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L’université, pour redonner un sens à sa vie

Un nouveau programme propose à des adultes de 50 ans un exercice de réflexion sur leur vie passée et future.

par JEAN-FRANÇOIS VENNE | 30 NOV 11

En 2008, après avoir passé 10 années à tenir un gîte à Québec, Maurice Gendron est un nouveau retraité. Il accueille son statut avec des sentiments contradictoires et beaucoup d’interrogations. La vieillesse, il la voit venir d’un mauvais œil. « Je n’aimais pas voir les signes de vieillissement apparaître, se souvient-il. En fait, je ne voulais pas m’en aller par là. »

Quant à la retraite, il n’a pas envie de la subir et d’y avancer à tâtons. Il a soif de comprendre où il en est. Un jour, il voit une annonce intrigante : le programme universitaire de deuxième cycle Sens et projet de vie, qui propose à des adultes de 50 ans et plus un exercice de réflexion sur leur vie passée et future. « Je ne voulais pas d’un programme de planification de la retraite, dans lequel on vous aide, par exemple, à gérer votre budget, explique M. Gendron. Je voulais faire une vraie réflexion en profondeur. Ce programme m’a plu tout de suite. »

Le programme est offert conjointement par la TÉLUQ, l’Université du Québec à Trois-Rivières et l’Université du Québec à Rimouski dans les villes de Montréal, de Québec, de Rimouski et de Trois-Rivières. Des groupes de 15 à 20 étudiants y sont invités à réfléchir sur le sens de leur vie et à élaborer un projet de vie, avec l’appui de professeurs en sociologie et en travail social.

« Après une réflexion philosophique sur le sens de la vie, les étudiants écrivent leur propre récit de vie, en mettant leur expérience individuelle en lien avec le contexte social dans lequel ils ont vécu, explique le responsable du programme à la TÉLUQ, Jean Gagné. Ils peuvent ensuite passer à l’étape de la construction d’un projet de vie. Tout cela se fait en groupe, dans des séminaires où l’échange entre étudiants occupe une place centrale. »

Au terme du programme, M. Gendron note une évolution significative du regard qu’il pose sur sa vie. « Je suis très apaisé, dit-il. Ce programme m’a lancé sur une réflexion philosophique que je poursuis encore aujourd’hui. Quant à la vieillesse, je l’accueille maintenant. Ça ne veut pas dire que je suis content de m’en aller par là, mais j’y vais énergiquement, en me disant qu’il y a là une expérience importante à vivre. »

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