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Une première Chaire UNESCO à l’UQTR

par JEAN-FRANÇOIS VENNE | 07 JUIN 16

Carmen Dionne est devenue récemment la première titulaire d’une Chaire UNESCO à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Cette réussite ouvre la porte à de nouvelles collaborations internationales.

Professeure au département de psycho-éducation de l’UQTR, Mme Dionne est ravie d’avoir reçu la réponse à sa candidature assez rapidement, alors qu’elle avait été prévenue que le processus pourrait être long. « Cela témoigne du fait que nos recherches répondent à un besoin réel », croit-elle. La Chaire s’intéressera au dépistage et à l’évaluation du développement des jeunes enfants de zéro à six ans, tant du côté des habiletés liées à la motricité globale et fine que de la communication, de la socialisation et de l’autonomie générale. Il s’agit d’élaborer des outils permettant d’identifier un retard de développement afin d’intervenir rapidement auprès de l’enfant. Aucune des 653 Chaires UNESCO répertoriées dans le monde ne se consacre au développement des jeunes enfants.

Carmen Dionne est professeure au Département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Photo de UQTR.
Carmen Dionne est professeure au Département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Photo de UQTR.

« La collaboration avec des chercheurs de plusieurs pays, dans le cadre des travaux de la Chaire visera notamment à comparer et à pousser la réflexion au sujet de l’utilisation des instruments de mesure et de l’implantation des pratiques de dépistage et d’évaluation des enfants dans différents contextes », précise la professeure.

En comptant celle qui a été accordée à Mme Dionne, 13 des 19 Chaires UNESCO du Canada se trouvent dans des établissements québécois. Toutefois, dix d’entre elles sont situées à Montréal et une à Québec. Deux seules sont à l’extérieur des grands centres, soit une à Rimouski et cette nouvelle chaire à l’UQTR.

« C’est une bonne nouvelle pour l’Université, estime Mme Dionne. On reconnait ainsi la qualité de la recherche effectuée à l’extérieur des grands centres urbains. La chaire aidera aussi à mieux encadrer certains projets de collaboration internationale. L’UQTR travaille déjà depuis un certain temps à établir des liens avec des universités étrangères et la Chaire UNESCO favorise l’optimisation de ce réseautage. »

Les étudiants pourraient bien être les plus grands bénéficiaires de la nouvelle chaire qui servira en grande partie à la réalisation d’activités de formation destinées aux étudiants aux cycles supérieurs. « Les membres des différents pays engagés dans la chaire ont tous des étudiants oeuvrant à des projets liés aux pratiques de dépistage, d’évaluation et d’intervention auprès des jeunes enfants, précise Mme Dionne. Ils bénéficieront désormais d’occasions d’échange avec des étudiants et des chercheurs de l’étranger. »

Le financement de la chaire, au montant de près de 700 000 $, est principalement assuré par la Fondation de l’UQTR et l’Université elle-même. La chaire est valide pendant quatre ans, après quoi elle sera réévaluée.

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