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Un clocher à restaurer pour le jubilé

« Lorsque l’UQAM a intégré le Quartier latin, ce clocher était l’emblème de la société québécoise. »

par MAUD CUCCHI | 03 OCT 17

À la veille de célébrer son 50e anniversaire, en 2019, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) se refait une beauté. L’Université et le gouvernement du Québec investissent 15 millions de dollars dans la restauration du clocher Saint-Jacques, véritable emblème du Quartier latin rattaché au pavillon Judith-Jasmin.

Les passants de la rue Saint-Denis auront certainement remarqué ce bâtiment patrimonial sur lequel sont régulièrement projetées des fresques lumineuses. À l’occasion de la Nuit Blanche, des vidéos interactives animent cette tour carrée de style néogothique construite de 1855 à 1857. Les étudiants l’utilisent aussi comme support pour leurs projets en arts visuels.

Photo de Nathalie St-Pierre.

Cette réfection majeure effectuée par l’Université a débuté en juillet 2017 et fait d’ailleurs partie d’un projet plus vaste mené en collaboration avec la Ville de Montréal visant à actualiser la rue Saint-Denis avec la place Pasteur et le parvis de l’église Saint-Jacques afin de créer une place publique adaptée à la vie du quartier.

Si les travaux progressent comme prévu, le clocher fera même résonner ses sept cloches le 9 avril 2019, pour célébrer le jour anniversaire de l’UQAM. Dans la ville « aux mille clochers », le chantier colossal de celui de l’ancienne église Saint-Jacques, première cathédrale de Montréal, ne fait que débuter.

« Le passage des ans a endommagé plusieurs éléments de la structure et la dernière restauration remonte à 1933 », raconte Pascal Dufour, architecte et chargé de projet à l’UQAM. Le principal défi consiste à entreprendre les travaux dans le respect des méthodes et des intentions architecturales de l’époque. Classé immeuble patrimonial en 1973, l’édifice ne peut être restauré que selon des normes strictes qui respectent sa valeur historique.

« Dans la mesure du possible, nous essayons de conserver les éléments originaux, comme les vitraux, les balustrades, les balcons en fonte et quelques autres éléments de maçonnerie », précise M. Dufour, mais l’essentiel du travail consiste à démonter et remonter l’ensemble des contreforts. «Les contreforts ont été affaiblis de l’intérieur. Il faut tout retirer, pierre après pierre », explique-t-il. Un travail de moine qui devrait redonner au clocher son lustre d’antan.

Selon Robert Proulx, recteur de l’UQAM, cette restauration réaffirme l’ancrage de l’Université dans sa ville. « Lorsque l’UQAM a intégré le Quartier latin, ce clocher était l’emblème de la société québécoise. Comme nous nous disons ancrés dans la communauté, il était important de procéder aux travaux de réfection. »

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