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Les universités en faveur d’un financement accru pour la recherche et le volet international

Dans son mémoire prébudgétaire, l’AUCC recommande d’investir dans les organismes subventionnaires de recherche et la collaboration internationale

par LÉO CHARBONNEAU | 28 NOV 12

Dans son mémoire prébudgétaire présenté au ministre des Finances, James Flaherty, le 23 novembre 2012, l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) recommande en premier lieu d’accroître les budgets de base des organismes subventionnaires fédéraux de recherche.

L’AUCC recommande au gouvernement fédéral d’augmenter de 110 millions de dollars le financement accordé aux organismes subventionnaires de la recherche dans son budget de 2013 afin de renforcer les programmes de recherche axés sur la découverte, y compris les frais engagés par les établissements, « tout en reconnaissant l’apport particulièrement important des sciences humaines à la société canadienne ».

Porte-parole d’universités et de collèges universitaires à but non lucratif au Canada, l’AUCC représente ses membres par l’entremise des recteurs et des principaux. (L’AUCC publie aussi le magazine et site web Affaires universitaires.) Les groupes d’intérêts présentent des mémoires au ministre des Finances afin que leurs demandes soient prises en considération lors de la préparation du budget fédéral qui est normalement déposé au cours du premier trimestre de l’année.

« La vision qu’ont les universités canadiennes d’un Canada prospère n’a pas changé, peut-on lire dans le mémoire de l’AUCC. Il s’agit d’un pays qui mise sur la recherche et sur l’innovation tout en veillant à la formation des étudiants et à la qualité de la recherche menée au sein de ses universités, souvent en collaboration avec le secteur privé et des partenaires internationaux, et de plus en plus soucieux de renforcer l’accès des Autochtones aux études supérieures. »

L’Association décrit le rôle essentiel que jouent les universités pour l’avancement du savoir et la manière dont leurs activités mènent à l’innovation. Cinq autres recommandations insistent sur l’importance d’accroître le financement consacré à la recherche et à la collaboration internationale ainsi qu’à l’éducation des Autochtones :

  • Consentir la somme additionnelle de 40 millions de dollars aux organismes subventionnaires pour que leurs programmes actuels mettent davantage l’accent sur la collaboration internationale en matière de recherche;
  • investir la somme de 15 millions de dollars, accompagnée d’un financement de contrepartie du secteur privé, pour les stages et les programmes de travail-études, comme ceux du programme Mitacs, dans le but de renforcer les liens entre les étudiants aux cycles supérieurs et les entreprises du secteur privé;
  • intensifier la collaboration internationale en matière de recherche en consacrant initialement la somme de 75 millions de dollars – 25 millions de dollars chacun pour l’Inde, la Chine et le Brésil – distribuée selon un nouveau mécanisme souple et réactif, fondé sur l’excellence et sur l’examen par les pairs;
  • consentir un investissement additionnel de 20 millions de dollars en 2013 au profit du marketing de l’éducation internationale, une somme qui s’ajoutera aux cinq millions de dollars que le gouvernement a déjà promis;
  • appuyer la proposition d’Indspire, un organisme canadien à but non lucratif qui réclame la somme de 20 millions de dollars pour le financement de bourses d’excellence postsecondaires pour les étudiants autochtones, accompagnée d’un financement de contrepartie du secteur privé (et par la suite, la somme de 30 millions de dollars, accompagnée elle aussi d’un financement de contrepartie).

Plusieurs de ces recommandations s’inspirent largement des celles contenues dans deux rapports présentés au gouvernement fédéral plus tôt cette année : le rapport du Conseil des académies canadiennes intitulé L’état de la science et de la technologie au Canada, rendu public en septembre 2012, et le rapport du comité consultatif sur la stratégie internationale en matière d’éducation, rendu public en août.

L’AUCC considère que, dans le climat incertain de l’économie mondiale, le Canada doit « se concentrer sur les mesures à prendre afin de maximiser les occasions et de réduire les risques ». À la lumière des difficultés économiques actuelles dans le monde entier, l’Association affirme que « si des mesures d’urgence sont prises pour stimuler l’économie, les universités canadiennes seront prêtes à prendre part à des projets aptes à générer rapidement une valeur durable, comme elles l’ont fait dans le cadre du Programme d’infrastructure du savoir déployé en 2009 par le gouvernement fédéral ».

Le document prébudgétaire se trouve sur le site Web de l’AUCC.

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