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L’UOF a le regard tourné vers l’avenir et ses prochains dirigeants

Le projet maintenant devenu réalité, la priorité de l’Université de l’Ontario français est de se doter d’ « une équipe du tonnerre ».

par ANDRÉANNE APABLAZA | 18 FEV 20

Note du rédacteur, 26 février 2020 : L’Université de l’Ontario français (UOF) a dévoilé le 26 février que son campus sera situé dans un immeuble neuf de la rue Jarvis, près des berges du lac Ontario, au centre-ville de Toronto.

Avec l’entente de principe sur le financement ratifiée le 22 janvier, l’Université de l’Ontario français (UOF) possède maintenant les moyens de ses ambitions. Les efforts de l’établissement sont dorénavant mis sur l’embauche rapide de la haute direction, dont le prochain recteur ou la prochaine rectrice.

Selon les termes de cette entente, Ottawa financera les quatre premières années de l’université, et le gouvernement de l’Ontario prendra le relais pour les quatre années suivantes. Les deux paliers gouvernementaux se diviseront le financement total de 126 millions de dollars, en contribuant chacun à hauteur de 63 millions de dollars.

« Ma priorité avec le conseil de gouvernance, c’est de se bâtir une équipe du tonnerre », dit la présidente du conseil Dyane Adam, impliquée dans le projet depuis ses tout débuts.


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Une des embauches importantes sera celle du prochain recteur ou de la prochaine rectrice de l’établissement. La dernière personne à avoir rempli cette fonction est Normand Labrie, dont le mandat d’un an s’est terminé en juillet 2019. Depuis, l’établissement est sans recteur.

L’insécurité financière empêchait l’Université de se lancer dans une course au rectorat. Mais course au rectorat conventionnelle, il n’y aura pas : l’établissement procèdera à une nomination au cours des prochains mois, dans l’espoir de combler le poste cet été.

« On a une urgence. Il est temps qu’on ait une personne à charge à temps plein parce que la quantité de travail est énorme », explique Mme Adam, qui occupe également les fonctions de rectrice de façon bénévole dans l’intermédiaire.

« On ne peut pas se permettre de prendre une année pour choisir notre recteur comme dans le cycle normal. Il faut vraiment aller chercher des candidats qui ont de l’expérience, qui sont chevronnés et qui sont prêts à relever le défi de démarrer une nouvelle université. »

Plusieurs autres défis restent à venir pour l’UOF, comme embaucher une grande partie du personnel et établir toutes les bases de l’institution. Somme toute, la présidente du conseil de gouvernance a bon espoir de respecter tous les échéanciers.

Dernièrement, l’UOF a recruté plusieurs figures connues de la francophonie ontarienne, comme Édith Dumont, du Conseil scolaire des écoles publiques de l’Est de l’Ontario. Mme Dumont deviendra en avril Vice-rectrice aux partenariats, aux collectivités et à l’international au sein de l’Université.

Fin de l’incertitude

Après des mois d’incertitude avec l’arrivée du gouvernement Ford au pouvoir, les membres de l’UOF estiment son avenir plus assuré que jamais. « Nous, on est en selle. Le gouvernement de M. Ford appuie pleinement l’Université maintenant, ajoute Mme Adam. C’est un engagement très ferme envers l’Université, et il veut que ce soit un succès. »

Même s’il est trop tôt pour dire si ce sera le cas, l’engouement est quant à lui réel. Jason Luckerhoff, vice-recteur au développement des programmes et des savoirs à l’UOF, note un fort enthousiasme. « On n’a même pas nos systèmes pour être capable de recevoir des demandes d’admissions ou encore de personne officiellement attitrée à répondre aux candidats potentiels, et chaque semaine on reçoit des questions, des courriels et des messages sur nos réseaux sociaux. On sent qu’il y a un engouement et un intérêt. »

Rentrée et campus

Un peu plus de 200 étudiants sont attendus pour la rentrée 2021. « On veut vraiment démarrer doucement, parce qu’on sera encore dans une phase de développement de programme, ajoute le vice-recteur. On ne veut pas mettre trop de temps et d’énergie sur le recrutement, mais plutôt à mettre en place l’université et bien accueillir les premiers étudiants et réfléchir aux approches pédagogiques, au contenu, laisser le temps aussi aux professeurs de prendre leur place. »

Après quelques années, l’UOF compte pouvoir accueillir environ 2000 étudiants.

Pour l’instant, l’UOF occupe les bureaux du Groupe média TFO à Toronto, en attente de la construction du site qui accueillera son campus au centre-ville de Toronto. Celui-ci devrait être annoncé au cours des prochaines semaines. Les travaux commenceront dans le mois qui suivra l’annonce.

L’UOF occupera ce nouvel espace pour au moins les 10 premières années.

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