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Des sentinelles en prévention du suicide

par ANNE-MARIE DERASPE | 10 MAR 08

D’ici 2010, quelque 300 membres du personnel de l’Université Laval seront sensibilisés au problème du suicide sur le campus afin de créer un réseau de sentinelles aptes à reconnaître la détresse psychologique et à diriger les personnes à tendances suicidaires vers les ressources appropriées.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec recommandait l’implantation de ces réseaux en 1998, dans sa Stratégie québécoise d’action face au suicide. En septembre 2006, il publiait, en collaboration avec les divers organismes de prévention du suicide, un Cadre de référence pour uniformiser la mise en œuvre de la mesure.

Le Québec détient le triste record du taux de suicide le plus élevé au pays, tant chez les hommes que chez les femmes, et le suicide constitue encore la plus importante cause de décès chez les Québécois de moins de 40 ans.

Le projet pilote inauguré à l’Université Laval en février est établi à partir des critères précis du Cadre de référence. Le comité de coordination du projet, dirigé par Véronique Mimeault et Louise Careau du Centre d’orientation et de consultation psychologique (COCP) de l’Université Laval, travaille en étroite collaboration avec le Centre de prévention du suicide de Québec. « On n’implante pas une structure nouvelle, mais on offre un encadrement et du soutien à des adultes qui exerçaient déjà ce rôle de sentinelle dans le cadre de leur travail », précise Mme Mimeault.

Toutes les universités québécoises ont des services de prévention du suicide bien organisés avec des réseaux d’entraide. Toutefois, dans le milieu universitaire et ailleurs, les sentinelles sont définies comme des adultes volontaires qui établissent le contact et assurent le lien entre les personnes suicidaires et les ressources d’aide du territoire. Leur rôle n’est pas d’évaluer le potentiel suicidaire d’un individu, mais de dépister la détresse, de vérifier l’urgence de la situation et de diriger les personnes à risque vers les services d’aide. Selon Mme Mimeault, « il s’agit d’un changement de trajectoire : l’aide est proposée avant d’être sollicitée ».

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