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Les étudiants étrangers devront disposer d’une nouvelle autorisation pour se rendre au Canada

Les étudiants, les professeurs et les visiteurs au Canada provenant de pays exemptés de l’obligation de visa (sauf les États-Unis) devront s’y conformer dès le printemps.

par KAREN BIRCHARD | 31 AOÛT 15

La nouvelle autorisation de voyage électronique (AVE) exigée par le gouvernement canadien deviendra obligatoire pour entrer au Canda dès la mi-mars 2016 pour les milliers d’étudiants, de professeurs, de chercheurs et de visiteurs étrangers originaires de pays exemptés de l’obligation de visa. Pour veiller à ce que ces voyageurs présentent une demande avant la date butoir, le gouvernement fédéral avise les universités et les organisations touchées par cette nouvelle exigence de la mise en place de l’AVE.

Le Canada suit ainsi les traces des États-Unis et de plusieurs autres pays qui ont mis en place des programmes similaires pour contrer les menaces à la sécurité.

Les titulaires de passeports américains n’auront pas besoin d’une AVE, mais tous les autres voyageurs autorisés à entrer au Canada sans visa devront en détenir une, sans quoi les compagnies aériennes ne les autoriseront tout simplement pas à monter à bord. Devront détenir une AVE les citoyens de la plupart des pays européens, y compris du Royaume-Uni, ainsi que ceux des pays des Caraïbes, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. (Les voyageurs peuvent facilement savoir s’ils ont besoin d’une AVE en consultant le site Web de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC).)

Les autorités de l’immigration invitent les voyageurs à éviter la cohue de dernière minute en soumettant dès à présent leur demande d’AVE. L’AVE coûte 7 $ et est valide cinq ans. Selon un communiqué de CIC, le fait d’avoir jusqu’à la mi-mars pour obtenir une AVE « permet aux voyageurs de se renseigner sur cette exigence et d’obtenir leur AVE avant que ce ne soit obligatoire ». Le processus mis en place vise à permettre un traitement rapide des demandes (en 72 heures tout au plus). L’AVE délivrée sera jointe électroniquement au passeport du demandeur, puis apparaîtra au moment de sa numérisation.

Il est malheureusement fort possible qu’un certain nombre de titulaires de permis d’études ou de travail se voient refuser l’entrée au Canada après le 15 mars 2016. Selon CIC, « les étudiants étrangers originaires de pays exemptés de l’obligation de visa qui obtiendront leur permis d’études le 1er août 2015 ou après cette date obtiendront automatiquement une AVE. Toutefois, les titulaires de permis d’études qui ont reçu leur permis d’études avant le 1er août 2015 devront obtenir une AVE à partir du 15 mars 2016 pour pouvoir quitter le Canada et y revenir par avion. »

L’Université de Toronto, qui compte le plus grand nombre d’étudiants étrangers au Canada, est au fait de la date butoir pour l’obtention d’une AVE. Elle a toutefois choisi de laisser passer la période très chargée de la rentrée automnale avant de lancer une campagne d’information auprès de tous les étudiants. Personne ne souhaite qu’un étudiant se retrouve bloqué dans un aéroport étranger et ne puisse rentrer au Canada après une visite dans son pays d’origine simplement faute de disposer d’une AVE.

« Nous avons constaté que les campagnes d’information menées à la dernière minute sont très efficaces auprès des étudiants », explique Miranda Cheng, directrice du Centre of International Experience de l’Université de Toronto. Selon Mme Cheng, les agents de liaison internationale de l’établissement sont au courant de la date butoir et veilleront à informer les étudiants comme il se doit à son approche.

Mme Cheng indique que « c’est important que tout le monde soit au courant de cette nouvelle exigence et qu’il faudra organiser des ateliers et des rencontres avec les étudiants en plus d’avoir recours aux circuits de communication habituels. »

« L’exigence d’une AVE ne semble guère préoccupante pour le moment », selon la vice-présidente du Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI), Jennifer Humphries, qui souhaite toutefois que les gens n’attendent pas à la dernière minute pour demander leur AVE.

Cet automne, le BCEI proposera aux conseillers aux étudiants étrangers une formation destinée à leur permettre d’offrir des conseils conformes aux exigences gouvernementales en matière d’immigration. « Cette formation portera entre autres sur l’AVE pour que les conseillers aux étudiants étrangers soient au courant de cette exigence avant la date butoir, » précise Mme Humphries.

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