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EN MARGE

Les universités ouvrent leurs portes

par LÉO CHARBONNEAU | 05 NOV 14

Le coup d’envoi de la série d’initiatives prévues en novembre dans le cadre des Journées portes ouvertes dans les universités a été donné vendredi dernier à l’Université Carleton. Organisées par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), ces Journées portes ouvertes sont l’occasion pour les universités canadiennes d’accueillir le public et de « mettre en lumière les choses extraordinaires qui se produisent chaque jour sur leurs campus », a déclaré à cette occasion le président-directeur général de l’AUCC, Paul Davidson.

Après avoir mis l’accent l’an dernier sur l’engagement des universités auprès de la collectivité, les Journées portes ouvertes sont axées cette année sur les partenariats des universités avec le secteur privé, et en particulier avec les PME. L’entrepreneuriat sera également à l’honneur cette année, comme l’a souligné la rectrice de l’Université Carleton, Roseann O’Reilly Runte, lors du lancement des Journées portes ouvertes. Mme O’Reilly Runte a profité de l’occasion pour revenir sur certaines initiatives, comme le « laboratoire vivant » 1125@Carleton, qui met en relation les chercheurs universitaires et la collectivité aux échelles locale et internationale, ou encore l’accélérateur de projets Carleton Entrepreneurs. Mme O’Reilly Runte a également souligné que l’Université Carleton a contribué depuis 2010 au lancement de 185 entreprises. De plus en plus d’universités ont aujourd’hui à cœur d’encourager l’entrepreneuriat étudiant.

Cette année, une série d’événements est prévue du 8 au 16 novembre dans le cadre des Journées portes ouvertes dans plus de 40 universités : tables rondes, présentations par les étudiants, vitrines sur l’innovation à l’intention du public, etc.

Les Journées portes ouvertes dans les universités en sont à leur quatrième édition annuelle. La toute première édition, qui s’est déroulée en 2011, visait à célébrer les réalisations rendues possibles par le Programme d’infrastructure du savoir. Ce dernier, dont le lancement avait été annoncé au début de 2009 par le gouvernement fédéral dans le cadre de son Plan d’action économique, avait pour but de créer des emplois en dépit du ralentissement économique en offrant aux universités et aux collèges la possibilité de revitaliser leurs installations et de procéder à des travaux d’entretien différé. Réalisé grâce au financement du Programme d’infrastructure du savoir, le River Building de l’Université Carleton, où s’est déroulé le lancement de l’édition 2014 des Journées portes ouvertes, constitue aujourd’hui l’un des fleurons de cet établissement. En tout, les investissements au profit des universités canadiennes approuvés par Industrie Canada dans le cadre du Programme d’infrastructure du savoir se sont chiffrés à 1,28 milliard de dollars.

L’histoire du Programme d’infrastructure du savoir est peu commune. Ses origines remontent à un rapport intitulé Point de non-retour, publié en 2000 par l’Association canadienne du personnel administratif universitaire (ACPAU). Ce rapport, qui soulignait l’urgence d’investir de manière importante dans l’infrastructure physique des universités canadiennes, estimait que l’entretien différé accumulé s’élevait à au moins 3,6 milliards de dollars. Le rapport en question a servi de base aux activités de promotion d’intérêts destinées à souligner la nécessité, pour tous les ordres de gouvernement, d’investir dans l’infrastructure universitaire. Si bien que lorsque le gouvernement fédéral s’est mis en quête de projets prêts à être mis en chantier dans le cadre de son Plan d’action économique, l’AUCC a pu lui communiquer rapidement une longue liste de projets provenant de ses établissements membres. Les universités récoltent encore aujourd’hui les fruits des investissements accordés dans le cadre de ce programme.

À PROPOS LÉO CHARBONNEAU
Léo Charbonneau

En 2000, Léo Charbonneau est entré au service d’Affaires universitaires comme rédacteur principal et a été nommé rédacteur en chef adjoint trois ans plus tard. Il a travaillé 10 années au Medical Post à titre de chef de la rédaction et réviseur de chroniques à Montréal. C’est lui qui a proposé de rédiger le blogue officiel d’Affaires universitaires, En marge, en partie pour se rapprocher du lectorat.

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