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Ma thèse en 180 secondes : deux prix pour la lauréate de la finale nationale

Quinze doctorants ont tenté de remporter la finale en présentant leur sujet de recherche de façon claire en moins de trois minutes.

par PASCALE CASTONGUAY | 17 MAI 18

Récoltant à la fois le premier prix du jury et le prix du public, Sarah Lafontaine, de l’Université de Sherbrooke, a été couronnée grande gagnante de la finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes le 9 mai dernier. Ainsi, en septembre, elle représentera le Canada à la finale internationale de ce concours qui aura lieu à Lausanne, en Suisse.

Les quinze finalistes qui ont expliqué leur sujet de recherche dans le Petit Théâtre de l’Université du Québec à Chicoutimi avaient préalablement remporté le concours au sein de leur université d’attache. Les deuxième et troisième prix du jury ont respectivement été remis à Dmitri Fedorov de Polytechnique Montréal et à Guillaume Dufton de l’Université Laval.

Inspiré du concours Three minute Thesis et organisé par l’Association francophone pour le savoir (Acfas), Ma thèse en 180 secondes en était à sa 7e édition en 2018. Le défi de ce concours s’adressant aux doctorants est de présenter à un auditoire diversifié leur sujet de recherche dans un exposé clair, concis et convaincant, et ce, en trois minutes.

C’est donc en démystifiant son sujet de recherche, soit le développement et la validation d’une intervention éducative inspirée de la carte conceptuelle pour les patients vivant avec le diabète de type 2, que Mme Lafontaine a mis la main sur le billet d’avion vers la Suisse et la somme de 2 000 dollars en combinant les deux distinctions.

Sarah Lafontaine (centre) avec les autres participants de Ma Thèse en 180 secondes. Photo de Acfas.

Celle-ci compte travailler à développer une nouvelle intervention centrée sur le patient vivant avec le diabète de type 2 qui partira des besoins des patients, de leurs connaissances antérieures et de leurs croyances pour faciliter le changement d’habitude à long terme.

Incapable de déterminer lequel des deux prix elle apprécie le plus, cette victoire vient en quelque sorte confirmer son plan de carrière. « Je veux être professeure, donc le fait de vulgariser et que les gens comprennent, c’est vraiment le plus beau cadeau que je pouvais avoir. »

Sa plus grande fierté? Rien de moins que d’avoir réussi à terminer son exposé précisément au moment où le chronomètre annonçait la fin de son temps de parole. « Des fois, avec le stress, c’est vraiment difficile d’arriver dans le temps sans parler trop vite ni trop lentement. Je suis fière d’y être arrivée. »

Si c’est d’abord l’importance qu’elle accorde à la vulgarisation qui l’a poussée à participer au concours, elle voulait également saisir l’occasion de s’exposer à d’autres champs de recherche. « On est tout le temps en contact avec les personnes de notre milieu, je trouve cela intéressant de rencontrer d’autres gens, de sortir de notre coquille et de voir d’autres disciplines plus en profondeur », souligne la lauréate.

Le jury qui a dû départager les concurrents était formé de la présidente de l’Acfas, Lyne Sauvageau, la lauréate du concours en 2017 et postdoctorante à l’Université Laval, Catherine Girard, du chef Relations avec le milieu Saguenay-Lac-St-Jean, Hydro-Québec, Christian Garneau, de la consule générale de France à Québec, Laurence Haguenauer et de la conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer.

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