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Je vous présente Melanie Adrian. Incomparable.

« Inlassablement » n’est pas assez fort pour décrire la manière dont cette professeure de l’Université Carleton vit ses passions, en classe et hors campus.

par MOIRA MACDONALD | 11 FEV 15

Sujet du devoir : Multiculturalisme et républicanisme — dessinez et représentez le contraste. Voilà le casse-tête que tentent de résoudre en petits groupes les étudiants de Melanie Adrian à l’Université Carleton autour de 17 h dans la noirceur hâtive d’un après-midi d’automne. À la dernière heure d’un cours de trois heures en fin de trimestre, on s’attendrait à un certain relâchement de la part des étudiants. Or, il n’en est rien. Le brouhaha des conversations envahit la pièce. Personne ne semble certain de ce qu’il avance. Toutefois, on sourit, on rit, on débat, et on gribouille sur des feuilles où sont représentés deux cercles de tailles différentes, plusieurs flèches et des bonhommes allumettes — seulement des suggestions, pour allumer l’étincelle créative et intellectuelle des étudiants.

Professeure de droit et d’études juridiques, Mme Adrian passe d’un groupe à l’autre, se penchant pour voir le travail réalisé par chacun. Elle n’est pas totalement certaine de l’efficacité de l’exercice, et le temps commence à manquer aujourd’hui.

« J’ai vu des diagrammes fantastiques, dit-elle, en demandant aux étudiants de rapporter leurs dessins au prochain cours afin de poursuivre la discussion. Continuez d’y penser pendant les deux prochaines semaines. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Nous ciblons des contrastes. Nous expérimentons. »

Mme Adrian est tout à fait à l’aise dans l’expérimentation et la prise de risques, ce qui est probablement une bonne chose pour cette amoureuse du surf qui dompte les vagues du Pacifique de la Californie et du Mexique dès qu’elle le peut et qui enseigne et écrit sur la frontière parfois délicate entre la religion et les droits de la personne. Le cours d’aujourd’hui, sur les limites et les restrictions de la liberté de croyance, comprenait une discussion sur l’expérience vécue par les étudiants lors de l’attaque mortelle du tireur le 22 octobre à Ottawa et sur ses liens avec l’Islam rapportés plus tard dans les médias.

Depuis qu’elle a commencé à enseigner à l’Université Carleton en 2010, Mme Adrian a invité des « slameurs » locaux et utilisé de la musique hip-hop du Moyen-Orient et de l’Afrique pour aider ses étudiants à mieux comprendre les concepts juridiques fondamentaux liés aux droits de la personne que sont la démocratie et la liberté. L’année dernière, alors qu’elle n’avait pas encore sa permanence, la professeure s’est fait remarquer en permettant aux étudiants de troisième année de son cours de droit international de passer les trois premières semaines à décider de ce qu’ils allaient apprendre et de leur mode d’évaluation. La professeure avait organisé sa salle de classe à la manière du conseil des Nations Unies afin de permettre à ses étudiants de mettre en application les pratiques fondamentales qu’ils étudieraient : la négociation, l’entente et la mise en application des principes de la démocratie. À la fin du trimestre, les étudiants ont indiqué que d’avoir été maîtres de leur propre apprentissage les avait poussés à poser plus de questions, à déterminer ce qui les intéressait et à participer pleinement au cours.

« Melanie démontre extrêmement bien ce que l’on peut obtenir en écoutant les étudiants », affirme Samah Sabra, une coordonnatrice du centre de perfectionnement en enseignement de l’Université qui effectue une recherche sur les résultats pédagogiques du cours de Mme Adrian.

Son collègue du département de droit, Vincent Kazmierski, ajoute : « Invariablement novatrice, elle est incroyablement passionnée et démontre cette passion dans son enseignement. »

La méthode d’enseignement axée sur les étudiants de Mme Adrian lui a valu un prix d’excellence en enseignement décerné aux nouveaux professeurs de l’Université en 2014. À la fin de l’année, elle a également remporté un des cinq prix d’enseignement décernés chaque année par l’Université.

Dans le cadre du devoir où elle devait présenter une chanson hip-hop, l’ancienne étudiante Carla Carbajal, qui a suivi le cours de droit de première année de Mme Adrian il y a quatre ans, a pu établir un lien entre son passé – dans un quartier dangereux du Salvador – et ses études au Canada, où elle se démenait encore pour se tailler une place. Elle est retournée au Salvador dans le cadre d’un projet afin d’effectuer une recherche dans une école pour les enfants atteints de déficience intellectuelle et a interviewé des représentants du gouvernement sur les lois de protection de l’enfance. Mme Adrian l’a même aidée à organiser une vente de gâteaux en classe afin de recueillir des fonds pour l’école. Mme Carbajal est allée bien au-delà des exigences d’un cours de première année, mais l’expérience qu’elle a vécue en classe avait allumé une étincelle : « J’ai dit à d’autres étudiants qu’ils devaient suivre un cours donné par Melanie Adrian parce qu’elle allait changer leur vie et leur montrer ce que devraient être les cours à l’université. »

Photo par Scott Adamson.
Photo par Scott Adamson.

Depuis le début de sa carrière universitaire, Mme Adrian pousse la réflexion et la créativité pour engendrer des apprentissages significatifs, pour elle-même comme pour les autres. Elle a aussi un don de persuasion pour montrer la pertinence de ses méthodes novatrices. Sa personnalité chaleureuse et énergique, son intérêt véritable pour les autres et sa facilité à entrer en relation n’ont pas nui non plus.

Mme Adrian a réalisé sa première étude ethnographique au premier cycle de ses études universitaires, en 1995, dans le cadre d’un stage coopé-ra-tif d’un trimestre dans une organisation asiatique de protection des droits de la personne. Elle y a interviewé des gens en marge de la société hongkongaise. Elle n’avait aucune idée que c’était ce qu’elle faisait : « Je voulais seulement vraiment parler aux gens, connaître leur histoire et l’écrire. » Néanmoins, elle a convaincu un professeur à l’Université de Waterloo de lui accorder des crédits pour son travail et l’a présenté aux professeurs et aux étudiants intéressés à son retour.

« J’ai conçu un programme d’études très différent », dit-elle au sujet de son premier grade universitaire en études des religions avec mineure en paix et conflits. C’est alors qu’elle a commencé à cultiver un intérêt théorique pour l’Islam (elle ne pratique elle-même aucune religion). Elle a utilisé le programme menant à l’obtention d’un grade pour découvrir des régions du monde qu’elle ne connaissait pas. Lorsqu’elle avait une idée, elle convainquait l’administration de lui permettre d’aller faire un stage coopératif.

Sa faculté de persuasion et sa détermination à se concentrer exactement sur ce qu’elle voulait apprendre se sont transposées dans son travail doctoral à l’Université Harvard, en études des religions et des droits de la personne. Incapable de trouver un seul département qui pourrait superviser le travail qu’elle voulait faire, elle a créé son propre doctorat interdisciplinaire entre l’étude des religions et l’anthropologie.

« Il faut beaucoup de courage pour faire cela. Elle était la seule étudiante avec laquelle je travaillais qui avait créé son propre programme de doctorat », affirme Kimberly Theidon, anthropologue médicale qui a supervisé Mme Adrian à Harvard (actuellement boursière au centre Woodrow Wilson dans le District de Columbia et professeure agrégée de recherche à l’Université Tufts). Elle donne du crédit à son étudiante, qui est « prête à se rendre où ses questions la mènent ».

La candidate au doctorat a commencé par effectuer de la recherche sur les musulmans du Pérou, mais a dévié en cours de route pour s’intéresser à la controverse française sur le port de symboles religieux dans les écoles, y compris à l’interdiction de porter le hijab. Elle voulait connaître les implications de la position de l’État pour les jeunes femmes musulmanes. « Je ne comprenais simplement pas pourquoi elles allaient si loin », dit-elle au sujet des recommandations faites par la commission Stasi en France à la fin de 2003.

Un membre de la commission l’a aidée à obtenir un poste d’enseignante d’anglais pour un an dans un lycée en banlieue de Paris et à obtenir les autorisations d’accès dont elle avait besoin. Elle a vite découvert que les banlieues hébergeaient des citoyens français de deuxième et de troisième génération si isolés que ceux-ci luttaient pour se voir acceptés en tant que Français par la société. Même l’école où elle travaillait et vivait était divisée : elle comptait un programme d’études pour les étudiants de classe moyenne ou supérieure principalement blancs qui provenaient de l’extérieur de la banlieue et un programme d’apprentissage des métiers plus instable qui accueillait un grand nombre d’étudiants de descendance immigrante des environs immédiats qui vivaient dans la pauvreté, le crime et la violence.

Ensuite sont survenues les émeutes d’octobre et de novembre 2005. Quelque 250 voitures ont été incendiées dans le voisinage. Le jour, Mme Adrian enseignait et s’inspirait de ses étudiants. Toutefois, le soir, certains revenaient pour tenter d’incendier l’école et les résidences du personnel, là où elle était hébergée, car ces établissements étaient considérés comme des symboles de l’État. Elle a passé de nombreuses nuits éveillée à se demander si elle serait brûlée vive dans son lit. C’est alors qu’elle a réalisé qu’elle était prise dans un conflit trop grand pour rester dans la sphère personnelle.

Elle en a donc fait une occasion d’enseignement. À ses étudiants issus du programme d’apprentissage des métiers, elle a montré un extrait de journal sur les événements de la veille et leur a simplement dit : « Pourquoi? » Devant ses étudiants plus privilégiés, elle écrivait des énoncés provocateurs au tableau, comme « La France est raciste » et laissait libre cours à la discussion animée qui s’ensuivait, ce qui, selon elle, ne pouvait avoir lieu que dans l’atmosphère de confiance et de respect mutuel déjà établie. Certes, les étudiants s’exerçaient à parler anglais, mais leur enseignante faisait également une incursion dans leur monde et leurs opinions. C’est aussi là qu’elle a commencé à utiliser la musique hip-hop comme moyen de stimuler la discussion.

Ce qu’elle a appris, elle s’en est servi dans l’écriture de son premier livre, Risking Religious Freedom: France, Muslims and the Right to Act on Faith, qui devrait être publié cet automne. Elle a entre autres tiré de son expérience une « appréciation très profonde de la façon dont les préoccupations nationales et locales peuvent structurer et créer des politiques qui sont ou ne sont pas conformes aux normes en matière de droits de la personne ».

Bien qu’elle comprenne les raisons pour lesquelles la France a voulu interdire le port du hijab dans les écoles, elle ne croit pas qu’il s’agisse d’une bonne politique et s’inquiète du fait que des politiques semblables puissent mettre en danger le libéralisme : « Si l’État peut décider de ce que vous pouvez porter sur votre tête, jusqu’où peut-il aller? »

Mme Adrian a appris très jeune à négocier avec les différences culturelles. Elle a grandi avec trois sœurs dans un ménage canado-allemand de Waterloo (Ontario) qui accueillait la plupart du temps des étudiants de partout dans le monde. En 15 ans, la famille a hébergé plus de 30 étudiants pendant des périodes allant de six mois à un an.

De plus, ses parents accordaient « une très grande importance à la justice. De mémoire, ce concept a toujours fait partie de ma vie. » Son défunt père, Werner, était un professeur d’optométrie et inventeur respecté à l’Université de Waterloo. Sa mère, Elisabeth, était un exemple d’ouverture et de participation communautaire, une femme toujours prête à aider en cas de besoin.

« Nous parlions du monde, mais le monde était à notre table », explique Mme Adrian. Selon elle, une telle expérience « crée un type d’environnement très particulier tourné vers l’extérieur, réceptif aux cultures et aux idées et qui vous force à négocier votre identité en permanence. J’ai des sœurs et des frères dans le monde entier grâce à cela. » Lors de ses études secondaires, elle a participé à des échanges internationaux et a appris à parler couramment l’espagnol et le français.

Ses idées pédagogiques ont vraiment commencé à germer lorsqu’elle est devenue chargée de cours à Harvard après l’obtention de son doctorat en 2007. Pendant ces « trois merveilleuses années », elle a expérimenté des variations de la salle de classe inversée et organisé des excursions scolaires dans des sites religieux, et même des galeries d’art, afin d’aider les étudiants à voir comment ce dont ils discutaient en classe se concrétisait au-delà des murs de l’Université.

Son intérêt pour le droit lui vient de sa maîtrise, qu’elle a effectuée sous la supervision de feu Kevin Boyle, un avocat en droits de la personne et activiste de l’Université d’Essex. À son arrivée sur le campus en 1998, elle a appris que la vedette de l’enseignement qui l’avait attirée à l’Université d’Essex était en congé sabbatique. Grâce à ses talents de négociatrice, elle l’a convaincu de faire de la recherche pour lui pendant son congé, et il l’a aidée à se tailler une place en l’amenant avec lui lors de ses discours – dont un au parlement britannique sur le dialogue entre les religions – et en la recommandant aux universitaires du domaine lorsqu’elle a annoncé son intention d’effectuer des études doctorales. Elle croit que de soutenir ainsi les étudiants est « le genre de chose que les universitaires doivent faire ».

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Le concept de risque a pris une dimension très personnelle au début de 2011. Seulement quelques mois après l’acceptation de son premier poste menant à la permanence à l’Université Carleton et quelques semaines après être revenue d’un autre voyage de surf, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein envahissant. Choquée et horrifiée par la nouvelle, elle n’arrivait pas à croire que le seul traitement qui s’offrait à elle était une mastectomie classique avec reconstruction ultérieure. À seulement 37 ans et avec toute l’attention qui avait été accordée au cancer du sein, elle ne pouvait accepter que ce fût sa seule option.

« Cette solution me semblait trop barbare. Nous avions couru, marché, sauté, volé et fait du vélo pour trouver un remède, et tout ce que les chirurgiens pouvaient m’offrir, c’était de retirer mon sein? Je n’arrivais pas à l’accepter », explique-t-elle.

Elle a alors fait appel à ses contacts étrangers et, en quelques semaines, a appris qu’elle était une bonne candidate pour une autre intervention : une mastectomie sous-cutanée, qui retire tout le sein sans toucher à l’enveloppe cutanée et qui permet une reconstruction immédiate. Elle devait donc trouver quelqu’un qui accepterait de pratiquer l’intervention au Canada, et rapidement. Parallèlement, elle terminait le trimestre d’hiver à l’Université Carleton, donnait un cours en ligne pour l’Université Harvard et conseillait l’UNICEF en matière d’évaluation de ses programmes de développement dans le contexte du droit international en matière de droits de la personne.

Elle a reçu l’appel lui annonçant qu’elle avait obtenu un rendez-vous avec Nicole Hodgson, une chirurgienne pratiquant des interventions sous- cutanées au Juravinski Cancer Centre de Hamilton, alors qu’elle était en voyage au Sénégal pour l’UNICEF au début de mai. Elle avait moins de deux jours pour se rendre à la clinique de Hamilton.

« Notre adjointe administrative a dû faire des pieds et des mains pour obtenir un billet qui me mènerait de Dakar à Toronto », dit-elle. Elle serait opérée avant la fin du mois, une intervention qui révélerait que son cancer était avancé. Elle devait donc subir une série complète de traitements subséquents : une chimiothérapie et une radiothérapie agressives, avec des effets secondaires et des conséquences qui altèrent la qualité de vie, des incidences que les médecins taisent trop souvent dans l’espoir de sauver la vie de leurs patients.

Anthropologue, elle a parlé à d’autres patients atteints du cancer et découvert que les pièges systémiques dans lesquels elle était tombée étaient courants. Cela l’a « vraiment, vraiment dérangée », dit-elle. En tant que spécialiste des droits de la personne, elle a décidé d’aborder la question.

Elle a communiqué avec les cadres supérieurs de l’Hôpital d’Ottawa et leur a expliqué pourquoi elle avait vécu l’expérience qu’elle avait vécue et ce qui pourrait être fait pour donner aux patients atteints du cancer un accès égal et facile à tous les renseignements et traitements existants. Ils se sont montrés réceptifs, mais ont quand même souligné qu’ils avaient déjà ces objectifs. « Je vois du changement », dit-elle, accordant du crédit à la direction qui a embauché des chirurgiens capables d’offrir un éventail élargi d’options de traitement. De plus, un agrandissement de l’hôpital permettra de regrouper tous les spécialistes et services de traitement du cancer du sein.

Cependant, le véritable changement, a-t-elle réalisé, devait se produire chez les patients. Ils devaient avoir le pouvoir de décider de leur traitement. Alors, avec l’aide indispensable de ses amis, d’anciens étudiants, de survivants du cancer et de spécialistes, elle a fondé Be The Choice, une organisation à but non lucratif qui offre aux personnes atteintes du cancer du sein les connaissances et le vocabulaire nécessaires pour faire des choix plus éclairés sur leurs soins. Son principal projet vise à créer un arbre décisionnel multilingue en ligne qui accompagnera l’utilisateur étape par étape parmi les questions qu’il doit se poser et poser aux autres et les options qui se présentent à lui, selon son type de cancer et son âge.

« Nous ne voulons vraiment pas nier le rôle du médecin », déclare Mme Adrian, dont le groupe a abondamment consulté des médecins experts pour l’élaboration de l’outil. « Il s’agit d’habiliter et d’informer les patients afin qu’ils aient une conversation plus intéressante avec leur médecin. »

Le fait qu’elle se lance dans un projet aussi intensif alors qu’elle se remettait encore de ses traitements n’a pas surpris ses proches. Sa mère, aussi survivante du cancer du sein, dit que sa fille fait toujours de son mieux et qu’elle n’a pas froid aux yeux.

« Cela tient à sa passion », déclare Robin Beasley, une collègue de l’Université de Carleton qui a reçu un diagnostic de cancer du sein à 40 ans, peu après Mme Adrian, et qui a cofondé Be the Choice avec elle. « Sa vision améliore la qualité de vie des femmes d’Ottawa et d’un peu partout au pays. L’idée est de faciliter l’accès aux traitements. »

L’outil décisionnel de Be the Choice maintenant presque prêt à être lancé (bethechoice.org), Mme Adrian est remontée cet hiver sur sa planche de surf et sur les vagues du Pacifique tout en mettant la dernière main à son livre. Avant de partir, elle envisageait à son retour à Ottawa d’amener ses étudiants dans un « nouvel univers pédagogique ». Dans le cadre de son cours d’été sur la justice sociale et les droits de la personne, elle veut incorporer des entrevues d’étudiants avec de grands « justiciers » et des membres importants de la collectivité d’Ottawa afin de pousser les étudiants à réfléchir sérieusement à ce qu’il faut pour devenir un décideur éthique.

Elle explique : « Je n’enseigne pas que pour transmettre du savoir. J’enseigne dans l’espoir d’inculquer une passion ou un intérêt. Si les étudiants quittent mon cours avec l’idée que la pensée critique est nécessaire et utile et qu’elle peut leur permettre de contribuer au monde, alors j’aurais accompli mon travail. »

Rédigé par
Moira MacDonald
Moira MacDonald est journaliste à Toronto.
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