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Matière à réflexion

Quelques conseils pour bien se préparer à une entrevue

Il ne faut pas hésiter à demander à l’employeur une liste de questions qui pourraient être posées.

par CINDY TRAN | 22 SEP 22

L’étudiant.e ou la personne nouvellement diplômée qui pose sa candidature à un emploi ne comprend pas toujours l’étendue du travail qui devra être fait pour obtenir le poste convoité. Une grande partie du travail réside dans la préparation à l’entrevue. Les universités offrent souvent des ressources sur la rédaction du curriculum vitae et le processus d’entrevue, mais celles-ci peuvent être difficiles à trouver.

En entrevue, il ne suffit pas de se présenter et de débiter le contenu de son curriculum vitae. La personne bien préparée aura réfléchi aux questions potentielles et se sera exercée à y répondre le plus naturellement possible. Christine Maki, productrice à CBC, nous a fait part de ses observations sur le processus d’entrevue.

Avant de devenir productrice à la direction de la diversification du contenu à Ottawa, elle a dû passer plusieurs entrevues. Dans son domaine, les candidat.e.s prennent habituellement place devant trois personnes : un.e représentant.e des ressources humaines, un.e responsable de la production de l’équipe à laquelle la personne se joindrait et un.e responsable de la production du contenu. L’interviewé.e parle pendant la majeure partie de la rencontre, qui peut durer jusqu’à une heure.

Pour se préparer, Mme Maki conseille de faire le plus de recherches possible sur l’employeur potentiel. Si l’entreprise compte plusieurs succursales, il faut se renseigner sur celle correspondante au poste, lire son énoncé de mission et comprendre sa raison d’être. Parallèlement, elle recommande de réfléchir à ce qu’on peut apporter à l’entreprise.

« C’est difficile, reconnaît-elle, surtout si on n’a jamais travaillé pour l’entreprise en question. Mais il est essentiel d’en apprendre le plus possible sur l’organisation et sur les gens qui y travaillent. »

Un employeur comme CBC voudra peut-être vérifier dans quelle mesure un.e candidat.e a pris contact avec des membres de son personnel. Souvent, les employé.e.s sont tout à fait disposé.e.s à s’entretenir une dizaine de minutes au téléphone avec un.e candidat.e ou à discuter via la messagerie LinkedIn de l’entreprise, de l’environnement de travail et des idées nouvelles qui seraient les bienvenues.

Cette démarche permet aux candidat.e.s de mieux connaître l’entreprise, mais surtout, de savoir si leur convient vraiment. N’oublions pas que l’entrevue est un exercice bidirectionnel : les employeurs comme les candidat.e.s cherchent à recueillir les informations nécessaires afin de faire un choix éclairé.

Une fois qu’on a passé la période des stages et qu’on cherche un poste à temps plein, les questions d’entrevue sont beaucoup plus techniques et requièrent de la pratique. En même temps, les classiques sont toujours au programme : « parlez-nous de vous », « parlez-nous d’une situation où vous avez surmonté une difficulté », « qu’est-ce que vous apportez à l’entreprise? » Les réponses à ces questions doivent refléter l’enthousiasme des candidat.e.s.

« Réfléchissez longuement à ce que vous souhaitez, à ce que vous apportez et à la personne que vous êtes en tant qu’employé.e potentiel.le, poursuit Mme Maki. On ne se présente pas en entrevue sans avoir fait une bonne introspection. Prenez le temps de réfléchir à l’éventail de vos compétences. »

Elle conseille aussi de ne pas trop s’inquiéter de la longueur des réponses, pourvu qu’on ne tourne pas en rond. L’important est de s’exprimer avec concision et éloquence, et de respecter ses valeurs. C’est l’occasion de mettre en relief des expériences qui n’ont pas pu être présentées en détail dans la lettre de présentation ou le curriculum vitae. Parfois, l’employeur veut savoir comment l’expérience de vie d’un.e candidat.e a façonné sa façon d’aborder diverses situations.

Les réponses doivent aussi correspondre à la description de poste. Par exemple, une agence de marketing recherchera une personne dotée d’excellentes capacités en gestion du temps, qui pourra travailler sur plusieurs dossiers en même temps. Plutôt que de dire « j’ai de bonnes compétences en gestion du temps », on pourra alors parler d’une expérience qui en témoigne : décrire le problème, la solution trouvée et les résultats produits, notamment les avantages que l’entreprise en a tirés.

Un dernier conseil : ne pas hésiter à demander à l’employeur le type de questions qui pourraient être posées, puis s’exercer à y répondre avec quelqu’un pendant une demi-heure. Avec le temps, les réponses gagneront en naturel et se peaufineront.

« Passer une entrevue n’est pas toujours agréable, mais c’est une expérience enrichissante qui permet de faire des rencontres très intéressantes », conclut Mme Maki.

À PROPOS CINDY TRAN
Cindy Tran
Cindy Tran est d’origine vietnamienne et journaliste à CBC. Elle détient une maîtrise en journalisme de l’Université Carleton.
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