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Les professeurs canadiens à temps plein se disent très satisfaits au travail

Selon une étude présentée au Congrès des sciences humaines.

par ROSANNA TAMBURRI | 27 JUIN 12

Les professeurs d’université canadiens travaillent plus fort que leurs homologues d’autres pays développés, mais ils se disent également plus satisfaits au travail, selon une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario (IEPO) de l’Université de Toronto.

L’étude a été menée par Bryan Gopaul, Glen Jones et Julian Weinrib du Higher Education Group de l’IEPO. MM. Gopaul et Jones ont présenté leurs conclusions lors du congrès annuel de la Société canadienne pour l’étude de l’enseignement supérieur, tenu dans le cadre du Congrès annuel des sciences humaines. (Leur article est accessible dans la section des publications à venir sur le site Web de Glen Jones). Le congrès s’est déroulé du 26 mai au 2 juin à l’Université de Waterloo et à l’Université Wilfrid Laurier.

L’étude est fondée sur les données de l’enquête Changing Academic Profession sur la perception du travail universitaire chez les professeurs à temps plein de 18 pays et de Hong Kong. Environ 1 200 participants canadiens provenant de 18 établissements ont participé à l’enquête menée en 2007 et en 2008.

Les professeurs canadiens ont déclaré consacrer plus de 50 heures par semaine à leurs tâches universitaires pendant les semaines de cours, soit davantage que leurs collègues des États-Unis, de l’Australie et du Royaume-Uni. Les Canadiens consacraient en moyenne 16 heures par semaine à la recherche, 19,6 heures à l’enseignement, 4,3 heures aux services, 7,9 heures aux tâches administratives et 2,7 heures à d’autres activités universitaires. Pour les périodes hors des trimestres universitaires, le temps consacré à la recherche passait à 28,5 heures par semaine, tandis que le temps dédié à l’enseignement chutait à 5,4 heures; peu de changements étaient observés du côté des autres tâches.

Par ailleurs, l’enquête a également révélé que les professeurs canadiens étaient parmi les plus satisfaits au travail, 75 pour cent se disant très satisfaits ou extrêmement satisfaits, comparativement à 64 pour cent aux États-Unis, 55 pour cent en Australie et un peu plus de 45 pour cent en Grande-Bretagne.

Cependant, environ 40 pour cent des participants canadiens se sont dits d’accord avec l’énoncé suivant : « Mon travail constitue une source de tension d’ordre personnel considérable ». Cette proportion était plus élevée qu’aux États-Unis, mais bien en deçà des taux observés en Australie et en Grande-Bretagne.

Dans l’ensemble, les professeurs canadiens travaillent très fort, sont bien payés et sont très satisfaits au travail, mais vivent un certain stress au travail. Les auteurs ont ainsi conclu que « les professeurs canadiens s’en sortent raisonnablement bien comparativement à leurs pairs d’autres pays. » Ils ont toutefois fait remarquer que l’enquête n’a porté que sur les professeurs à temps plein, excluant les chargés de cours.

L’étude a également révélé que les universitaires canadiens subissaient la même pression que ceux d’autres pays pour trouver des sources externes de financement pour leurs recherches. Soixante-quinze pour cent des participants canadiens ont dit qu’ils étaient davantage poussés à solliciter un financement externe pour la recherche que dans leur premier poste de professeur, contre 69 pour cent aux États-Unis et 86 pour cent en Australie et au Royaume-Uni.

Les participants canadiens ont déclaré que seulement une proportion de 4,5 pour cent du financement de leurs recherches provenait d’entreprises et de l’industrie. « Bien que les professeurs perçoivent dans les établissements un intérêt relatif pour la promotion de la recherche appliquée ou à but commercial, cet intérêt n’a pas entraîné de changements importants dans les pratiques ou les champs de recherche sur le plan individuel », affirment les auteurs de l’étude.

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