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Des étudiants creusent pour commémorer la guerre de 1812

Le groupe de l’Université Wilfrid Laurier prépare les toutes premières fouilles archéologiques sur un champ de bataille de l’Ontario.

par LÉO CHARBONNEAU | 21 MAR 12

À l’approche du 200e anniversaire de la guerre de 1812 – débutée officiellement lorsque les États-Unis ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne le 18 juin de cette année-là – des étudiants de l’Université Wilfrid Laurier commémoreront cet événement en effectuant les toutes premières fouilles archéologiques sur un des principaux sites de la guerre, à Fort Erie.

À compter de la mi-mai, une équipe de 20 étudiants de l’Université Wilfrid Laurier entreprendront les fouilles à Fort Erie, situé du côté canadien de la rivière Niagara, en face de Buffalo, dans l’État de New York.

Fort Erie « était un endroit important pendant la guerre », explique John Triggs, professeur agrégé d’archéologie à l’Université Wilfrid Laurier, qui dirige les fouilles. Il s’agit du site où s’est déroulée la bataille la plus sanglante qui soit en sol canadien; un siège de six semaines en août et en septembre 1814 au cours duquel les Britanniques ont tenté de reconquérir le fort des mains des Américains. Plus de 1 500 combattants, soldats, alliés autochtones et membres de la réserve, sont morts au combat.

Les fouilles porteront principalement sur les postes de défense occupés par les Américains au cours de la bataille. « Nous pourrions facilement trouver sur un tel site quelque 10 000 artéfacts de formes et de tailles très variées, allant de la grosseur d’un ongle à celle d’un boulet de canon », a affirmé M. Triggs en entrevue avec le département des communications de l’Université. Les fouilles pourraient aussi révéler des découvertes concernant les alliés autochtones qui se sont battus aux côtés des Britanniques; rares sont les données consignées à leur sujet.

Bien que M. Triggs ne s’attende pas à trouver de restes humains sur le site, car les corps ont sans doute tous été enlevés du champ de bataille et enterrés ailleurs, Bonnie Glencros, professeure d’archéologie qui se spécialise dans l’étude des restes humains, sera présente pour étudier les cas potentiels au besoin.

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