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En Marge

L’âge et la productivité en recherche

Une étude intéressante m’a échappé dans sa version prépublication affichée sur le Web l’automne dernier.

par LÉO CHARBONNEAU | 03 MAR 09

Une étude intéressante m’a échappé dans sa version prépublication affichée sur le Web l’automne dernier. Quoi qu’il en soit, l’article intégral revu par les pairs, intitulé
« The Effects of Aging on Researchers’ Publication and Citation Patterns », est maintenant disponible dans la revue PLoS ONE et vaut la peine d’être lu.

Réalisée par des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal, l’étude se penche sur la productivité des chercheurs en fonction de leur âge et se fonde sur un échantillon de plus de 6 000 professeurs d’universités québécoises. En un mot, l’article révèle que la productivité des scientifiques qui poursuivent activement leurs recherches atteint son point culminant à 50 ans, et qu’elle est maintenue jusqu’à la retraite et même jusqu’à l’âge de 70 ans. L’étude nous apprend aussi que les noms des professeurs plus âgés ont tendance à se retrouver de moins en moins souvent en tête de la liste des auteurs dans les copublications.

« Les résultats montrent clairement que la productivité et l’impact ne sont pas de simples fonctions qui déclinent avec l’âge », concluent les auteurs de l’étude.

Un article paru l’automne dernier dans Le Devoir présente les résultats sous cet angle :

La tour d’ivoire mythique du vieux professeur d’université grisonnant attendant sa retraite vient de s’écrouler. Une nouvelle étude montre que les plus matures de la faune scientifique québécoise produisent bien davantage de recherches que leurs jeunes homologues.

Les résultats de l’étude ont des répercussions sur les politiques scientifiques, affirment les auteurs de l’étude. À l’heure où de nombreux pays, dont le Canada, réévaluent leurs politiques relatives à la retraite obligatoire, « on ne peut négliger le fait que les chercheurs âgés jouent encore un rôle important dans la production d’articles ayant un impact considérable ».

À PROPOS LÉO CHARBONNEAU
Léo Charbonneau
En 2000, Léo Charbonneau est entré au service d’Affaires universitaires comme rédacteur principal et a été nommé rédacteur en chef adjoint trois ans plus tard. Il a travaillé 10 années au Medical Post à titre de chef de la rédaction et réviseur de chroniques à Montréal. C’est lui qui a proposé de rédiger le blogue officiel d’Affaires universitaires, En marge, en partie pour se rapprocher du lectorat.
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