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Des groupes étudiants à la tête de projets de prévention de la violence sur les campus

Les professeurs et la direction n’auront pas accès au financement fédéral.

par ROSANNA TAMBURRI | 06 DÉC 11

Les étudiants de niveau postsecondaire ont accueilli positivement une proposition du gouvernement fédéral de financer des projets qu’ils dirigeraient eux-mêmes et qui auraient pour objectif de prévenir la violence envers les femmes sur les campus des universités et des collèges, même si les critères d’admissibilité restent à définir. La ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose, en a fait l’annonce à l’Université de l’Alberta à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes le 25 novembre.

« Je crois que c’est une excellente initiative », se réjouit Rory Tighe, président de l’association étudiante de l’Université de l’Alberta. Son association s’assurera de faire connaître le programme et aidera les groupes étudiants à présenter des demandes de financement.

Ils devront d’ailleurs le faire assez rapidement. Condition féminine Canada acceptera les propositions d’une valeur maximale de 200 000 $ de la part des associations étudiantes, des centres pour femmes situés sur les campus et d’autres groupes d’étudiants postsecondaires jusqu’au 27 janvier 2012. Les professeurs et la direction des établissements d’enseignement ne sont pas admissibles au financement.

L’initiative vise le financement de projets comme des vérifications de la sécurité sur les campus et des programmes communautaires de lutte contre la violence envers les femmes. Le ministère a précisé que les propositions ne doivent pas porter principalement sur la sensibilisation et la prévention.

Lise Gotell, présidente du programme d’études féminines à l’Université de l’Alberta, loue l’initiative : « La question de la violence envers les femmes n’attire pas beaucoup l’attention sur les campus ». Pour être admissibles au financement, les groupes étudiants doivent cependant produire des états financiers et des rapports annuels, ce que beaucoup ne font pas, précise-t-elle. Les centres de lutte contre les agressions sexuelles sur les campus se trouvent dans une position idéale pour diriger de tels projets, mais le centre de l’Université de l’Alberta n’est pas admissible au financement parce qu’il est administré par la direction de l’établissement. « Il est un peu difficile d’affecter les fonds là où ils sont nécessaires », explique Mme Gotell.

Lors de l’annonce, la ministre Ambrose a souligné qu’une étudiante collégiale ou universitaire sur six est victime d’un viol, et que les femmes de moins de 25 ans présentent les taux les plus élevés d’agression sexuelle et de harcèlement criminel au Canada. « Pour les populations collégiales et universitaires, qui s’évertuent à faire de leurs campus les lieux sûrs et accueillants qu’ils devraient être, cela se traduit par des défis sans pareils », a-t-elle affirmé. Plusieurs crimes à caractère sexuel ont été signalés sur les campus ou à proximité de ceux-ci au cours des dernières semaines et des derniers mois.

Mme Ambrose a procédé à l’annonce quelques jours seulement avant l’anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal, qui avait coûté la vie à 14 femmes le 6 décembre 1989. Chaque année, des campus de partout au pays organisent un service commémoratif en l’honneur des victimes.

 

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