Passer au contenu principal
Responsabilités potentielles

Faire équipe : modèle collaboratif de soutien de carrière axé sur l’étudiant

Le partage des ressources entre les services d’orientation, les professeurs et les départements facilite la transition professionnelle des étudiants aux cycles supérieurs.

par STEPHANIE WARNER & MATTHEW GEDDES | 10 OCT 19

Selon des rapports récents, les étudiants aux cycles supérieurs doivent surmonter plusieurs obstacles lors de la transition vers la vie professionnelle, et empruntent des chemins diversifiés, voire étonnants. Avec les nombreux modèles et sources de soutien dont ils disposent sur les campus pour faire des choix (services d’orientation, directeurs de recherche, personnel des départements, outils de recherche en ligne, etc.), les étudiants ne savent pas toujours par où commencer. En outre, les intervenants continuent souvent de créer des ressources inédites et autonomes pour les aider. Puisque chaque source présente des avantages, nous, les professionnels de l’orientation, estimons que la collaboration entre les étudiants, les professeurs, les départements et les services centralisés d’orientation constitue le meilleur moyen de tirer parti des ressources existantes et de créer un modèle de soutien complet axé sur l’étudiant.

Premiers points de contact des étudiants, les directeurs de recherche et le personnel des départements sont essentiels à la réussite de la transition professionnelle. Ils connaissent bien les cheminements à suivre dans leur domaine et entretiennent des liens avec d’anciens étudiants, d’autres experts (dans le milieu universitaire et à l’extérieur) et de nouveaux diplômés. De plus, les étudiants se sentent souvent proches de leur département d’attache et valorisent l’information qui en provient. Plusieurs universités intègrent maintenant des séminaires et des cours sur les compétences professionnelles dans leurs programmes d’études, mais de nombreux professeurs ont une connaissance limitée des carrières hors du milieu universitaire, ils sont peu formés en orientation ou en prospection de carrière et ont sans doute des contraintes de temps qui les poussent à se concentrer sur l’enseignement. Certains ne veulent peut-être pas dissuader les étudiants de suivre des cheminements professionnels prestigieux et d’autres ne sont peut-être pas à l’aise de discuter des carrières « non traditionnelles ».

Par ailleurs, les services centralisés d’orientation offrent des ressources précieuses et une vaste expertise aux étudiants. Aujourd’hui, on trouve des spécialistes en emploi pour les étudiants aux cycles supérieurs dans presque toutes les grandes universités. Les étudiants ont accès à des conseillers en carrière qui ont suivi une formation poussée et peuvent les aider à analyser leurs processus cognitifs afin d’améliorer leur connaissance de soi et leur efficacité. Le personnel d’orientation dispose aussi d’outils d’évaluation pour aider les étudiants à trouver leur voie; et surtout, les bureaux centraux peuvent s’entretenir en toute confidentialité avec les étudiants qui ne veulent pas choisir les options les plus prévisibles ou discuter de ces options avec leur superviseur. Les services centralisés d’orientation permettent aussi aux étudiants de rencontrer des employeurs lors de salons de l’emploi et de séances d’information. Toutefois, le grand nombre de programmes et de départements peut entraîner une méconnaissance de certains domaines particuliers et faire en sorte que les étudiants et les professeurs ignorent l’existence des services d’orientation ou en savent peu à ce sujet.

Il est alors évident que la collaboration entre étudiants, professeurs, personnel des départements et services centralisés d’orientation fournirait aux étudiants diverses ressources et possibilités, et pourrait grandement favoriser leur épanouissement professionnel. Un sondage sur la satisfaction des étudiants envers les services d’orientation démontre que les centres de carrières des universités obtiennent de meilleurs résultats lorsqu’ils ont de bonnes relations avec des partenaires sur le campus, y compris les conseillers pédagogiques. Voici des idées pour accroître la collaboration entre les professeurs et les services centralisés d’orientation :

  • Communiquer clairement les questions et les possibilités à tous ces intervenants pour qu’ils connaissent l’existence et la nature des services de développement professionnel; fournir des commentaires sur les points forts et les points à améliorer, ce qui profiterait à long terme à toutes les parties.
  • Orienter les étudiants vers différents services; les professeurs peuvent inciter les étudiants à s’adresser aux services d’orientation pour avoir des entretiens de planification de carrière personnalisés, ou les services d’orientation peuvent leur recommander des professionnels et des experts de leur domaine lorsque leurs questions sont pointues.
  • Inviter des professionnels de l’orientation à participer aux activités des départements, aux journées d’orientation, aux activités de développement professionnel, etc. afin de légitimer leur profession aux yeux des étudiants, de faciliter les échanges et de normaliser l’exploration de carrière. De plus, cela permet aux professionnels de l’orientation de se familiariser avec divers domaines et de joindre ainsi un plus large éventail d’étudiants par la suite.
  • Inviter des professionnels de l’orientation à animer des ateliers dans les départements. Les sujets peuvent aller de l’exploration de carrière au réseautage en passant par la rédaction d’un curriculum vitæ, et la plupart des professionnels de l’orientation sont prêts à adapter le contenu des ateliers à des groupes particuliers. Au besoin, des ateliers peuvent aussi être donnés en collaboration afin d’offrir une expérience plus ciblée. Il peut ainsi s’agir d’un atelier général d’orientation lors duquel un responsable de département ou de programme explique les options populaires ou les débouchés pour les diplômés.
  • Inviter les groupes d’étudiants à créer ou à organiser des activités d’orientation pour leur permettre d’acquérir des compétences professionnelles et de se bâtir des réseaux; les services d’orientation et le personnel des départements peuvent fournir un soutien administratif.

Le maintien de ces collaborations incitera les étudiants à réfléchir plus tôt à leur carrière et à trouver le soutien nécessaire pour réussir leur transition. Le principal avantage d’un modèle de collaboration est de tirer parti de l’expertise et des forces de toutes les parties pour se concentrer sur l’essentiel : la réussite des étudiants.

À PROPOS STEPHANIE WARNER & MATTHEW GEDDES
Stephanie Warner est spécialiste du développement professionnel pour les doctorants aux services d’orientation de l’Université de Calgary. Matthew Geddes est spécialiste du développement professionnel pour les étudiants à la maîtrise aux services d’orientation de l’Université de Calgary.
COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine ou ailleurs.

Your email address will not be published. Required fields are marked *