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En Marge

La cafétéria sans plateau

Il existerait, pour les universités, un moyen simple de réduire le gaspillage alimentaire, d’économiser de l’énergie et même de prévenir le gain de poids traditionnel chez les étudiants.

par LÉO CHARBONNEAU | 04 MAI 09

Il existerait, pour les universités, un moyen simple de réduire le gaspillage alimentaire, d’économiser de l’énergie et même de prévenir le gain de poids traditionnel chez les étudiants (apparemment, ceux-ci prennent près de 10 kilos au cours de leur première année universitaire). Lequel? Selon un article du New York Times, il suffirait d’éliminer les plateaux des cafétérias.

L’article mentionne que nombre de collèges et d’universités des États-Unis se débarrassent peu à peu des plateaux afin de réaliser des économies en eau et en argent, d’éviter le gaspillage alimentaire et de feutrer l’ambiance des cafétérias. Ne disposant plus de plateau pour transporter leur repas, les étudiants pourraient aussi réduire la quantité d’aliments qu’ils engouffrent, minimisant ainsi leur gain de poids.

L’article du New York Times, qui cite un rapport du Sustainable Endowment Institute sur les pratiques de collèges en matière de durabilité, relate que, parmi les 300 collèges et universités suivis, 126 avaient réduit l’utilisation de plateaux. De telles mesures s’inscrivent souvent dans le cadre d’un mouvement environnementaliste qui comprend l’embauche de spécialistes de la durabilité, l’installation de panneaux solaires, le compostage des déchets alimentaires et la sensibilisation des étudiants à l’économie d’énergie.

Au moins une université canadienne peut se vanter d’être avant-gardiste : l’Université Dalhousie s’est débarassée de ses plateaux il y a plus d’un an, en mars 2008. Selon le bureau de la durabilité de l’association étudiante de l’Université Dalhousie, le fournisseur des services alimentaires, Aramark, économise depuis ce temps autour de 4 000 litres d’eau par jour et a vu ses frais d’électricité chuter d’environ 13 000 $ par année.

Vous connaissez d’autres universités qui ont décidé de remiser leurs plateaux? Faites-nous-le savoir.

À PROPOS LÉO CHARBONNEAU
Léo Charbonneau
En 2000, Léo Charbonneau est entré au service d’Affaires universitaires comme rédacteur principal et a été nommé rédacteur en chef adjoint trois ans plus tard. Il a travaillé 10 années au Medical Post à titre de chef de la rédaction et réviseur de chroniques à Montréal. C’est lui qui a proposé de rédiger le blogue officiel d’Affaires universitaires, En marge, en partie pour se rapprocher du lectorat.
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