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Enseigner la création d’entreprise : un modèle à revoir

Deux nouveaux programmes universitaires visent à aider les étudiants à devenir entrepreneurs.

par ASSIA KETTANI | 12 MAR 14

L’Université doit-elle revoir sa manière d’enseigner la création d’entreprise ? C’est la question lancée par HEC Montréal et le Centre d’entrepreneuriat ESG UQAM qui ont créé à quelques mois d’intervalle deux programmes spécifiques destinés à aider les étudiants ou les jeunes diplômés à mettre le pied à l’étrier de la création d’entreprises. L’objectif : faire jaillir l’étincelle qui fait aujourd’hui encore défaut au Québec chez les jeunes entrepreneurs. Bien que 25 pour cent des jeunes de 18 à 34 ans en aient l’intention, seuls 7,4 pour cent d’entre eux se lancent dans la création d’entreprises passent à l’action. Les deux programmes sont ouverts aux étudiants de toutes les facultés.

En janvier, le Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux a accueilli sa première cohorte d’une dizaine d’étudiants venant de HEC Montréal, de l’Université de Montréal et de l’École Polytechnique de Montréal. Lancée grâce à un don de 2,5 millions de dollars de Rémi Marcoux et de TC Transcontinental, cette formation s’échelonne sur 12 à 18 mois en complément du Baccalauréat et s’appuie, au niveau pédagogique, sur une proposition pratique renouvelée. « Il y a actuellement un décalage entre les cours de gestion, de finance et de marketing offerts aux étudiants et les compétences nécessaires sur le terrain de la création d’entreprises », explique Luis Cisneros, directeur du Parcours Rémi-Marcoux.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, selon lui, les meilleurs élèves des écoles de gestion atterrissent plutôt dans des postes de cadres dans des grosses entreprises qu’à la tête de la leur. Ainsi, la qualité du réseau d’affaires, le charisme, la créativité, la capacité à gérer le stress, à avoir une vision globale, à savoir proposer des événements et des initiatives sont tout aussi importants, sinon plus, que les connaissances théoriques. Pour y répondre, le Parcours prévoit entre autres des activités expérientielles comme des sauts en parachute, des stages de survie en forêt, des activités ludiques ou déguisées, un stage de vente et des voyages en Israël, en France, au Brésil ou en Californie.

De son côté, le Centre d’entrepreneuriat ESG UQAM accueille dès le mois de février la deuxième cohorte de Mon entreprise Sciences Techno, un programme de soutien à la création d’entreprise destinée aux jeunes dans le domaine des sciences et de la technologie. Comprenant trois fins de semaine de développement d’un plan d’affaires et des ateliers d’appoint, le programme se démarque par l’accompagnement personnalisé de chaque projet d’entreprise.

Puisque « chaque projet est unique, différent », selon Julie Laporte, coordonnatrice du programme, des conseillers en entrepreneuriat encadrent les jeunes dans toutes les étapes de démarrage du projet, de l’idée jusqu’à la recherche de financement, de la mise en place de ses structures et des premières transactions.

Le programme mise également sur le réseautage et la visibilité par des présentations devant des investisseurs potentiels, ainsi que des concours entrepreneuriaux. « On jumelle deux éléments essentiels à la création d’entreprises » : le théorique – développer un plan d’affaires – et le savoir-être, en misant sur la personnalité d’entrepreneur.

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