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En Marge

La fin des journaux universitaires

L’Université de Toronto annule sa publication papier.

par LÉO CHARBONNEAU | 29 SEP 11

J’ai été surpris récemment de trouver dans ma boîte aux lettres (la vraie boîte aux lettres en bois, qui se trouve sur mon bureau, et non ma boîte aux lettres électronique!) : The Bulletin, le journal publié par l’Université de Toronto (U de T) depuis 1943, annonçait en première page qu’il cessera d’être publié après ce numéro du 20 septembre. Pour le remplacer, l’U de T a lancé un site Web de nouvelles, le U of T News. L’Université continuera de d’envoyer deux fois par semaine son bulletin électronique, autrefois intitulé eBulletin, qui a été rebaptisé The Bulletin.

Michael Kurts, vice-recteur adjoint, communications stratégiques et marketing, à l’U de T affirme que ce changement survient en réponse aux commentaires des lecteurs. « Au printemps dernier, un sondage nous a indiqué qu’une très grande majorité de nos lecteurs préféraient recevoir les nouvelles de l’Université par voie électronique, alors nous répondons à leur demande. »

Comme j’ai passé une grande partie de ma carrière dans les journaux, je suis toujours un peu triste de voir disparaître une publication papier, bien que je comprenne la logique et les raisons d’un tel changement. Publier en ligne coûte évidemment beaucoup moins cher, sauve des arbres et est toujours plus à jour. En outre, une fois en ligne, le lecteur est facilement relié à tous les médias sociaux de l’Université.

La tendance n’est toutefois pas nouvelle. Il y a cinq ans j’ai effectué auprès des directeurs des communications dans les universités canadiennes un sondage non officiel dans lequel se trouvait la question : « Votre département songe-t-il à remplacer la publication du journal (pour les professeurs, le personnel, et la collectivité externe) par une publication électronique? » À l’époque, neuf participants avaient répondu ne pas envisager un tel changement, trois avaient répondu l’avoir envisagé mais y avaient renoncé, neuf avaient répondu l’envisager, et six avaient déjà effectué le changement. Aujourd’hui, je pense que tous répondraient envisager le changement ou l’avoir déjà effectué.

Il y a encore des universités qui publient d’excellents journaux de format tabloïd, comme le UBC Reports de l’Université de la Colombie-Britannique, le Forum de l’Université de Montréal (U de M), et Au fil des évènements de l’Université Laval, pour ne nommer que ces trois publications exemplaires. De nombreux autres ont lentement disparu, particulièrement dans les établissements de petite taille où les publications sont souvent des bulletins de format lettre (8½ x 11). Il y a plusieurs années, je recevais plus d’une cinquantaine des publications universitaires régulières; ce nombre est maintenant passé à à peine une vingtaine.

Maintenant voici ce qui se produit : quand je reçois la version papier du Forum, de l’U de M, je n’y jette qu’un coup d’œil rapide parce que j’ai déjà reçu le bulletin électronique quelques jours auparavant avec des liens vers le contenu intégral en ligne. Je dois dire que cette façon de recevoir les nouvelles des universités me plaît. La plupart des universités de grande taille envoient un bulletin électronique hebdomadaire ou régulier dans lequel se trouvent toutes les dernières nouvelles du campus, et je pense que c’est la meilleure façon de faire.

À PROPOS LÉO CHARBONNEAU
Léo Charbonneau
Léo Charbonneau is the editor of University Affairs.
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