Université de Montréal explique que le gouvernement québécois ne publie pas le profil démographique des personnes hospitalisées ou infectées à la COVID-19 (comme l’âge et le sexe).

« La publication de l’âge et du sexe des personnes infectées et hospitalisées au Québec pour la COVID-19 permettrait aux scientifiques de savoir ce qui se passe « à l’extérieur des CHSLD », et comprendre comment la maladie « déborde » des centres d’accueil vers le personnel de la santé, puis dans la population, affirme Mme Bignami. L’analyse des données aiderait aussi à mieux « guider l’élaboration de politiques » nécessaires pour naviguer à travers la pandémie, plaident les neuf chercheurs qui ont cosigné sa lettre ouverte », explique l’article de La Presse.

Toujours selon La Presse, l’Institut de la statistique du Québec estime qu’il lui prend deux ans pour publier les statistiques de mortalité officielles et vérifiées.

Financement pour la recherche en santé mentale, toxicomanie et COVID-19

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont lancé deux nouvelles possibilités de financement pour la recherche sur la santé mentale et la consommation de substances pendant la crise sanitaire actuelle. Les longues périodes de distanciation physique et d’isolement social, les fermetures d’écoles, le chômage et la réduction des services sociaux ont mis à rude épreuve les soutiens en matière de santé mentale et de toxicomanie. Ces opportunités de financement, qui prennent la forme de concours, cherchent de nouvelles façons d’adapter et de développer le système de santé mentale du Canada en réponse aux restrictions et aux besoins croissants causés par la pandémie.

Le premier concours est une subvention pouvant aller jusqu’à 50 000 dollars « pour soutenir la synthèse rapide des connaissances et la mobilisation connexe des connaissances sur les besoins en matière de santé mentale et de toxicomanie ». La date limite de dépôt des candidatures est le 7 mai.

Le deuxième concours est une subvention de fonctionnement toujours en cours d’élaboration. Celle-ci permettra de « soutenir la science de la mise en œuvre et la recherche sur les interventions à l’échelle des populations afin d’atténuer les conséquences de la pandémie de COVID-19 et des mesures d’endiguement de la maladie sur la santé mentale et la toxicomanie ». La date limite de candidature est le 1er mai.

Mercredi 29 avril 11H30

Stagiaires en manque de stages

La saison estivale est souvent synonyme de période de stage pour bon nombre d’étudiants de programmes coopératifs. En raison de la pandémie, des centaines d’étudiants canadiens n’arrivent pas à trouver de stage. À l’Université de Sherbrooke, un peu plus de 350 étudiants du programme coopératif n’ont pas de stage en milieu de travail, selon La Tribune. Le taux de placement actuel des stagiaires est d’environ 82 pour cent, selon la vice-rectrice aux études de l’UdeS, Christine Hudon, alors qu’habituellement, il est de 98 pour cent. Mme Hudon ajoute qu’ailleurs au Canada, les universités ont un taux de placement de 51 pour cent.

L’UdeS se dit flexible sur la date de début des stages ainsi que sur la durée. L’établissement souhaite aussi rassurer certains étudiants se retrouvant sans stage cet été : ils pourraient tout de même obtenir la mention « coop » sur leur diplômes. La situation varie selon les programmes et les disciplines.

Mesures d’assouplissement pour finissants du CÉGEP

L’Université TÉLUQ a annoncé la mise en place de deux mesures d’assouplissement pour les finissants du CÉGEP qui débutent leurs études universitaires cet été ou à l’automne 2020.

La première mesure concerne le nombre manquant de crédits au DEC (diplôme d’études collégiales) pour pouvoir être admis à l’université. « Habituellement, pour se prévaloir de cette politique d’exception, une seule activité manquante est permise. Cette règle a été assouplie : l’Université TÉLUQ accepte les dossiers où il manque jusqu’à trois activités, incluant la réussite à l’épreuve synthèse de programme et la réussite à l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature », explique l’université dans un communiqué.

La deuxième mesure concerne le délai pour remplir toutes les conditions d’admission pour un programme de l’Université TÉLUQ. « En temps normal, deux trimestres suivant l’inscription à l’université sont accordés pour faire la preuve de la satisfaction de ces conditions. L’Université TÉLUQ prolonge ce délai d’un trimestre. Par exemple, les personnes admises conditionnellement à l’automne 2020 auront jusqu’à l’été 2021 inclusivement pour répondre aux conditions d’admission. »

École d’été sur la COVID-19

Alors que plusieurs écoles d’été annulent leurs activités en raison de la COVID-19, l’Université Laval a créé une école d’été 100 pour cent à distance sur le thème des pandémies. L’école, qui se déroule du 5 mai au 23 juin, vise à rendre compte de la pluralité des causes et des conséquences internationales liées à la pandémie de coronavirus. Cette formation offre une approche multidisciplinaire (médecine, droit, science politique, gestion, économie, géographie, pharmacie et criminologie) et abordera plusieurs thématiques comme l’intelligence artificielle, la psychologie, la course au vaccin, le bioterrorisme, et la sécurité alimentaire avec l’aide de plusieurs experts invités.

Les intéressés peuvent encore s’inscrire en visitant la page de l’école d’été.

Mardi 28 avril 12H00

Reprise des activités universitaires de recherche au Québec

Le gouvernement du Québec a accordé lundi son autorisation pour la reprise des activités universitaires de recherche, qui sont paralysées depuis six semaines en raison de la COVID-19. « Les activités de recherche visées sont celles qui sont liées aux domaines de la santé, des sciences naturelles, de l’agriculture, de la foresterie, du génie ainsi que les activités extérieures saisonnières dont l’urgence du redémarrage est de haute importance. Tous les autres secteurs de la recherche seront aussi considérés pour une reprise graduelle », précise le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) dans un communiqué dans lequel il se réjouit de l’annonce de Québec. « Les établissements universitaires québécois sont fiers de pouvoir ainsi participer aux efforts collectifs de relance et accentuer leurs contributions à l’élaboration et à la mise en place de solutions à la crise actuelle. »

Polytechnique Montréal s’est aussi réjoui de l’annonce « tant attendue par notre communauté » et qui « signifie que les professeurs et leurs étudiants pourront bientôt et progressivement reprendre leurs travaux en laboratoire, selon des normes socio-sanitaires très strictes ». L’université ajoute que les modalités de la reprise progressive des activités dans les laboratoires de recherche seront définies et transmises à la communauté universitaire cette semaine.

Le gouvernement du Québec a également annoncé lundi que la réouverture des universités ne se ferait qu’à la fin du mois d’août.

Réouverture d’établissements au Nouveau-Brunswick

Lundi, le Nouveau-Brunswick a complété une neuvième journée consécutive sans nouveau cas de COVID-19. Lorsque le seuil d’une semaine sans nouveau cas a été atteint vendredi, le premier ministre Blaine Higgs a annoncé la réouverture progressive des entreprises, des établissements d’enseignement, des établissements de santé, des espaces récréatifs et des lieux culturels et d’arts. Le plan de déconfinement se fera en quatre phases. Ces mesures signifient que les campus universitaires de la province rouvriront à certains étudiants qui doivent travailler sur place pour répondre aux exigences spécifiques des cours.

Le président de l’Université du Nouveau-Brunswick, Paul Mazerolle, a précisé que l’accès aux campus ne sera accordé qu’aux personnes complétant des « stages et laboratoires de recherche selon des directives strictes et qu’il n’inclut pas encore les cours réguliers en personne ». Il a ajouté que ce retour sur le campus s’applique exclusivement aux « programmes universitaires jugés essentiels par le Bureau du médecin hygiéniste en chef et est limité aux programmes qui comportent des éléments pratiques ou de laboratoire, en particulier ceux qui servent à la fois les autorités régionales de la santé et le secteur des soins de longue durée ».

Le gouvernement néo-brunswickois a d’ailleurs annoncé lundi le début d’une nouvelle initiative permettant aux élèves de 12e année d’« entamer plus tôt leurs études postsecondaires en s’inscrivant à des cours à distance offerts durant les trimestres du printemps et d’été ». « Avec le consentement des parents, les élèves qui sont en voie d’obtenir leur diplôme d’études secondaires en juin peuvent s’inscrire aux cours de ces trimestres pour commencer à accumuler des crédits universitaires en prévision de la rentrée à l’automne », explique le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick dans un communiqué.

Séminaires de recherche francophones

Le Collège des chaires de recherche sur le monde francophone de l’Université d’Ottawa organise des séminaires de recherche à distance pendant la pandémie. Le prochain rendez-vous aura lieu le 15 mai et accueillera le professeur en design et cybersanté mentale de l’UQAM Stéphane Vidal. L’Université d’Ottawa invite les participants intéressés à contacter sylvie.grosjean@uottawa.ca.

Vendredi 24 avril 12H00

 

Une stratégie nationale de recherche médicale pour lutter contre la COVID-19 

Le gouvernement canadien continue d’annoncer des mesures de soutien financier pour le secteur académique et de la recherche. Jeudi lors de son point de presse quotidien, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé un investissement de 1,1 milliard de dollars pour appuyer une stratégie nationale de recherche médicale pour lutter contre la COVID-19. Cet argent s’ajoute à l’investissement de 275 millions de dollars pour la recherche et les contre-mesures médicales annoncé au mois de mars. 

L’Université Laval a annoncé avoir mis à pied plus de 600 employés contractuels pour une durée indéterminée. Selon ce que rapportent plusieurs médias, ces mises à pied seraient liées « à un ralentissement important de ses activités et à une baisse majeure de ses revenus ».

La stratégie se déploiera en trois volets : 

  • les essais cliniques sur ces vaccins et traitements potentiels (662 M$) 
  • le développement de tests contre la COVID-19 et la modélisation de maladies (350 M$) 
  • la recherche sur les vaccins et les traitements dans les hôpitaux et les universités (115 M$) 

Cet argent permettra aussi la création du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19, dont la direction sera assurée par les docteurs David Naylorprofesseur de médecine et ancien président de l’Université de Toronto, Catherine Hankinsspécialiste en santé publique et des populations à l’Université McGillet Tim Evans, directeur de l’école de la population et de la santé mondiale à McGill. Le groupe sera appuyé par l’administratrice en chef de la santé publique Theresa Tam et la conseillère scientifique en chef du Canada Mona Nemer. 

Le mandat de ce groupe sera de mener une série de tests sérologiques, c’est-à-dire des tests sanguins qui permettent de détecter la présence d’anticorps propres au virus et déterminer si une personne a été exposée à la COVID-19. Au moins un million de canadiens seront testés au cours des deux prochaines années. 

Données préliminaires du projet DECOPA 

L’équipe du projet DECOPA, dont nous vous avons parlé dans la mise à jour du 15 avrilvient de compléter l’analyse préliminaire des données recueillies du 14 au 17 avril. L’étude se penchait sur le personnel de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) confiné et asymptomatique de la COVID-19Sur les 330 personnes volontaires, seulement 1,82 % ont obtenu un résultat positif. Les tests consistaient à faire des prélèvements oropharyngés et des voies nasales – un procédé autorisé par Santé Canada visant à détecter le virus par la présence d’acides nucléiques viraux. 

« Notre recherche visait à évaluer s’il y avait un grand nombre de porteurs de la COVID-19 asymptomatiques dans une population sujette à des mesures de distanciation sociale. Cette donnée est importante car, bien que la contagiosité des porteurs asymptomatiques soit inconnue, ces individus pourraient contribuer à la transmission de la maladie sans même le savoir. Il s’avère que le nombre de porteurs asymptomatiques est très faible, ce qui a de quoi rassurer la population et les autorités », explique Alexis Danylo, médecin-infectiologue au CIUSSS MCQ. 

Les écoles de journalisme s’adaptent 

Les étudiants du cours Atelier de presse quotidienne du baccalauréat en journalisme de l’UQAM ont produiun journal complet 100% maison tout en étant en confinement. Les textes du journal sont disponibles ici 

L’Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia a mis sur pied le Projet pandémie. En collaboration avec l’Association canadienne des journalistes (CAJ) et Esri Canada, une entreprise qui fournit des services de cartographie, et avec l’appui de plusieurs autres écoles de journalisme au pays, le Projet pandémie prendra la forme d’« une coopérative de données collaborative conçue pour soutenir les organes de presse canadiens en fournissant gratuitement des cartes locales sur les infections, et d’autres informations inédites ».  

Jeudi 23 avril 11H30

 

600 employés mis à pied à Laval

L’Université Laval a annoncé avoir mis à pied plus de 600 employés contractuels pour une durée indéterminée. Selon ce que rapportent plusieurs médias, ces mises à pied seraient liées « à un ralentissement important de ses activités et à une baisse majeure de ses revenus ».

Cette décision touche les employés des départements suivants : le Bureau des événements campus, le Bureau du stationnement, la Direction des services aux étudiants, la clinique de la Faculté de médecine dentaire, le Service des activités sportives, le Service de placement, le Service de reprographie et le Service des résidences.

Aide fédérale aux étudiants

Le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé mercredi une série de nouvelles mesures d’aide aux étudiants confrontés à des difficultés financières en raison de la COVID-19. Cela comprend la nouvelle Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, la nouvelle Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, les Bourses d’études canadiennes doublées en montant et la création de 76 000 emplois pour les étudiants. En somme, les nouvelles mesures représentent un investissement de 9 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour les étudiants du milieu post secondaire et les nouveaux diplômés.

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains a précisé sur Twitter que 40 millions de dollars de ce fonds seront accordé au Mitacs pour créer 5 000 emplois et une autre partie du financement ira à la table ronde du milieu des affaires et de l’enseignement supérieur afin de créer de 5 000 à 10 000 nouveaux stages étudiants.

Étudiants-travailleurs internationaux dans les services essentiels

Le gouvernement a fait une autre mise à jour importante mercredi concernant les étudiants internationaux travaillant dans les services essentiels. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a temporairement levé la restriction qui limite les étudiants internationaux à travailler (de façon rémunérée) un maximum de 20 heures par semaine pendant les cours, « à condition qu’ils travaillent dans un service essentiel ou une fonction essentielle, comme le domaine des soins de santé, de l’infrastructure critique ou de la fourniture des aliments ou d’autres biens essentiels ».

Cette nouvelle est particulièrement pertinente pour les 11 000 étudiants internationaux au Canada inscrits dans les programmes de sciences de la santé. Le changement, qui vise à aider les établissements de santé et d’autres milieux de travail touchés par la pandémie, sera en place jusqu’au 31 août 2020.

Mercredi 22 avril 11H00

 

Scénarios pour l’automne

Alors que les universités se préparent à débuter la session d’été entièrement à distance (ou presque) celles-ci réfléchissent également aux différents scénarios possibles pour la rentrée cet automne.

L’Université Laval dit être en processus de préparation pour la rentrée. « Il est impossible de prédire aujourd’hui les consignes gouvernementales que nous devrons appliquer en septembre, mais nous nous préparons aux éventualités les plus probables. Nous espérons un retour à la normale pour toutes nos activités le plus rapidement possible, tout en identifiant des solutions créatives afin de nous adapter à la situation », a écrit la rectrice Sophie D’Amours dans sa mise à jour du 15 avril.

Du côté de l’Université de Sherbrooke, l’objectif est de faire revivre le campus. « Il faut regarder de l’avant et on travaille déjà au déconfinement. C’est très important pour nous de planifier ça correctement. Par exemple, on veut qu’à très court terme, les activités de recherche en laboratoire et sur le terrain puissent reprendre. On regarde aussi comment certains services vont pouvoir recommencer, comment les choses vont se redéployer au cours de l’été », a expliqué le recteur Pierre Cossette dans une vidéo Youtube.

Certains établissements anglophones dévoilent déjà les scénarios envisagés pour la rentrée 2020. C’est le cas de l’Université de l’Alberta qui a publié un document le 16 avril décrivant trois situations possibles :

  1. L’enseignement en personne limité est autorisé, la recherche non essentielle est autorisée, les étudiants internationaux sont présents et les campus sont ouverts.
  2. L’enseignement en personne limitée est autorisé, la recherche non essentielle est autorisée, les étudiants internationaux sont absents, les campus sont ouverts;
  3. Pas d’enseignement en personne, la recherche essentielle uniquement est autorisée, les étudiants internationaux sont absents, et les campus sont fermés.

Ornithologie en confinement

Dans le contexte de confinement, le Scientifique en chef du Québec et QuébecOiseaux souhaitent offrir une activité d’identification des oiseaux. Ils ont mis sur pied le programme Des oiseaux à la maison, une activité de science participative qui vous invite à découvrir les oiseaux à partir de chez vous tout en respectant les mesures d’isolement.

Les participants sont invités à s’inscrire sur eBird, une plateforme d’acquisition et de partage de données ornithologiques utilisée par plus de 500 000 observateurs d’oiseaux à travers le monde. « Vos observations contribueront à enrichir les connaissances sur les oiseaux. Elles seront rendues disponibles à des fins scientifiques, pédagogiques et de conservation. À la fin du programme, elles seront analysées et vous recevrez un rapport scientifique présentant les résultats », explique QuébecOiseaux sur son site Web.

Mardi 21 avril 13H30

 

Congrès de l’Acfas reporté

Le Congrès de l’Acfas qui devait avoir lieu du 4 au 8 mai à l’Université de Sherbrooke et à l’Université Bishop’s est reporté à l’an prochain aux mêmes endroits. En raison de la pandémie actuelle, l’Association avait annoncé l’annulation de l’événement en mars dernier. Le 88e Congrès de l’Acfas aura donc lieu du 3 au 7 mai 2021.

« La période de crise que nous traversons nous le montre bien, la recherche est plus importante que jamais en ce qu’elle joue un rôle clé dans les prises de décisions qui affectent la collectivité. Nul doute que le congrès 2021 constituera, entre autres, un moment de rencontre privilégié entre les acteurs de notre communauté pour réfléchir aux multiples conséquences de la pandémie actuelle et au statut de la recherche au 21e siècle », peut-on lire dans un communiqué.

Un appel aux nouvelles propositions d’activités sera lancé à l’automne afin d’offrir une programmation enrichie, qui tiendra compte des avancées qui ont eu cours depuis l’invitation lancée à l’automne 2019.

L’Université d’Ottawa, qui devait accueillir le congrès en 2021, sera finalement l’hôtesse de l’événement en 2024.

L’édition 2020 du concours Ma thèse en 180 secondes, qui devait initialement avoir lieu le 6 mai à l’Université Bishop’s, a été reportée à l’automne 2020. La date n’est pas encore connue.

L’Acfas a également annoncé le lancement de rencontres virtuelles Les Causeries.

Ces discussions en ligne destinées exclusivement aux membres de l’Association, mettront en valeur des chercheuses et chercheurs aux parcours inspirants. L’Acfas espère permettre à ses membres de rester connectés en cette période de confinement et invite les personnes intéressées à visiter son site Web.

Sondage sur les étudiants

Statistique Canada souhaite recueillir des données sur les étudiants canadiens du milieu post secondaire pendant la crise de la COVID-19. L’enquête vise à mieux comprendre les « répercussions de la pandémie de COVID-19 sur la scolarité, le travail et les finances des étudiants du niveau postsecondaire » via un questionnaire électronique. La population étudiante sera interrogée sur ses projets académiques et sur ses contraintes financières liées aux frais de scolarité, au paiement du loyer et à d’autres dépenses auxquelles ils sont confrontés en raison de la pandémie.

« Ces renseignements seront utilisés par les gouvernements et d’autres organisations pour évaluer les besoins en en matière de services et de programmes de soutien aux étudiants du niveau postsecondaire, pendant et après la pandémie », explique l’agence sur son site Web.

Les étudiants ont jusqu’au 1er mai pour participer.

Les étudiants se prononcent ailleurs

Avant même que Statistique Canada lance son enquête, une coalition d’associations étudiantes des universités de recherche du Canada, regroupées sous la bannière U15, a préparé son propre sondage (en anglais seulement) sur les lacunes dans le soutien aux étudiants postsecondaires pendant la crise. Avec plus de 3000 réponses de 64 établissements canadiens, le groupe a constaté que la grande majorité (60 à 73 pour cent) des étudiants s’inquiète de pouvoir payer les frais d’hébergement et les frais de services publics, de payer l’épicerie et les cartes de crédit cet été.

Le groupe recommande que le gouvernement fédéral fournisse de l’aide financière aux étudiants et aux nouveaux diplômés par le biais de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), ainsi qu’un financement d’urgence pour les étudiants qui sera administré par les universités.

Entre-temps, l’Alliance canadienne des associations étudiantes a publié une liste similaire de cinq recommandations (en anglais seulement) à l’intention du gouvernement fédéral sur la façon de soutenir les étudiants du milieu post secondaires pendant la pandémie.

Lundi 20 avril 12H00

 

Cote R des étudiants québécois

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, Jean-François Roberge, a annoncé lundi que les résultats de la session d’hiver 2020 ne seraient pas comptabilisés dans le calcul de la cote R (ou la cote de rendement au collégial). Le ministre explique que cette décision a été prise dans le but d’assurer un souci équitable des étudiants.

« L’évolution de la situation sanitaire entraîne d’importantes disparités entre étudiants, collèges et régions, ce qui rend inopérant ce calcul axé sur les comparaisons de résultats et qui repose sur l’hypothèse de mêmes conditions d’enseignement et d’évaluation pour tous », a écrit le ministre sur Twitter.

Les différents programmes universitaires se basent sur la cote R pour admettre des étudiants. Un écart de quelques points peut faire une différence entre l’acceptation et le refus d’un étudiant dans le cas de programmes contingentés.

« Avec l’appui du Bureau de coopération interuniversitaire, le gouvernement du Québec se rallie ainsi à la position exprimée par la Fédération des cégeps, la Fédération étudiante collégiale du Québec, et les principaux syndicats d’enseignement », peut-on lire dans le communiqué du cabinet du ministre Roberge.

Recrutement des étudiants internationaux

La pandémie de coronavirus complique le recrutement des étudiants étrangers par les établissements postsecondaires ontariens, selon ce que rapporte ICI Ontario. L’Université Laurentienne aurait pris la décision de « reporter d’un semestre l’admission des étudiants étrangers s’ils n’arrivent pas à se rendre au Canada à temps pour la session d’automne ». L’Université de Hearst estime avoir reçu moins de demandes d’admission qu’à pareille date l’an dernier, et l’établissement craint des répercussions financières si la crise sanitaire se poursuit. 60 pour cent de sa population étudiante provient de l’étranger.

L’Ontario investit 20M$ dans la recherche

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé samedi un investissement de 20 millions de dollars pour avancer la recherche médicale et développer des outils et ressources pour lutter contre la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses. Ce financement sera fait par le biais du Fonds ontarien de recherche pour l’intervention rapide contre la COVID-19. Dans le communiqué de l’annonce de samedi, le gouvernement a lancé un appel à « tous les établissements de recherche et d’enseignement postsecondaire ainsi que les organisations scientifiques à but non lucratif de la province à passer à l’action en élaborant des solutions innovantes pour retracer ce virus et en venir à bout ».

Financement du N.-B. pour les étudiants en difficulté

Les étudiants du niveau postsecondaire fréquentant les établissements du Nouveau-Brunswick ont jusqu’à cette semaine pour présenter une demande de financement provisoire de la province. Le 3 avril, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a créé Le Fonds provisoire d’urgence à l’intention des étudiants de niveau postsecondaire vulnérables, qui est administré par chaque école. Les étudiants qui remplissent les conditions d’admissibilité peuvent recevoir une bourse unique pouvant atteindre 750 dollars.

Vendredi 17 avril 10H30

 

Briser l’isolement grâce à un serveur

Les cours de Polytechnique Montréal maintenant offerts à distance depuis le 30 mars, les étudiants et le personnel sont tous confinés à domicile. L’Association des étudiants des cycles supérieurs de Polytechnique (AÉCSP) propose donc un espace à ses membres pour interagir en groupe et briser l’isolement.

C’est par l’entremise d’un serveur communautaire Discord, bien connu des joueuses et joueurs de jeux vidéo. « Par l’entremise d’une plateforme de distribution numérique et d’un logiciel client pour ordinateur ou pour appareil mobile ou bien d’une interface web, un serveur Discord permet à des personnes de communiquer d’un à plusieurs ou de plusieurs à plusieurs par le texte, la voix ou la vidéo, mais aussi de tenir des visioconférences ou de jouer à des jeux en ligne, par l’entremise de canaux », explique-t-on dans un communiqué.

Jeux de société, séances de karaoké, liste d’écoute musicale, cours de cuisine, séances d’information et des ateliers y sont offerts.

Selon l’Association, une centaine de personnes se sont connectées au serveur dans les premières 24 heures suivant son lancement.

Conseils de l’Université Laurentienne

Une conseillère et une étudiante à la maîtrise de l’Université Laurentienne partagent leurs meilleurs conseils de bien-être dans une vidéo en français publiée sur les réseaux sociaux de l’établissement. Elles recommandent des activités qui nous font sentir bien comme l’art, l’activité physique, la cuisine ou encore d’établir un cycle de sommeil constant.

Jeudi 16 avril 11H30

 

Un plus grand accès à la PCU

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé mercredi des changements aux règles d’admissibilité à la prestation canadienne d’urgence (PCU) qui pourraient aider certains étudiants et employés contractuels à se qualifier pour du soutien, tels que :

  • les travailleurs gagnant jusqu’à 1 000 dollars par mois.
  • les travailleurs saisonniers qui ont épuisé les prestations régulières d’assurance-emploi et qui ne peuvent pas reprendre leur travail saisonnier habituel à cause de la pandémie de la COVID-19.
  • les travailleurs qui ont récemment épuisé leurs prestations régulières d’assurance-emploi et qui ne peuvent pas se trouver un emploi ou recommencer le travail en raison de la pandémie de la COVID-19.

Le gouvernement fédéral a également annoncé un nouveau plan pour travailler avec les provinces et les territoires sur un complément de salaire pour les travailleurs essentiels gagnant moins de 2 500 dollars par mois. Ce nouveau paiement a été conçu pour aider spécifiquement les travailleurs à faible revenu, en particulier le personnel de première ligne dans les hôpitaux, les centres d’hébergement et de soins de longue durée, les services essentiels de vente au détail et l’approvisionnement alimentaire.

Mercredi, lors de sa conférence de presse, le premier ministre a également annoncé que de l’aide supplémentaire est à venir dans les prochains jours pour les étudiants du niveau postsecondaire.

Lancement d’un sondage international

Deux professeurs du Québec lancent une étude sur les réactions des populations face aux directives des autorités. Codirigée par Kim Lavoie, professeure au Département de psychologie, et Simon Bacon, professeur au Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée de l’Université Concordia, l’étude s’appuie sur un sondage qui sera disponible dans près de 40 langues pour évaluer plusieurs aspects des réactions sociales comme la compréhension par les populations des directives gouvernementales, les préoccupations citoyennes et les comportements des personnes.

Quelque 110 chercheuses et chercheurs dans plus de 25 pays collaborent à l’étude iCare (Évaluation internationale de la compréhension et des réactions par rapport à la COVID-19) coordonnée par le Centre de médecine comportementale de Montréal. Les chercheurs espèrent obtenir 400 000 participations et pouvoir fournir des données aux autorités gouvernementales et sanitaires dans le but d’améliorer les stratégies de prévention. Plus de détails ici.

Expliquer la COVID-19 aux enfants

L’auteure et illustratrice Élise Gravel a créé des illustrations pour mieux expliquer la pandémie actuelle aux enfants, comme cette bande dessinée à télécharger et à imprimer.

L’artiste produit du contenu en français et en anglais sur une panoplie de sujets comme l’autisme, les réfugiés, les femmes scientifiques et les changements climatiques. Elle a également produit une série de dessins à colorier et de bandes dessinées à compléter en lien avec le coronavirus.

Mercredi 15 avril 12H00

 

L’UQTR étudie la transmission asymptomatique

Une clinique de dépistage de la COVID-19 chez les individus asymptomatiques et confinés est en opération sur le campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Le projet DECOPA est le premier centre de dépistage communautaire au Québec et est réservé exclusivement aux membres du personnel de l’UQTR.  « Sachant également que la transmission par des individus asymptomatiques est possible, les chercheurs tentent de savoir à quel point le virus est présent chez les populations où les mesures de distanciation sociale et de confinement ont été mises en place », peut-on lire dans un communiqué publié lundi.

« La COVID-19 est très contagieuse. Il semble que la transmission par des personnes asymptomatiques a joué un rôle important dans la propagation de la maladie dans les CHSLD du Québec, où le taux d’infection est très fort. Toutefois, l’hypothèse n’a pas été étudiée dans une population confinée présentant les caractéristiques qui sont spécifiques au Québec. Il est donc crucial de trouver rapidement la réponse aux questions concernant la prévalence de la COVID-19 chez les personnes qui ne présentent pas de symptômes », explique Lyne Cloutier, chercheuse principale du projet DECOPA et professeure titulaire au Département des sciences infirmières de l’UQTR.

L’étude sera menée sur les quelque 2000 employés de l’université qui suivent des mesures de confinement strictes. « Le dépistage par écouvillonnage sera réalisé sur place et les échantillons seront ensuite transportés au CIUSSS MCQ pour analyse. Tous les participants seront avisés des résultats », ajoute le communiqué.

Mise à jour du CRSNG

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) a annoncé la semaine dernière de nouvelles extensions de programme et de nouvelles possibilités de financement.

Le CRSNG a prolongé la période de financement des subventions à la découverte active. Les titulaires d’une subvention à la découverte, y compris ceux qui ont été approuvés dans le cadre du concours 2020, peuvent opter pour une prolongation de leur subvention avec le versement des fonds pendant une année selon leur niveau de financement actuel. L’agence de financement contactera directement les récipiendaires avec des informations détaillées sur la manière de demander la prolongation.

Avec cette extension en place, le concours 2021 ne sera ouvert qu’aux nouveaux candidats (chercheurs qui ne détiennent aucune subvention à la découverte) et à ceux qui choisiront de ne pas accepter la prolongation de leur subvention.

Le CRSNG, de concert avec les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences humaines, a créé un nouveau programme de financement pour les chercheurs des collèges et des écoles polytechniques du Canada. La réponse rapide de la recherche appliquée à COVID-19 offre jusqu’à 75 000 dollars pour des projets d’un an. Le financement est un produit du programme d’innovation des collèges et des collectivités des trois organismes. Il s’agit du deuxième programme de financement lié à la COVID-19 lancé par le CRSNG ce mois-ci, après les subventions Alliance.

Archiver les efforts de la pandémie

L’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) et la Coalition canadienne pour l’archivage Web (CCAW) lancent une initiative afin de mieux partager et coordonner l’archivage Web d’informations liées à la pandémie de COVID-19. Un appel conférence aura lieu jeudi le 16 avril pour discuter d’activités actuelles, comment collaborer et coordonner au mieux ces activités et identifier les lacunes dans les efforts de collecte. Il est possible de s’inscrire ici.

Mardi 14 avril 12H00

Fonds étudiant d’aide d’urgence de l’INRS

L’Institut national de recherche scientifique (INRS) a lancé un appel public à contribuer au Fonds d’aide d’urgence pour les étudiants de l’Institut. Ce fonds vise à soutenir ceux qui sont aux prises avec des difficultés financières les empêchant de satisfaire leurs besoins de première nécessité et qui peuvent compromettre la poursuite de leurs études.

Il est possible de faire un don ici. Les étudiants de l’INRS dans le besoin peuvent faire une demande de bourse auprès du Service des études supérieures et postdoctorales. Plus de détails se trouvent ici.

Projet La grossesse en confinement

La Chaire McConnell en Recherche-Création sur la réappropriation de la maternité de l’Université de Montréal a lancé un projet d’œuvre participative et collective nommée La grossesse en confinement. Le projet sur la maternité en période de pandémie est réalisé en collaboration avec le Centre d’exposition de l’université et les Fonds de recherche du Québec.

« Face à la COVID-19, nous pensons que la création peut aider les femmes enceintes à surmonter le stress relatif à la grossesse, la déception de ne plus être en mesure de donner naissance à la maison, voire le traumatisme d’un accouchement en isolement », explique François-Joseph Lapointe, professeur au Département de sciences biologiques de l’UdeM et cotitulaire de la Chaire dans un communiqué.

L’initiative vise à récolter, par l’entremise du groupe Facebook privé, des œuvres (dessin, croquis, peinture, collage) de femmes enceintes ou de mères ayant récemment accouché afin qu’elles expriment leur état d’esprit et racontent leur expérience.

Une exposition est prévue à la suite de la période de confinement.

Application canadienne pour suivre les cas de coronavirus

Une application qui utilise l’intelligence artificielle (IA) conçue par des chercheurs montréalais pourrait être utilisée par les gouvernements canadiens dans les prochains jours. Selon ce que rapporte The Logic, cette application a été développée par Yoshua Bengio, le directeur scientifique de Mila, le laboratoire de recherche en intelligence artificielle du Québec, afin de suivre les mouvements des gens et détecter les utilisateurs les plus à risque d’entrer en contact avec la COVID-19.

Les gouvernements fédéral et québécois envisagent financer et adopter l’application dans le cadre de leurs efforts pour lutter contre la pandémie, et notamment promouvoir l’outil comme alternative aux mesures de distanciation physique. « Le point crucial est que cela nous permettrait [de] concentrer davantage le confinement sur les personnes les plus à risque et de faciliter le retour des activités à l’extérieur, du travail, etc. », a expliqué le M. Bengio, ajoutant qu’un accent plus strict sur l’isolement des personnes infectées et des personnes les plus exposées à l’infection aiderait à atténuer les impacts économiques des mesures d’isolation.

Vendredi 10 avril 7H00

L’équipe d’Affaires universitaires prend congé pour cette longue fin de semaine, en espérant que vous pourrez aussi profiter d’une pause bien méritée après plusieurs semaines en isolement pour la plupart.

En attendant de reprendre la publication de nouvelles quotidiennes la semaine prochaine, voici quelques suggestions d’activités de quarantaine et de contenu qui pourrait vous faire sourire.

Passez un week-end reposant et prenez soin de vous.

Rendre l’art accessible en temps de pandémie

Les concerts sur les balcons, les visites de musées virtuelles, les bibliothèques en ligne… La Galerie de l’UQAM s’adapte aussi à la nouvelle réalité de l’isolement physique.

La Galerie universitaire, dédiée à l’art contemporain, souhaite transmettre son art à distance. « L’isolement volontaire n’empêche pas la découverte culturelle! Chaque jour, la Galerie de l’UQAM vous propose d’explorer une thématique à partir de ressources accessibles en ligne gratuitement : vidéos, enregistrements, publications, expositions, œuvres de notre collection et plus encore! », explique-t-on sur la page Facebook de la Galerie où est publié du contenu artistique chaque jour.

Un band virtuel

L’École de musique Schulich de McGill a publié sur Twitter la vidéo d’un groupe de cinq élèves interprétant la chanson Try de David Binney… tous chacun chez soi, grâce à la technologie!

Un jeu video pour la science

Un nouveau jeu vidéo recrute des joueurs pour faire avancer la recherche scientifique. Des chercheurs de McGill se tournent vers cette plateforme de jeu afin de cartographier le microbiome intestinal. Grâce à une collaboration avec Jérôme Waldispühl, professeur agrégé à l’École d’informatique de McGill, les entreprises de jeux vidéo Gearbox Software et 2K ont lancé cette semaine Borderlands Science, un jeu interactif (en référence au jeu Borderlands 3) qui invite les joueurs à cartographier le microbiote intestinal humain (anciennement appelé la flore intestinale) pour faire progresser des études médicales vitales tout en gagnant des récompenses dans le jeu.

Lire, regarder et écouter :

Voici quelques suggestions pour vous informer efficacement, ou seulement pour décrocher, en temps de pandémie.

Jeudi 9 avril 13H00

 

Emplois d’été Canada

Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi des changements temporaires au programme Emplois d’été Canada afin de stimuler l’emploi des étudiants pendant les mois d’été. Parmi les mesures annoncées, on compte :

  • une augmentation de la subvention salariale pour permettre aux employeurs des secteurs public et privé de recevoir eux aussi jusqu’à 100 % du salaire minimum en vigueur dans les provinces ou les territoires pour chaque employé;
  • une prolongation de la date de fin d’emploi jusqu’au 28 février 2021;
  • une permission accordée aux employeurs d’adapter leurs projets et leurs activités professionnelles pour soutenir les services essentiels;
  • et une permission accordée aux employeurs d’embaucher du personnel à temps partiel.

Le gouvernement a injecté 263 millions de dollars dans le programme cette année dans l’espoir de créer jusqu’à 70 000 emplois pour les jeunes.

Pendant ce temps, de plus en plus d’étudiants demandent des options supplémentaires de soutien financier, de préférence par le biais de l’expansion du programme de subvention salariale de la Prestation canadienne d’urgence (PCU).

Statistique Canada répond aux critiques

Statistique Canada a été vivement critiquée pour sa lenteur à fournir des données nationales au cours de cette crise en évolution rapide. L’agence a répondu en créant une série d’enquêtes sur les répercussions de la COVID-19 pour diffuser les informations récoltés et pour éclairer rapidement les décisions politiques liées à la pandémie.

Plus de 4 600 personnes dans les 10 provinces ont répondu à l’enquête entre le 29 mars et le 3 avril. Des questions ont porté sur les effets de COVID-19 sur les résidents canadiens, par exemple sur leurs préoccupations en matière de santé et de système de santé (84 pour cent ont répondu qu’ils craignaient beaucoup que la maladie surcharge le système de santé); sur ce qui les préoccupe le plus (10 pour cent des femmes qui ont répondu ont exprimé une extrême inquiétude quant à la possibilité de violence à la maison pendant l’isolement); sur le genre de précautions à prendre pour éviter de contracter ou de répandre la COVID-19 (90 pour cent déclarent pratiquer la distanciation physique); et sur la façon dont les Canadiens passent leur temps (sur Internet) et où ils obtiennent leurs informations concernant la COVID-19 (grands médias).

Les résultats sont disponibles ici, et un résumé infographique est disponible ici.

Situation inquiétante des Autochtones

Environ 90 chercheurs et scientifiques du domaine de la santé et de la médecine ont signé une lettre ouverte jeudi pour réclamer une action immédiate afin de soutenir la sécurité alimentaire et le logement dans les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Les problèmes d’insécurité alimentaire (4 fois supérieure à la moyenne nationale canadienne) et de malnutrition sont aggravés par la crise actuelle liée à la pandémie de COVID-19 et « mettent en péril l’accès des communautés à une alimentation saine qui est essentielle au maintien d’un système immunitaire sain », expliquent les chercheurs provenant d’universités ou d’organismes d’un bout à l’autre du pays.

« Alors que les autorités de santé publique recommandent aux personnes de rester à la maison, il convient de rappeler que les peuples autochtones vivent dans certaines des conditions de logement les plus extrêmes du pays, avec une prévalence de surpeuplement des ménages plusieurs fois supérieure à la moyenne nationale. Dans plusieurs cas, l’accès à l’eau potable est aussi un enjeu de taille.

En cette période de crise, nous devons veiller à ce que toutes les personnes vivant au Canada, y compris les Peuples Autochtones, aient un accès équitable aux services et aux ressources afin d’atténuer la propagation de la COVID-19 en collaboration avec les communautés environnantes et les organisations régionales de santé publique et, par le biais du processus de réconciliation, continuer à apprendre les uns des autres et à élaborer des solutions innovantes », ajoutent-ils.

Ils demandent aux gouvernements de travailler avec les leaders et les communautés autochtones pour fournir un soutien alimentaire et des soins médicaux à court terme, et d’apporter des améliorations substantielles à la sécurité et la souveraineté alimentaire, l’entretien des logements existants et la construction de nouveaux logements à plus long terme.

Étude massive sur le plasma

Un consortium de chercheurs canadiens entame un essai clinique sur le plasma sanguin des personnes qui se sont rétablies de la COVID-19. L’essai sur le « plasma de convalescent » nommée CONCOR est menée par les universités de Montréal, de Toronto et McMaster. Il vise à tester l’efficacité de l’utilisation de ce plasma, qui contient des anticorps, pour traiter les patients atteints de la COVID-19 dont les symptômes nécessitent une hospitalisation. L’essai sera réalisé dans chaque province et dans la plupart des territoires, avec quelque 1 000 patients participants.

Le partenariat collabore aussi avec le Réseau canadien de recherche transfusionnelle, le Centre McMaster de recherche transfusionnelle, la Société canadienne du sang, Héma-Québec et des chercheurs de partout au pays.

L’essai devrait commencer dans les prochaines semaines, et les résultats devraient être connus dans six à dix mois.

Mercredi 8 avril 11H30

 

Professeurs et étudiants non admissibles à la PCU

Le gouvernement fédéral a rendu disponible lundi une aide d’urgence pour les personnes ayant perdu leur gagne-pain en raison de la COVID-19. Pour avoir accès à la Prestation canadienne d’urgence (PCU), on doit répondre à certains critères d’admissibilité.

Selon l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ), certains étudiants et membres du personnel contractuel FCÉÉ) n’ont pas accès à cette prestation. Les deux groupes demandent au gouvernement fédéral d’étendre l’admissibilité à la PCU.

« Bon nombre d’étudiants et de professeurs contractuels comptent sur les revenus qu’ils gagnent de mai à août pour payer une large part des dépenses qu’ils doivent engager le reste de l’année. En raison de la pandémie, l’offre d’emplois d’été est extrêmement restreinte pour ceux qui normalement intègrent le marché du travail à la fin des classes. L’étudiant qui a gagné plus de 5000 dollars dans son emploi de l’été dernier n’est pas admissible à la PCU s’il n’a pas cessé de travailler en raison de la pandémie.

La décision de plus en plus de collèges et universités d’annuler leurs sessions du printemps et de l’été risque d’affecter directement plusieurs membres du personnel académique contractuel, qui verront leurs revenus diminuer sous la barre des 2000 dollars par mois, soit le montant offert par la PCU », peut-on lire dans le communiqué de l’ACPPU.

Infos supplémentaires pour étudiants internationaux

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a clarifié certains détails concernant l’apprentissage en ligne, les permis d’études et le programme de permis de travail post-diplôme pendant la pandémie. Selon IRCC, les étudiants étrangers inscrits dans des établissements postsecondaires canadiens dont les cours sont maintenant uniquement en ligne en raison de la COVID-19 demeurent admissibles au Programme de permis de travail postdiplôme (PPTPD). Le ministère a précisé que « cela comprend les étudiants qui ont un permis d’études ou qui ont été approuvés pour un programme débutant en mai ou juin, mais qui ne peuvent pas se rendre au Canada pour le moment en raison de restrictions de voyage ». Ces étudiants peuvent commencer leurs cours en ligne et terminer jusqu’à 50% de leur programme à l’extérieur du Canada s’ils ne peuvent pas entrer au pays en raison d’interdictions de voyager et seront toujours admissibles aux permis de travail.

Pour les étudiants internationaux qui sont arrivés au Canada, les universités font ce qu’elles peuvent pour les soutenir tout au long de leur quarantaine de deux semaines, selon ce que rapporte The PIE News. Certaines des mesures prises comprennent l’hébergement temporaire d’étudiants dans des chambres privées, la fourniture de masques et de livraisons de repas, ainsi que des services de soutien spécialisés disponibles en ligne.

Soutenance virtuelle

Situation exceptionnelle, soutenance virtuelle! Selon le site Web de l’UQAM, la doctorante en économique Marie-Mélanie Fontaine serait la première étudiante de l’université à soutenir sa thèse virtuellement. Initialement prévue le 24 mars, c’est finalement le 30 mars que l’étudiante a pu faire sa présentation sur la plateforme Zoom. La soutenance de thèse de Mme Fontaine ne pouvait être reportée à l’été ou à l’automne, car le permis d’étude de l’étudiante originaire de l’île de La Réunion arrivait à échéance le 31 mars. Malgré la présence de son fils de 10 ans et de ses deux chats, la thèse de Mme Fontaine a obtenu la mention « Excellent ». Félicitations à Mme Fontaine et à l’UQAM!

Mardi 7 avril 12H00

Étudiants et travailleurs étrangers

Une étude de l’Université Laval se penche sur les impacts de la COVID-19 sur les étudiants et les travailleurs étrangers au Canada. Danièle Bélanger est professeure au Département de géographie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales. Avec deux collègues, elle étudie les parcours de 23 travailleurs et étudiants étrangers œuvrant tous dans le domaine de la restauration ou de l’hôtellerie à Québec. Ils ont tous perdu leur emploi en raison de la pandémie actuelle. Mme Bélanger et ses collègues observent que plusieurs de ces étudiants et travailleurs ne répondent pas aux critères d’admissibilités des programmes d’aide financière et ainsi « tombent dans les craques » et sont laissés à eux-mêmes. Elle se joint à ceux qui demandent au gouvernement fédéral de « prolonger la durée des permis des travailleurs et des étudiants étrangers pour permettre aux gens de respirer, baisser l’anxiété et ne pas créer des personnes sans statut. »

ColCorona

De plus en plus de voix s’associent pour inciter les gens atteints de la COVID-19 à participer à l’étude du docteur Jean-Claude Tardif. L’étude nommée ColCorona cherche 6000 Canadiens ayant reçu un diagnostic de la COVID-19 afin de tester un traitement et déterminer si un médicament existant peut réduire les risques de complications pulmonaires et de décès. Financée par le gouvernement du Québec, l’étude est menée par l’Institut de de cardiologie de Montréal et son directeur Dr Tardif, aussi professeur à l’Université de Montréal. L’équipe de chercheurs étudie depuis plusieurs années la colchicine, un médicament souvent utilisé pour traiter la goutte. Le Dr Tardif pense que ce médicament – un anti-inflammatoire très puissant – pourrait réduire le risque de complications pulmonaires liées à la COVID-19. Des personnalités publiques, comme l’humoriste Jean-François Bellefeuille ont lancé un appel public pour inciter les personnes infectées à participer à l’étude.

Le symbole de l’optimisme

Les arcs-en-ciel se multiplient dans les fenêtres, les maisons, les espaces publiques au Québec alors qu’ils deviennent le symbole du slogan d’encouragement et d’optimisme « Ça va bien aller ». En voici un qui pourrait vous faire sourire, aperçu sur le pavillon PK de l’UQAM dans le Quartier des spectacles de Montréal.

Lundi 6 avril 12H00

 

Prestation canadienne d’urgence

Lundi marque le début de la période de demande pour la Prestation canadienne d’urgence pour ceux qui ont cessé de travailler en raison de la Covid-19. Cette prestation d’urgence peut fournir un soutien financier de 500 dollars par semaine pour un maximum de 16 semaines. Pour être admissibles au programme, les candidats doivent avoir gagné au moins 5000 dollars en 2019 ou au cours des 12 mois précédent leur demande, doivent ne pas avoir quitté leur emploi volontairement, et doivent prévoir être sans revenu pendant 14 jours consécutifs.

À noter que les étudiants internationaux peuvent demander la prestation à condition qu’ils répondent aux exigences de base du programme (mais n’ont pas à répondre à l’exigence de revenu mentionné ci-haut). Les étudiants qui dépendent des emplois d’été pour subventionner leurs études ont vu la plupart de ces opportunités disparaître alors que le taux de chômage montait en flèche. Une grande partie de la population étudiante se retrouve confrontée à une situation financière difficile.

Au cours de la fin de semaine, le premier ministre Justin Trudeau a abordé cette question et a assuré que son gouvernement travaillait sur une solution. Une annonce serait à venir dans les prochains jours. Selon CTV, le premier ministre a mentionné la possibilité d’un soutien financier direct par le biais du programme Emplois d’été Canada, qui soutient les jeunes Canadiens âgés de 15 à 30 ans. M. Trudeau a également suggéré aux étudiants de chercher des opportunités d’emploi dans des domaines qu’ils ne considèrent pas normalement, comme l’agriculture ou la pêche.

Formation professionnelle

Le grand nombre de mises à pied et de fermetures d’entreprises a incité Universités Canada (éditeur des Affaires universitaires), Collèges et Instituts Canada et d’autres intervenants à intensifier leur collaboration avec le gouvernement fédéral en mettant en place un programme de perfectionnement des compétences destiné aux chômeurs canadiens. Comme l’explique la Presse canadienne, il était initialement prévu de le mettre en place plus tard cette année sous forme de crédit d’impôt annuel et d’absence du travail par le biais du régime d’assurance-emploi pour les employés souhaitant élargir leurs compétences. Avec plus de 2 millions de nouvelles demandes soumises à l’assurance-emploi au cours des dernières semaines, le moment est peut-être venu pour les Canadiens sans emploi de se pencher sur des opportunités de perfectionnement. Le budget fédéral de l’année dernière proposait 250 dollars par an, pour un maximum de 5000 dollars, pour les travailleurs âgés de 25 à 64 ans afin de perfectionner leurs compétences dans les universités, les collèges et autres établissements admissibles.

Pas d’expulsion des résidences à ULaval

Le Journal de Montréal rapporte lundi que les résidences de l’Université Laval sont encore remplies à 40 pour cent, deux semaines après que la direction eut demandé aux étudiants qui le pouvaient de quitter les lieux.  Dans une vidéo mise en ligne vendredi, la rectrice Sophie D’Amours a expliqué que 900 des 2300 chambres des résidences sont toujours occupées. La rectrice a assuré qu’aucun étudiant ne serait mis à la porte. Celle-ci « a par ailleurs indiqué que 95 % des cours offerts cet hiver se termineront en ligne. Les premiers versements provenant du fonds d’urgence destiné aux étudiants aux prises avec des difficultés financières ont aussi été distribués au cours des derniers jours », peut-on lire dans l’article.

Les hôpitaux font appel aux étudiants

Les étudiants des institutions postsecondaires d’Ottawa-Gatineau sont de plus en plus sollicités dans la bataille contre la COVID-19 et appelés en renfort dans les hôpitaux de la région, selon ICI Ottawa-Gatineau. Selon l’article, les processus d’embauche seraient accélérés ou allégés pour faciliter le recrutement des étudiants provenant de programmes du domaine de la santé, comme les soins infirmiers, l’inhalothérapie, et l’analyse biomédicale.

L’intelligence artificielle pour lutter contre la Covid-19

L’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA) a annoncé la semaine dernière la création, avec le soutien des Fonds de recherche du Québec (FRQ), d’un comité spécial de chercheurs qui sera chargé d’évaluer les effets que les systèmes d’intelligence artificielle (IA) et les outils numériques déployés pour lutter contre la propagation de la COVID-19 pourraient avoir sur nos sociétés. L’Observatoire espère pouvoir accélérer la recherche de solutions pour enrayer la maladie en ayant recours aux technologies, comme l’IA.

La directrice de l’OBVIA, Lyse Langlois estime qu’un travail fortement interdisciplinaire sera priorisé. « Tant les acteurs de la santé ou des sciences humaines et sociales que ceux de l’informatique ou de l’IA devraient être associés à la conception et au déploiement de ces nouveaux outils », peut-on lire dans le communiqué.

Vendredi 3 avril 10H00

 

Concours Projet du printemps 2020 annulé

En raison de la pandémie de COVID-19, les Instituts de recherche en santé (IRSC) ont annulé le concours de subventions Projet du printemps 2020. « La décision d’annuler le concours de subventions Projet du printemps 2020 a été prise après avoir étudié toutes les options possibles », a écrit le président des IRSC Michael J. Strong dans un communiqué dans lequel il énumère les principales raisons qui ont mené à la décision.

Les IRSC se disent conscients des répercussions que cette décision peut engendrer. C’est pourquoi ils ont prévu des mesures spécifiques pour atténuer les effets de cette perte de financement. Ils ont annoncé le prolongement d’un an le financement de toutes les subventions de recherche libre qui arrivent à échéance entre le 30 juin 2020 et le 30 mars 2021. Les IRSC prolongeront également le financement de toutes les subventions transitoires accordées aux chercheurs principaux désignés dans le cadre du concours de subventions Projet de l’automne 2019. Les Instituts ont aussi proposé au regroupement U15 et à Universités Canada d’offrir une prolongation d’une année complète à toutes les personnes qui sont en période probatoire et qui occupent un poste permanent.

Préserver l’équilibre psychologique

En cette période de pandémie, où le stress et l’anxiété peuvent être à leur comble, l’Université de Sherbrooke souhaite offrir à sa communauté universitaire des ressources pour prendre soin de soi. « Confinement oblige, nous devons demeurer loin les uns des autres. Paradoxalement, notre besoin d’autrui n’a jamais été aussi grand. Si votre anxiété est à son comble en ce temps de pandémie, dites-vous que votre cas n’est pas isolé, mais surtout, que des ressources sont à votre disposition pour apaiser la tempête qui vous secoue », peut-on lire sur cette nouvelle page qui rassemble les initiatives lancées ou à venir par l’UdeS.

Les ressources sont variées et comptent des capsules santé, des conseils pour le télétravail ou encore des rencontres avec les pairs aidants tant pour les étudiants, que le personnel.

Appel aux éditoriaux sur la COVID-19

La Centre sur les politiques scientifiques canadiennes publiera une série d’éditoriaux en lien avec la pandémie de COVID-19. L’organisation recherche des informations sur l’élaboration de politiques, les impacts économiques et scientifiques causés par la pandémie et les leçons tirées des défis sanitaires mondiaux.

Dans le même ordre d’idée: Affaires universitaires est également à la recherche d’articles d’opinion sur la pandémie actuelle qui touche le secteur de l’éducation postsecondaire canadienne. Nous sommes particulièrement intéressés par les questions d’enseignement et d’apprentissage, la gestion des opérations, le développement professionnel, ainsi que les impacts personnels et professionnels que la pandémie a sur les universitaires, les administrateurs, les étudiants, les post-doctorants, les chercheurs en début de carrière, les bibliothécaires et le personnel universitaire en général. Faites-nous part de vos idées par courriel à redacteur@univcan.ca.

Jeudi 2 avril 12H30

 

Création du Réseau québécois COVID-19

Après la mise en place de la Biobanque québécoise COVID, les Fonds de recherche du Québec ont annoncé jeudi la création du Réseau québécois COVID-19 (RQC) en réponse à la forte mobilisation du milieu de la recherche. « Le RQC aura pour principal objectif de créer un espace d’étroite collaboration pour coordonner les efforts de recherche, prioriser les actions, et accélérer les découvertes et leurs applications pour l’infection par SARS-CoV-2 », peut-on lire dans le communiqué des FRQ.

Cette initiative constitue une mesure d’exception en réponse à la pandémie qui est en cours. En fonction des besoins futurs, elle pourrait aussi servir de pierre d’assise pour d’autres projets visant à répondre rapidement aux prochaines crises demandant une mobilisation rapide de la communauté de recherche biomédicale.

Nouvelle plateforme CanCOVID

La Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer vient de lancer CanCOVID, une plateforme pour les chercheurs canadiens dédiée à la lutte contre la pandémie mondiale. Selon le site Web, la plateforme « une communauté d’experts canadiens composée de chercheurs et de chercheuses travaillant sur le COVID-19, de partenaires et d’intervenants externes » qui vise à « optimiser les efforts de recherche du Canada face à la crise de santé publique liée à la COVID-19. »

CanCOVID connecte les chercheurs pour collaborations en temps réel via Slack. Les chercheurs qui souhaitent participer peuvent demander une invitation Slack en remplissant ce formulaire (en anglais seulement). Le projet est dirigé par des conseillers scientifiques ministériels de divers organismes fédéraux, dont Cara Tannenbaum (conseillère scientifique de Santé Canada), Sarah Gallagher (conseillère scientifique de l’Agence spatiale canadienne), Mark Daley (président du conseil d’administration de Compute Ontario) et Alex Mihailidis (vice-président associé des partenariats internationaux à l’Université de Toronto). Le comité CanCOVID comprend des représentants de l’enseignement supérieur, des trois organismes subventionnaires, d’universités, du gouvernement fédéral et de U15. La plate-forme s’ajoute à la liste grandissante de plateformes et d’outils de collaboration pour les Canadiens dans la lutte contre le coronavirus (COVID19ResourcesCanada, Cognit.ca).

Comment évaluer la qualité d’un cours à distance?

Deux professeurs du Département d’Éducation de l’Université TÉLUQ ont publié un document permettant aux étudiants de déterminer la qualité d’un cours à distance. « Dans un contexte où cette façon d’apprendre de chez soi s’impose de plus en plus, comment faire les bons choix? », se questionnent les professeurs. Serge Gérin-Lajoie et Cathia Papi estime que la qualité d’un cours à distance s’identifie en 10 critères :

  1. Une démarche claire, avec des cibles d’apprentissages définies et compréhensibles;
  2. La démarche permet d’atteindre les cibles
  3. Les activités sont variées, engageantes et se rapprochent de la réalité
  4. La liberté des étudiants de faire des choix en fonction de leur réalité
  5. L’apprentissage seul ou en situation de collaboration
  6. La technologie est mise au service de la pédagogie, et non l’inverse
  7. La formation tient compte des contraintes technologiques des étudiants
  8. La formation s’appuie sur des modèles et des méthodes reconnues
  9. Le matériel didactique est approprié et a été élaboré conjointement par des experts
  10. La formation allie environnement technologique et médiatique, cibles d’apprentissage, stratégies pédagogiques, activités d’évaluation

 

Le Congrès des sciences humaines complètement annulé

La Fédération des sciences humaines avait prévu tenir son congrès en ligne plutôt qu’en personne en raison de la pandémie de COVID-19. (Il s’agit de la plus grande conférence universitaire au Canada, avec plus de 70 associations savantes participantes.) Le président de la fédération Gabriel Miller a annoncé jeudi le Congrès n’allait pas avoir lieu, sous quelque forme que ce soi.

« Nos membres nous ont dit que nous devons tourner notre énergie vers d’autres choses dès maintenant: ramasser l’épicerie pour nos parents; prendre soin des enfants qui sont à la maison sans école ni garderie; répondre aux courriels des étudiants inquiets; et passer aux salles de classe virtuelles. L’annulation du Congrès est la bonne décision, mais elle est difficile. Il s’agit d’un événement unique, fondé sur le travail acharné et la générosité des gens », explique le président dans une vidéo Youtube.

Mercredi 1 avril 11H30

 

Nouveau financement du CRSNG et retards des trois organismes

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a lancé un programme de financement de 15 millions de dollars pour favoriser les collaborations entre des chercheurs universitaires et les secteurs privé, public et sans but lucratif afin de relever les défis techniques et en recherche liés à la pandémie. Les subventions du CRSNG fourniront jusqu’à 50 000 dollars pour soutenir une collaboration d’un an. Contrairement à d’autres programmes des trois organismes subventionnaires, les participants ne sont pas tenus de fournir des contributions en espèces afin de participer aux travaux de recherche, mais doivent contribuer à l’ensemble du processus de recherche, de la conception à l’utilisation de l’expertise ou des résultats de la recherche. L’agence accepte les candidatures d’ici le 1er juin.

Le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) a récemment prolongé la date limite de soumission des rapports financiers pour 2019-2020 jusqu’au 30 septembre. Le CRSH a également reporté la date limite de soumissions des candidatures pour les prix Impact 2020 au 1er mai.

Les agences subventionnaires ont reporté le lancement des bourses postdoctorales Banting 2020 au 1er juin et a reporté les résultats des bourses d’études supérieures du Canada (programme de maîtrise) de cette année au 15 avril.

En plus de faire la promotion de leurs propres programmes, les agences subventionnaires font également la promotion de Crowdhelix, une plateforme basée au Royaume-Uni qui jumelle des universitaires et des partenaires internationaux à des opportunités de financement pour la recherche liée à la COVID-19.

25 millions pour l’éducation post secondaire en Ontario

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé mardi un financement de 25 millions de dollars réparti entre les collèges, universités et établissements autochtones financés par des fonds publics pour les aider à répondre aux besoins les plus pressants de chaque établissement dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 – nettoyage en profondeur, achat de fournitures médicales, prestation de services de santé mentale, etc.

La province a également annoncé une nouvelle entente avec eCampus Ontario, une organisation qui soutient des ressources éducatives ouvertes, pour aider les établissements post secondaires de la province à gérer leur transition vers la formation à distance. Selon une déclaration d’eCampus Ontario, il offrira aux établissements l’accès à un outil automatisé de surveillance des examens qui utilise l’intelligence artificielle.

Le gouvernement a également confirmé le moratoire de six mois suspendant l’application des intérêts jusqu’au 30 septembre 2020. « Ainsi, pendant cette période, les emprunteurs ne seront pas tenus de rembourser leurs prêts et aucuns intérêts ne s’accumuleront sur leurs prêts du RAFEO. Les emprunteurs peuvent toujours effectuer des paiements ponctuels par leur compte en ligne ou des services bancaires en ligne s’ils souhaitent rembourser leur prêt plus rapidement », écrit le Ministère des Collèges et des Universités de l’Ontario dans le même communiqué.

Mardi 31 mars 13H30

 

Un portail en ligne pour coordonner les ressources

Un groupe de chercheurs, d’étudiants, de militants et de développeurs Web canadiens ont mis en place  un portail national (covid19resources.ca) conçu pour aider les personnes impliquées dans la recherche et le développement sur la COVID-19 au Canada à localiser l’expertise et l’équipement rapidement. Le professeur Guillaume Bourque de l’Université McGill (Faculté de médecine) et la professeure Tara Moriarty de l’Université de Toronto (Faculté de médecine dentaire) dirigent le projet, avec l’appui d’une vingtaine de spécialistes de McGill, de l’Université de Toronto, de l’Université York et du domaine privé.

Selon un communiqué de McGill, plus de 1 800 bénévoles se sont déjà inscrits via le portail depuis le lancement, pour contribuer à la lutte contre la COVID-19. Le portail, qui héberge plus de 100 ressources, vise à soutenir les travailleurs de santé de première ligne, à étendre les capacités des laboratoires de santé publique et de recherche et à servir de source d’expertise sur COVID-19.

Dans le même esprit de rassemblement des ressources, le Regroupement des universités de recherche du Canada U15 a créé le portail Cognit.ca en partenariat avec Universités Canada et avec la collaboration des trois organismes subventionnaires, de la Fondation canadienne pour l’innovation et du Mictas. Le site Web est un outil pour les entreprises, les organismes sans but lucratif, les gouvernements et tout autre intervenant qui souhaite avoir accès à des installations, à des éléments de propriété intellectuelle et/ou à des experts présents sur des campus du Canada

Une pinte de science virtuelle

L’organisme à but non lucratif Pinte de Science qui organise depuis 2013 des événements de vulgarisation scientifique partout dans le monde a reporté son festival, qui devrait se tenir dans plusieurs villes du pays les 11, 12 et 13 mai. Celui aura lieu les 21, 22 et 23 septembre. Les rencontres sont plutôt offertes en ligne pour briser l’isolement en raison de la pandémie de COVID-19. Vendredi dernier, le doctorant en sciences forestières à l’Université Laval Guillaume Moreau a offert une conférence à distance sur son expédition AKOR à travers le Canada pour partager les beautés du territoire et pour faire avancer les connaissances scientifiques au sujet des régions nordiques et les vulgariser.

 La tour de l’UdeM illuminée

Cette semaine, l’Université de Montréal illuminera sa Tour aux couleurs de l’arc-en-ciel, ce symbole qui devient un signe de ralliement au Québec.

« À tous les membres de la communauté universitaire, je dis un immense merci. Gardons nos distances, physiquement, mais restons proches, en esprit et en action », a écrit le recteur Guy Breton.

Lundi 30 mars 12H30

 

La recherche en intelligence artificielle se mobilise

L’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila), dont font partie des chercheurs de l’Université de Montréal (UdeM) et de HEC Montréal, contribue à sa façon à la recherche pour lutter contre la COVID-19 en offrant à la communauté scientifique son expertise en apprentissage automatique. Mila vient de lancer un site Web pancanadien, en anglais, nommé IA-Against-COVID afin de structurer la collaboration entre les différents partenaires pour mieux collecter, partager et analyser des données de masse. Plus de détails se trouve sur le site Web sur l’UdeM.

Une biobanque québécoise de COVID-19

Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) et Génome Québec ont mandaté un groupe de chercheurs pour mettre sur pied la Biobanque québécoise de COVID. Vincent Mooser, du Centre de génomique de l’Université McGill et du département de génétique humaine, dirige l’équipe dans la création de la biobanque, où des échantillons et des données liés à la COVID-19 seront collectés, stockés et partagés.

L’étude des échantillons d’individus infectés aidera les chercheurs à mieux comprendre le fonctionnement de la maladie et les personnes les plus vulnérables. Cependant, la création d’une telle base de données sans précédent et sa mise à la disposition des scientifiques obligent les organisateurs à examiner attentivement non seulement les mesures de sécurité, mais aussi les questions de confidentialité et d’éthique.

« La décision prise par les FRQ de créer une biobanque à l’échelle du Québec pour la COVID s’explique par l’importance d’agir rapidement pour freiner la propagation de la maladie. Cette tâche extrêmement complexe nécessitera la coordination de systèmes de données disparates, la mise en place de nouvelles procédures opérationnelles standard et la sécurisation des infrastructures physiques et numériques. Tout cela doit avoir lieu dans une période de temps extrêmement comprimée et sous une pression intense sur les systèmes de santé », peut-on lire dans une déclaration (en anglais seulement) de l’Université McGill.

L’équipe de la biobanque est une collaboration entre des chercheurs de McGill, de l’Hôpital général juif, du CHUM, de l’Hôpital Sainte-Justine, du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, du Centre hospitalier universitaire de Laval, de l’Hôpital de Chicoutimi (affilié à l’Université du Québec à Chicoutimi), de l’Institut de cardiologie de Montréal et de l’Université de Montréal. Il utilisera les réseaux et infrastructures existants, dont une biobanque du Réseau de recherche en santé respiratoire du Québec, de la Fondation canadienne pour l’innovation et du réseau de recherche en intelligence artificielle du Québec MILA.

Répertoire de professeurs experts

L’Université TÉLUQ a mis en place un répertoire des professeurs et chercheurs disponible aux médias afin de répondre au besoin d’informer en période de pandémie.

Les experts sont des domaines suivants :

  • Santé et services sociaux
  • Économie, finance, monde des affaires
  • Monde du travail
  • Télétravail
  • Éducation à distance
  • Impact des nouvelles technologies
  • Gestion de crise
  • Perspective historique

La réponse des bibliothèques en temps de pandémie

L’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) a publié un communiqué pour réclamer un accès plus équitable aux ressources éducatives pendant la pandémie de COVID-19. En raison de la fermeture des campus et à la transition vers l’apprentissage en ligne, les professeurs et étudiants n’ont plus accès aux mêmes ressources physiques de bibliothèque. Plusieurs services et ressources ne peuvent être transférés vers un environnement en ligne en raison de restrictions d’utilisation et de licences. Pour améliorer l’accès, l’ABRC demande:

  • que les éditeurs renoncent pour la durée de la crise COVID-19 à toute restriction d’accès actuellement imposée à leurs collections en ligne sous licence
  • que les fournisseurs de ressources vidéo ouvrent l’accès à leurs bibliothèques en ligne
  • que, si possible, les enseignants appliquent des licences ouvertes aux matériels de cours qu’ils créent et les rendent accessibles dans des collections ouvertes
  • la mise en vigueur des politiques afin de reconnaître la Loi sur le droit d’auteur et de permettre la distribution la copie numérique via les plateformes de prêt en ligne sécurisée des bibliothèques.

Le communiqué fait aussi référence à la récente décision d’Internet Archive (archive.org) d’élargir l’accès à sa cache de livres numérisés en créant une bibliothèque nationale d’urgence « au service des apprenants déplacés ». Dans le cadre de cette décision, Internet Archive a suspendu sa politique de liste d’attente, permettant aux utilisateurs d’accéder immédiatement au matériel jusqu’au 30 juin.

Dans le même esprit d’accès aux ressources, la bibliothécaire et professeure de l’Université de Montréal Marie D. Martel a lancé un appel public pour recenser les initiatives qui « témoignent de la participation communautaire et des formes de l’engagement civique des bibliothécaires et des bibliothèques en réponse au COVID-19 ». Celles-ci sont cumulées dans un document partagé.

Vendredi 27 mars 11H15

 

Fonds de recherche du Québec

Dans une lettre publiée vendredi, le Scientifique en chef du Québec Rémi Quirion a réitéré son appui aux membres de la communauté scientifique et répété que les opérations quotidiennes des Fonds de recherche du Québec (FRQ) se poursuivent. Particulièrement, en ce qui a trait aux bourses et subventions : le calendrier des versements prévus à partir du 1er avril est maintenu pour l’année en cours et pour les années subséquentes.

« Dans le cadre de nos opérations, nous demeurons en mode solution et flexibilité. Nous sommes très conscients que vos activités de recherche ont été bouleversées par la situation exceptionnelle dans laquelle notre écosystème de la recherche se trouve placé », écrit M. Quirion.

Dans le budget du gouvernement du Québec, dévoilé le 10 mars dernier, les FRQ ont reçu des crédits à la hauteur de 214,6 millions de dollars (FRQNT : 62,7 millions ; FRQS : 91 millions ; et FRQSC : 60,8 millions).

Le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral ont également annoncé le financement de plusieurs projets de recherche en lien avec la COVID-19.

Appel aux propositions de l’IVADO

L’Institut de valorisation des données (IVADO) a lancé un appel aux chercheurs, professeurs ou membres industriels qui ont des projets en science des données et en intelligence numérique susceptibles d’avoir un impact réel à court terme sur la pandémie actuelle. L’Institut propose son aide sur plusieurs plans : l’octroi de financement pour du personnel hautement qualifié, l’accompagnement scientifique, l’aide à la mobilisation de la connaissance et à la mise en relation avec d’autres professionnels, l’accès à des ressources variées.

« Nous vous invitons donc à collaborer avec nous afin d’apporter des solutions aux défis soulevés par la COVID-19, notamment grâce à l’exploitation de données épidémiologiques, cliniques, ou encore par le biais d’approches logistiques », écrit l’équipe IVADO dans un communiqué.

Les professeurs de HEC Montréal, Polytechnique Montréal, de l’Université de Montréal, de l’Université McGill et de l’Université de l’Alberta sont éligibles selon des critères d’admissibilité listés dans le communiqué.

Entrée en vigueur des exemptions d’interdiction de voyager

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), les exemptions d’interdiction de voyager pour les étudiants internationaux sont maintenant en vigueur. Le 20 mars, le gouvernement fédéral a annoncé que les étudiants internationaux qui détenaient un permis d’études valide ou avaient été approuvés pour un permis d’études en date du 18 mars 2020, allaient pouvoir entrer au Canada afin de commencer ou de poursuivre leurs études. Depuis le 26 mars, ces étudiants peuvent désormais voyager au Canada. Les voyageurs seront soumis à des contrôles de santé avant d’embarquer à bord de leurs vols et devront se conformer à un isolement obligatoire de 14 jours une fois arrivés.

Tel que mentionné précédemment, les résidents temporaires au Canada dont les documents d’immigration expireront bientôt peuvent prolonger leur statut en ligne. Ceux qui ont demandé une prolongation peuvent rester au pays jusqu’à ce qu’une décision soit prise, même si leurs documents de statut d’origine expirent pendant qu’ils attendent cette décision. IRCC a également précisé que la transition vers des cours en ligne en raison de COVID-19 n’aura pas d’incidence sur l’admissibilité d’un étudiant au programme de permis de travail post-diplôme.

Jeudi 26 mars 13H30

 

Des étudiants demandent l’annulation de la session

Des groupes et associations d’étudiants du Québec demandent l’annulation de la présente session universitaire avec une reconnaissance des crédits. C’est le cas pour des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Une pétition lancée dimanche dernier par une étudiante de l’UQTR, a amassé la signature de plus de 100 000 personnes. Celles-ci demandent la suspension de la session d’hiver et une reconnaissance des crédits sans note finale. À Chicoutimi, l’association des étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), le MAGE-UQAC, demande à la direction de mettre fin dès maintenant à la session d’hiver et d’attribuer la note « Satisfaisant » aux étudiants en voie de réussite en date du 13 mars 2020. L’Université du Québec en Outaouais (UQO) et l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), ont déjà annoncé avoir mis en place de tels processus. Selon La Presse, l’Union des étudiants du Québec (UEQ) est d’avis que les universités devraient offrir aux étudiants l’option d’abandonner une session sans conséquence scolaire et sans frais.

Conférence de la SAPES annulée

La Société pour l’avancement de la pédagogie dans l’enseignement supérieur (SAPES) a annoncé jeudi qu’elle annule sa conférence annuelle, qui devait avoir lieu du 2 au 12 juin à Ottawa. La conférence a été reporté à l’an prochain, toujours à Ottawa. L’organisation a travaillé d’arrache-pied pour soutenir les enseignants tout au long de la transition vers l’enseignement et l’apprentissage en ligne via son portail keepteaching.ca. La société a d’ailleurs ajouté du contenu en français sur cette plateforme.

Traducteurs recherchés

Le département des technologies éducatives de la faculté de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) a lancé un appel aux traducteurs sur Twitter pour qu’ils aident à préparer des vidéos d’information sur la COVID-19. Des traducteurs travaillant dans n’importe quelle langue sont recherchés, bien que le département semble être particulièrement intéressé par la traduction de l’anglais vers le français, l’espagnol, l’allemand, l’italien, le pendjabi et le hindi.

Mardi 25 mars 15H00

 

Quels sont les services « essentiels »?

Les deux provinces les plus peuplées du Canada ont ordonné la fermeture de tous les lieux de travail considérés comme non essentiels. Cela soulève la question : qu’est-ce qui est considéré comme un service essentiel sur un campus universitaire? À l’Université de Toronto, par exemple, les résidences, la police du campus, les services alimentaires, l’entretien et le soutien technologique resteront ouverts et les employés continueront de se présenter au travail sur le campus. Les laboratoires et bureaux menant des recherches sur la COVID-19 ont été exemptés tout comme les projets jugés « essentiels et urgents ».

Plus en plus de soutien pour les étudiants

De plus en plus d’universités offrent des fonds d’urgence aux étudiants en difficultés financières à la suite de la pandémie de COVID-19.

C’est le cas de l’Université de Sherbrooke qui a créé un Fonds d’aide d’urgence de 500 000 dollars pour soutenir les étudiants confrontés à des difficultés financières soudaines liées à la pandémie. L’université allouera également un délai de quatre mois supplémentaires pour la facturation des intérêts sur les frais de scolarité.

L’Université de l’île de Vancouver, et l’Université du Nouveau-Brunswick ont également annoncé des mesures d’aide aux étudiants. La plupart des provinces ont maintenant suivi l’exemple du gouvernement fédéral en suspendant les paiements de prêts aux étudiants pour une période de six mois. Au cours de la dernière semaine, Terre-Neuve, la Colombie-Britannique, le Québec, l’Alberta, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont annoncé des mesures d’allégement de prêt.

Des étudiants internationaux bloqués au Canada

Le Canada attire chaque année plus de 400 000 étudiants internationaux dans ses établissements postsecondaires. Alors que bon nombre de ces élèves sont rentrés dans leur pays d’origine, certains sont toujours coincés ici. La CBC révèle que ces étudiants se sentent « de plus en plus isolés, seuls et inquiets » en expliquant ce que font les universités pour leur venir en aide. Le Journal de Montréal rapporte également que les étudiants étrangers au Québec s’inquiètent face à leurs moyens financiers pour rester au pays en attendant que leur visa soit prolongé.

Mardi 24 mars 12H30

 

Expertise et garde d’enfants recherchées pour le dépistage

Le Moriarty Lab, un laboratoire de recherche sur les maladies infectieuses dirigé par Tara Moriarty de l’Université de Toronto, a lancé un appel sur Twitter aux chercheurs canadiens, doctorants seniors, post-doctorants et techniciens de laboratoire qui peuvent aider avec le dépistage de la COVID-19 dans les laboratoires de santé publique – y compris ceux qui peuvent donner un coup de main à la garde d’enfants. Les scientifiques possédant une expérience et des compétences pertinentes sont invités à s’inscrire en ligne avec le laboratoire.

Nouveau financement pour le développement d’un vaccin

Le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé l’ajout de 275 millions de dollars dans la recherche sur la COVID-19. Cet argent servira au développement et à la production d’équipement médical et de traitements pour la maladie ainsi qu’un vaccin contre le nouveau virus. Le financement, qui fait partie du Fonds de réponse d’un milliard de dollars du gouvernement fédéral, vise à « mobiliser rapidement les chercheurs et les entreprises des sciences de la santé du Canada » et servira à soutenir des projets de recherche déjà en cours.

Comme c’est le cas pour les autres mesures de financement d’urgence dévoilées la semaine dernière, le financement de cette recherche proviendra en grande partie des programmes existants. Notamment, 192 millions de dollars seront distribués à de nouveaux projets dans le cadre du nouveau volet COVID-19 du Fonds stratégique pour l’innovation.

Le montant servira également à la recherche sur les maladies infectieuses, aux essais cliniques et à la bio-fabrication au VIDO-InterVac (Vaccine and Infectious Disease Organization-International Vaccine Centre) de l’Université de la Saskatchewan. La Fondation canadienne pour l’innovation financera également le projet avec 11 millions de dollars. 12 millions de dollars supplémentaires proviendront du Programme de diversification de l’économie de l’Ouest.

Quelque 15 millions de dollars serviront à financer la modernisation des installations de bio-fabrication du Centre de recherche en thérapeutique en santé humaine à Montréal et pour une production éventuelle de vaccins prometteurs. Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) qui chapeaute le Centre de recherche, recevra également de l’argent pour deux programmes de recherche en lien avec la maladie à coronavirus.

Pour en savoir plus sur les programmes d’intervention du CNRC, cliquez ici.

Le Premier ministre a également appelé les établissements postsecondaires et les entreprises de toutes tailles à amasser des fournitures pour aider à lutter contre la COVID-19. Une liste des services et articles nécessaires, y compris les masques chirurgicaux jetables et le désinfectant pour les mains, a été affichée sur le site Web de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Lundi 23 mars 12H00

 

Cas de coronavirus sur les campus

Selon Ken Steele, 14 campus d’universités canadiennes comptent maintenant 21 cas confirmés ou présumés de COVID-19.

Fonds d’urgence pour les étudiants

L’Université Laval a mis en place un fonds d’urgence pour venir en aide aux étudiants qui font face à des problèmes financiers à la suite de la pandémie. Lors d’une conférence de presse jeudi, la rectrice Sophie D’Amours, a déclaré que le fonds avait été créé en signe de solidarité avec les étudiants qui se retrouvent soudainement sans emploi. Bien qu’il ne soit pas encore clair à quel montant chaque étudiant aura droit, la rectrice a précisé que l’argent proviendra principalement de la fondation de l’Université.

L’Université de Toronto a également mis des fonds d’urgence à la disposition des étudiants touchés par la COVID-19. Une subvention sera offerte aux étudiants de premier cycle canadiens et internationaux qui ont besoin d’un financement immédiat à court terme en raison de dépenses imprévues liées au nouveau coronavirus.

L’Université Laurentienne a amassé 80 000 dollars en fonds d’urgence pour ses étudiants. Chaque étudiant est admissible à un maximum de 500 dollars pour aider à couvrir les frais d’urgence, comme ceux liés au déménagement ou à l’accès à Internet haute vitesse pour les cours en ligne.

Vivre avec la COVID-19

Une étudiante de 22 ans de l’Université McGill raconte son expérience avec la maladie, causée par le nouveau coronavirus, qu’elle a contracté après son voyage à Miami pour les vacances de printemps. « Je ne pensais pas avoir le virus. Même jusqu’au jour où je suis allé me faire tester, je ne pensais toujours pas l’avoir », explique l’étudiante. Après son retour au Canada, l’étudiante, qui présentait de légers symptômes de rhume, a continué d’assister à des événements sur le campus.

Conseils: planification financière, défense de votre thèse, engagement communautaire

Dans cette entrevue de YFile, le professeur agrégé de fiscalité de l’Université York, Amin Mawani, offre des conseils sur la façon dont les professeurs, le personnel et les étudiants peuvent se préparer financièrement dans la situation de pandémie actuelle.

Vous devez soudainement vous préparer à défendre votre thèse de doctorat en ligne plutôt qu’en personne? Susanna Mitro, qui a défendu avec succès ses recherches en sciences de la santé des populations à l’Université Harvard vendredi, partage ses conseils. Quelques exemples : laissez de l’espace dans vos diapositives pour accueillir une fenêtre de vidéoconférence, ayez un plan B en cas de coupure de votre wifi et « saisissez les opportunités de bonheur! »

L’Université Simon Fraser a créé une liste de ressources pour l’engagement communautaire en cette période de distanciation sociale. Les ressources répertoriées comptent des conseils pour rester connectés socialement, des événements artistiques et culturels en ligne, du soutien de la communauté locale, et des recommandations de médias adaptés aux enfants.

Vendredi 20 mars 10H45

 

Pas de Congrès des sciences humaines et sociales en personne

La Fédération des sciences humaines a confirmé hier soir que son Congrès annuel prévu à l’Université Western, à London en Ontario, du 30 mai au 5 juin n’aura pas lieu en personne. La conférence, qui rassemble annuellement quelque 70 associations savantes et plus de 8 000 participants du Canada et de l’étranger passeront plutôt à une plateforme en ligne qui reste à déterminer. Les associations intéressées à participer au Congrès virtuel ont jusqu’au 27 mars pour confirmer leur intérêt auprès de la fédération. Le groupe organisera la semaine prochaine un aperçu du format virtuel pour les représentants de l’association. Les détails sur le webinaire, la conférence adaptée, les procédures d’annulation et de remboursement suivront.

« La tenue d’un Congrès virtuel représente un défi pour tous, mais aussi une occasion unique que nous pouvons saisir ensemble. Merci à tous. Nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec vous pour donner vie à un Congrès virtuel », a écrit le président de la Fédération Gabriel Miller dans un communiqué.

49 nouveaux projets de recherche financés

La ministre de la Santé Patty Hajdu a annoncé jeudi le financement de 25 millions de dollars pour des projets de recherche COVID-19. Les fonds font partie des 275 millions de dollars annoncés le 11 mars par le premier ministre. Cet argent permet de financer 49 nouveaux projets de recherche sur la COVID-19, qui s’ajoutent aux 47 autres dévoilés le 6 mars.

Plus de cas potentiels de COVID-19 associés aux universités

Le président de l’Université Dalhousie, Deep Saini, a envoyé jeudi un message à la communauté universitaire au sujet d’un cas présumé de COVID-19 au sein de l’établissement. Selon son communiqué, seules les personnes contactées directement par la Santé publique de la Nouvelle-Écosse sont à risque de contracter la maladie. La Santé publique de la Nouvelle-Écosse a également avisé le public d’une exposition potentielle à la COVID-19 à faible risque dans deux emplacements d’Halifax qui ont accueilli un tournoi provincial de basket-ball entre le 5 mars et le 7 mars. Les personnes à risque ont été contactées par l’agence de santé.

Le hameçonnage en hausse

Plusieurs établissements, dont l’Université McMaster, l’Université Guelph et l’Université du Manitoba, préviennent que les courriels d’hameçonnage en lien avec la COVID-19 sont en augmentation.

Mercredi 18 mars 15H30

 

Allégement de prêt étudiant

Le gouvernement Trudeau a annoncé mercredi un plan d’intervention économique pour répondre à la COVID-19. Le plan compte allouer 27 milliards de dollars en soutien direct aux Canadiens et 55 milliards de dollars en report d’impôts. Parmi les nombreuses mesures annoncées, mentionnons en particulier celle pour les étudiants. Ottawa mettra en place « un moratoire de six mois lors duquel aucuns frais d’intérêt ne seront imposés sur les prêts d’études canadiens d’emprunteurs qui remboursent actuellement leurs prêts. »

Mercredi 18 mars 09H45

 

L’Acfas annule son congrès

Le congrès annuel de l’Acfas qui devait avoir lieu du 4 au 8 mai à l’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s a été annulé en raison de la pandémie de coronavirus. L’Association estime que la situation est inédite pour elle. « En effet, il s’agit de la première fois, en 87 ans, que l’Acfas ne tiendra pas son congrès annuel et que la communauté scientifique francophone ne pourra pas se rassembler », a écrit l’Association dans un communiqué publié mardi soir.

« Les personnes qui s’étaient inscrites au congrès recevront l’information relative aux modalités de remboursement dans les prochaines semaines. Pour éviter la saturation du service aux congressistes, nous les remercions d’attendre la réception de ce message spécifique avant de communiquer avec nous. »

L’Association précise qu’elle maintient ses activités en ligne comme ses formations et la diffusion du Magazine de l’Acfas. « Il est crucial que la communauté scientifique reste mobilisée afin d’informer adéquatement la population et les instances publiques. »

Autres conférences touchées

L’Association pour l’éducation permanente dans les universités canadiennes (AÉPUC) doit elle aussi changer le plan pour deux grands évènements : sa conférence annuelle et son assemblée générale annuelle prévues du 26 au 28 mai à Calgary ont été reportées au printemps 2021.

Jusqu’à présent, aucune annonce concernant l’annulation ou le report du Congrès des sciences humaines, prévu du 30 mai au juin à London, en Ontario n’a eu lieu. Une mise à jour pourrait être annoncée sous peu.

Le dernier cours

L’Université du Nord de la Colombie-Britannique (UNBC) a officiellement mis fin aux cours en personne mardi à minuit, heure du pacifique. Si vous étiez étudiant ou enseignant dans un cours hier soir à l’UNBC, félicitations! C’était probablement la dernière séance donnée en personne dans une université au Canada pour l’année scolaire 2019-2020. L’UNBC avait initialement prévu mettre fin aux cours en personne à la fin de la journée mercredi, mais a devancé la fin des cours d’un jour. Idem pour l’Université Memorial, qui a également devancé la fin des cours à mardi, minuit.

Mardi 17 mars 15H45

 

Mise à jour des bailleurs de fonds

Lundi, les trois organismes subventionnaires du Canada (le CRSH, le CRSNG et les IRSC) ont publié une mise à jour conjointe informant le milieu de la recherche que les conseils subventionnaires modifient les opérations commerciales à la lumière de la distanciation sociale, bien que la mise à jour ne fournisse pas beaucoup de détails.

« Les organismes subventionnaires reconnaissent que la pandémie de la COVID-19 pourrait avoir un effet sur votre travail, votre capacité de mener ou d’évaluer des travaux de recherche, de préparer et de présenter une demande de subvention ou de bourse ou de soumettre un article aux fins de publication. Ils sont conscients que certains travaux de recherche peuvent être compromis ou ralentis; la préparation de rapports de recherche ou de rapports financiers pourrait être retardée; et les réunions, les évènements et les déplacements pourraient être touchés. Les organismes subventionnaires continueront d’appuyer le milieu de la recherche à mesure qu’ils s’adaptent à ces défis », expliquent les agences dans le communiqué.

Ils ajoutent que toute modification ou adaptation sera effectuée programme par programme et sera communiquée par l’organisme subventionnaire concerné sur son propre site Web.

Entre-temps, le Conseil des Arts du Canada recommande aux bénéficiaires de subventions de documenter « précisément vos pertes de revenus découlant des reports et annulations directement liés aux mesures prises pour contrôler la progression de la COVID-19 ». « Personne ne connaît la marche à suivre et personne n’aura seul les ressources nécessaires pour pallier les conséquences de cette crise. Mais d’abord et avant tout, il faut prendre soin des personnes », a écrit le directeur et chef de la direction Simon Brault.

Mardi 17 mars 10H30

 

Cas confirmés sur les campus

Lundi soir, l’Université Laval a confirmé qu’un étudiant de la faculté de droit a contracté la COVID-19. « La Faculté a offert son entière collaboration et elle a suivi les directives de la santé publique en cette période d’urgence sanitaire. La DSP (Direction de la santé publique), qui traite tous les cas de COVID-19, a communiqué directement avec les personnes concernées pour leur indiquer la marche à suivre », peut-on lire dans un communiqué. Selon plusieurs médias, l’étudiant s’est présenté dans un cours sur le campus le mercredi 11 mars. Les autorités de santé demandent aux étudiants du même cours et au professeur de se soumettre à « une période de surveillance » jusqu’au 25 mars, sans nécessairement se placer en isolement préventif à la maison.

L’Université de Calgary compte aussi un cas confirmé de coronavirus. Dans un communiqué, le président de l’Université, Ed McCauley, a déclaré que la personne, affiliée au département des sciences, était isolée et n’avait pas été sur le campus depuis le 9 mars. Selon le président, « cette personne a tout fait correctement ». «Les experts en maladies transmissibles pensent que le risque de transmission a été considérablement réduit par ces actions », ajoute-t-il. À la lumière de ces nouvelles, l’Université accélère ses efforts pour rendre les services aux étudiants disponibles à distance dès maintenant. Elle fournira également une formation supplémentaire en matière de sécurité pour les membres du personnel qui doivent venir sur le campus.

Résidences étudiantes

Certaines universités incitent de plus en plus les étudiants à quitter les campus dès que possible. Dans un message, le président de l’Université de Waterloo, Feridun Hamdullahpur, a écrit lundi : « Nous encourageons vivement tous les étudiants à prendre des dispositions pour quitter la résidence avant midi le vendredi 20 mars. »

L’Université de Guelph demande également aux étudiants « de quitter leur résidence dès que possible ».

L’Université Wilfrid Laurier est plus catégorique et «exige que tous les étudiants quittent les résidences exploitées par Laurier sur tous les campus d’ici le mercredi 18 mars à 23 h 59 ». L’établissement s’engage à soutenir les étudiants touchés par cette mesure tout au long du processus. L’Université écrit aussi que certaines exceptions s’appliquent comme pour les étudiants internationaux, les étudiants de l’extérieur de la province qui ont besoin de plus de temps pour déménager, les étudiants qui vivent à plus de cinq heures du campus et les élèves en isolement préventif.

Même scénario du côté de l’Université Brock qui fermera ses résidences étudiantes cette semaine. Tous les étudiants locataires, sauf pour certains cas exceptionnels, devront quitter leur chambre de résidence avant 18 h le jeudi 19 mars. L’établissement fera une seule exception : pour  « les étudiants qui peuvent démontrer qu’ils n’ont pas d’autre alternative pour l’hébergement ».

Arrêt des célébrations de la Saint-Patrick

Plusieurs établissements ont publié des messages pour avertir leur communauté des risques de participer à des grands rassemblements, comme les célébrations de la Saint-Patrick. C’est le cas de l’Université de Waterloo qui a écrit sur Twitter : « Avec les risques mondiaux connus et la croissance rapide de la COVID-19, nous voulons être explicites: aller sur l’avenue Ezra à Waterloo ou participer à d’autres rassemblements publics non autorisés pour célébrer la Saint-Patrick est irresponsable. »

L’Université Queen’s a publié un message similaire. Sur Twitter également, le directeur Patrick Deane et les présidents des deux sociétés étudiantes de l’Université « demandent aux élèves de ne pas participer à des rassemblements de masse le jour de la Saint-Patrick pour aider à ralentir la propagation de la COVID-19 ». Malgré les avertissements de divers organismes de santé, des étudiants de l’établissement sont descendu en grand nombre dans les rues de Kingston samedi dernier pour célébrer la Saint-Patrick.

Comment allez-vous? Faites-le nous savoir

Êtes-vous administrateur, membre du personnel enseignant d’une université canadienne? Nous aimerions avoir de vos nouvelles en ces temps hors de l’ordinaire. Écrivez-nous à redacteur@univcan.ca pour nous décrire votre expérience et vos observations comme universitaire jusqu’à présent. Nous rassemblerons vos histoires sur cette page.

Lundi 16 mars 15H30

Le recteur de l’Université Carleton Benoit-Antoine Bacon a publié la première d’une série de lettres quotidiennes pour informer la communauté. Il note en particulier les efforts de l’université pour réduire la densité sur le campus en offrant aux étudiants vivant en résidence des remboursements au prorata des frais de chambre et des plans de repas. (D’autres établissements comme l’Université d’Ottawa ont mis en place des mesures similaires.) Il précise également que l’établissement a l’intention de venir en aide aux étudiants internationaux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas rentrer chez eux présentement : « Je veux rassurer tout le monde que les étudiants internationaux qui ne peuvent pas rentrer chez eux en raison de restrictions de voyage seront pris en charge non seulement jusqu’à la fin du trimestre, mais également cet été. »

La lettre de M. Bacon fait référence aux principales annonces faites aujourd’hui par les gouvernements provincial et fédéral. Le gouvernement fédéral a annoncé une interdiction de l’entrée des ressortissants étrangers au Canada, à quelques exceptions près, à compter du 18 mars. Dans sa déclaration, le premier ministre Justin Trudeau a également conseillé aux Canadiens présentement à l’étranger de revenir au pays immédiatement, pendant que des vols sont toujours disponibles.

Lundi 16 mars 11H00

Alors que toutes les universités québécoises ont suspendu leurs cours suivant la recommandation du gouvernement du Québec, la majorité d’entre elles se tournent vers l’enseignement à distance et en ligne. La transition vers des cours en ligne sera un défi majeur pour les universités. Un changement de paradigme soudain de cette ampleur n’a jamais été tenté auparavant dans l’enseignement supérieur canadien.

L’Université Laval et l’Université de Sherbrooke (UdeS) sont des exemples d’établissements québécois qui ont annoncé rapidement la poursuite des cours en ligne en fournissant des détails et des outils pour y arriver. Celles-ci, comme l’École de technologie supérieureÉcole de technologie supérieure (ÉTS), commencent à offrir des cours en ligne immédiatement. D’autres, comme Concordia et McGill prévoient commencer l’enseignement à distance les 23 et 30 mars respectivement.

L’UdeS a rassemblé des outils disponibles à la communauté universitaire pour poursuivre les activités académiques. L’établissement a également créé des groupes de clavardage pour chaque cours de la session d’hiver 2020.

L’UQAM a également publié une liste de plateformes et d’outils pour faciliter l’enseignement à distance pour le personnel enseignant et les étudiants.

Presque tous les établissements du réseau des universités du Québec ont également annoncé une transition virtuelle à venir.

Ailleurs au pays, la situation est semblable. Presque toutes les universités publiques du Canada ont suspendu les cours en personne, et la plupart disent que cette suspension restera en vigueur pour le reste de la session d’hiver. Il y a quelques exceptions, comme l’Université Memorial et l’Université du nord de la Colombie-Britannique, qui ont toutes deux annoncé que les cours en personne se poursuivront jusqu’à la fin de la journée du mercredi 18 mars. Pour le moment, les campus universitaires (dont les résidences étudiantes) demeurent ouverts, bien que certains services non essentiels soient réduits.

Le plan pour la plupart des universités hors-Québec est également de passer à des formats en ligne pour dispenser leurs cours. Certaines ont annoncé que cette transition allait commencer immédiatement, tandis que d’autres ont annoncé, comme l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, l’Université du Nouveau-Brunswick et l’Université de Waterloo, qu’elles mettaient les cours en pause pendant une semaine (jusqu’au lundi 23 mars prochain).

Si avez d’autres informations à partager, écrivez-nous à redacteur@univcan.ca, sur Twitter et Facebook, ou laissez un commentaire ci-dessous.

Vendredi 13 mars

Les annonces sur les annulations ou les suspensions de cours se multiplient vendredi. On compte maintenant une quinzaine d’établissements qui ont suspendu leurs cours, dont une douzaine qui offre plutôt des cours en ligne.

Universités du Québec fermées

En raison de l’annonce du gouvernement du Québec de forcer la fermeture de toutes les universités, cégeps et écoles de la province jusqu’au 30 mars, les universités du Québec doivent suspendre leurs cours et leurs activités.

Cette annonce survient au lendemain de l’annulation jeudi de tous les évènements de 250 personnes et plus au Québec. Cela s’applique à une douzaine d’universités privées en plus des six établissements du réseau des Universités du Québec.

L’Université de Montréal (UdeM) a également annulé toutes les activités internationales d’enseignement et de recherche organisées par l’Université, que ce soit dans une zone considérée actuellement comme un foyer d’infection ou ailleurs, et ce jusqu’à la rentrée d’automne prochain. L’établissement a aussi annulé tous les déplacements professionnels à l’extérieur du Québec pour le personnel administratif et de soutien jusqu’à l’automne.

L’Université recommande à tous les membres de la communauté universitaire d’éviter tout voyage personnel à l’étranger. « Les membres de la communauté qui ne respecteraient pas ces directives doivent savoir qu’il est possible qu’ils ne soient pas couverts par les assurances de l’UdeM, aussi bien pour les frais médicaux que pour l’annulation des voyages », peut-on lire dans le même communiqué.

De son côté, HEC Montréal a annoncé que tous les événements non essentiels, non liés à l’enseignement et à la recherche sont annulés « jusqu’à nouvel ordre ».

Cours offerts en ligne

L’Université d’Ottawa a annulé les cours prévus lundi et mardi prochain. À compter du mercredi 18 mars 2020, tous les cours et laboratoires devant avoir lieu en personne ce trimestre seront offerts à distance et en ligne. Des mesures seront mises en place pour la période des examens. Aucun examen n’aura lieu en personne. L’Université informera les étudiants du déroulement des évaluations. Les stages cliniques et coop sont maintenus, à moins d’avis contraire. L’Université demeure ouverte : les résidences, les services alimentaires, les bibliothèques ainsi que tous les autres services et bâtiments de l’Université demeurent accessibles jusqu’à nouvel ordre.

L’Université de Toronto, y compris les collèges Trinity et St. Michael’s, a annoncé la suspension de ses cours à compter du lundi 16 mars jusqu’à la fin du semestre le 3 avril inclusivement. « Nous fournirons l’enseignement par d’autres moyens », a écrit l’établissement dans un communiqué, sans toutefois préciser comment.

L’Université Carleton a annulé ses cours du lundi 16 mars et du mardi 17 mars « afin de donner au personnel enseignant le temps de se préparer à d’autres modes de diffusion de contenu ». À partir du mercredi 18 mars, l’Université complètera la session en ligne et par d’autres moyens. « Les instructeurs prendront des dispositions pour terminer leurs cours de la manière qui convient le mieux à leur matériel de cours et à leurs objectifs d’apprentissage, et ils communiqueront ces plans aux étudiants. »

L’Université York suspend également ses cours à compter du lundi 16 mars et les offrira en ligne. « De plus amples informations seront fournies par les doyens concernant les cours avec des exigences de laboratoire, et les dispositions pour les examens. Dans la mesure du possible, les stages professionnels et cliniques se poursuivront », peut-on lire dans le communiqué de l’établissement.

L’Université Western a annoncé jeudi soir l’annulation de ses cours à compter de vendredi le 13 mars et jusqu’au mardi 17 mars inclusivement. Cette courte pause vise à « fournir aux instructeurs et au personnel de soutien académique suffisamment de temps pour se préparer à offrir le contenu des cours de manière alternative ». Ensuite, à partir du mercredi 18 mars et pour le reste du trimestre, Western offrira ses cours en ligne. Les stages cliniques se poursuivront dans leur mode actuel et tous les bâtiments universitaires resteront ouverts.

L’Université Ryerson a également annoncé la transition des cours en personne vers l’enseignement en ligne.

L’Université Ontario Tech a également annulé ses cours à compter de vendredi afin de permettre au personnel la planification de l’enseignement en ligne. L’Université doit fournir plus d’informations lundi au plus tard.

L’Université Trent a annulé les cours sur les campus de Peterborough et d’Oshawa jusqu’au mercredi 18 mars. Par la suite, les cours seront offerts en ligne.

L’Université de Sudbury a également suspendu ses cours pour dorénavant les offrir en ligne.

Rappelons que l’Université Laurentienne a également suspendu ses cours jusqu’à nouvel ordre, et les offrira en ligne.

Cours annulés ou suspendus

L’Université de Guelph a annulé tous les cours en personne pour le reste du semestre. Les cours reprendront le lundi 23 mars « dans un format alternatif ». Les portes de l’établissement demeurent ouvertes.

L’Université Laurier met aussi fin à tous les cours en personne à compter du lundi 16 mars pour le reste de la session d’hiver. Au cours des prochains jours, le personnel enseignant élaborera un plan d’enseignement et d’évaluation alternatif.

L’Université de Winnipeg a suspendu tous ses cours et laboratoires en personne pour le reste de la session d’hiver, qui se termine le 3 avril. Le campus demeure ouvert – y compris les résidences étudiantes, les services de soutien aux étudiants, les services de soutien à la recherche et les services alimentaires.

L’Université Waterloo a annoncé la suspension de toutes les activités sur le campus en lien avec les cours à compter de samedi jusqu’au 23 mars. « À la fin de cette suspension, toutes les activités en personne en lien avec les cours sont annulées jusqu’à la fin du trimestre, y compris les examens finaux en personne », peut-on lire dans un communiqué. Les cours entièrement en ligne se poursuivent, mais leurs évaluations et examens seront remplacés par des évaluations alternatives.

L’Université McMaster a annulé tous ses cours et examens en personne a compté de vendredi soir. L’Université demande aux professeurs de déterminer, en concertation avec leurs directeurs et doyens, la meilleure façon de terminer le semestre et d’évaluer les étudiants. Ceux-ci seront informés d’ici mercredi le 18 mars des prochaines étapes afin qu’ils puissent compléter leur session d’hiver. Les mesures pourraient varier d’un cours à l’autre selon le communiqué.

L’Université de l’Alberta a également annulé ses cours jusqu’à nouvel ordre.

L’Université de Lethbridge et l’Université de Calgary ont, quant à elles, suspendu tous leurs cours de vendredi. La suspension temporaire, selon l’Université de Calgary, « permettra de consulter des experts en santé publique, des représentants du gouvernement et d’autres établissements postsecondaires sur les prochaines étapes appropriées ».

L’Université Nipissing a annulé tous les cours du lundi 16 mars et mardi 17 mars. À partir du mercredi 18 mars et pour le reste du semestre, tous les cours seront offerts en ligne ou par des moyens ou alternatifs.

Jeudi 12 mars

Cours suspendus

L’Université Laurentienne a annoncé le 11 mars l’interruption immédiate de ses cours « comme mesure de précaution ». Dès le 12 mars, « et jusqu’à avis contraire, tous les cours […] seront donnés en ligne ». L’Université a également annulé « toutes les activités en personne, telles que les laboratoires. »

« Puisqu’il y a un cas connu du virus dans notre communauté, nous devons être proactifs en prenant des mesures pour prévenir la transmission de la maladie. Bien que ces changements à nos activités quotidiennes causeront des dérangements et des défis, nous croyons que le risque de ne rien faire est encore plus préoccupant pour notre communauté », précise la déclaration.

L’Université a pris cette décision après avoir appris qu’une personne de Sudbury ayant participé à la conférence de l’Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs (ACPE) à Toronto avait contracté la COVID-19. « Comme chaque année, l’Université Laurentienne était très bien représentée à cette conférence, y compris de nombreux membres de notre communauté », atteste la déclaration.

Faible risque

Jusqu’à maintenant, aucune autre université canadienne publique n’a annoncé l’interruption de ses cours offerts en personne. Dans les messages envoyés à leur milieu – comme cette déclaration de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) – la plupart des universités renvoient à l’Agence de la santé publique du Canada, qui évalue actuellement le risque pour la santé publique associé à la COVID-19 comme étant faible.

Plusieurs universités indiquent qu’elles ont établi des plans advenant le cas où les cours seraient annulés. L’Université York, par exemple, précise qu’elle a élaboré un plan exhaustif pour pouvoir mener le trimestre à terme même si les cours offerts en personne doivent être suspendus pour des raisons de santé et de sécurité.

Déplacements, études à l’étranger et Congrès des sciences humaines

Bon nombre d’universités ont annulé toutes leurs initiatives d’études à l’étranger et suspendu la plupart des déplacements professionnels. L’Université de l’Alberta, par exemple, a déclaré la suspension de tous les déplacements hors de l’Alberta qui ne sont pas essentiels à la mission de l’Université.

De son côté l’Université McMaster décidé d’annuler dès maintenant tous les déplacements à l’étranger des étudiants au premier cycle et aux cycles supérieurs liés aux activités de l’Université. Les étudiants aux cycles supérieurs qui se trouvent dans une situation particulière peuvent demander une exemption, qui exige toutefois l’approbation écrite du provost ou du vice-provost aux affaires internationales.

Le recteur de l’Université Western, Alan Shepard, a annoncé pour sa part l’annulation de tous les déplacements des étudiants cautionnés par l’Université et a fortement recommandé aux professeurs et au personnel de reporter leurs déplacements dans des pays faisant l’objet d’un avis actif de santé de la COVID-19. « Nous recevons des questions au sujet du Congrès des sciences humaines de 2020 et des cérémonies de remise des diplômes, mais il est encore trop tôt pour prendre une décision au sujet de ces activités qui se tiendront dans plusieurs mois », a-t-il affirmé. (Le Congrès des sciences humaines se tiendra cette année à l’Université Western du 30 mai au 5 juin.)

Le 12 mars, les organisateurs du Congrès ont annoncé que si le Congrès est annulé, les participants pourront se faire rembourser les frais d’inscription, et les remboursements des associations se feront au cas par cas selon leurs plans d’urgence.

Sur la scène internationale

Selon l’UNESCO, en date du 10 mars, la crise touche près de 363 millions d’apprenants dans le monde à tous les niveaux d’études, dont 57,8 millions d’étudiants au niveau postsecondaire. À l’échelle mondiale, un étudiant sur cinq des niveaux primaire et secondaire et un étudiant sur quatre de niveau postsecondaire ne peut plus aller à l’école en raison de la crise de la COVID-19. En Asie, en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, 15 pays ont ordonné la fermeture des écoles à l’échelle nationale, et 14 ont ordonné des fermetures locales. Ces données ne seront probablement plus à jour à la publication de cet article.

Aux États-Unis seulement, au cours des derniers jours, plus de 200 universités et collèges – y compris l’Université Princeton, l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) et l’Université de la Californie à Berkeley – ont annoncé la suspension ou l’annulation des cours, et prévoient faire la transition vers les plateformes de cours en ligne (une liste à jour se trouve ici). Certaines universités, comme l’Université Harvard, ont demandé à leurs étudiants de ne pas retourner sur le campus (y compris dans les dortoirs) après la semaine de relâche qui se déroule du 14 au 22 mars.

Qu’en dites-vous?

Comment votre établissement a-t-il été touché par la COVID-19? Le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI) réalise un sondage d’une durée de 5 à 10 minutes pour « mieux comprendre comment les établissements d’enseignement canadiens ont été touchés par la COVID-19 ». Le BCEI analysera les résultats du sondage et publiera un rapport spécial anonymisé qui contribuera à orienter les activités de promotion d’intérêts et de communications liées à l’épidémie de COVID-19. La date limite pour répondre au sondage est le 13 mars 2020.

Financement des organismes subventionnaires

Les organismes subventionnaires canadiens (les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, et le Conseil de recherches en sciences humaines) ont annoncé la semaine dernière que des fonds seront versés pour rembourser les frais de déplacement des chercheurs dont les déplacements liés à des activités de recherche financée par les organismes ont été annulés en raison de la COVID-19.

COMMENTAIRES
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  1. Marie-Soleil / 7 April 2020 at 20:09

    Bonjour, je suis étudiante à l’université de Moncton. J’ai quitté mon appartement le 14 mars, pour revenir à la maison familiale au Québec (Gaspésie) en attendant la « pause de 2 semaines », suite au mesure de la fermeture de mon université le jour précédent, à cause de la covid-19. Présentement, la frontière inter-provinciale est fermée à toute circulation, dites non-essentiel, dû à la pandémie. Je dois libérer mon appartement pour la fin avril, mais les déplacements ne sont pas permis. Que puis-je faire afin de récupérer mes biens personnels, mes effets scolaires et mes meubles. Puis-je être admisse a une « allocation-fond » pour payer mon appartement de mai, vu l’impossibilité de me déplacer. Que doit-je faire ou vers qui je peux me tourner pour avoir des réponses.
    Merci beaucoup