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ACTUALITÉS

L’unicité comme axe de développement pour l’Université du Québec

Engagement, réflexion et commémoration étaient au programme du forum soulignant le 50e anniversaire de l’établissement.

par PASCALE CASTONGUAY | 15 NOV 18

Recentrer l’action de l’Université du Québec et son rôle sur ce qu’elle apporte d’unique à la société est l’un des messages qui se sont frayés un chemin pendant le forum Ensemble pour l’université de demain qui s’est tenu les 7 et 8 novembre derniers à Québec.

Pour la première fois de son histoire, dans le cadre d’un forum qui soulignait son 50e anniversaire, l’Université du Québec revisitait ses orientations. Formulé collectivement par les 200 personnes qui ont pris part à l’événement, ce souhait de revenir à la formule qui a fait sa force a émergé des discussions portant sur les enjeux actuels touchant à la mission du réseau formé de 10 établissements.

Créée en 1968, l’Université du Québec a trois mandats principaux, soit favoriser l’accès aux études universitaires, contribuer au développement scientifique et assurer la formation des maîtres et la recherche dans ce domaine. Celle qui célèbre ses noces d’or avec la population québécoise a décerné pas moins de 700 000 diplômes depuis son inauguration.

La présidente de l’Université du Québec, Johanne Jean, croit, elle aussi, que ce qui a permis l’essor de l’établissement peut encore contribuer à son rayonnement. « On a fait preuve d’audace quand on a créé le réseau il y a 50 ans. Il faut la remettre à l’ordre du jour et l’utiliser pour pouvoir se développer au cours des prochaines années et continuer à rendre accessible la formation et la recherche universitaire partout. »

Celle-ci espère d’ailleurs que les réflexions entamées pendant ces deux jours se poursuivront. « On a ouvert une porte qui ne se refermera pas tout de suite. »

La professeure en sociologie à l’Université Harvard, Michèle Lamont, estime que « l’impact social [de l’Université du Québec] a été absolument incroyable compte tenu du nombre de gens qui ont pu aller à l’université, notamment en région ». Elle a profité de sa conférence sur la contribution du réseau au bien-être collectif pour inviter les participants à réfléchir à la capacité de l’université de jouer un rôle important comme « machine à produire de l’espoir et de la reconnaissance ».

Le ministre québécois de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, n’était pas en reste pour souligner l’apport du réseau à la société québécoise. Pour sa première sortie officielle dans le milieu universitaire depuis son assermentation le 18 octobre dernier, il s’est montré rassurant quant à l’avenir du réseau de l’Université du Québec. « Dans un contexte d’ouverture sur le monde, le Québec a plus que jamais besoin d’un réseau d’universités fort et bien enraciné sur tout le territoire québécois. »

En plus d’annoncer ses intentions de travailler de concert avec la communauté universitaire québécoise, M. Roberge a soutenu que le gouvernement respecterait les engagements financiers pris à l’égard des universités lors de la campagne électorale, soit une hausse de 3,5 pour cent par année. S’il a reconnu que la nouvelle formule de financement mise au point par Hélène David dans les derniers mois de son mandat était un pas dans la bonne direction, il entend y apporter des corrections, sans toutefois en préciser leur nature.

Le forum a également été l’occasion pour les Presses de l’Université du Québec de lancer l’ouvrage L’Université du Québec, 1968-2018 : 50 ans de contributions éducatives et scientifiques au développement du Québec qui met aussi de l’avant le caractère unique du réseau. Décrite comme une « courtepointe » par le codirecteur et agent de recherche au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie à l’Université du Québec à Montréal, Louis Dussault, la publication est bâtie sur des témoignages ou des éléments qui distinguent l’Université du Québec des autres établissements universitaires. Pour illustrer ce qui a guidé leur choix, M. Dussault cite le chapitre sur le parcours des études féministes qui fait partie de l’ouvrage alors que les mathématiques, discipline qu’on retrouve dans l’ensemble des universités, en sont exclues. Une cinquantaine de collaborateurs ont apporté leur contribution à cette brique de plus de 700 pages.

D’ailleurs, les deux premiers Prix d’excellence de la relève de l’Université du Québec ont été remis à Nicolas Berthelot de l’Université du Québec à Trois-Rivières (volet Sciences humaines et sociales, arts et lettres), et à Emanuele Orgiu de l’Institut national de recherche scientifique (volet Sciences naturelles, génie et science de la santé). Ceux-ci se sont démarqués parmi les 13 autres finalistes par leur « contribution remarquable à l’avancement des connaissances et au développement de leur domaine de recherche ».

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