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Les chercheurs en santé des Autochtones lancent un programme de mentorat

Le programme de l’Ontario est le premier de huit programmes régionaux prévus dans l’ensemble du pays.

par MICHAEL RANCIC | 24 JAN 18

« Nous constatons que l’industrie, les soins de santé, le système de justice, et de nombreux segments de la population canadienne et étrangère n’ont pas eu le privilège de se familiariser avec le point de vue autochtone », affirme Chantelle Richmond, chercheuse anishinabe de la Première Nation de Pic River, et professeure agrégée de géographie à l’Université Western.

Chantelle Richmond.

Mme Richmond est en charge du nouveau Programme de réseaux de mentorat autochtone pour l’Ontario, le premier de huit programmes régionaux qui seront lancés un peu partout au pays, y compris au Québec. Le programme a pour but d’accroître le nombre d’Autochtones qui travaillent dans le domaine de la santé et de favoriser la recherche adaptée aux cultures autochtones en accordant une attention particulière aux problèmes sanitaires et sociaux qui importent pour les peuples autochtones. Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont annoncé en juin 2017 que huit millions de dollars seraient consacrés à la création du réseau.

Les propres travaux de Mme Richmond portent sur la relation entre les peuples autochtones et l’environnement. « Nous avons réussi à préserver nos vies, nos collectivités et nos cultures pendant très longtemps, et ce, dans les conditions les plus difficiles qui soient sur Terre, parce que nous avons su écouter et remplir nos obligations envers le territoire et les uns envers les autres. C’est ce qui est à l’origine de nos systèmes de connaissances », précise-t-elle.

L’Université Western servira d’incubateur pour les autres versions du programme de l’Ontario qui compte 70 chercheurs, Autochtones pour la plupart, provenant de 13 établissements postsecondaires. Le programme est un premier « geste courageux pour prendre position et affirmer que nous reconnaissons les chercheurs autochtones, particulièrement ceux qui veulent travailler dans leurs collectivités », poursuit Mme Richmond. Il sert aussi à contrer la longue tradition de mesures répressives imposées par le Canada à l’endroit des connaissances et des coutumes autochtones.

Le programme de cette année accordera 18 bourses d’études supérieures d’une valeur totale de 280 000 $, et son comité de sélection comptera des représentants de chaque région. Des bourses d’études spécifiques à certains établissements seront offertes à différents endroits dans le réseau. Tout étudiant autochtone inscrit dans une discipline liée à la santé des Autochtones pourra présenter une demande, à condition que l’élément principal de sa proposition fasse intervenir une initiative axée sur la collectivité.

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