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Un vaste lot de documents patrimoniaux canadiens numérisés désormais accessibles

Le 1er janvier 2019, le Réseau canadien de documentation pour la recherche a rendu publique la collection Canadiana.

par MICHAEL RANCIC | 22 JAN 19

Depuis le 1er janvier, le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR) permet un accès public gratuit au contenu de la collection Canadiana – la plus importante collection d’artefacts textuels en ligne ayant trait à la culture canadienne.

Compte tenu de la portée historique et publique de ces documents, l’organisation, fruit d’un partenariat de 75 universités, considère qu’il est prioritaire d’en donner l’accès à ses membres, mais aussi à la population. « Ce contenu n’intéresse pas seulement les chercheurs universitaires, mais aussi les citoyens qui font de la recherche », explique Clare Appavoo, directrice générale du RCDR. « La portée de ces collections s’étend donc au public qui s’y intéresse. »

Le réseau a acquis la collection en 2018 lors de sa fusion avec Canadiana.org, à la fois une plateforme de recherche historique accessible par abonnement et coalition d’institutions de mémoire consacrée à la numérisation et à la préservation du patrimoine canadien. Mme Appavoo ajoute que le RCDR s’engage aussi à garantir un libre accès à la totalité du contenu de Canadiana, soit 60 millions de pages. « Lors de la fusion [avec Canadiana] en avril dernier, les membres du RCDR ont convenu de donner un libre accès au contenu. »

Le contenu de Canadiana est divisé en trois sous-collections : Canadiana en ligne, Notre mémoire en ligne et Héritage. Les deux premières contiennent plus de 19 millions de pages de contenu historique (monographies, publications du gouvernement, articles de journaux) publié principalement avant 1920.

Héritage est la plus importante. Elle a été créée en partenariat avec Bibliothèque et Archives Canada, qui a élargi le répertoire de Canadiana en y ajoutant des documents de sa propre collection. Elle se compose de 41 millions de pages de documents des ministères du gouvernement, de correspondance adressée par les premiers ministres et de contenu datant des années 1600 jusqu’au milieu des années 1900, maintenant sous forme de microfilms numérisés. « Nous nous adaptons à l’ère numérique en prenant la version imprimée originale qui a été microfilmée pour la numériser, conformément aux normes actuelles », explique Mme Appavoo.

Une photo montrant des enfants jouant dans la neige tirée de la publication Canadian Pictoral, vol. 7, no. 1, publiée en décembre 1911.

« C’est une excellente nouvelle pour mes étudiants aux cycles supérieurs », estime Daniel Ross, professeur adjoint à l’Université du Québec à Montréal et coordonnateur des relations externes pour ActiveHistory.ca. « Ils n’ont plus à se rendre à Ottawa pendant une semaine pour consulter les archives, ce qui peut coûter cher. Ils peuvent désormais y accéder de chez eux ou depuis l’Université, en consultation avec moi. » M. Ross montre aussi des documents de la collection aux étudiants de son cours au premier cycle, qui découvrent du même coup le site.

« Ces archives sont essentielles. Quiconque étudie l’histoire du Canada finira par les consulter un jour ou l’autre », ajoute-t-il.

Les sources d’une collection déterminent la facilité avec laquelle celle-ci peut être consultée. Les documents de la collection Canadiana en ligne et de Notre mémoire en ligne ont été analysés par un logiciel de reconnaissance optique de caractères qui convertit les images numérisées en textes et permet ainsi une recherche à même le texte. Néanmoins, selon Beth Stover, gestionnaire de la numérisation et des collections patrimoniales du RCDR, une bonne partie du contenu de la section Héritage est manuscrit, ce qui complique la tâche en cours de traitement et nécessite le recours à la transcription, en plus de la reconnaissance optique.

« Il s’agit d’un processus très lent, explique Mme Stover. Chaque bobine de microfilm de la collection Héritage comporte 7 000 pages. C’est très difficile à traiter pour le logiciel de reconnaissance optique de caractères. Plus de 80 documents ont été envoyés à une autre organisation, qui a transcrit chaque document page par page. »

Bien que la numérisation des documents favorise leur accessibilité, cela exerce une pression accrue sur le RCDR, qui héberge et gère une quantité importante de données. « Les coûts et l’entretien sont permanents, mais les membres du RCDR ont conclu un engagement triennal prévoyant de les financer, précise Mme Appavoo. Nous nous adaptons aux pratiques exemplaires actuelles pour continuer d’évoluer et pour que la plateforme respecte ces nouvelles normes dès leur mise en œuvre. »

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