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ACTUALITÉS

Des étudiants de l’UQAT habillent la scène du Festival de musique émergente

Le festival a confié un mandat d’envergure aux étudiants pour sa 15e édition.

par MAUD CUCCHI | 04 AVRIL 17

Faire appel au talent de futurs diplômés, leur donner les moyens d’enrichir leur expérience professionnelle tout en bénéficiant de leur créativité, voilà l’idée fédératrice de la directrice artistique du Festival de musique émergente (FME), Karine Berthiaume, en initiant un partenariat auprès d’étudiants en création numérique à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Après deux premières collaborations fructueuses en 2015 et 2016, le festival a confié un mandat d’envergure aux étudiants pour sa 15e édition, cette année : réaliser l’intégralité de la scénographie de l’Agora des arts qui a accueilli les concerts de la programmation hivernale du FME du 9 au 11 mars, à Rouyn-Noranda.

Un projet d’art réalisé par les étudiants de maîtrise en création numérique de l’UQAT projeté au plafond de l’Agora des Arts à Rouyn-Noranda, Québec. Photo par Dominic McGraw.

Cette ancienne église transformée en salle de spectacles a servi de terrain de jeu créatif pour des étudiants motivés. « Quand nous avons recruté les étudiants, nous pensions en intéresser trois, tout au plus, car leur contribution est volontaire et se déroule sur leur temps libre », partage Mme Berthiaume.

Contre toute attente, douze des vingt étudiants de la promotion 2016 se sont impliqués dans le projet. « Leur contribution nous a beaucoup aidés, car nous voulions proposer autre chose qu’une scénographie conventionnelle », évoque la directrice et fondatrice du festival. « Projections architecturales, trompel’oeil, effets d’optique, incrustation sur les murs, il s’agissait d’habiller numériquement l’environnement », enchérit le professeur et directeur de l’Unité d’enseignement et de recherche de l’UQAT, David Paquin.

Les sessions de travail hebdomadaires se sont étalées sur trois mois avec supervision régulière de l’équipe du festival. « La seule contrainte était de respecter la signature visuelle de l’événement, selon Mme Berthiaume. L’équipe du FME a surtout agi en tant que facilitateur pour orienter les étudiants vers les entreprises et partenaires qui leur fourniraient le matériel nécessaire. »

Si les étudiants n’obtiennent pas de crédits universitaires pour ce travail, ils bénéficieront d’un « cachet symbolique » en rétribution de leur participation. « Il s’agit surtout d’une expérience de qualité à joindre à leur CV, se réjouit leur professeur M. Paquin. Ce partenariat leur permet d’établir des contacts professionnels et de tirer profit du rayonnement national, voire international, dont jouit le festival. »

L’UQAT offre des formations dans le domaine de la création 3D depuis une quinzaine d’années et vient d’ouvrir sa maîtrise en création numérique l’an dernier.

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