Passer au contenu principal
Actualités

La presque totalité des sommes du Fonds d’infrastructure du savoir ont été allouées

« Même si la tâche était lourde et qu’il y a avait beaucoup de projets, tout s’est bien déroulé. » - Gary Goodyear, ministre d'État (Sciences et Technologie)

par NICK TAYLOR-VAISEY | 04 AOÛT 09

Le ministre d’État (Sciences et Technologie) croit que son gouvernement a fait honneur à l’engagement pris dans le budget, qui consistait à investir massivement dans l’infrastructure postsecondaire en cours de dégradation partout au Canada. Gary Goodyear a visité des campus pendant deux mois, en compagnie de ses homologues provinciaux, pour mettre en place le Programme d’infrastructure du savoir du gouvernement fédéral, d’une valeur de deux milliards de dollars.

Les fonds serviront à remettre à neuf les toits, les systèmes de chauffage et d’aération et les installations actuelles, ainsi qu’à financer de nouveaux projets d’immobilisations partout au Canada. Au début de juillet, plus de 190 projets avaient été annoncés sur les campus de 132 collèges et universités dans toutes les provinces et dans un territoire.

En entrevue avec Affaires universitaires, M. Goodyear s’est dit satisfait de la mise en œuvre du Programme en huit semaines. « Je suis très heureux que les provinces aient présenté des projets qui répondent parfaitement aux critères et qui contribuent en outre à stimuler l’économie et à créer des emplois, précise-t-il. Même si la tâche était lourde et qu’il y a avait beaucoup de projets, tout s’est bien déroulé. »

Les investissements les plus importants ont été faits au centre d’innovation pour la recherche en santé, à l’Université de l’Alberta, et au Centre d’innovation en ingénierie, à l’Université de Windsor. Quarante millions de dollars ont été accordés à chacun de ces projets.

Quarante-six projets ont reçu au moins 10 millions de dollars de finance-ment fédéral chacun. Si on tient compte de la contribution des gouvernements provinciaux, des établissements et des entreprises privées, 76 établissements ont profité d’investissements d’au moins 10 millions de dollars pour l’infrastructure de recherche et les travaux d’entretien différés accumulés.

L’Université Laval sera parmi les plus productives en matière de construction. Dans le cadre de l’investissement fédéral global de 393 millions de dollars consacré au Québec, l’Université entamera 14 projets qui ont reçu un financement total de 38 millions de dollars – dont près de la moitié provient d’Ottawa.

M. Goodyear souligne que son ministère a fait appel à une centaine d’employés supplémentaires – dont beaucoup de fonctionnaires à la retraite – pour accomplir la tâche. Bien qu’il ait été prévu au départ que le Programme se déroule en deux phases, au printemps et à l’automne, plusieurs provinces souhaitaient vivement combiner les deux phases.

Les quatre provinces de l’Atlantique, la Saskatchewan et le Yukon ont combiné leur financement en une seule phase, et l’Ontario et le Manitoba ont annoncé les projets pour la deuxième phase au début de juillet. Selon le porte-parole de M. Goodyear, Gary Toft, 93 pour cent du financement avait été alloué à cette date, sans nécessairement avoir été annoncé.

M. Goodyear affirme que, partout, les universités et les collèges étaient satisfaits des investissements. Il pointe une image encadrée dans son bureau pour illustrer son propos. Après l’annonce d’investissements destinés au Complexe des sciences et Collège pour l’environnement de l’Université de Winnipeg, l’Université a fait publier une annonce occupant une pleine page dans un journal local pour applaudir à cet engagement, l’a fait encadrer et l’a envoyée à M. Goodyear.

Un bon nombre d’universités investiront les fonds dans l’infrastructure écologique. Par exemple, l’Université du Nord de la Colombie-Britannique créera un système de gazéification de la bio-masse d’une valeur de 14,8 millions de dollars qui assurera le chauffage des principaux édifices du campus pour remplacer jusqu’à 85 pour cent de la consommation actuelle de gaz naturel de l’Université.

Doug Carter, gestionnaire des projets d’immobilisations à l’Université, indique que le nouveau système permettra de diminuer de manière significative les frais de chauffage de l’établissement, tout en contribuant grandement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit là d’une mesure particulièrement importante en Colombie-Britannique, où la taxe provinciale sur les émissions carboniques peut être coûteuse. Les réductions aideront aussi l’établissement à devenir carbo-neutre, un objectif que toutes les institutions publiques doivent atteindre d’ici 2010, conformément à la loi provinciale.

M. Carter espère que la construction du système de gazéification de la biomasse débutera cet automne pour s’achever un an plus tard. Entretemps, ajoute-t-il, ce projet ainsi qu’un autre projet sur le campus permettront de créer environ 250 emplois.

À Ottawa, le député libéral et porte- parole en matière d’infrastructure, Gerard Kennedy, affirme que son parti appuie l’idée sous-tendant le Programme, mais ajoute qu’il n’est « pas encore convain- cu que le Programme s’appuie sur une vision cohérente de la façon dont les campus canadiens devraient évoluer ».

En entrevue, M. Goodyear a dit que, après la construction d’infrastructures, il veillera à ce que la recherche menée dans les laboratoires se transfère avec succès sur le marché du travail.

« Il y a place à l’amélioration dans les relations entre le secteur privé et les universités, et nous explorerons toutes les possibilités susceptibles d’améliorer la collaboration entre ces deux secteurs. »

Note: Cet article fait suite à une version précédente intitulée “Goodyear confirme que les deux tiers du Fonds d’infrastructure du savoir ont été distribué” et qui fut publiée en ligne avant que ne soient annoncés un nombre substantiel de financements.   

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published.