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ARTICLES DE FOND

Comment prend-on les décisions pour les admissions?

Ce qu’il faut pour être admis dans les programmes de premier cycle concurrentiels.

par EMILY BARON CADLOFF | 20 DÉC 17

Cet article est un sommaire de l’article « How admissions decisions are made ».

Comment les registraires et les administrateurs déterminent-ils qui sera accepté dans leurs programmes? Affaires universitaires a discuté avec des responsables de l’admission de quelques programmes d’études différents offerts dans différents établissements du pays pour savoir comment ils sélectionnent les candidats.

Arts et sciences, Université McMaster

Selon Jean Wilson, directrice du programme d’arts et sciences à l’Université McMaster, son équipe reçoit plus de 700 demandes chaque année et en accepte moins de 70. En plus d’afficher une moyenne d’au moins 88 pour cent en 12e année, les candidats doivent répondre à plusieurs courtes questions à développement conçues pour imiter une entrevue en personne.

« Nous ne pouvons pas passer 700 candidats en entrevue, et nous essayons de recruter à l’extérieur de la province pour diversifier notre bassin de candidats, explique Mme Wilson. Si vous ne pouvez accepter qu’un candidat sur 10, vous voulez choisir celui qui veut réellement être ici, qui contribuera au programme et en bénéficiera vraiment. »

Les questions changent d’une année à l’autre, et les membres du personnel lisent attentivement les réponses de chacun des candidats malgré le nombre. Mme Wilson estime que ces derniers n’ont pas à craindre d’être « perdus dans la masse » et que ce qu’elle recherche vraiment, c’est l’honnêteté dont ils font preuve dans leur réponse.

« Voici une des questions de [cette année] : “Choisissez un personnage fictif ou historique et expliquez pourquoi vous auriez aimé l’avoir comme camarade de classe – ou pas – dans le programme d’arts et sciences.” Il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises réponses. »

Commerce, Université de la Colombie-Britannique

Même si les étudiants potentiels ont la chance de vanter leurs mérites dans leur demande d’admission, le registraire adjoint et directeur des admissions au premier cycle à l’Université de la Colombie-Britannique, Andrew Arida, affirme qu’il tente chaque année de mettre une chose au clair : la qualité l’emporte sur la quantité.

Nombreuses sont les demandes qui présentent des dizaines d’activités parascolaires, mais les étudiants ne sont pas capables de parler de l’incidence qu’elles ont eue sur leur vie, indique M. Arida. « [Les candidats] pensent que lorsque les universités évaluent les demandes, elles ne font qu’accorder des points en fonction des activités parascolaires, déplore-t-il. En fait, nous cherchons des étudiants qui peuvent exprimer ce qu’ils ont tiré de leurs expériences, même les plus banales. J’ai lu d’excellents profils d’étudiants qui parlaient de leur emploi à temps partiel au centre commercial. »

En 2016, plus de 1 900 étudiants ont présenté une demande d’admission au programme de commerce de la Sauder School of Business. De ce nombre, 731 ont reçu une offre d’admission et 404 se sont inscrits, ce qui signifie grosso modo que chaque place est convoitée par cinq candidats.

La moyenne d’admission au programme de commerce se situe dans les 80 pour cent, et les candidats doivent aussi rédiger un court profil personnel à partir de cinq à sept questions. L’année dernière, l’École a ajouté une section vidéo à son formulaire de demande d’admission ce qui, selon M. Arida, pourrait réduire le nombre d’étudiants qui présentent une demande.

Ergothérapie, Université du Québec à Trois-Rivières

Pas moins de 261 candidats désiraient intégrer le programme d’ergothérapie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) à l’automne 2017. Le nombre de places disponibles? Seulement 32. Un fort contingentement imposé par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec qui décide du nombre de candidats admis annuellement.

Face à cette congestion, le premier critère d’admission reste la fameuse cote de rendement au collégial, aussi appelée la cote R. Elle peut aller de 0 à 50, mais se situe généralement entre 15 et 35. Or, le seuil minimal pour être admis en ergothérapie à l’UQTR en 2017 était de 28,76.

Mais la cote R n’est pas le seul critère. « Nous sélectionnons un certain nombre d’étudiants en fonction de la cote R, puis nous procédons à des entrevues, explique Anick Sauvageau, directrice du comité de programme au premier cycle en ergothérapie. La cote R compte pour 70 pour cent de l’admission et l’entrevue pour 30 pour cent. »

En vue du trimestre d’automne 2017, 162 candidats ont fait l’entrevue, menée par un professeur et un clinicien. Ces derniers évaluent la capacité du candidat à communiquer avec eux, son intérêt envers l’UQTR et sa connaissance de l’ergothérapie et des qualités qu’il faut posséder pour y réussir. Diverses mises en situation permettent d’évaluer sa capacité d’analyse et de prise de décisions.

Le taux d’abandon dans ce programme est plus bas à l’UQTR qu’ailleurs. Pour la cohorte 2014-2015, il n’était que de 7 pour cent. « Les étudiants sélectionnés par entrevue ont plus de chance de persévérer et de réussir dans ce programme », estime Mme Sauvageau.

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