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Un programme d’admission fait augmenter le nombre d’étudiants noirs en médecine

Cette année, 14 étudiants noirs ont été admis à la Faculté de médecine de l’Université de Toronto dans le cadre du Black Student Application Program.

par SALMA MAHGOUB | 08 NOV 18

Le nombre d’étudiants noirs admis à la Faculté de médecine de l’Université de Toronto a nettement augmenté cet automne, à la suite du lancement d’un nouveau programme d’admission à l’intention des étudiants noirs.

Quatorze étudiants noirs ont été admis à la Faculté de médecine dans le cadre du Black Student Application Program (BSAP) lancé au cycle d’inscription de 2017-2018. Ce nombre est plus de quatre fois supérieur à la représentation des étudiants noirs admis en médecine observée il y a quatre ans.

« Nous pensons que les médecins de l’Université de Toronto devraient être représentatifs de notre collectivité. Or, ce n’était probablement pas le cas avant », explique David Latter, directeur des admissions et des finances étudiantes de la Faculté de médecine.

Les Noirs représentent environ neuf pour cent de la population torontoise, alors que moins de cinq pour cent des étudiants inscrits en médecine à l’Université de Toronto déclarent être noirs.

Après avoir mené des consultations, l’Université a élaboré cette option afin d’aplanir certains obstacles à la présentation d’une demande d’admission, par exemple le racisme, le manque de ressources ou le sentiment de non-sécurité à l’Université.

Pour être admissibles, les candidats doivent se déclarer noirs et soumettre une dissertation dans laquelle ils expliquent pourquoi ils ont choisi le volet BSAP. À l’instar des autres étudiants, ils doivent satisfaire aux exigences en matière de notes et d’engagement communautaire énoncées dans les lignes directrices d’admission générale. Toutefois, d’autres personnes noires, notamment des médecins, des professeurs, des étudiants et des membres de la collectivité, participent au processus d’examen et d’entrevue des candidats du programme BSAP.

« Au moment de préparer mes entrevues, et même de rédiger ma demande, j’ai trouvé très rassurant de savoir que je n’avais pas à m’adapter à une représentation cognitive différente », souligne Chantal Phillips, nouvelle étudiante en médecine du programme BSAP. Comme le groupe d’intervieweurs comptait deux personnes noires, Mme Phillips s’est sentie plus à l’aise de parler d’elle même.

Chantal Phillips. Photo par Aloysius Wong.

Le nombre d’étudiants noirs en médecine a augmenté depuis le lancement du programme, mais le Dr Latter estime que la réussite du programme va au-delà des chiffres. « Ce ne sera une véritable réussite que lorsque nous verrons les étudiants progresser tout au long du programme et devenir médecins », indique-t-il.

La Dre Onye Nnorom dirige les efforts que déploie la Faculté pour l’intégration d’un volet sur les Canadiens de race noire au programme de médecine. Elle souligne que le programme BSAP ne peut métamorphoser l’Université de Toronto à lui seul, qu’il faut plutôt adopter une « démarche stratégique complète pour éliminer les obstacles et assurer une représentation équitable des étudiants noirs en médecine ».

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