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Conseils Carrière

Coup d’œil sur le monde du travail à l’extérieur de l’université

Trois titulaires de doctorat brossent un portrait des normes et de la culture professionnelle hors du milieu universitaire.

par JENNIFER POLK | 07 MAI 18

Qu’il soit question de l’environnement de travail, des politiques et normes en vigueur, des horaires ou des salaires, la culture professionnelle hors du milieu universitaire suscite bien des réflexions. Quelques titulaires de doctorats partagent leurs expériences.

  • Raj Dhiman, Ph. D. (chimie, Université de Toronto), est directeur commercial sédentaire (petites entreprises) à Rogers Communication.
  • Niem Huynh, Ph. D. (géographie, Université Wilfrid Laurier), est gestionnaire du recrutement d’étudiants aux cycles supérieurs à l’Université Concordia.
  • Brad King, Ph. D. (histoire, Université de Toronto), est vice-président (organisation et stratégie, apprentissage muséal) à Lord Cultural Resources.

Travaillez-vous seul ou en équipe? Quelle forme prend la collaboration là où vous travaillez?

Raj : Nous travaillons en équipe pour atteindre nos objectifs généraux, mais chacun est responsable de ses objectifs personnels. Il faut donc trouver l’équilibre entre le travail individuel et la collaboration avec les autres membres de l’équipe de vente.

Niem : J’occupe actuellement des fonctions hybrides qui comprennent une part de travail individuel (comme de la planification) et une part de travail collaboratif (comme des réunions avec des intervenants). J’aime beaucoup cet équilibre. Le travail d’équipe peut prendre la forme de séances de remue-méninges entre collègues, de consultations avec des intervenants ou de création de contenu à diffuser.

Brad : Un mélange des deux, avec une prédominance du travail d’équipe.

Combien de temps par jour passez-vous en réunion? Travaillez-vous dans un espace ouvert? Les employés ont-ils tous un bureau?

Raj : J’ai travaillé dans un espace ouvert où j’avais mon propre espace. C’est difficile d’estimer combien de temps je passe chaque jour en réunion, car mes tâches peuvent beaucoup varier. Vous devez vous attendre à être en réunion le lundi matin et à vous entretenir seul à seul avec votre supérieur pendant une heure par semaine.

Niem : J’ai travaillé dans des espaces ouverts et dans des bureaux fermés. J’ai toujours eu un bureau et les outils technologiques nécessaires pour faire mon travail. Les deux types d’aménagement ont leurs avantages. Le temps passé en réunion varie d’un jour à l’autre et dépend de nos responsabilités. J’ai occupé un poste dans le cadre duquel j’avais à coordonner un projet de recherche de groupe, et nous avions des réunions hebdomadaires et bimensuelles. À un autre moment, je devais rencontrer des étudiants, avec qui j’avais des réunions quotidiennes.

Brad : Ça varie. Les jours sans réunion sont rares, et certains sont plus chargés que d’autres à cet égard. Mais j’ai habituellement tout le temps nécessaire pour rédiger mes rapports, faire mes travaux de recherche et tout le reste. Mon lieu de travail comprend à la fois des bureaux fermés, pour la haute direction et les cadres, et des aires ouvertes. Tout le monde a son bureau.

Combien d’heures par semaine travaille un salarié?

Raj : Au moins 37,5 heures.

Niem : Selon mon expérience, il n’est pas rare de travailler huit ou neuf heures par jour. Il faut parfois travailler un peu plus pour respecter une échéance ou résoudre un problème inattendu. Il s’agit de belles occasions d’apprendre et de faire preuve d’initiative. Pour moi, l’expérience acquise vaut plus que le temps consacré au travail.

Brad : Au moins 40 heures par semaine, mais c’est le strict minimum. Presque tout le monde en fait plus.

Rapportez-vous du travail à la maison?

Raj : Si vous êtes assez discipliné pour vous consacrer entièrement à vos tâches pendant la journée, vous ne devriez pas avoir à rapporter du travail à la maison. C’est ce que j’ai appris à faire en prenant de l’expérience. En devenant directeur, j’ai choisi de traiter mes courriels en dehors des heures de travail simplement parce que j’aime accomplir ce genre de tâches sur-le-champ pour qu’elles ne s’accumulent pas.

Niem : Pour moi, c’est généralement le cas. Mais lorsque vous êtes cadre, vous devez parfois gérer des imprévus ou des échéances serrées en dehors des heures habituelles de travail.

Brad : Parfois! Nous évoluons dans un milieu concurrentiel et le service à la clientèle est au cœur de nos priorités – peu importe où se trouve le client et le moment où il fait appel à nous.

Quel est le salaire de départ dans votre domaine? Est-il possible d’obtenir plus? À quelle fréquence avez-vous une augmentation?

Raj : Le traitement de base d’un vendeur sédentaire avec peu ou pas d’expérience oscille entre 30 000 et 40 000 dollars canadiens. Vous avez aussi droit à des commissions. Là où je travaille, vous pouvez toucher 65 000 dollars si vous atteignez tous vos objectifs de vente. Si vous dépassez ces objectifs, vous pourriez recevoir des primes qui varient d’une entreprise à l’autre, mais vous devrez faire vos calculs pour en connaître le montant précis.

Niem : L’échelle salariale tient compte de l’expérience, des années passées dans un poste comparable, de l’endroit où vous travaillez, etc. Dans un État où j’ai travaillé, il n’y avait pas d’impôt et le coût de la vie était bas, mais mon salaire était inférieur à ce que j’aurais pu gagner ailleurs. Le salaire peut augmenter chaque année en fonction du taux d’inflation, mais j’ai déjà été privée d’augmentation pendant deux ans en raison de mesures d’austérité. Le salaire peut aussi augmenter en fonction du rendement ou à la discrétion du chef de section.

Brad : Le salaire annuel de base tourne autour de 40 000 à 45 000 dollars canadiens. Il tend à augmenter à mesure que vous prenez de l’expérience et que vous démontrez votre valeur (p. ex. lorsque vous générez des occasions d’affaires pour l’entreprise). La fréquence des augmentations au mérite ou liées au coût de la vie dépend des résultats financiers annuels de l’entreprise – lorsque les affaires vont bien, la situation des employés s’améliore aussi. Lorsque l’entreprise fait peu ou pas de profits, ou qu’elle perd de l’argent, les augmentations tendent à être modestes, voire inexistantes.

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