Passer au contenu principal
CONSEILS CARRIÈRE

Les outils en ligne les plus utiles aux universitaires

par SHANNON RUPP | 08 NOV 16

Avant de plonger pour la première fois dans l’univers des médias sociaux, les novices devraient se demander ce qu’ils veulent y accomplir.

C’est le conseil que leur donne le sociologue britannique Mark Carrigan, auteur de l’ouvrage Social Media for Academics, selon qui les médias sociaux sont des outils qui peuvent bonifier une carrière universitaire, dans la mesure où l’on choisit celui qui servira le mieux ses objectifs professionnels sans devenir une perte de temps.

Souhaitez-vous communiquer avec les journalistes ou le grand public pour devenir un intellectuel connu? Voulez-vous créer un réseau dans votre domaine et élargir le lectorat de vos articles scientifiques? Utilisez-vous les médias sociaux dans le cadre de vos recherches?

Grâce aux réponses à ces questions, vous saurez quelle combinaison de plateformes numériques vous sera le plus utile. En voici les principales.

Médias sociaux semi-privés
Bien que Facebook, avec ses 1,7 milliard d’utilisateurs qui se connectent chaque mois, demeure le géant des sites de réseautage, on remarque, surtout chez les jeunes, une tendance vers les médias sociaux semi-privés, comme les applications de messagerie directe.

Pour répondre à la demande, Facebook offre l’application Messenger et des pages de discussion privée. Ces dernières sont très populaires auprès des enseignants, qui les utilisent pour créer un espace virtuel dans leurs cours, et des professionnels qui veulent discuter de questions touchant leur secteur. Tout le monde peut être modérateur d’une page privée.

Toutefois, le média social le plus en vogue actuellement est Snapchat. Cette application de messagerie directe a dépassé Twitter cette année et compte maintenant quelque 150 millions d’utilisateurs quotidiens (comparativement aux 140 millions de Twitter).

Snapchat a vu le jour en 2011. À l’époque, il s’agissait d’une application amusante et sans prétention, où les utilisateurs n’avaient pas à organiser leur contenu, car les « snaps » (des photos et de courtes vidéos) n’avaient qu’une durée de vie de quelques secondes. Sa popularité auprès des moins de 25 ans a attiré les annonceurs et permis la création de nouveaux formats publicitaires. Snapchat a donc davantage de contenu public qu’auparavant. Comme plus de la moitié de ses utilisateurs ont entre 18 et 34 ans, cette application est idéale pour les jeunes universitaires qui souhaitent créer des liens avec leurs pairs.

Slack, une application semblable, a été lancée en 2013. Au départ, elle se voulait un outil permettant aux télétravailleurs de garder le contact avec les bureaux du monde entier. Mais assez rapidement, des communautés Slack se sont formées autour d’idées, de professions et d’intérêts communs.

Être le modérateur d’un canal Slack est une manière efficace de créer des liens avec des personnes de son domaine de recherche, discuter des travaux de recherche de l’heure et faire valoir les siens. L’application offre également des salons de clavardage privés et une fonction de recherche de discussions, très pratique pour retrouver des conversations antérieures.

Balados
Êtes-vous à la recherche d’un tremplin pour vous faire connaître du grand public? Le petit cousin virtuel de la radio est une forme conviviale de communication audio qui sert bien le public intéressé par des sujets précis et invite à la conversation entre l’animateur et l’auditeur.

Prenez l’exemple d’Hannah McGregor, professeure adjointe en édition à l’Université Simon Fraser, qui tient régulièrement des baladodiffusions portant sur Harry Potter, d’un point de vue universitaire.

Bulletins électroniques
Publier un bulletin Tinyletter est une bonne façon de communiquer avec un public d’experts pour partager des liens vers des articles, annoncer des postes à pourvoir ou tester des idées dans le cadre de ses recherches. Par exemple, Jay Owens, un géographe culturel britannique, y publie un bulletin hebdomadaire sur l’histoire sociale et scientifique de la poussière intitulé Disturbances.

Blogues
Les blogues peuvent paraître désuets (le géant Google n’a-t-il pas lancé sa plateforme, Blogger, en 1999?), mais WordPress et Tumblr (idéal pour les blogues riches en photos) attirent toujours un large public. Medium, qui présente une simple page blanche, est le site préféré des personnes qui ne peuvent tolérer les blogues chargés de texte. Il n’est donc pas étonnant que de nombreuses diatribes devenues virales y aient tout d’abord été publiées.

Twitter
Le microblogage peut être une fin en soi. Il peut toutefois aussi être utilisé pour faire connaître votre blogue, vos baladodiffusions ou votre canal vidéo. Grâce à ses désormais célèbres mots-clics, Twitter aide à trouver des personnes dont les intérêts sont semblables aux vôtres. Il devient ainsi un outil de recherche utile. Bien que le réseau ait la réputation, pas vraiment méritée, d’être frivole, ses utilisateurs aiment les personnes qui leur font découvrir des articles intéressants ou les faits saillants de conférences ou d’autres événements.

Instagram
On dit qu’une image vaut mille mots. Cela n’a jamais été aussi vrai que sur Instagram. Et cela explique sûrement pourquoi le site de microblogage compte près de trois fois plus d’utilisateurs par jour que Twitter. C’est le choix naturel des personnes pratiquant une discipline visuelle (beaux arts, danse, architecture) qui cherchent à élargir leur public. Le site peut donc aider à parler de ses travaux de recherche et de ses expériences, à condition d’avoir un don pour les récits imagés.

COMMENTAIRES
Laisser un commentaire
Affaires universitaires modère tous les commentaires reçus en fonction des lignes directrices. Les commentaires approuvés sont généralement affichés un jour ouvrable après leur réception. Certains commentaires particulièrement intéressants pourraient aussi être publiés dans la version papier du magazine, ou ailleurs.

Your email address will not be published. Required fields are marked *

« »
--ph--