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Éluder le danger dans les éoliennes

par JOSÉE DESCÔTEAUX | 03 NOV 08

Imaginons un instant un travailleur des éoliennes juché à 80 mètres du sol, le vent s’acharnant sur les pales qui tournent à plein régime. Si un problème survenait et qu’il devait s’empresser de redescendre, qu’arriverait-il?

Comme bon nombre de travailleurs des éoliennes ne sauraient comment mater les dangers lors d’un éventuel accident, l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a tenu, à la fin de septembre dernier, une séance de formation pratique sur la sécurité dans les éoliennes, au pied et tout en haut de la grande Éole (une éolienne à axe verticale ressemblant un peu à un gros batteur à œufs), à Cap-Chat en Gaspésie.

« Des anciens étudiants qui travaillent aujourd’hui dans des parcs éoliens viennent nous dire qu’ils se sentent menacés parce qu’ils n’ont pas eu de formation en sécurité », révèle Jean-Louis Chaumel, professeur au département des sciences de la gestion et fondateur du Laboratoire de recherche en énergie éolienne, à l’UQAR.

Qui plus est, le Canada accuse un retard marqué par rapport à la majeure partie des pays développés dans ce domaine, alors que l’énergie éolienne a le vent dans les… pales.

Après une journée de cours théoriques, les quelque 80 participants – pompiers, pilotes d’hélicoptères de la Sûreté du Québec, travailleurs – ont simulé des situations dramatiques qui peuvent survenir dans les éoliennes. Par exemple, une intervention consistait à effectuer le sauvetage, à l’aide d’une civière, d’un travailleur qui s’est blessé en tombant à l’intérieur de la tour.

L’expérience, que l’UQAR réitérera au printemps prochain à l’Île-du-Prince-Édouard, pourrait mener à la création de normes canadiennes sur la prévention des accidents dans les éoliennes.

La grande Éole sera convertie en centre québécois de formation en sécurité dans les éoliennes. M. Chaumel et son équipe souhaitent pour leur part que celle-ci devienne un centre apprentissage « dans le vent », surtout si des vies peuvent être sauvées.

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