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En Marge

Le choix d’un recteur

par LÉO CHARBONNEAU | 12 FEV 09

L’annonce, plus tôt cette semaine, de la recommandation unanime d’Eddy Campbell au poste le plus élevé de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) par les membres du Comité de recrutement de l’établissement a suscité de l’intérêt dans les milieux universitaires. En effet, l’an dernier, la candidature (pour le même poste à Memorial) de M. Campbell, actuellement recteur par intérim de l’Université Memorial, avait été rejetée par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette décision avait soulevé la controverse, rappelant la question de l’autonomie universitaire.

La controverse a interpellé la présidente-directrice générale de l’Association des universités et collèges du Canada, Claire M. Morris, qui a écrit un commentaire publié dans plusieurs journaux canadiens et dans lequel on peut lire : « L’ingérence réelle ou apparente du gouvernement dans la gouvernance et l’administration universitaire est incompatible avec la création d’un climat propice à la liberté d’investigation scientifique et d’expression intellectuelle. »

De manière générale, les gouvernements de la plupart des provinces canadiennes ne remettent pas en cause les décisions des universités concernant le recrutement de leur recteur. Dans certaines provinces, comme l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, l’approbation du gouvernement n’est même pas requise.

En recommandant M. Campbell, le Comité de recrutement de l’UNB a salué ses réalisations exceptionnelles à la fois dans les domaines de l’administration et de l’enseignement.

La nouvelle a aussi poussé le chroniqueur du Globe and Mail Jeffrey Simpson à écrire, le 11 février, un article intéressant dans lequel il se demande pourquoi la plupart des universités n’embauchent pas les leurs (M. Campbell est titulaire de deux diplômes de la Memorial et a joint les rangs de l’établissement en 2004 à titre de vice-recteur, après avoir passé 21 ans à l’Université Queen’s).

Affaires universitaires a abordé le sujet en septembre dernier dans un article intitulé
« Recteurs demandés ». Citant l’ancienne rectrice d’un collège américain, Rita Bornstein, l’article indique :

Le processus de sélection d’un recteur est sensiblement différent de celui visant à pourvoir à un poste en entreprise, qui dépend en très grande partie de la planification de la relève et où on prépare, éduque et forme les futurs dirigeants pendant un temps considérable. Il n’existe pas de route clairement définie menant au rectorat, et les gens qui aspirent à ce poste ont bien peu d’occasions de formation. À l’heure où le milieu universitaire canadien connaît un fort roulement, certains croient qu’il est temps de revoir la planification de la relève des hauts dirigeants.

À PROPOS LÉO CHARBONNEAU
Léo Charbonneau
En 2000, Léo Charbonneau est entré au service d’Affaires universitaires comme rédacteur principal et a été nommé rédacteur en chef adjoint trois ans plus tard. Il a travaillé 10 années au Medical Post à titre de chef de la rédaction et réviseur de chroniques à Montréal. C’est lui qui a proposé de rédiger le blogue officiel d’Affaires universitaires, En marge, en partie pour se rapprocher du lectorat.
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