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EN MARGE

Une petite pensée pour le personnel des communications dans les universités

Les problèmes de relations publiques des universités sont parfois futiles, mais il arrive aussi qu’ils soient franchement catastrophiques.

par LÉO CHARBONNEAU | 04 FEV 15

Il semble que, de temps à autre, les universités soient aux prises avec de spectaculaires implosions en matière de relations publiques. Je crois que c’est dû en partie à la nature et à la mission de l’établissement, ainsi qu’aux intérêts divergents et à la structure diffuse de sa gouvernance. Le recteur peut faire preuve de leadership, mais à la différence d’un président d’entreprise, il est rarement vraiment responsable des messages et de la gestion des événements. Il ne contrôle pas le chaos.

Les problèmes de relations publiques auxquels font face les universités peuvent être futiles ou simplement irritants (un baiser pour promouvoir la langue d’enseignement, par exemple, ou encore une campagne mot-clic sur Twitter qui passe totalement à côté du message). Cependant, il arrive aussi que les événements soient catastrophiques. Dans ces cas, l’étincelle de la controverse peut jaillir de n’importe où, de manière inattendue (comme, disons, d’un groupe Facebook d’étudiants en dentisterie?).

Dans toutes ces situations, les responsables des communications et des relations avec les médias dans les universités sont là pour tenter de limiter les dégâts, mais ce n’est pas toujours facile.

Leur travail se complexifie aussi. Non seulement parce que les établissements se développent et se transforment sans cesse, mais aussi à cause de la prolifération des moyens de communication numériques. Comme le disait Ken Steele, d’Academica Group, en parlant du recrutement, et dont les commentaires s’appliquent aux communications dans les universités, « [les recruteurs] ne sont pas capables d’abandonner les médias traditionnels et ils essaient maintenant d’en faire plus avec le même budget ».

Pourtant, je crois que travailler dans le domaine des communications universitaires peut être un travail agréable. Comme rédacteur au magazine Affaires universitaires, je me trouve chanceux de couvrir le milieu universitaire. L’activité humaine sous toutes ses formes, les phénomènes naturels et physiques, les grandes questions philosophiques et existentielles, sont tous potentiellement des sujets d’études ou de discussion à l’université. Les universités sont aussi, sous leur meilleur jour, des endroits remplis de jeunesse, d’idéalisme et de créativité. Alors, de quoi parlerons-nous aujourd’hui?

D’après ce que j’ai constaté, il existe d’excellents départements de communications dans les universités, comme il en existe de vraiment mauvais. Dans un établissement, dont je tairai le nom, le roulement constant de personnel était devenu légendaire et l’attitude de constant refus à l’égard des médias était louche. Dans d’autres établissements, on reconnait les noms du personnel qui y travaille consciencieusement depuis des années pour répondre aux demandes des médias.

J’aimerais savoir ce que ceux qui travaillent en première ligne ont à dire, à quoi ressemble leur expérience. Écrivez-nous!

À PROPOS LÉO CHARBONNEAU
Léo Charbonneau
En 2000, Léo Charbonneau est entré au service d’Affaires universitaires comme rédacteur principal et a été nommé rédacteur en chef adjoint trois ans plus tard. Il a travaillé 10 années au Medical Post à titre de chef de la rédaction et réviseur de chroniques à Montréal. C’est lui qui a proposé de rédiger le blogue officiel d’Affaires universitaires, En marge, en partie pour se rapprocher du lectorat.
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