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CONSEILS CARRIÈRE

Des communautés de pratiques sous forme de groupes d’écriture

Une prise de décisions en commun et des points de vue différents créent des occasions d’apprendre ensemble.

par LE GROUPE D’ÉCRITURE DE LA FACULTÉ D’ÉDUCATION DE L’UNIVERSITÉ MEMORIAL | 06 AVRIL 16

Pourquoi est-il si difficile de maintenir des groupes d’écriture? Comment les cultiver et les entretenir? Nous souhaitons raconter notre expérience au sein d’un groupe d’écriture productif et prospère depuis sept ans. Nous avons commencé avec sept membres non permanents ou contractuels qui considéraient la rédaction comme un processus important dans l’élaboration d’idées de recherche et, par conséquent, la croissance professionnelle. Nous étions également conscients de l’importance d’avoir un cercle d’amis où chacun peut recevoir des critiques constructives et de la rétroaction informative sur ce qu’il écrit. Au fil des ans, le groupe s’est élargi et accueille maintenant 17 universitaires de tous les niveaux.

Bien que le groupe soit ouvert à tous les professeurs, il a principalement été composé de femmes pendant de nombreuses années. Nous nous réunissons une fois par semaine, le vendredi midi, et l’un des membres participe par Skype au Labrador. Notre groupe a évolué avec le temps en ce qui a trait aux besoins des membres. Ceux d’entre nous qui ont acquis de la maturité professionnelle conseillent les nouveaux venus sur des sujets comme les possibilités de publication et les subventions, tandis que les nouveaux membres nous apportent un point de vue neuf.

Bien que le jour et l’heure de la réunion soient fixes, le fonctionnement du groupe d’écriture est souple. Au début du semestre, nous tenons une réunion de planification où nous proposons des idées pour les réunions à venir. Puisque tous les membres n’assistent pas à toutes les réunions, n’importe quel membre peut agir à titre de président. Nous commençons généralement par un rapide tour de table sur un sujet léger; les membres peuvent ensuite proposer des points à inscrire à l’ordre du jour.

Les points à l’ordre du jour varient beaucoup. Il peut s’agir de nouvelles idées de publication conjointe, d’idées de projets créatifs, de nouvelles au sujet de publications ou de textes à lire et à étudier. Nous discutons de ce que nous pouvons pendant la réunion et remettons à la semaine suivante ce que nous ne pouvons pas finir. Nous terminons par un autre tour de table pour faire le point sur la réunion.

Notre groupe d’écriture a produit des résultats tangibles, dont cinq articles et chapitres d’ouvrages collaboratifs et évalués par des pairs, en plus de demandes de subvention retenues, de projets de recherche et d’articles publiés individuellement par des membres dans leurs domaines respectifs. Nous en tirons également des résultats intangibles comme du mentorat officieux, de la socialisation qui aide à s’adapter au monde universitaire, du réconfort en période de stress, des partenariats de recherche, des idées sur la conciliation travail-famille, de l’amitié et des rires. Nous considérons l’engagement du groupe à respecter des principes d’inclusion et de soutien comme notre solution aux difficultés qui nuisent habituellement à la viabilité des groupes d’écriture universitaires : nous partageons une philosophie stricte qui met l’accent sur les relations plutôt que la concurrence.

Nous procédons ainsi pour les publications collectives : quelqu’un propose une idée d’article. La personne qui lance le projet en devient le responsable et l’auteur principal et mettra en place un processus pour recueillir des données, les analyser et rédiger l’article en collaboration avec des membres intéressés. Chaque article que nous avons rédigé ensemble a suivi un processus différent et les publications conjointes font partie des aspects les plus agréables du groupe.

Quel effet cela fait-il de devenir membre de notre groupe d’écriture? Nos nouveaux membres ont raconté leur expérience : « Le groupe d’écriture encourage particulièrement les jeunes professeurs à participer. Les membres chevronnés adorent agir comme mentors auprès des nouveaux professeurs et les aider non seulement à survivre, mais aussi à s’épanouir dans leur vie universitaire en leur offrant des possibilités d’apprentissage collaboratif, du soutien dans le processus de rédaction et de l’encadrement relatif à la publication » (Saiqa). « Après mon passage du système d’enseignement primaire et secondaire à la faculté d’éducation, je me suis parfois senti à la dérive, mais être membre du groupe d’écriture m’a permis d’établir un lien concret avec mes nouveaux collègues et cela m’aide vraiment à me faire ma propre idée du monde universitaire » (David). « J’en suis au début de ma carrière universitaire et le groupe me donne un sentiment d’appartenance, ce que je trouve encourageant » (Leah).

En fin de compte, notre groupe est plus qu’un groupe d’écriture, c’est une communauté de pratique. Les membres de notre communauté partagent plusieurs passions et préoccupations, dont certaines ont évolué au fil du temps. Bien que nous pratiquions de nombreuses activités d’écriture, allant d’exercices qui visent à stimuler la créativité jusqu’à la publication collaborative, les travaux et le fonctionnement du groupe sont loin de se limiter à l’écriture. Nous avons tissé des liens de confiance avec le temps, grâce aux réunions régulières. Notre communauté repose sur le travail relationnel, le soutien et l’encouragement à travers les tensions et les défis de la vie universitaire. La prise de décisions en commun sur la mission du groupe contribue à sa productivité et l’apport continuel d’idées diverses provenant de chacun crée de formidables occasions d’apprendre ensemble.

Les membres du groupe d’écriture nommés ci-après ont contribué au présent article : Cecile Badenhorst, Karen Goodnough, Saiqa Azam, David Gill, Sylvia Moore, Mary Stordy, Michelle Kilborn, Gabrielle Young, Sharon Penney, Sarah Pickett, Heather Mcleod, Xuemai Li, Leah Lewis, Kiera Galway, Margot Kondratieva, Rhonda Joy et Dorothy Vaandering.

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