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Éditorial

L’heure est à la fête
Nous avons su tirer notre épingle du jeu

En octobre 1959, un modeste bulletin de huit pages était posté pour la première fois aux universités canadiennes. Selon son rédacteur en chef anonyme, ce nouveau bulletin trimestriel s’adressait au personnel des établissements d’enseignement supérieur et à quiconque s’intéressait aux affaires universitaires… d’où son nom bien justifié.

Le tirage de 8 000 exemplaires de ce premier numéro est vite passé à 11 000 pour les numéros subséquents – un nombre correspondant aux membres du personnel administratif et du corps professoral, disait-on. En plus, 1 500 exemplaires étaient envoyés aux associations d’éducation, aux responsables gouvernementaux et aux médias.

À l’occasion du premier anniversaire du magazine, le rédacteur en chef (toujours anonyme) déclarait : « Le premier volume [d’Affaires universitaires] était un essai. Il n’est pas facile de savoir a priori si ce genre de publication est valable, mais comme la plupart des quelques commentaires reçus sont positifs, nous avons décidé de continuer. »

Eh bien! Soixante ans plus tard, nous continuons toujours.

Si survivre 60 ans dans le secteur canadien de l’édition est une réussite, alors y prospérer pendant tant d’années est un exploit qui mérite d’être célébré. Au fil des ans, le magazine est allé de succès en succès, il a reçu des éloges et de nombreux prix en cours de route. Et tout au long, il y a eu vous, nos lecteurs, à qui ultimement le magazine doit son succès. Nous accueillons avec modestie l’enthousiasme, l’affection et l’attachement que vous démontrez.

Nous espérons que le numéro que nous vous présentons pour célébrer le 60e anniversaire vous plaira (ainsi que le contenu exclusif supplémentaire qui se trouve en ligne). Les anniversaires nous incitent à revenir en arrière et, pour l’occasion, nous avons un article sur les institutions de mémoire et l’évolution de leur rôle. Nous nous projetons aussi vers l’avenir en sondant sept dirigeants du milieu de l’enseignement au sujet des enjeux et des possibilités qu’ils entrevoient pour les universités au cours des prochaines années. Je me suis aussi entretenu avec Christine Tausig Ford et Peggy Berkowitz, deux anciennes rédactrices en chef d’Affaires universitaires, pour réfléchir et évoquer des souvenirs de ce que fut le magazine. Mme Tausig Ford, qui a débuté au magazine en 1979, a résumé son expérience en ces mots « Ce fut une merveilleuse aventure. » C’est effectivement le cas.

Léo Charbonneau
Rédacteur en chef