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Objectif : maintenir un taux de participation électorale en hausse chez les jeunes

Forts d’un taux de participation étudiante élevé aux élections de 2015, Élections Canada et les associations étudiantes ont multiplié leurs campagnes d’incitation au vote ce mois-ci.

par SALMA MAHGOUB | 09 OCT 19

En vue des élections fédérales du 21 octobre, des groupes d’étudiants du pays se sont donné pour mission d’encourager les étudiants à voter en organisant, entre autres, des simulations de scrutin pour les nouveaux électeurs et des concours où les étudiants qui s’engagent à voter peuvent gagner des prix.

Ces initiatives visent à mettre à profit l’engouement observé chez les jeunes électeurs lors des dernières élections générales. « Les associations s’efforcent de faire comprendre aux jeunes qu’ils ont une voix et que leur voix compte, affirme Adam Brown, président de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAE). Ensemble, nos votes ont beaucoup de poids. »

Ce fut particulièrement vrai en 2015, lorsque 45 pour cent des jeunes électeurs ont voté pour le Parti libéral, contribuant ainsi à l’élection d’un gouvernement majoritaire. Jusque-là, la participation des jeunes électeurs canadiens de 18 à 24 ans avait affiché un long déclin avant d’atteindre le taux respectable de 57 pour cent en 2015. Élections Canada affirme qu’il s’agit de la plus forte augmentation pour ce groupe d’âge depuis plus de 10 ans. « J’espère que 2015 a été un moment décisif pour les jeunes électeurs et que nous observerons un résultat semblable cette année et dans les années à venir », affirme M. Brown, étudiant à l’Université de l’Alberta.

Afin de maintenir cette tendance, l’ACAE a lancé cet automne la campagne Sortons voter, qui, dans la première semaine d’octobre, avait déjà incité plus de 20 900 personnes à s’engager à aller voter. Cette campagne vient s’ajouter à d’autres initiatives étudiantes, comme la lettre signée par des dizaines d’associations étudiantes visant à souligner les enjeux électoraux déterminants pour les étudiants. En outre, après la réussite d’un projet pilote ayant permis à 70 000 étudiants d’aller voter dans quelque 40 bureaux de vote installés sur les campus, Élections Canada a décidé de lancer cette année le Programme de vote sur le campus dans plus de 115 établissements à l’échelle du pays, espérant ainsi joindre 1,3 million d’étudiants.

« Les initiatives sur les campus sont essentielles, car elles permettent aux étudiants et au milieu universitaire de faire entendre leurs voix auprès des décideurs, souligne John Beebe, qui dirige une campagne visant à stimuler la participation électorale menée par l’Université Ryerson. C’est également l’occasion de prouver aux partis politiques que les étudiants universitaires exercent leur droit de vote. »

Cette année, l’incidence potentielle du vote étudiant est accentuée par le fait que les jeunes de 18 à 38 ans, qui représentent le principal groupe démographique universitaire, sont le bloc d’électeurs le plus important au pays, représentant 37 pour cent de l’électorat, selon Élections Canada. Or, ce potentiel devra s’accompagner d’une motivation tout aussi considérable.

« Il est difficile de prédire le taux de participation, mais il semble que, jusqu’à présent, les élections ne suscitent toujours pas grand enthousiasme, affirme David Coletto d’Abacus Data. Les jeunes électeurs ont besoin d’un argument mobilisateur pour aller voter. Or, les élections de cette année sont caractérisées par un amalgame de politiques sans message dominant. »

Heureusement, les programmes comme ceux de l’ACAE semblent être efficaces pour motiver les électeurs. Selon un sondage postélectoral d’Abacus Data, en 2015, plus du tiers des électeurs ont affirmé avoir été incités à aller voter par une organisation visant à stimuler la participation des jeunes aux élections. Et selon un récent sondage réalisé auprès d’étudiants de niveau postsecondaire, la vaste majorité affirme avoir l’intention d’aller voter en 2019.

« J’espère sincèrement que cette tendance continuera de s’accentuer, affirme M. Brown. Non seulement les étudiants sont-ils plus engagés grâce à des campagnes comme la nôtre, mais il est désormais plus facile pour eux de voter directement sur le campus, sans avoir à se rendre dans leur ville de résidence. Toutes ces initiatives ont une incidence concrète sur la participation électorale. »

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