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Matière à réflexion

L’importance de commencer le trimestre du bon pied pour les auxiliaires d’enseignement

Des auxiliaires d’enseignement chevronné.e.s offrent des conseils aux novices et aux vétérans en quête d’idées.

par KELLY BUCHELL-REYES & SEVAG PILAVDJIAN | 15 NOV 22

Un nouveau trimestre est à nos portes, et les étudiant.e.s aux cycles supérieurs s’apprêtent à assumer, certain.e.s pour la première fois, des fonctions d’enseignement. Nous avons donc demandé à des auxiliaires d’enseignement chevronné.e.s de nous donner les trucs du métier. Bienvenue au centre d’aide des auxiliaires d’enseignement, où des étudiant.e.s aux cycles supérieurs offrent des conseils pour surmonter certains des défis associés à ce rôle. (Leurs réponses sont présentées sous forme de foire aux questions pour faciliter la lecture.)

Je n’ai jamais été auxiliaire d’enseignement. À quoi dois-je m’attendre?

« La charge de travail varie d’un cours à l’autre », explique Sophia K., étudiante à la maîtrise et au doctorat en psychologie expérimentale et appliquée à l’Université du Nouveau-Brunswick. « On a parfois 20, parfois 100 étudiant.e.s. Selon les cas, on corrige des examens à choix multiples faits en ligne, des essais ou des vidéos. Généralement, le travail n’est pas trop accaparant. Quand on a trouvé ses repères, ça va assez bien. »

« Les étudiant.e.s sont parfois plus à l’aise de s’adresser à nous qu’aux professeur.e.s. Certain.e.s peuvent poser des questions qui ne portent pas sur le cours, mais sur notre projet de recherche », ajoute Fritz, étudiant au doctorat à l’Université technique du Danemark.

J’ai reçu mon premier contrat d’auxiliaire d’enseignement et je dois rencontrer l’enseignant.e. Que devrais-je lui demander?

« Demandez-lui de préciser clairement ses attentes, et prévoyez de vous parler régulièrement. Cela évitera des frustrations et des malentendus », conseille Sophia K.

« Les diapositives sont-elles fournies? C’est important. Si le temps de préparation n’est pas prévu au contrat, les diapositives doivent être fournies. Comment l’évaluation est-elle uniformisée? C’est très difficile quand un.e étudiant.e demande à l’auxiliaire d’un autre groupe quelle note lui aurait été attribuée, ou quand des étudiant.e.s de différents groupes comparent les critères d’évaluation », explique Justin Van Houten, étudiant au doctorat en chimie analytique à l’Université de Toronto.

J’ai signé mon contrat et obtenu accès au site Web du cours, mais je suis dépassé.e par le contenu et les tâches. Comment puis-je organiser ma charge de travail au début du trimestre?

« Je détermine les objectifs hebdomadaires et les sujets abordés durant le trimestre, et j’inscris chaque semaine de cours au calendrier. Je peux ensuite dresser une liste de mes objectifs hebdomadaires, et repérer ces grands sujets en parcourant le contenu sur le site Web du cours », suggère Zyrene Estallo, étudiante à la maîtrise en éducation (programme d’études et enseignement) à l’Université du Nouveau-Brunswick.

Mes propres études m’accaparent considérablement. Combien de temps devrais-je consacrer à mes fonctions d’auxiliaire?

« J’accomplis ces fonctions avant de me consacrer à mes propres travaux parce que j’ai l’impression qu’elles me placent dans un état d’esprit favorisant la réflexion et l’étude. J’y alloue un maximum de deux heures par jour, cinq jours par semaine », conseille Zyrene.

« J’accorde généralement la priorité à mon propre travail, et je m’assure d’aviser l’enseignant.e quand je ne peux pas accomplir rapidement les tâches assignées », explique Sophia.

On m’a affecté à un cours que je n’ai pas suivi, donc j’en connais mal le contenu. Comment puis-je tout de même aider les étudiant.e.s?

« L’essentiel est encore une fois de connaître l’objectif du cours. Je crois qu’un.e bon.ne enseignant.e n’a pas à tout connaître, mais à savoir ce que les étudiant.e.s doivent apprendre dans le cadre du cours. J’étudierais donc le contenu et ciblerais ce qui est utile pour les étudiant.e.s », ajoute Zyrene.

« Pas besoin de connaître en profondeur le sujet pour attribuer des notes justes et répondre aux questions des étudiant.e.s. Familiarisez-vous avec le plan de cours et les attentes à l’égard des étudiant.e.s », conseille Sophia.

Mes recherches n’avancent pas bien, et j’ai eu une dure semaine. Comment puis-je demeurer motivé.e à accomplir mes fonctions d’auxiliaire?

« Je profiterais de mes fonctions d’auxiliaire pour prendre du recul sur mes recherches. En tant qu’auxiliaire, j’ai la latitude de mettre mes recherches en pratique et d’échanger avec les étudiant.e.s, deux exutoires bienvenus après de longues heures d’étude », raconte Zyrene.

« Soyez honnête avec l’enseignant.e et les étudiant.e.s. La pression leur est familière et les personnes feront preuve de compréhension », prévoit Fritz.

Je suis une personne très réservée. Comment pourrai-je passer au travers du trimestre?

« Je suis moi aussi très réservé, mais il faut sortir de sa zone de confort. Vous avez choisi ce poste ou il vous a été confié pour une raison. Ayez confiance en vous », conseille Jay Pimprikar, étudiant au doctorat en génie électrique et informatique à l’Université Concordia.

« Je ne suis pas réservée. Mais un auxiliaire d’enseignement doit généralement avoir de bonnes aptitudes pour la communication, qui viennent avec le temps. Parlez avec d’autres personnes de vos recherches, de votre champ d’études, voire de n’importe quoi. Exercez-vous à présenter vos diapositives seul.e ou devant quelqu’un d’autre – prévoir ce que vous allez dire et comprendre ce que vous enseignez vous permettra de surmonter votre timidité », conseille Zyrene.

Un.e étudiant.e m’a posé une question et je ne sais pas comment l’aider sans lui donner la réponse. Que dois-je faire?

« Je prendrais note de la question, et je demanderais à l’étudiant.e de m’excuser deux ou trois minutes pendant que je trouve une manière de l’aider sans lui donner la réponse tout cru », explique Zyrene.

« Conseillez-lui de réfléchir et de faire de son mieux. Peut-être que le manuel pourrait l’aider? », suggère Chenqi Hu, étudiante au doctorat en foresterie à l’Université du Nouveau-Brunswick.

Un.e étudiant.e m’a posé une question dont je ne connais pas la réponse. Que dois-je faire?

« Référez-vous à l’enseignant.e ou aux autres auxiliaires », conseille Sophia.

« Répondez-lui : “C’est une bonne question. Je n’ai pas la réponse. Je vérifie et je vous reviens.” Mieux vaut être honnête que de donner une réponse fausse », souligne Jay.

J’ai pour tâches d’animer des séances de résolution de problèmes et d’exercices, et parfois de donner des cours. Comment puis-je rendre mes interventions efficaces et intéressantes?

« Mettez-vous dans la peau des étudiant.e.s. Adaptez la matière à leurs expériences, et encouragez-les à poser des questions. Un brin d’humour peut faire des merveilles », ajoute Jay.

Je suis auxiliaire pour un cours prévoyant des expériences en laboratoire. Quelle est la meilleure manière d’enseigner des compétences pratiques?

« Soyez très patient.e, encouragez les questions et épaulez les étudiant.e.s à toutes les étapes », conseille Jay.

« Enseignez d’abord les compétences pratiques, puis laissez les étudiant.e.s faire l’expérience comme bon leur semble », ajoute Chenqi.

À PROPOS KELLY BUCHELL-REYES & SEVAG PILAVDJIAN
Kelly Burchell-Reyes est étudiante au doctorat en chimie des composés organofluorés à l’Université Laval. Sevag Pilavdjian est étudiant à la maîtrise en chimie de la synthèse organique à l’Université Concordia.
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