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Ouvrir la porte du haut savoir, sans discrimination

Un nouveau projet pour aider les étudiants qui ont des « troubles d’apprentissage ».

par JOSÉE DESCÔTEAUX | 06 AVRIL 10
interrodes
« On croit à tort que ces personnes ne peuvent accéder aux études supérieures, car leur handicap n’entrave nullement l’intelligence. »

Le génie de la légende a réussi à s’extirper de la bouteille, même si l’on croyait le passage trop étroit. Arrimé à l’intelligence et à l’effort soutenu, le génie peut aussi émerger de la déficience si on lui ouvre les portes trop étroites des institutions du haut savoir.

Pour les personnes affublées des étiquettes « troubles d’apprentissage », « troubles de déficit d’attention », « troubles envahissants du développement » ou « troubles graves de santé mentale », la clé se trouve dans Interordres – Intégrer les nouvelles populations en situation de handicap : Mission possible!, un projet qui vient d’être lancé par l’Université du Québec à Montréal, l’Université de Montréal, le Cégep du Vieux-Montréal et le Collège Montmorency.

On croit à tort que les personnes en situation de handicap ne peuvent accéder aux études supérieures, car leur handicap n’entrave nullement l’intelligence, souligne Odette Raymond, coordonatrice du projet Interrordres et conseillère pédagogique au Cégep du Vieux-Montréal. « Depuis l’automne 2006, nous sommes passés d’environ 1 200 étudiants des populations en situation de handicap inscrits aux services d’aide au Québec à plus de 3 000 à l’automne 2009 », précise Mme Raymond.

Mais ces étudiants sont quand même souvent confrontés à des obstacles : relations sociales difficiles, taux d’absentéisme élevé ou difficulté à respecter les délais de remise des travaux. Les clés pour affronter ces difficultés se déclinent en programmes d’aide disparates dans les collèges et les universités du Québec. Financé par le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport, Interordres constituera un « trousseau » standardisé de toutes ces mesures, explique Mme Raymond.

« Le premier volet consiste à élaborer de protocoles pour faciliter la transition du collège à l’université, en uniformisant par exemple les formulaires d’entrevue initiale. Nous souhaitons également sensibiliser les étudiants qui hésitent à poursuivre leurs études », enchaîne-t-elle.

Les artisans du projet détermineront dans un deuxième volet les mesures d’accommodement et d’accompagnement les plus pertinentes pour chaque établissement (par exemple, passation d’examens dans un local isolé ou prise de notes par les pairs).

Le troisième volet d’Interordres offrira aux enseignants les outils nécessaires pour aider les étudiants : de l’information sur les troubles qui les affligent mais également des démarches pédagogiques appropriées.

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