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Cultiver son potentiel

Préparez vos cours de l’automne dès maintenant… vous pourriez y gagner

C’est lorsqu’on a encore la tête à l’enseignement – avant de revenir à la recherche – qu’il est idéal de planifier ses cours.

par ELIZABETH WELLS | 15 MAI 24

À l’heure où vous me lisez, la fin du trimestre bat probablement son plein, mais ce billet a été rédigé en mars. J’ai bouclé mon plan de cours de l’automne, envoyé mes commandes à la librairie et mes listes pour la réserve à la bibliothèque, et communiqué mes dates d’examen à un collègue qui donne un cours obligatoire à ma cohorte cet automne (on évite de choisir les mêmes). J’ai aussi rédigé une ébauche de courriel de bienvenue que je pourrai envoyer la veille du premier cours à mes groupes, et préparé mes fichiers PowerPoint pour la première semaine. Je délègue mes modules en ligne à un auxiliaire d’enseignement (un de mes anciens étudiants à qui j’offre une rémunération sur une base horaire), et il m’a promis que tout sera mis à jour au cours des prochaines semaines.

Vous commencez probablement à me détester, mais donnez-moi la chance de m’expliquer.

Dans mon livre The Organized Academic, je soutiens que le moment le plus propice à la planification de cours, c’est lorsqu’on est encore en mode « enseignement », et pas en mode « recherche » (ou « vacances »). On vient de donner nos cours, alors on sait ce qui a bien et moins bien été. On sait ce qu’on veut changer ou améliorer. On a entièrement la tête à l’enseignement. À la fin du trimestre, une fois les corrections et les remises de notes faites, on a la possibilité d’évaluer la façon dont nos groupes ont répondu à notre approche pour planifier la suite. Et en avril, on connaît généralement déjà notre charge de cours pour l’année à venir. Même si vous devez donner un nouveau cours (si c’est le cas, je vous recommande d’amorcer la préparation un an à l’avance), il est probable que d’anciens reviennent au programme.

À ce moment-ci de l’année, le temps a le don de nous échapper. On n’a souvent pas l’énergie de revenir immédiatement à nos recherches. On se fixe la collation des grades comme date limite, en quelque sorte, et on se dit qu’on se penchera sur nos recherches après. C’est aussi souvent lors de cette période de deux à trois semaines entre la fin des examens et les remises de diplômes que des activités de perfectionnement ou des rencontres de fin d’année sont à l’agenda. Vous vous direz probablement que vous n’êtes pas en état de rédiger de bons textes, et c’est peut-être le cas. Cependant, vous avez certainement l’énergie de mettre à jour vos cours ou de vous occuper de tâches peu prenantes comme votre calendrier de cours, la liste des notices bibliographiques des livres à mettre à la réserve, ou l’actualisation de votre carnet de notes en ligne. Au lieu de gaspiller votre temps à errer, offrez-vous un bel automne.

Je vous entends me dire que vous voudriez cependant revoir vos cours, changer des choses, ajouter de la matière ou en laisser de côté. On a amplement le temps de faire tout ça à cette période-ci de l’année, parce qu’à moins d’être déjà en mode conférence, vous n’avez pas grand-chose à l’horaire à part les comités et les tâches de fin d’année. Certaines personnes aiment prendre ce temps pour se reposer, mais je vous recommanderais plutôt de le faire à la fin de l’été, quand vous êtes vraiment en mesure d’en profiter au lieu de ressentir l’épuisement de la fin du trimestre. C’est simple : attelez-vous tranquillement et régulièrement à la préparation de cours, pendant que c’est encore frais. Vous vous surprendrez par tout ce que vous accomplirez.

J’ai toujours dit que l’idéal était de réserver deux semaines à la planification à cette période-ci de l’année. Or, j’ai découvert qu’en mars, pendant qu’on attend les remises de travaux, on peut se pencher sur nos cours de façon réfléchie, attentive et détendue. Chaque jour de semaine, je passe une heure (stricte et chronométrée) sur ma planification. Instinctivement, ça peut sembler insuffisant pour réellement avancer, mais le travail s’additionne et j’ai l’impression de m’amuser au lieu de travailler, tellement j’ai de l’avance. J’ai revu un cours en profondeur et créé une nouvelle série de cours. C’est relativement facile à faire au quotidien, petit à petit, et c’est ainsi que la semaine dernière, j’en suis venue à me dire que j’étais prête pour l’automne avec six mois d’avance.

Si ça vous semble exagéré, écoutez un peu. Je pourrai maintenant prendre du temps pour me reposer et travailler sur mes recherches jusqu’à la fête du Travail et, vu que la rentrée des classes a lieu un mardi et qu’il s’agit d’une journée de perfectionnement professionnel pour nos cohortes étudiantes, j’arriverai seulement sur place le premier mercredi de septembre, sans aucune préparation à faire (la réunion de début d’année de notre département a lieu sur Zoom). Vous vous imaginez le bonheur? Il est à votre portée, à vous aussi.

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