Passer au contenu principal
Conseils carrière

De l’université au monde du travail

Comment devrait se comporter un diplômé fraîchement sorti de l’université dans le cadre de son premier emploi?

par CAROLYN WATTERS | 05 OCT 09

La réponse varie évidemment selon le domaine et le type d’emploi. Carolyn Watters, professeure d’informatique et doyenne aux études supérieures à la Dalhousie University, a posé la question à Dan Russell, responsable de la recherche chez Google, une entreprise où de nombreux jeunes diplômés adoreraient travailler. Les réponses de M. Russell s’appliquent principalement aux diplômés des programmes d’informatique et de technologies de l’information, mais ses conseils peuvent également s’appliquer à d’autres domaines.

Il adresse les conseils suivants aux nouveaux employés de chez Google.

Premier conseil : Sachez discernez ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Par exemple, la mise en forme des codes de logiciels de Google peut sembler « rétrograde » aux diplômés sortis tout droit de l’université, mais M. Russell souligne que cela n’a pas d’importance et déconseille de s’y attaquer.

« Lors de la transition, gardez l’œil ouvert sur ce qui se passe autour de vous, conseille-t-il. Ne sautez pas sur le premier projet venu. »

Deuxième conseil : Il est crucial d’avoir un mentor. Google en fournit un à ses nouveaux employés. « Il vous faut compter sur une personne qui fera ressortir ce qui est important et pertinent. Pour apprendre, vous devez poser les bonnes questions à la bonne personne, celle qui pourra vous donner une perspective d’ensemble. » Il est normal d’être intimidé à votre arrivée au sein de l’entreprise. « Le rôle d’un mentor est de vous faire comprendre en quoi votre travail s’inscrit dans un projet plus vaste. »

Troisième conseil : Si vous êtes encore étudiant, ne vous bornez pas à votre programme d’études. Certaines compétences doivent être acquises dès l’université.

« Le plus important est la capacité de travailler en équipe. Tous les candidats mentionnent le travail d’équipe fait à l’école. J’insiste là-dessus : c’est effectivement important. Tout étudiant aux cycles supérieurs doit réfléchir et savoir à quels projets participer, quand cesser d’y travailler, quand signaler à son équipe qu’il est en voie d’échouer. […] Il est bon de réfléchir sur le travail d’équipe. À la fin de tout projet, il faut faire le bilan de ce qui a bien fonctionné et savoir pourquoi certaines choses n’ont pas fonctionné, sans blâmer qui que ce soit. »

Quatrième conseil : Les entreprises aiment les solutions novatrices. Chez Google, il faut concevoir des codes courts et efficaces. « À titre de mentor, je conseille de toujours tenter de poser le regard le plus critique possible sur les solutions proposées. N’est-ce pas évident? »

Certaines compétences acquises à l’université, comme les aptitudes en recherche, sont utiles si vous savez les appliquer. « Chez Google, les données sont vraiment très importantes. Faire une esquisse au dos d’une serviette de table ne vous mènera nulle part, à moins que vous ne sachiez recueillir des données et les analyser. »

Cinquième conseil : Aiguisez votre détermination. « Ayez l’attitude d’une personne qui, en creusant dans la terre, est prête à s’attaquer au roc lorsqu’il fait obstacle. Si un ingénieur logiciel est placé devant un problème, il faut que vous ayez une solution à lui propser. Sinon, vous avez tout intérêt à trouver une façon intéressante d’expliquer pourquoi. »

« Détermination ne signifie toutefois pas entêtement. Quand on travaille en équipe ou quand on en dirige une, il est important de savoir où s’arrêter. Les personnes qui réussissent chez Google sont mues par une grande volonté de creuser les problèmes jusqu’à ce qu’ils trouvent une solution. »

Sixième conseil : Sachez faire valoir votre travail en quelques mots. « Plus le message est court, plus il est fort. » Chez Google, vous devez savoir expliquer le problème et la solution, présenter des données et conclure le tout habilement. « Les techniques de présentation sont vraiment très importantes. Vous devez savoir quelle place ces techniques occupent dans la culture [de l’entreprise] et comment faire passer l’essentiel de votre message. »

En résumé : Selon M. Russell, il vous faut trois choses pour travailler chez Google : des solutions inédites, de la détermination et la capacité de travailler en équipe.

« C’est une question d’attitude. Beaucoup d’étudiants quittent l’université en pensant que leur discipline est la plus importante. Il faut abandonner cette façon de penser. Tout ce qui occupe une place dans le monde des affaires a sa raison d’être. Ne présumez pas que vous détenez l’essentiel. »

Pour écouter l’entrevue de Carolyn Watters avec Dan Russell (en anglais), veuillez cliquer ici.

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published. Required fields are marked *