Passer au contenu principal
Actualités

Des soins vétérinaires dans le Grand Nord

C’est d’abord à Jane Magrath, professeure d’anglais à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI), que la demande a été présentée.

par CHRISTINA CHANT | 03 MAI 10

Son amie de la collectivité de Kimmirut au Nunavut lui avait demandé s’il était possible d’obtenir les soins vétérinaires dont les chiens de la collectivité avaient grandement besoin. Mme Magrath a transmis la demande à sa collègue Lisa Miller, professeure de pathologie au Collège de médecine vétérinaire de l’Atlantique de l’UPEI.

Ensemble, les deux professeures ont mis sur pied le projet Chinook, une entreprise multidisciplinaire unique qui offre des services vétérinaires gratuits aux collectivités isolées du Grand Nord ainsi qu’une expérience éducative et culturelle incomparable aux étudiants en médecine vétérinaire qui y participent.

Depuis leur mise sur pied en 2006, les cliniques Chinook ont eu lieu dans les collectivités de Kimmirut, de Cambridge Bay et de Kugluktuk. L’équipe Chinook de 2010 (composée de deux vétérinaires bénévoles, de quatre étudiants de quatrième année et d’un technicien du Collège vétérinaire) prévoyait tenir une clinique à Natuashish, Labrador, pendant six jours en mai.

Les cliniques temporaires du projet Chinook se tiennent souvent dans les écoles et offrent, en plus des soins vétérinaires, de l’éducation sur les soins généraux à donner aux animaux. Des bénévoles de l’endroit participent, entre autres en traduisant et en aidant à préparer les chirurgies; la clinique étant conçue de manière ouverte, les membres de la collectivité peuvent observer certaines interventions chirurgicales comme celles qui consistent à châtrer un animal.

Le programme présente un autre aspect particulièrement intéressant : au cours de leur voyage, les étudiants écrivent un carnet de bord qui, au retour, sert de base à un projet d’écriture réalité. « Le processus de réflexion qu’offre le travail avec les carnets de bord permet aux étudiants de prendre du recul par rapport aux expériences intenses qu’ils ont souvent vécues, explique Mme Magrath. Pour certains étudiants qui décrivent courageusement les moments difficiles qu’ils ont vécus, comme des chirurgies qui n’ont pas donné les résultats prévus, l’écriture fait souvent partie du processus de compréhension et de guérison. »

Mme Magrath espère un jour recueillir et publier les réflexions des étudiants. En attendant, elle et sa collègue la Dre Miller invitent les autres écoles de médecine vétérinaire au pays à mettre sur pied des programmes semblables. « Le Grand Nord canadien compte de nombreuses collectivités aux prises avec la surpopulation canine et les problèmes qui en découlent, explique Mme Magrath. Nous pouvons faire tellement pour aider ».

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published.